Les maladroits, les trop osés, les non satisfaisants, les « à revoir » et tous ceux qui auraient sans doute dû finir à la poubelle.
Ils n’ont pas été choisis. Trop vifs, trop mous, trop bruts, trop flous.
Mais ils sont là. Fragments d’élan, chutes de vers, éclats d’essai.
Ils ne brillent pas toujours… mais parfois, ils clignent de l’âme.
Comme elle n’avait pas trop d’idées pour s’habiller pour le dîner, Elle a tamisé la lumière de clair-obscur et de pénombre. Un peu de rouge dilapidé par un contrejour badiné Nous contenta, dans la chaumière, pour un tête-à-tête dans l’ombre.
Je serais Dieu, je m’enterrerais bien profondément dans la terre En espérant le plus possible le premier fou qui m’atteindrait. Puis, avec lui, s’engagerait la révélation des mystères Avec des miracles impossibles qui, jusqu’à la fin, attendraient.
Alors je laisserais ce fou contaminer d’autres idiots. « Plus on est de fou plus on rit ! » Ce serait mon commandement. Je laisserais en garde-fous des textes sacrés primordiaux Et le mot magique « INRI » pour couronner le fondement.
Comme tout le monde -ou non, peut-être- enfin, comme ceux qui me ressemblent, J’ai une vestale dans le cœur qui veille sur mon feu sacré. Même si cela peut vous paraître des trucs qui ne vont pas ensemble, J’ai dans le cœur une liqueur, un eau-de-feu forte et sucrée.
Elle est d’abord née dans ma tête, j’aimais bien ça ; son intuition Qui me soufflait des solutions pour louvoyer entre les blâmes. Un jour, une forte tempête m’emporta en déperdition ; Elle prit donc la résolution de s’occuper du feu de l’âme.
Depuis, ma chaudière est en feu, j’ai toujours chaud mais jamais froid. Elle cumule les rôles de vestale et celui de mon ange-gardien. Je ne m’arrache plus les cheveux et je tremble plus d’effroi, Depuis que, sur mon piédestal, elle a tranché le nœud gordien.
Toute légère et court vêtue, elle a jeté sa veste à l’eau Avec sa charge de vestale qui la faisait partir à vau-l’eau. Puis elle jeté sa vertu, elle s’est toquée d’un salaud Qui la mise sur un piédestal mais c’est elle qui va chercher l’eau.
Ma grand-mère, célèbre sorcière, m’a toujours tu la vérité ; « Tu comprendras tout ça plus tard ! » voilà tout ce qu’elle avait à dire. Toute petite, vieille mais fière, forte de sa témérité ; « Si t’es pas sage, le père Fouettard ! » voilà ses mots pour me maudire.
Toujours malade, hypocondriaque mais elle ne mourrait jamais ; Elle avait traversé deux guerres, peut-être trois, on ne sait jamais ; Elle logeait dans un paradisiaque gourbi, rue Émile Jamet ; Mon grand-père y était mort naguère pourtant, on n’en parlait jamais.
Jamais ne faisait de sourire, sa bouche en était déformée ; Jamais d’argent en tirelire, le porte-monnaie restait fermé ; Dans la vie, elle avait vu le pire, le meilleur s’était refermé ; Jamais n’était prête à en rire et tout sentait le renfermé.
Avec l’air des montagnes qui mènent aux toits du monde, Avec l’air de la mer qui mène aux continents, Avec l’air des campagnes où le vent vagabonde, Avec l’air doux-amer du vent prédominant,
Avec les cumulus pour unique frontière, Qui portent des tourmentes de transports en commun, Avec les gros nimbus qui couvrent la terre entière Et qui vous mouvementent vers des cieux opportuns,
Avec la liberté pour unique horizon, Avec la vérité pour unique passions, Avec légèreté pour unique raison, Avec sévérité pour seule compassion,
Dans le grand fleuve de la vie, qui emporte aussi tous les morts, La femme représente une source opposée au cycle broyeur. Et le serpent, du même avis et qui ne montre aucun remords, Spécule à cette étrange bourse tout en regardant vers ailleurs.
Tableau « Medicine » de Gustav Klimt sur http:lostpaintings.netenartworkklimt .
Chagall a peint tous ses vitraux à coups de pinceaux magistraux ; Degas a peint ses ballerines en coiffant Sainte-Catherine ; Matisse à peint ses silhouettes en tournant comme une girouette ; Picasso créa le cubisme pour mettre en boîte le snobisme ; Van Gogh mit de l’impressionnisme pour aider au confusionnisme ; Monet peignait des œuvres troubles, tout simplement, il voyait double ; Delacroix peignit ses chefs-d’œuvre mais il engageait des manœuvres ; Manet, parmi ses personnages, mit un’ touche de libertinage ; Turner peignit ses p’tits bateaux tout en dégustant des gâteaux.
Palettes de Chagall, Degas, Matisse, Picasso, Van Gogh, Monet, Delacroix, Manet, Turner.
La femme défie la science, la loi de la gravitation Et toutes les mathématiques et même jusqu’à la logique. La femme vit dans l’inconscience ainsi que la contestation Contre l’homme systématique qui n’a pas remarqué son physique.
Le lundi, jour de lessive, le lavoir est réservé À la jolie blanchisseuse qui s’occupe du linge sale. Toutes les familles excessives aux propos bien énervés Lui confient en connaisseuses les taches les plus colossales.
Sous l’étuve, les seins nus, juste un linge sur les reins, Elle résout les problèmes des nœuds les plus épineux. Il paraît que ses revenus l’habillent d’or et d’airain ; Le lavage des dilemmes est de rapport volumineux.
Ce qui doit m’arriver m’arrive ; mes pieds se transforment en sabot, Une queue troue mon pantalon, je me métamorphose en faune. Et me voilà à la dérive – je ne sais si nous trouvez ça beau – Entouré de leurs mamelons, dansant avec ces amazones.
Tableau « La Danse avec le Faune » de Maximilian Lenz.
Quand Saint-Médard vole si bas, méfiez-vous, il va pleuvoir ! Il se déguise en hirondelle pour répandre les premières gouttes. Il profite de son célibat pour trinquer à n’en plus pouvoir Quand il a bu à tire-d’aile, que voulez-vous ? Ça le dégoûte !
Bien sûr, l’art de la peinture règne au royaume de la couleur ; Bien sûr, le cinéma peut plaire plus que les rêves colorés ; Moi, j’aime bien quand elle imprègne ma bouche de mille valeurs Et lorsque mon verre s’éclaire de rouge aux reflets mordorés.
Elle tricotait un chausson au cas où se serait un garçon Avec la laine de chameau au cas où se serait des jumeaux. Mais si jamais c’est une fille ? On n’sait jamais, dans la famille ? Parfois la vie vient vous flanquer un véritable garçon manqué !
Mais les filles aiment aussi le bleu lorsqu’il s’accorde avec leurs yeux. Tant pis si elle a les yeux bruns, elle fera un petit emprunt Parmi les goûts et des couleurs, un tout petit accroc sans douleur Qui permettra de marier bleu et marron pour varier.
J’aimerais que la ballerine ne soit ni une fille, ni une femme Mais un être extraordinaire hors des lois gravitationnelles. Hors des droits qui nous enfarinent, hors des fanatismes infâmes, Qui sortirait de l’ordinaire mais anticonstitutionnelle.
Derrière un rideau d’arbres en deuil des feuilles mortes de l’hiver Le soleil comme un suspensoir prêche la vie après la mort. Solennellement se recueillent les chrysalides et les vers Qui, après cent-quatre-vingts soirs, naîtront sur une terre sans remords.
Pas de souci sur la planète concernant la moralité Ou la mode vestimentaire, ayons confiance en l’avenir. La mode fera place nette par sa triste réalité En éliminant les réfractaires qui restent sur leurs souvenirs.
Elle voit bien mieux les trésors de la musique Par le petit bout de la lorgnette à pistons. Comme quoi pour percer les secrets de la physique, L’important est de bien retenir ce dicton.
La curiosité ouvrira toutes les portes, Tant que les curieux oseront jeter un œil. Dans tous les endroits que l’opportunité apporte Tant pis si la prudence doit en faire son deuil.
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Il suffit d’un tout petit rien pour habiller les jolies filles De cette touche d’exotisme qui couvre à peine le mamelon : Un papillon épicurien qui sur x se recroqueville, Un papillon pour l’érotisme qui disparaît quand nous parlons.
L’importance du pan – important, ça dépend – Vient de ce qui est caché pour ne point vous fâcher Et de ce qui est montré pour vous déconcentrer. Ce qu’on veut, c’est connu, c’est la voir toute nue.
Ou alors juste un sein, ce n’est pas trop malsain Juste un fil de nylon devant le mamelon. Faites aussi que l’on puisse apercevoir es cuisses Quant au temple sacré, il restera secret.
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La force gravitationnelle l’oblige à courir ventre à terre, Tandis que la force centrifuge le projette hors de l’arène. Quoi qu’il en soit, l’exceptionnel, bel animal de caractère, Nous impressionne, – lui-même l’adjuge – lorsque l’on lui lâche les rênes.
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Dans la hiérarchie des forêts, le roi trône aussi sur son aire. L’aigle royal, ses éperviers, buses et corbeaux de toutes sortes. Puis les animaux des fourrés parmi les arbres centenaires, Écureuils, oiseaux, loups-cerviers – ou le lynx, c’est le nom qu’il porte -.
Et puis la classe des rampants cloués au sol, sans prétention : Chevreuils et cerfs qui se partagent la joie de vivre en herbivores. Les prédateurs se regroupant plutôt en meute en prévention : Renards et loups et sangliers, races omnivores et carnivores.
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Vous me croirez si vous voulez mais, la tête dans les étoiles, J’entendis comme un gazouillis de petits cris mêlés de rires. Des petites femmes, bien roulées, dansaient complètement à poil Et m’ont carrément assailli pour communiquer leurs sourires.
Pas besoin d’indiquer l’adresse pour un rendez-vous sous la lune ! L’amour donne instinctivement le sens de l’orientation. Et même en cas de maladresse, ils auront la chance opportune De croiser Pierrot vivement qui bénira leur relation.
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Ce matin-là, en plein brouillard, j’ai failli patauger la mare Mais en me penchant sur le bord, je vis une sorte de mésange. Un peu perplexe mais débrouillard, je me suis tâté, goguenard, Franchement surpris tout d’abord de toucher les ailes d’un ange.
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Elle s’est retrouvée là-haut dans une vraie purée de pois Juste de quoi voir au devant jusqu’à quelques mètres pas plus. Abandonnée en plein chaos, elle a tournaillé dans les bois À l’aveuglette en percevant juste des fantômes complus.
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On dit que l’amour est aveugle mais ce sont des petits cupidons Qui ferment les yeux ramollos devant les dangers de demain ! Connaissez-vous ce petit peuple qui tient bien ferme le guidon Lorsque l’amour part à vau-l’eau et remet sur le droit chemin ?
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Lorsque la lumière s’éteint, sa présence me sert de veilleuse Comme une balise d’amour juste par sa respiration. Comme une lanterne d’étain, mieux qu’une lampe merveilleuse À laquelle Aladin, un jour, aurait donné l’inspiration.
Parmi les ombres de la nuit, au creux des ténèbres les plus sombres, J’entends l’écho de son silence qui résonne dans notre chambre. Quand elle se lève, quel ennui ! Impatiemment dans la pénombre, Je l’attends avec vigilance presqu’en tremblant de tous mes membres.
Tableaux de Taras Loboda sur http:touchofcolorr.blogspot.com201801taras-loboda.html .
Puisque ma femme est mon soleil, elle se lève dès l’aurore La chevelure encore chaude de notre sommeil enlacé. Plus qu’une épouse, c’est mon réveil qui tintamarre et qui pérore : « Debout ! » dit-elle d’une chiquenaude « j’ai très envie d’être embrassée ! »
Puisque ma femme est mon soleil, elle se couche au crépuscule Avec l’envie de faire l’amour et après de recommencer. À chaque fois elle m’émerveille, à chaque fois mon cœur bascule Et j’attends le lever du jour pour vivre la suite romancée.
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La deuxième fois que je la vis, j’examinai chaque détail, Chaque petit geste de femme, chaque mouvement de son corps. Je me souviendrai toute ma vie, cette ouverture en éventail Qu’elle fit et dont mon cœur s’affame quand j’y pense aujourd’hui encore.
À la femme qui lira mon texte, je veux dédier ce poème, Écrit à l’encre de ses yeux, la plume plantée dans mon cœur. Que sais-je ? En d’autre contexte, nous aurions pu être bohèmes Et vivre un amour délicieux, en goûter sa chaude liqueur.
À l’heure H du jour J, j’attendais, nerveux, l’instant T ; Là où définitivement j’allais cesser d’être puceau. J’arrivai tôt à son logis, elle me pria de patienter Puis, enleva ses vêtements et là, j’eus vraiment un sursaut.
Pour faire bon chic et bon genre, rien ne vaut le nœud papillon À porter juste sur la gorge et pour épater la galerie. Cet ornement, bien unigenre, convient aux filles de Châtillon Sauf si l’âge fait moins de quatorze car là, ce serait une connerie.
La première femme nue nous marque à jamais sur notre rétine. Le premier effet saisissant des seins grave notre destin. Il n’y a pas la moindre remarque à faire sur la kératine Qui donne un choc appétissant à l’apparition du festin.
Car c’est à vous couper le souffle la présentation du projet Comme si la vierge Marie paraissait dans sa nudité ! La première fois époustoufle, la deuxième n’est pas dérogée Et je serais bien trop marri d’en rater l’opportunité.
Tableaux de Suzanne Meunier-Point sur https:jefkelief.blogspot.com201608suzanne-meunier.html .
La femme nue me fait sourire au fond du cerveau reptilien ; Des millénaires d’évolution pour arriver à ce constat. Qu’on puisse en pleurer ou en rire, il n’empêche qu’il est cornélien Que la femme soit révolution et fasse son propre apostolat.
Tableau de Suzanne Meunier-Point sur https:jefkelief.blogspot.com201608suzanne-meunier.html .
…Et ce qui devait arriver arriva samedi matin. Les pluies acides ont tant monté qu’elles ont recouvert les voitures. Même la lune s’est abrivée à mon petit mont palatin Pour lutter contre la volonté des flots qui grimpent à ma toiture.
Elle avait les cheveux si longs qu’ils tombaient carrément par terre Car elle s’était tricotée des bas de laine de ses cheveux. C’était mieux que les bas Nylon, pensait-elle un peu terre-à-terre, Mais pas question de les ôter, elle ne fait que ce qu’elle veut.
Mais il se cache une diablesse derrière ses jolis cheveux Car deux jolies petites cornes apparaissent dans le miroir. À son sourire de drôlesse, je ne sais pas ce qu’elle veut Mais, avant qu’elle ne m’écorne, je remets mon texte dans le tiroir.
Ô très Saint Père du Bouton qui fait tenir les pantalons ! Contre les fermetures Éclair garde-nous encore aujourd’hui ! Nous te suivrons comme des moutons et, l’estomac dans les talons, Nous achèterons chez Leclerc de la couture en sous-produit.
Comme j’étais sur la photo, je n’ai pas vu mes invités Faire la pire des grimaces pour bousiller mon mariage. Je remercie ces zigotos ; au moins, ils m’auront évité D’être condamné par contumace à laisser une mauvaise image.
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Lorsque le chat bat la mesure, il ressemble à un chef d’orchestre Prêt à miauler aux fausses notes, prêt à griffer aux désaccords. Mais pour les avoir à l’usure, il attendra la Saint-Sylvestre Car pas une seule chiquenote ne jouera de mauvais accord.
Quand elle joue la comédie, je la reconnais tout de suite. Les mêmes textes, les mêmes gestes, mêmes bras et même visage. Ce n’est que de la parodie, ce n’est qu’une sorte de fuite, Au lieu de retourner sa veste, elle se rebiffe, elle envisage…
Elle envisage la contre-attaque, elle profile sa vengeance ; Elle réfléchit juste un moment avant de frapper un coup bas. Qui cinglera comme une claque, lequel poussera son engeance À me bâtir tout un roman mais, surtout, gagner le combat.
Par ici ou par là ? De face ou de profil ? Peut-être plus à gauche ou un peu plus à droite ? Vraiment cette fille-la, comment elle se faufile ! Ce n’est pas dans la poche, elle est bien trop adroite !
Paris-ci ou ailleurs, elle se montre partout À la une des journaux et même au cinéma. Elle ignore les railleurs – les critiques surtout – Mais jamais de porno ou pire, en pyjama.
Repliée tout comme une chatte qui se ferait toute petite, Blottie comme un petit animal qui serait tout effarouché, Qui redouterait un coup de patte, penserait que le diable m’habite Et qui verrait en moi le mâle qui ferait tout pour la toucher.
Sans doute pas la plus jolie – elle n’aime pas que je dise ça – Mais assurément décidée à vivre sa vie comme elle veut. Peut-être un soupçon de folie – un zeste de couci-couça – Mais sûrement pleine d’idées et de rêves derrière ses cheveux.
Eh bien voilà, il suffisait d’un petit baiser sur la joue Pour voir ses yeux s’épanouir et sa jolie bouche sourire. Évidemment il s’avisait de faire fondre ce bijou Plutôt que voir s’évanouir l’éventualité d’un fou rire.
Vraiment toujours la plus jolie – elle n’aime pas que je parle d’elle – Mais elle reste ma gamine d’hier, aujourd’hui et demain. Peut-être pas la plus polie – eh non, ce n’est pas son modèle – Mais sûrement la vitamine jamais plus tenue dans ma main.
Je ne devrais pas écrire ce texte par esprit de contradiction Mais cet oiseau m’a devancé par esprit de provocation. Or s’il illustre le contexte avec ou sans conviction Il a plus ou moins renoncé à sa propre participation.
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Comme il pleuvait, je suis entré pour m’abriter dans un café ; Je me suis assis tout au fond près d’une fille aux bas nylon. Talons aiguilles, veste cintrée, petite jupe, haut dégrafé, Elle leva les yeux au plafond, me demanda : « Nous y allons ? »
Je ne l’avais pas reconnue ! C’était ma fille costumée Pendant sa pause d’après-midi après son service en terrasse. « Mais en voilà une tenue ! » répliquais-je dans la fumée Qui régnait dans cet inédit coup de théâtre pourtant vérace.
Cheveux défaits, cheveux au vent, assise au coin d’un banc public, Elle attendait je ne sais qui, deux ou trois roses dans la main. Moi, je passais juste devant, par la rue de la république, Elle m’adressa d’un air conquis un petit : « Salut, à demain ! »
Le lendemain, au même endroit, au même banc, à la même heure, Elle attendait pareil qu’hier, dans la main son petit bouquet. Moi j’arrivais, toujours très droit, toujours distrait, de bonne humeur. Comme son métier le requiert, elle m’a dit : « Bonjour mon biquet ! »
L’amour, c’est quand l’un n’ose pas ou quand l’autre ne le sait pas. L’amour, c’est quand l’un est timide ou quand c’est l’autre qui intimide. L’amour, c’est quand l’un est puceau et l’autre, la main sur le trousseau. L’amour, c’est la première fois et puis, toutes les autres fois.
L’amour, c’est le corps qui se dévoile sous la lune à la belle étoile. L’amour, c’est le rustre qui viole pour s’offrir une gaudriole. L’amour, c’est la femme qui s’offre et bientôt grossira du coffre. L’amour, c’est un combat perdu ; pas de vainqueur ni de vaincu.
Tableau de Yanin Alexander sur https:subscribe.rugrouppole-chudes10782875 .