Bonne nouvelle ! Le port du masque sera bientôt abandonné Au profit d’un bouchon anal qu’on devra porter constamment. La faciale protection fantasque des voies nasales contaminées Est détournée, c’est pas banal, du postérieur au fondement.
Vu sur https://clipartguy.com/design/clip-art-of-a-white-male-patient-getting-shot-in-the-butt-by-a-nurse-with-a-syringe-by-djart-222
Que revienne le temps du taureau avec travail en abondance, Bien ancrés, les deux pieds sur Terre et les mains tournées vers le ciel ! De l’air frais dans les pectoraux et si possible, en redondance, Tout nos besoins alimentaires pour des plaisirs non essentiels !
La vieille tour d’ivoire, tout arrosée des pleurs De la dame captive, se remit à pousser. Et la Terre sut boire et produire des fleurs Qu’on dit admiratives de charme éclaboussées.
Puis le vilain dragon muta et s’allongea Et d’un dur caractère, devint fou à lier. Un prince d’Aragon que cela arrangea Grimpa sa salutaire queue comme un escalier.
La belle avait grossi avec tout le château Et ne pouvait passer les portes et les fenêtres. Le prince, assez concis, reprenant du gâteau, Lui dit, l’air compassé, ne pas la reconnaître.
Mon petit village s’enferme hors du temps et des inquiétudes Aussi bien en début d’année qu’au fil des mois jusqu’en décembre. J’en ai pris plusieurs années ferme pour consommation de quiétude Dont l’addiction m’a condamné à y passer ma vie à l’ombre.
Je suis cerné par des forêts et des collines vallonnées Et n’ai que le droit d’exister dans l’éternelle bonne humeur. L’aurore à peine dévorée, toutes mes heures sont jalonnées D’une direction assistée vers tout plein de petits bonheurs.
Mon petit village s’enferme hors du temps et des conventions Dès que les matines ont sonné jusqu’aux heures du crépuscule. Entre les maisons et les fermes, les animaux font sécession ; Les chiens sont même soupçonnés de comploter en groupuscules.
Les toutous s’envoient des messages encodés dans leurs aboiements ; Ils communiquent avec force en déposant fientes et fèces. Et je détecte à leurs passages sur la neige fraîche, un chatoiement De petites taches jaunes en morse narrant leurs histoires de fesses.
Dès qu’il faut sauver la planète et qu’il faut me jeter à l’eau, Je n’ai pas peur de me mouiller pour soutenir mon président. Or, une fois qu’il est aux manettes, je vois cet enfant de salaud Me forcer à m’agenouiller et me traiter de dissident.
Mais si je laisse se noyer le président et ses ministres, J’accepte qu’une dictature remplace la démocratie. Après, il risque de m’envoyer pour payer les frais du sinistre L’impôt, la taxe et la facture du joug de sa suprématie.
Pour manifester ma rancœur envers l’état totalitaire Qui parle la langue de bois et me traite comme du bétail, J’ose le langage des fleurs pour affronter les militaires Afin que s’exprime la voix d’un opprimé dans la piétaille.
Une couronne mortuaire avec mes regrets éternels Pour enterrer ma liberté que je présumais immortelle. Je poserai sur son sanctuaire quelques œillets sempiternels Pour mes espoirs déconcertés par les magouilles et les cartels.
Le progrès en marche nous apporte un bonheur mérité ; Le temps inscrit ses marques sur la planète opprimée. La science prolonge la vie et nous allons tous hériter D’un patrimoine dépassé et d’un futur déprimé…
Des papiers que le vent promène, Des plastiques que la mer transporte, Des canettes que les chemins acheminent, Des mousses que les rivières emportent Des dioxydes de carbone que le trafic propage, Des cris que les villes transmettent, Des nitrates que l’agriculture parsème, Des particules que l’atmosphère colporte, Des virus que le tourisme diffuse, Des incendies que les forêts transfèrent, Des métaux lourds que les nappes transvasent, De la rouille que les abîmes renferment, Du pétrole que les plages éparpillent, De la mort que la vie répercute.
Messieurs, tirez donc les premiers mais veuillez filer à l’anglaise Par un coït interrompu, brisant d’un coup de Trafalgar ! L’empire dont vous réclamiez tout l’avantage, ne vous déplaise, Retombe en argent corrompu qui va déclencher la bagarre.
Moi, qui habite la boutonnière, dans les Alpages en boutons, Comme vous, j’ai ma tirelire bien à l’abri au coffre-fort. Je fais l’Europe buissonnière avec mes cochons, mes moutons Mais je vous parie mille livres que vous regretterez notre confort.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
J’ai glissé sur la chrétienté et je me suis cassé la foi ; J’ai trébuché sur le bouddhisme et je m’y suis grillé l’esprit ; Je me suis rallié à l’islam et j’ai consumé mon essence ; J’ai fouillé la mythologie et l’aigle m’a mangé le cœur ; J’ai chanté le monde quantique et j’ai chuté dans un trou noir ; J’ai fait confiance à la science et je m’y suis brûlé le corps ; J’ai subi la force des hommes et je suis devenu ermite ; J’ai écouté la voix de Dieu et Jésus crie dans le désert.
(Sur un mince cristal l’hiver conduit leurs pas Le précipice est sous la glace Telle est de vos plaisirs la légère surface Glissez, mortels, n’appuyez pas.
« Le Patinage » – Pierre Charles Roy.)
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Au milieu de ses pairs de France, tout le pouvoir est rassemblé Entre les mains du petit roi selon la loi démocratique. J’ai l’impression qu’il est en transe, peut-être même qu’il m’a semblé Que, dans son costume à l’étroit, il paraîtrait technocratique.
Leurs visages s’affichent en jaune car ils reflètent la nation Qui s’insurge contre un palais qui fait abstraction des petits. Petits hères de secondes zones, chômeurs en détermination, Pauvre émigré sénégalais, tous ceux qui n’ont plus d’appétit.
Selon les lois de l’univers, il y aurait deux infinis : L’infiniment grand du pouvoir et l’infinie morosité. Ceux qui ne passeront pas l’hiver, pour qui demain tout sera fini Et ceux qui ne cessent de promouvoir toute leur somptuosité.
Comment en sommes-nous arrivés à ce système pyramidal ? La loi de la vie est cruelle : tu manges ou tu seras mangé ! L’humanité reste rivée à une société féodale ; Hier, le sang coulait dans les ruelles et aujourd’hui, rien n’a changé.