Les couleurs des villes – 2

J’ai dû parcourir mille fois ce parcours sans m’y arrêter
Entraîné par obligation de suivre mon emploi du temps.
Jaloux des nantis installés à la terrasse des cafés
Riches de temps, riches d’argent mais surtout riches du présent.

Bien sûr, les boulevards s’égayent aux périodes de fin d’année
Qui met le cœur des hommes en fête car nous suivons les traditions.
Mais la mécanique se rouille au fil des années répétées
Je n’en retiens que des fantômes dans les commerces d’aujourd’hui.

Je me souviens des soirs de fête où je redécouvrais les rues.
Celles-là mêmes que naguère j’avais empruntées en plein jour.
Restaient les secrets des ruelles qui montaient dans les vieux quartiers
Aux labyrinthes impossibles et l’inconnu inaccessible.

Tableaux de Viktoria Prischedko.

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