


Un chaud lapin en mal d’amour, sans doute en quête d’une copine,
Cherchait à remonter son cœur à l’aide de son âme-sœur
Qui l’aiderait, jour après jour, à faire ce qui le turlupine
Et calmer toute la vigueur de ses appétits de chasseur.
Le rideau s’ouvre sur la lapine pour une prestation durable,
Son petit derrière en panache et les oreilles attentives.
Mue d’une fièvre galopine, elle commence sa danse du râble ;
Lui, roulant ses yeux de bravache, lance aussi sec ses tentatives.
Plus la forêt se fait profonde, plus s’échauffent les préliminaires,
Peu à peu le lapin tiédit dans la douceâtre humidité.
Son activité vagabonde s’étend sous le halo lunaire
Aux aguets de sa Mylady dont il sent la timidité.
Tableaux de Tetsuhiro Wakabayashi.
Laisser un commentaire