
À force d’avoir dirigé ses pas toujours vers l’ouest,
Il est arrivé au bout de cette terre des hommes.
Et le soleil, affligé, illumine sans conteste
Ce petit prince debout, l’interpelle et le résomme.
Est-ce la fin de sa quête ? A-t-il atteint son destin ?
Sa vie n’était-qu’une fuite ? Une fuite sans retour ?
Je n’aurai qu’une requête bloquée dans mes intestins :
À quoi sert cette poursuite s’il faut mourir sans détour ?
Mais le prince est en accord, arrivé sur cette plage,
Son corps brûle de l’ardeur qu’il a mise dans son voyage.
Son cœur l’élève encore dans ce divin découplage
Qui unit le trimardeur au prochain appareillage.
Toutes ses cellules chantent au diapason de la Terre,
Ses émotions l’illuminent et font exploser son cœur.
Des pensées folles l’enchantent dans le secret du mystère
Et son âme a bonne mine dans ce tourbillon des chœurs.
Il a trouvé la réponse dans ce présent immobile
Qui unit Dieu à la terre, qui unit l’homme au Divin.
Si au passé il renonce, au futur rend sa sébile,
Sa vie devient volontaire et il en est l’écrivain.
Tableau de Maryvon Riboulet
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