Leurs jolies queues emprisonnées par ceux qui draguent l’océan
Les ont poussées, contre leur gré, à se ramener sur nos plages.
Sorties des eaux empoisonnées par des détritus malséants,
Pauvres sirènes immigrées et condamnées au recyclage.
Certaines chantent dans les rues, dans le métro ou dans les bars,
Ou reconverties en hôtesses dans les palaces en plein turbin ;
D’autres pleurent leurs queues disparues dans un bordel à Zanzibar.
Aussi, messieurs, par politesse, ouvrons-leur nos salles-de-bain !
Stephanie Seymour à Hawaii en 1989 et photographiée par Herb Ritts.
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