Vêtue de coquilles de nacre à même sa peau satinée, Le long des bras jusqu’aux poignets et sur sa poitrine effrontée, Tout le temps qu’elle me consacre me paraît folle destinée Pourtant, je peux en témoigner, je me tiens prêt à l’affronter.
Une fois par an, au carnaval, vêtue des habits d’arlequin, Colombine reprend le costume type de la « Comedia dell’arte ». Elle ne craint aucun rival pour captiver tous les coquins Attirés, comme de coutume, par son jeu de jambes écartées.
De nature exhibitionniste, Colombine attire son public En enlevant, l’un après l’autre, chaque élément de sa tenue. De mémoire de contorsionniste, jamais dans notre république N’avons vu femme qui se vautre dans une extase soutenue !
Pour terminer, poitrine à l’air, les mamelons en turgescence, Elle vous chante une chanson de sa petite voix fluette. Après deux ou trois « trala-lère » qui ont semé l’effervescence, Elle récolte sa rançon d’une révérence désuète.
Ainsi parlaient les amazones, directement au corps-à-corps, Enlaçant amoureusement le cou puissant de l’animal. Alliées à la flore et la faune auxquelles elles étaient en accord, Elles vivaient langoureusement l’instant infinitésimal.
Ainsi flattaient les écuyères, passionnément au cœur-à-cœur, Paradant somptueusement avec leurs compagnons équestres. Les pieds plantés dans l’étrivière, en mouvements alambiqueurs, Elles dansaient voluptueusement suivant le rythme de l’orchestre.
Ainsi sincères, les cavalières unissent l’esprit et leurs âmes, S’attachant délibérément à la vigueur du destrier. Féminine et animalière, l’union alloue tout un programme À l’amour immodérément qui met le pied à l’étrier.
Que de trésors accumulés, le matin à l’heure du réveil ! Les rêves et les cauchemars en sont parsemés sur la couette ! J’en chargerai mille mulets et j’irai vendre ces merveilles Une fois bu mon coquemar de café, d’une pirouette.
Lèvres rouges aux teintes sanguines comme un baiser couleur cerise Qui délivre son suc sucré à qui embrassera le fruit. Lèvres rouges si féminines dont la texture valorise La transmission du feu sacré à qui en sera plus instruit.
Cheveux rouges aux teintes écarlates comme floraison d’amarantes Qui exhale une odeur musquée à qui caressera la fleur. Cheveux dont le brillant éclate d’une magie revigorante Qui frappe l’œil sans le brusquer juste pour atteindre le cœur.
Langues rouges aux tons rugissants comme un cri poussé dans la nuit Qui prononce des mots d’amour à qui goûtera la saveur. Langues rouges aux sons mugissants lorsque l’envie s’épanouit ; Baisers de plus en plus glamours pour qui en mérite la faveur.
Tous les marins, vieux loups de mer, tous les plus grands explorateurs, Les navigateurs solitaires, les capitaines et leurs matelots, Ont croisé la voie des chimères lorsqu’ils ont passé l’équateur, Ont perçu la voix du mystère entre les vagues, au fil de l’eau.
Ne croyez pas qu’elle assassine les hommes par haine ou par rancœur ! La légende et la vérité s’enchevêtrent avec démesure. S’il est vrai qu’à son origine, elle leur dévorait le cœur, C’était pour sa sécurité et pour les avoir à l’usure.
Aujourd’hui, elle dissimule sa jolie queue loin des regards, Loin de ce tourisme imbécile qui pollue plus que de raison. Si la sirène nous stimule et rend toujours les hommes hagards, C’est qu’elle a élu domicile là où le cœur a sa maison.
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Elles s’échangent des promesses et des histoires de conquêtes À guetter le prince charmant, son château, son or et ses thunes. Elles le jurent et le confessent : c’est en maniant la quéquette Qu’elles obtiendront le serment d’un mariage de fortune.
Elles possèdent un capital qui n’attend pas les intérêts Qu’elles ne dépenseront qu’une fois pour un bon investissement. Si capital et génital riment, il ne faut pas espérer Que cela marche à chaque fois, songez à l’avertissement.
Si le mari, sur le papier, paraît beau comme un grand seigneur Avec une situation établie aux quatre horizons, Il est parfois, c’est casse-pieds, roi de la pince-monseigneur Et, selon les fluctuations, vous vous retrouverez en prison.
« Qu’importe le sens du chemin si nous parvenons à nos buts, ! » Disait un homme pragmatique qui ne pensait qu’en conquérant. « Il m’importe d’aimer encore demain ce que j’ai semé au début ! » Répondit la femme romantique dont le cœur est prépondérant.
Elle rend les femmes si belles, cette lune au croissant d’argent Qu’elles prennent au premier quartier un bain lunaire et salutaire ! Surtout les jeunes demoiselles qui réclament d’avantageants Bijoux de chez Dior ou Cartier auprès d’amoureux volontaires.
Elle rend fermes les poitrines, cette lune au croissant sacré Qu’elles abusent de ce bain à faire pâlir les étoiles. Comme les stars dans les vitrines aux pulpeux attributs nacrés Qui vous voient les yeux dans les seins juste vêtues d’un moindre voile.
Elle rend bombés les bassins, cette lune au croissant cornu Qu’elles font la danse du ventre bien balancée, bien déhanchée. Et vous, au nom de tous les saints, sentez un appétit charnu Avec un charme qui vous rentre direct dans le cœur épanché.
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Les chevaux bleus du baromètre trônaient avec incongruence, Objets rococo pittoresques des souvenirs à l’imparfait. Je voyais le temps en omettre petit à petit les nuances De ces animaux picaresques pour se venger du temps qu’il fait.
Les chevaux bleus sur le manège concurrençaient facilement Les autos, les hélicoptères et les cochons les plus fripons. Et je suis fier du privilège de les avoir habilement Fait se chevaucher ventre à terre afin d’attraper le pompon.
Les chevaux bleus du chariot, de la carte VII du tarot, M’ont souvent tiré en avant avec la force de l’audacieux. J’ai constaté ce scénario quand, me trouvant sur le carreau, J’ai su reprendre les devants d’un mouvement noble et gracieux.
Puisque la femme éclaire l’âme tandis que l’homme est lunatique, Il faudrait renverser les rôles du pouvoir des deux luminaires. Le féminin montre sa flamme, le masculin en revendique Toute la gloire, ce n’est pas drôle mais plutôt extraordinaire.
Cependant celui qui comprend et s’éveille à la clairvoyance, Deviendra un homme accompli car ce n’est pas si compliqué. Alors si la femme entreprend de sauver notre défaillance, Ouvrons nos cœurs, qu’ils soient remplis de leurs connaissances impliquées !
Au pays du jour éternel, au-delà du septentrion Où le soleil brille à minuit d’une clarté perpétuelle, J’aime la chaleur fraternelle de mon fidèle amphitryon Dont la présence jamais ne nuit à mes attentes spirituelles.
Mais ce pays perd son soleil au temps de la domination Pour une période de jeûne et de méditation profonde Où nous nous mettons en sommeil et subissons la condition Du vieux temps qui deviendra jeune sans pour autant qu’on s’en morfonde.
Si le pays des femmes rousses est plus facile à parcourir Que le pays des femmes à barbe, rien ne sert de s’y précipiter. Les voyagistes vous détroussent, les changements vous font courir Et les agences vous bombardent n’importe où, sans lucidité.
Le pays des cheveux roussis se situe en terres inconnues ; On dit que seules les sorcières savent comment s’y trimballer. Pour un voyage sans souci, optez pour un truc reconnu : Suivez les traces de poussière qui s’échappent de leurs balais.
Cheveux de feu, cheveux de braise, cheveux ardents, cheveux cuivrés, Beaucoup de qualificatifs et tous les titres de noblesse. Personnellement, à Dieu ne plaise, où elles iront, je les suivrai Autant je reste admiratif de leurs coiffures de diablesses.
Quand les chiens cessent d’aboyer au passage de la caravane, Les gens du voyage abandonnent les rênes aux chevaux débridés. Les chemins qu’ils vont côtoyer ne sont pas connus des profanes Mais des espèces qui coordonnent l’ordre des géométridés.
Les femmes bleues restent une énigme, une légende à ce qu’on dit. Elles proviendraient d’Atlantide ou au-delà d’Hyperborée. Mais quel qu’en soit le paradigme qui subsiste encore aujourd’hui, Il en subsiste un trait splendide dans leurs mythes élaborés.
Une asiatique en bleu de chine, une autre en lapis-lazuli ? Une africaine en bleu de jade, une indonésienne en saphir ? Elles sont partout, je l’imagine, dans les rêves et leurs stimuli, Mais disparaissent en galéjade au moindre souffle du zéphyr.
Les Géométridés appartiennent aux familles des papillons de nuit et aux chenilles arpenteuses qui suivent des chemins connus de ces seuls initiés.
L’homme qui croit être au sommet, le summum de la création, Devrait remonter sur son arbre ; le singe a perdu sa revanche. Car tous les actes qu’il commet plaideront sa disparition Lorsqu’il sera passé au marbre par des matous, fiers sur leurs branches.
Quand l’homme a croisé les matous en élevant les chats sauvages, Dieu qui voyageait en Afrique leur fit parvenir un grigri ; Une sorte de touche-à-tout spécialisé dans l’élevage Qui, d’un coup fantasmagorique, créa notre Chat Mistigri.
L’amour se réveille au matin quand les matous se font câlins ; La douce chaleur de la couette est propice aux douces caresses. La chatte se fera catin si le chat se montre malin Et c’est parti pour une chouette grasse matinée de paresse.
L’amour se consomme à midi ; les chats en ont l’eau à la bouche. Saisie sur feu vif et ardent ou réchauffée au bain-marie. On peut sucer le spaghetti jusqu’à s’en mettre plein la louche Et, pour la sieste, on est partant pour de nouvelles canailleries.
L’amour se partage le soir, sur la terrasse ou sur les toits, En catimini par la chatière, on s’en va miauler à tue-tête. On se renifle, on va s’asseoir, tu es à moi, je suis à toi, Puis on se couche sur la gouttière et on culbute sa minette.
Petits anges ou petits démons, c’est comme nous voulons, sans façon, Selon s’ils nous volent un jambon ou s’ils nous ronronnent au giron. Mais jamais ne les réprimons car, après tout, nous effaçons Leur faute à ces casse-bonbons pour le prix de quelques ronrons.
J’ai connu quelques vieux pirates, de véritables sacs à malice, Plus malins que les trois p’tits singes, plus rusés que Maître Renard. Des vieux filous au coup de patte digne d’un fin limier de police Lorsqu’il rabat, dans le beau linge, la souris vers son traquenard.
Enfin les doux et les câlins, peluches et pattes de velours, Ceux qui nous servent de bouillotte et confident à la folie. Les gros bêtas, les gros malins, les perspicaces, les gros balourds, Qui ont l’esprit du patriote en nous faisant rester au lit.
Cycle de la pluie qui ruisselle, cycle de l’éclair qui jaillit, Cycle de la terre qui tremble, cycle du souffle qui halète ; Stade de la fille pucelle puis, de la première saillie, Vie de la femme qui ressemble à la course de la planète.
Quand les arbres du monde vibrent sur le crâne de la planète, Leurs feuilles, organes de l’ouïe, retransmet instantanément Au cerveau des entités libres qui vivent dans cet intranet Toutes les voix épanouies de ses natifs comme un aimant.
Face aux incendies qui ravagent, la Terre crée des tsunamis Et, face aux exterminations, provoque des émigrations Jusqu’à ce que ce lessivage de catastrophes et tirs amis Occasionne auprès des nations de nouvelles humanisations.
La fille était jeunette et jouait au cerceau Quand un corbeau honteux d’avoir été déçu Jura à la Ginette du haut de son berceau Que l’homme est tête-à-queue et la femme fessue.
Plus tard adolescente, elle partit à la chasse À la chance aux chansons mais à cri et à cor. L’oiseau en connaissance afin qu’elle croasse Devint son échanson pour lui donner du corps.
Une fois mariée, elle calma son feu D’un amour consumé à chaque cigarette. L’oiseau appareillé d’un bec en boutefeu, Tout partit en fumée jusqu’à ce qu’elle arrête.
Premère photo de Kathryn LeMieux. Les deux autres Images ont été trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Le corbeau de l’histoire a longtemps ruminé Contre Sire Renard et son effronterie. Cette honteuse victoire l’a tellement miné Qu’il en eut le cafard et la dysenterie.
Pour calmer sa douleur car il broyait du noir, Il vola et croisa, du haut de son donjon, Une fille en couleur qui vivait au manoir Et qui l’apprivoisa… et cessa son plongeon.
Ainsi petits corbeaux et petites corbelles Apprirent la leçon de Monsieur Lafontaine. Et la fille au corps beau avec sa ribambelle Sut, pour plaire aux garçons, courir la prétentaine.
Sont-ce les livres qui me façonnent à ressembler à leurs histoires Ou est-ce mon âme qui guide mes yeux vers d’autres horizons ? Peut-être bien que ma personne est incluse dans ces grimoires Et recèle une clef limpide qui me libère de ma prison.
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J’écrirai dix mauvais poèmes pour en réussir un moyen (10) ; Et j’en écrirai dix moyens pour pouvoir en produire un bon (100) ; Après j’en écrirai dix bons afin d’en produire un très bon (1000) ; Puis, j’en écrirai dix très bons pour en forger un excellent (10.000) ; Enfin, après dix excellents j’atteindrai peut-être un chef-d’œuvre (100.000).
Si je veux viser l’excellence, dix-mille vers seront mon devis Et si je vise le chef-d’œuvre, il m’en faudra toute une vie. Ainsi la vie est exigeante, elle requiert l’infinité Pour ne produire qu’une essence, celle de la divinité.
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Bien sûr que tout est connecté dans cet univers holistique Qui ramène l’infiniment grand à mon corps miséricordieux ! Bien sûr que je suis affecté par ce besoin hédonistique Qui m’apporte un besoin flagrant chaque fois que j’y croise Dieu.
Entendons-nous bien sûr ce point, je ne crois pas aux dieux des hommes Qui ne font rien que remplacer et leurs faiblesses et leur orgueil. Mais je sais faire le contrepoint entre mes petits chromosomes Et le sens de la Voie Lactée que les bras en spirale accueillent.
Si nous simplifions l’équation et en réduisons les facteurs ; X le temps, Y l’espace, Z la matière et moi dedans, Dieu devient une relation entre les différents acteurs De tous ces univers qui passent dans des trous noirs cavalcadants.
L’holistique, en épistémologie ou en sciences humaines, est relatif à la doctrine qui ramène la connaissance du particulier, de l’individuel à celle de l’ensemble, du tout dans lequel il s’inscrit ; ce qui n’est pas sans rapport au fait que je n’ai pas encore tout compris. L’hédonisme est une doctrine philosophique selon laquelle la recherche du plaisir et l’évitement de la souffrance constituent le but de l’existence humaine.
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La Terre montre un corps de femmelle qui se conjugue avec deux M. Avec deux astres qui l’égaillent, avec deux ailes qui l’explorent, Avec montagnes pour mamelles, avec océans de dilemme, Avec rivières qui bégayent, avec sa faune qui l’implore.
Souvent la Terre imite l’art, à moins que l’art ne soit la Terre ; Parfois la Terre est une artiste, à moins qu’elle ne soit son propre Maître. Souvent la Terre paraît hilare face aux éléments qui l’atterrent ; Parfois elle se révèle autiste envers l’enfant qu’elle a vu naître.
La Terre, ma mère et mon père et l’ensemble de mes racines ; Carbone, Hydrogène, Oxygène, Azote et toute l’alchimie. Quand son physique me désespère, je repense à mes origines D’homme qui se comporte en sans-gène car il est son propre ennemi.
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Jadis, il fut un temps où je ne dormais plus, Craignant de laisser s’échapper l’idée du siècle. Jadis, il fut un temps où je me croyais fort De goûter l’absolu, fuir la médiocrité.
À présent, j’ai arrêté de compter les jours, Je me suis mis à vivre l’idée de l’imprévu. Je ne crois plus au bien, ni au mal, ni en Dieu, Sauf quand je le rejoindrai pour l’éternité.
« Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse. » Friedrich Nietzsche.
J’ai bien fait de n’être qu’un singe sur cette planète de fous Qui compte les biens à sa charge et s’en nourrit par intérêts. Ça laisse un trou dans mes méninges, une sorte de garde-fou, Que je transmets à la décharge de ma descendance délurée.
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Puisque l’amour coule de source, aimons-nous là où la cascade Répand l’écume autour de nous comme une fontaine matrice ; Et nos gamètes faire la course cabriolant mille gambades ; Et l’homme se mettre à genoux devant la femme génitrice.
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J’ai connu d’amour, tant de galopades Et le cœur balourd qui bat la chamade ; Comme un troubadour chantant sa ballade Jusqu’au petit jour en être malade.
Moi le chevalier, toi mon amazone, Tous les deux alliés comme jeunes faunes ; Moi le cavalier, toi ma belle icône, Ensemble ralliés à la même zone.
Flottant dans les airs, courant sur les terres, Bravant le désert, traversant les mers, Jusqu’à Buenos Aires, jusqu’en Angleterre, Sans autre misère que les vents amers.
Toutes les femmes du vingtième et de tous les siècles passés Demeurent encore éternelles décrochées de l’actualité. Leur plus bel âge combientième, sur leurs bulletins, effacé, Rit des sommes sempiternelles du nombre des natalités.
Ô belle jeunesse immortelle que la vie sans cesse transmet, Coule en nos artères et nos veines comme cycle d’éternité ! Les fausses notes si mortelles des petites morts fantasmées Ne sonnent ni perdues ni vaines mais célèbrent la pérennité.
Que jamais baisers ne vieillissent, que jamais sourires ne s’affaissent ! À jamais l’image subsiste des belles amours de connivence. Autant les caresses mûrissent de tendresse sur leurs jolies fesses, L’éternel souvenir persiste comme un élixir de jouvence.
Dans les usines, on se la pète ! Sur les boulevards, on rit jaune ! Au boulot, on se prend la tête ! Dans les villages, c’est la zone !
Dès le berceau, chacun s’apprête À travailler toute sa vie, À cotiser pour sa retraite, À s’échiner pour sa survie.
Heureusement à l’Élysée, Tous nos élus sont à la fête Et le pays paralysé Sombre dans la folie complète.
Les partisans du moindre effort Jurent sur les cinq continents Que c’est bien la loi du plus fort Qui fait le mâle dominant.
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As-tu lu le canard du jour ? Je n’y ai vu que des colères, Des catastrophes et des crises, des morts et des crashs financiers. Je guette le cygne d’amour porteur de lumière solaire Qui n’annonce que des surprises et des délices circonstanciées.
Les folles vierges de juillet sont les plus belles, il parait… Lorsque le Cancer apparaît, on n’est pas près de s’ennuyer !
Les folles vierges du mois d’août à la mer ou à la montagne S’amusent bien entre compagnes et le Lion redevient doux.
Les folles vierges de septembre vint à l’école, il n’y a pas d’âge ! Quand on naît Vierge, c’est pour apprendre, perfectionner ses avantages !
Les folles vierges du mois d’octobre trinquent jusqu’aux dernières vendanges. Les Balances tout d’abord bien sobres, se crêpent vite leurs cheveux d’anges.
Les folles vierges en novembre connaissent les premiers frissons Car les Scorpions jouent les fripons dès qu’ils se retrouvent en chambre.
Les folles vierges de décembre arrivent peut-être les dernières Mais ces Sagittaires, les premières, s’épanouissent de tous leurs membres.