La Joconde brunette

La Joconde brunette

Un sourire complice sur sa bouche pincée,
Un reflet de malice posé sur son regard,
La Joconde jeunette a encore évincé
Un prétendant en herbe, ridicule et ringard.

Pas besoin de chercher parmi le clair-obscur !
Nulle part elle n’aura l’aspirant de son choix.
Ni Castor, ni Pollux, les enfants Dioscures,
N’ont eu plus de succès que le bandit manchois.

Laissez-moi vous conter qu’un pompier intrépide,
Voulant briser la glace, mit le feu à son cœur.
Hélas, le feu de paille devint vite insipide
Et le pauvre sapeur digéra sa rancœur.

Une autre fois ce fut un gredin de Sicile
Qui pensait l’enlever sur son île déserte.
Mais pour le déjouer, ce ne fut pas difficile
De l’envoyer balader d’une fable diserte.

Moi, fort heureusement, je ne suis que son père !
J’ai le seul privilège de ne jamais déplaire.
Je suis le détenteur de ses rêves prospères
Et je reste un pilier calmant pour lui complaire.

Tableau de Fabienne Barbier

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