
J’essaie bien de voir Väronixa, grande patronne des narrateurs ;
Mais je ne peux qu’en voir le corps, superbe, je dois le reconnaître.
Je l’entraperçois, hédonique et s’offrant aux dieux créateurs
Pour enfanter, sous leurs accords, toute une humanité à naître.
Mais si je vois son corps de femme, son visage reste confusionnel.
Sans doute afin de m’éviter d’en avoir des désirs intimes
Car comme Œdipe il est infâme d’aimer sa mère originelle
Et j’aurais pu, sans hésiter, faire des plans illégitimes.
J’aimerais pourtant voir ses yeux chargés de toutes mes souvenirs ;
J’aimerais tant voir le sourire de son visage triomphant !
J’accrocherais son délicieux portrait qui saurait convenir
À la mémoire de ses fous rires au temps où j’étais son enfant.
Tableau de Loris Kalafat.





























