
On dit que la fortune sourit aux audacieux qui vont aux pieds
Des arcs-en-ciel pour y trouver, en plus de ses couleurs, de l’or.
Moi, j’n’y ai vu qu’une houri, un ange, un tigre de papier,
Une fée qui n’a rien à prouver, une déesse en Technicolor.
C’est Iris dans toute sa splendeur qui jaillit du cœur de la Terre
À la rencontre du soleil qui perce le rideau de pluie.
L’ange, vengeur et pourfendeur qui part combattre en solitaire
L’orage sorti du sommeil qui menace d’un rideau de suie.
Sans doute alors que la fortune n’est perceptible que par le cœur
Et qu’elle sourit aux innocents qui n’ont pas toujours les mains pleines
Mais qui ont la chance opportune d’être aperçus par le vainqueur
Qui devient tout luminescent une fois qu’il a gagné la plaine.
Tableau de Vaclav Vaca.


































































































