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  • Ils sont fous, ces helvètes !

    Ils sont fous, ces helvètes !

    Il faut croire que les « bucherons » riment avec les « joyeux lurons »
    Par leurs buches animalières et leurs sculptures familières.
    J’aime découvrir avec amour combien s’expriment avec humour
    Ces compagnons dont le devoir se révèle un super‐pouvoir.

    Tantôt un cerf, tantôt un loup m’apostrophent au coin d’un chemin ;
    Tantôt farfadet ou lutin dont il ne manque que la voix ;
    Tantôt chouette, tantôt hibou, toujours prêts d’un signe de la main
    Pour me proposer, l’air mutin, d’embrasser la reine des bois.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Révolution végétale

    La révolution végétale était prévue depuis longtemps
    Car nous en sentions les prémices dans les boyaux et l’ossature
    Pour vaincre nos lésions létales grâces aux remèdes remontant
    Au temps jadis où Artémis régnait sur toute la nature.

    J’en appelle à mon intestin – qui est mon deuxième cerveau –
    À mon estomac et sa flore ainsi qu’à mon arbre de vie.
    Embellissez-moi le destin, sortez-moi de cet écheveau
    Dont les labos et leur folklore mettent en danger notre survie !

    Photos de Lucas Dawson.

  • Ne prends pas froid !

    Ne prends pas froid !

    Couvre-toi bien, ne prends pas froid, fais attention, prends garde à toi !
    Ainsi nos parents nous couvaient dans un monde plein de dangers.
    Nous redoutions avec effroi le ciel nous tomber sur les toits,
    Pauvres gaulois qui ne pouvaient pas souvent trouver à manger.

    Aujourd’hui le réchauffement s’ajoute à la malpropreté ;
    La société sécurisée nous contrôle exagérément ;
    Notre croissance a faussement multiplié la pauvreté ;
    La liberté pressurisée nous manque désespérément.

    Photo d’Eva Milkonskaya.

  • Assemblages en vers et en prose

    Nous sommes les pièces d’un puzzle aux connexions déterminées
    Et qui réclament à l’âme-sœur des assemblages incomparables.
    Lorsque je me retrouve seul, je pense à l’œuvre terminée
    Dont j’imagine en connaisseur la destinée inénarrable.

    Peut-être que chaque partie contient l’évocation du Tout
    Inscrite dans une dimension que je ne peux voir par moi-même.
    J’aimerais en contrepartie posséder un passe-partout
    Qui m’agréerait l’appréhension de Dieu sans le moindre dilemme.

    Photos d’Oprisco et Anna Devis & Daniel Rueda.

  • Saint-Étienne en herbe

    Avant d’emboucher sa trompette, Saint-Étienne fut apprenti
    Et chaque fête des lumières l’occupait toute l’année durant
    Car il faisait faire trempette aux meilleures lanternes pressenties
    Pour déterminer les premières à briller d’un feu fulgurant.

    Plus de douze ans d’apprentissage et Saint-Étienne remporta
    Le grand concours de la Saint-Jean à l’aide de feux d’artifices.
    Et Dieu, le jour du vernissage, en récompense, lui apporta
    Une belle trompette en argent avec son titre de novice.

    Tableaux de Victor Nizovtsev.

  • Le duo Saint-Étienne

    Personne ne les a entendus tant ça chantait dans les chaumières
    Entre les vieux chants de Noël et les karaokés modernes.
    Minuit était trop attendu pour parader dans la lumière
    En tonitruant les rituels « Mon beau sapin » sous les lanternes.

    Sans doute, ceux qui restaient dehors à se réchauffer aux étoiles
    Ont apprécié le concerto donné par le duo Saint-Étienne
    Qui scandait comme un météore et qui ronronnait comme un poêle.
    Ceux-là ont, subito presto, obtenu la grâce chrétienne.

    Tableaux de Victor Nizovtsev.

  • Aquatic love – 2

    Là, dans le bleu des mers du sud, j’écrirai de toute ma verge
    Tout un océan de poèmes à l’encre vierge de ma chair.
    Un petit quatrain en prélude afin que mon cœur y converge
    Pour rimer sa vie de bohème avec son désir le plus cher.

    Sonnet sur le coup de midi pour réveiller mes appétits
    Et plonger ma bouche gourmande dans l’eau de tes lèvres mouillées.
    Ballade d’un après-midi pour sortir de mon apathie
    Et revenir à ta demande dans ton lit pour t’y léchouiller.

    Des stances à la tombée du jour, un rondeau à la nuit venue,
    Une ode à la Lune gibbeuse, une élégie aux souvenirs.
    Pour bien terminer le séjour, un bain de minuit bienvenu
    Pour noyer ma prose verbeuse dans un amour plein d’avenir.

    Illustrations de Lorenzo Mattotti.

  • Aquatic love – 1

    Redevenir comme des enfants baignés dans leur mère amniotique
    Et goûter son corps de sirène entre deux eaux chaudes et salées.
    Sentir le mâle triomphant monter d’un orgueil symbiotique
    Afin de pénétrer sa reine de son sceptre et s’en régaler.

    Renaître après la jouissance, revivre après la petite mort,
    Émerger la tête hors de l’eau pour embrasser la vie entière,
    Réveiller la toute-puissance pour s’abandonner sans remords
    À traverser l’étroit goulot et s’affranchir de ses frontières.

    Passer toute une nuit d’amour à monter au septième ciel
    Vers la Mer de Sérénité où passer sa Lune de miel.
    Trembler encore au petit jour d’un soubresaut superficiel
    Qui quête sans obscénité un mariage cérémoniel.

    Illustrations de Lorenzo Mattotti.

  • Le Noël des sirènes

    Marie s’était faite sirène et Joseph s’était fait triton
    Quand Dieu créa les océans et qu’il vit que tout était bon.
    À l’époque la Mer était reine parmi tous ses sujets planctons
    Et Neptune siégeait céans auprès des poissons pudibonds.

    Jésus est né dans une conque entre les deux lamantins gris,
    Béni par les rois de la plage qui suivaient l’étoile de mer.
    L’histoire s’est perdue et oncques on n’a gardé le moindre écrit
    Sur ce que l’enfant fit à l’âge auquel il a quitté sa mère.

    Tableaux de Victor Nizovtsev.

  • La veille de Noël de la sirène

    Les Noëls d’ici et d’ailleurs diffèrent selon les pays
    Et même le Père Noël change de couleur et de nom.
    Or, dans les royaumes écailleurs parmi les poissons ébahis,
    Les sirènes ont des rituels dont peu connaissent le renom.

    Avec le plancton médusé de briller ainsi dans la crèche,
    Les alevins jouent les bergers et la friture, les moutons.
    Les poissons-clowns bien amusés virevoltent ensemble dans l’eau fraîche
    Et, sous l’anémone immergée, évitent les requins gloutons.

    Neptune arrive minuit sonnante avec coquillages et tritons
    Et toutes les sirènes entonnent leurs chants sacrés si mélodieux
    Sous les abysses impressionnantes illuminées des mirlitons
    Des gymnotes qui gueuletonnent d’éclairs et caprices des dieux.

    Et puis, l’on s’offre des cadeaux mirobolants et inutiles ;
    Un pantalon pour la sirène ou n’importe quoi d’inadéquat ;
    Pour les méduses, un beau radeau ; pour Neptune, un trident futile ;
    Et l’on fait la fête foraine sur les hippocampes de bois.

    Tableaux de Victor Nizovtsev.

  • La peinture à la grenouille

    La peinture à la grenouille

    Comme elle ne prédit plus le temps, la grenouille vit avec son temps
    Elle a, ses droits à la retraite, fait pour valoir ce que de droit.
    Peinture à l’huile ? C’était tentant ! Peinture l’eau ? Cela s’entend !
    Peinture réaliste ou abstraite ? Que convient-il à son endroit ?

    Apparemment les vieux réflexes survivent aux peintres du dimanche ;
    Si les jours les plus orageux apportent plus d’inspiration,
    La sécheresse décomplexe la hantise de la page blanche.
    Qu’il soit brillant ou ombrageux, l’esthète art fait l’admiration.

    Illustration de Miles Aldridge.

  • Grenouilleries

    Tôt ou têtard, les batraciens qui font la pluie et le beau temps
    Cesseront de donner leur avis sur les vents qui vont de concert.
    Même le crapaud pharmacien lui aussi suspendra d’autan
    Son venin, élixir de vie, contre le fléau du cancer.

    Que leur prend-il à ces rainettes qui rendent échelle et tablier ?
    Elles sont réfugiées climatiques des lieux où jamais il n’a plu !
    On n’a d’yeux que pour internet et les grenouilles sont oubliées ;
    La météo problématique dès lors ne les concerne plus.

    Illustrations de Miles Aldridge.

  • Trois petites guenons

    Trois petites guenons

    Ne rien penser quand je me coiffe, trop penser mon cerveau s’assoiffe ;
    Ne rien dire quand je mets du rouge, ainsi pas besoin que j’me bouge ;
    Ne rien entendre lorsque j’accroche mes boucles d’oreilles et ma broche ;
    Toujours vérifier mes arrières si on mate mon petit derrière !

    À l’inverse des trois petits singes, il faut se tordre les méninges ;
    Ne rien penser pour que l’on pense à pas lorgner sur les dépenses ;
    Ne rien dire et rien écouter, comme ça plus moyen de douter ;
    Et mieux vaut une cervelle vide qu’une meuf frigide et impavide.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les erreurs de Neptune

    Si le chef d’œuvre qu’est la sirène a exigé mille ratages
    C’est que Neptune fréquemment sur le métier remit l’ouvrage.
    Femme-poisson, tu es la reine à condition que ton visage
    Ne soit pas inconséquemment poisson-clown ou saumon sauvage !

    Si la pieuvre a huit tentacules, ce sont les jambes récupérées
    Lorsque Neptune a réussi quatre sirènes irréprochables
    Qu’il désosse et désarticule pour un résultat espéré
    Sinon ce dieu sans minutie les déclare inutilisables.

    Tableaux de Guim Tio et Jody Wegner.

  • Quand les baleines voleront

    Quand les baleines voleront

    Quand les baleines voleront au-dessus des terres inondées,
    Rares seront les privilégiés qui pourront les accompagner.
    Bien calé sur leurs ailerons, sans que j’en sois réprimandé,
    Je serai l’humain réfugié, unique exemplaire épargné.

    Je parcourrai les océans à la recherche de mes amis
    Qui auront reçu mon message tout juste avant le cataclysme.
    L’humanité réduite à néant ne connaîtra plus d’ennemi
    Mais franchement était-il sage de pousser l’existentialisme ?

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Les taureaux bleus

    Entre les rayons infrarouges et les rayons ultraviolets,
    Les couleurs jouent dans la lumière par des actions avant-courrières.
    Lorsque le taureau bleu voit rouge ou que son espace est violé,
    Mieux vaut se retrouver derrière le bon côté de la barrière.

    Mais trop de bleus sur le taureau lui donne hélas le goût du sang
    Chargé de peur et de toxines qu’absorberont ses prédateurs.
    Le sang sur les mains des bourreaux ne les rendront pas plus puissants
    Mais drogués à l’hémoglobine dont s’abreuvent ses adulateurs.

    Sculptures Raku d’Albert Langlois sur http:albertlanglois-sculpteur.blogspot.com200710ceci-est-le-texte-prsentant-la-partie.html .

  • L’amante vénéneuse

    L’amante vénéneuse

    On ne meurt qu’une fois mais d’amour plus souvent
    Et les filles rouquines sont souvent vénéneuses.
    Quand je vais dans les bois qui jouxtent le couvent
    J’en croise de ces coquines aux lèvres venimeuses !

    Les amantes religieuses sont d’un ordre spécial
    Qui accorde aux vivants le pardon sans remords.
    En tenue prestigieuse de l’habit paroissial,
    Elles tuent leurs amants d’une petite mort.

    Mais mithridatisé de trop d’amours déçues,
    Je suis un dur à cuire au détail et au poids ;
    Même aromatisée et la croupe fessue,
    Ne me laisse séduire par une nonne à pois.

    Photo de Kleid und Hülle.

  • Alienophobie

    Alienophobie

    J’ai longtemps cru dans mon enfance qu’une invasion d’extraterrestres
    Atterrirait fortuitement aux alentours de ma maison
    Ils auraient bravé nos défenses et mis la Terre sous séquestre
    Pour se servir gratuitement de nos ressources sans raison.

    Et puis, un jour elle est venue, apparemment humanoïde,
    Deux antennes, deux yeux globuleux et une carapace verte.
    Pourtant ma peur s’est abstenue de redouter l’insectoïde
    Et j’ai connu un fabuleux attrait pour cette découverte.

    Je l’ai aimée ma sauterelle un peu, beaucoup, passionnément
    Avec ses écailles épaisses et ses élytres semi-ouverts.
    Mais mon amante surnaturelle est repartie conformément
    À la règle de son espèce pour pondre mille petits œufs verts.

    Illustration d’Aldo Di Gennaro.

  • La morsure de la mort sûre

    La morsure de la mort sûre

    Attiré par l’œil du cyclone d’une fille en pleine tempête,
    Je me suis senti soutenu et emporté par sa morsure.
    Je fus réveillé par six clones qui jouaient à coup de trompette
    L’accueil cordial de bienvenue aux lauréats de la mort sûre.

    Ainsi fauché d’une main leste par la faux d’une femme fatale,
    Je fus heureux d’en éprouver tout le plaisir d’un estivant.
    Mais je lui pardonne son geste après la rencontre létale
    Et j’ai signé et approuvé ce rêve idiot mais captivant.

    Tableau d’Eva Gamayun.

  • Le Regard Papillon

    Le Regard Papillon

    Les papillons semblent sortir de son regard myosotis
    Comme chevaliers de lumière chargés de garder leur captive.
    Si certains s’en vont s’assortir à son visage et s’y blottissent,
    D’autres évoquent une bannière superbe et significative.

    Des rêves idiots, j’ai l’habitude sans pour autant être blasé
    Mais quand j’avise des papillons s’échapper d’une fille en larmes,
    Je change aussitôt d’attitude dès que je les vois pavoiser
    En agitant leurs pavillons comme s’ils voulaient sonner l’alarme.

    Alors je brandis mes couleurs, couleurs de feu, couleurs de sang,
    Et me présente en Prince Rouge, prêt à délivrer sa princesse.
    Le combat dure non sans douleur mais les papillons impuissants
    Résistent au début et puis, bougent quand leur résistance s’affaisse.

    Puis, le rêve devient violet car nous avons uni nos chairs
    Pour le meilleur et pour le pire dans tous les coloris violines.
    Nos enfants forment un triolet, Mauve, Prune et Pourpre qui nous sont chers
    Dont l’aurore au matin m’inspire par ses couleurs sur les collines.

    Tableau d’Eva Gamayun.

  • Le goût de l’amour

    Le goût de l’amour

    L’amour comme un sixième sens enrobe le cœur versatile,
    Douche le corps de sa fraîcheur et galvanise tous les nerfs.
    L’étincelle enflamme l’essence des bouleversements volatiles
    Qui explosent d’un feu déclencheur ardent et révolutionnaire.

    Amours physiques ou platoniques, passionnées ou épistolaires,
    Toutes font flèches de tout bois au Cupidon insatiable
    Qui chasse l’amour laconique qu’il juge peu protocolaire
    Pour faire en sorte qu’il flamboie d’un coup de foudre indispensable.

    Photo de Juliana Ohneberg.

  • La chanson de Richard Strauss

    La chanson de Richard Strauss

    L’enfance escalade l’octave sur la portée de la musique
    D’une comptine guillerette souvent absurde et délurée.
    Les sabots deviennent des claves jouant de la pataphysique
    Dans l’imaginaire d’opérette d’où le sérieux est épuré.

    Là, sur le beau Danube bleu à la recherche de l’or du Rhin,
    Nous partions chasser les sirènes avec un violon comme appeau.
    Nous marchions sur les bancs sableux, dans les grottes et les souterrains
    Jusqu’à rentrer l’âme sereine chargés d’un trophée de crapauds.

    Illustration d’Alexandra Huard sur http:alexandrahuard.blogspot.com201202la-chanson-de-richard-strauss.html .

  • Voir avec son quatrième œil

    Tout est pêché par le regard pareil à la pêche au lancer ;
    L’œil se projette sur la piste de l’image subtile et sauvage.
    Et le cœur, à tous les égards, envoie le message élancé
    Vers le cerveau psychanalyste spécialisé dans l’archivage.

    Si le regard est mosaïque et décortique la vision,
    Il ne verra que l’essentiel de ce qu’il souhaite analyser.
    Mais ces résultats prosaïques finissent par faire division
    Sur des détails non-essentiels à ce qu’il fallait finaliser.

    Si le regard est mécanique et se limite à la raison,
    Il ne verra que la fonction qui fait l’organe et évolue.
    Mais ces résultats laconiques souffrent de la comparaison
    Avec ce qui fait la jonction de l’inconnu irrésolu.

    Et le regard matérialiste de la société actuelle
    Ne cherche que les bénéfices quelle qu’en soit la consommation.
    Plus il sera capitaliste, plus la nature sera cruelle
    En faisant un feu d’artifice de sa planète en crémation.

    Tableaux de René Magritte, Wandson Lisboa, Geoffroy Amelot & Adam Lister.

  • Tablomaton

    Dans l’arrière-salle d’un musée, je découvris une machine
    Dont les photos d’identité étaient vantées impressionnistes.
    Un peu curieuse et amusée, je m’installai, dressai l’échine
    Et affrontai l’intensité de l’œil du maître-machiniste.

    Ainsi scannée, numérisée, l’intimité mise au carré,
    Je posai sur le tabouret ma véritable académie
    Et tout mon corps éthérisé, soumis aux couleurs bigarrées,
    Se détendit pour savourer sa vraie cubiste anatomie.

    Depuis, je me vois autrement sous le regard de Picasso,
    Les bleus de l’âme décolorés sous le couvert de la manœuvre.
    J’ai changé mon encadrement et enlevé tous les tasseaux
    Pour un espace amélioré où je vis ma vie de chef-d’œuvre.

    Tableau de Pablo Picasso et Photos de Lujian Zeta Zee & Martin Steinthaler.

  • Pomme éternelle

    Nous sommes tous interpellés par la vie et ses deux visages ;
    Faut-il se faire vacciner ou se méfier d’un complot ?
    Cette pomme si dure à peler a démarqué un balisage
    Où les perdants assassinés vivront parqués dans un enclos

    Le virus, ce fruit défendu, serait-il la reconnaissance
    Afin qu’un ordre rétablisse les privilèges d’un Empire ?
    Tout était donc sous-entendu dans l’air depuis notre naissance
    Afin que chacun soit complice en laissant faire sans rien dire.

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • Le cul entre deux chaises

    Le cul entre deux chaises

    Vaccinés ou être guéris juste pour faire comme avant ;
    Croire en tout ce que l’on nous dit pour mieux rejoindre le troupeau.
    Le monde s’est trop aguerri à trop écouter ses savants
    Qui, à force de pandémies, mettent nos nerfs à fleur de peau.

    Avoir le cul entre deux chaises, la position est équivoque ;
    Courir deux lièvres à la fois, le vaudeville est difficile.
    Vérités ou simples hypothèses font des situations loufoques
    Qui, en éprouvant notre foi, nous rend plus forts ou imbéciles.

    Tableau de Louboutin.

  • L’œil assoiffé

    L’œil assoiffé

    La chasse est ouverte la nuit dans cette nature sauvage
    Où manger ou être mangé reste la règle conflictuelle.
    Les prédateurs sortent à minuit pour mieux perpétrer leurs ravages
    Et entretenir le danger de la vie aveugle et cruelle.

    Les nuits suivant la pleine Lune, en phase d’obscurité complète,
    Entre le coucher du soleil et l’imminent lever de Lune,
    Leurs pauvres victimes opportunes déconcertées à l’aveuglette
    Tombent sous la griffe qui balaye et fauche à la bonne fortune.

    Les attaques de lions sur les humains sont plus fréquentes pendant les nuits qui suivent la pleine lune : les prédateurs profitent de la phase d’obscurité complète entre le coucher du Soleil et le lever de la Lune pour surprendre leurs victimes.

    Photo de Tony Crocetta.

  • La chasse aux météores

    La chasse aux météores

    Heureusement, les météores apportent leurs touches artistiques
    Et impressionnent les paysages comme fidèles innovateurs
    Qui jouent des lumières au-dehors avec des cieux dualistiques
    Comme des signes qui présagent des lendemains rénovateurs.

    L’émission du soleil couchant explose toujours l’audimat
    Avec l’aurore également pour les pionniers, les lève-tôt ;
    Le voile de neige effarouchant qui dépose l’anonymat
    Sur les bois dans l’étalement des collines et des coteaux.

    Tableau d’Orhan Kilic.

  • Des rituels pour échapper aux rituels

    Des rituels pour échapper aux rituels

    Puis, un beau jour, tout se répète ; les jours se suivent et se ressemblent
    Et, chaque jour, se superposent les mêmes heures de chaque instant.
    La vie, sans tambour ni trompette, n’est plus qu’un rythme qui rassemble
    Un cérémonial, je suppose, vers un avenir attristant.

    Pour chasser la monotonie, je m’invente des rituels ;
    Les repas pris à heures fixes, la promenade du matin
    Qui devient la cérémonie des rendez-vous habituels
    Avec les collisions prolixes du cerveau qui perd son latin.

    Tableau de Michael Cheval.

  • Cuisines des quatre saisons

    Cuisines des quatre saisons

    Parmi les cuisines exotiques, les cuisines de tous les pays,
    Toutes les saisons contribuent à la gastronomie moderne ;
    Légumes cuits au froid arctique ou sous la cendre de Pompéi
    Réunissent tous les attributs de l’homme de goût qui s’y prosterne.

    Comme je suis ce que je mange, je bannirai de mon office
    Les nourritures industrielles et celles qui viennent du bout du monde
    Car tous ces étranges mélanges de génétiques maléfices
    Nous apportent déjà des kyrielles d’allergies et de troubles immondes.

    Photos de Shinichi Sasaki.

  • Pourquoi l’Empereur est-il tout nu ?

    Pourquoi l’Empereur est-il tout nu ?

    Plus gros, le tissu de mensonge, plus grand l’habit de comédie.
    Plus on veut façonner la peur, plus on en coudra de boutons.
    Alors je m’imagine en songe comme une sorte de parodie
    Où les gens frappés de stupeur deviennent doux comme des moutons.

    Plus rien après n’est ridicule et l’absurde devient quotidien ;
    On nous oblige à nous masquer, on nous contraint à l’étiquette.
    La résistance capitule et l’on croit les politiciens
    Qui nous leurrent sans se démasquer et nous font fumer la moquette.

    Illustrations des contes d’Andersen par un russe dont je n’ai su déchiffrer le nom sur https:mishka-knizhka.ruskazki-dlay-deteyzarubezhnye-skazochnikiskazki-andersenavolshebnyj-holm .

  • Le banquet des dieux

    Le banquet des dieux

    Bien sûr, il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger
    Mais c’est le propre de la vie qui me pousse à tant consommer.
    En effet « manger » me délivre de la disette et des dangers
    Qui menaceraient ma survie si je n’mange pas à point nommé.

    Manger, ce plaisir délicieux, mérite d’être multiplié
    Avec invités et convives si possible sans modération.
    Mais ne soyons pas malicieux car il faudra bien se plier
    À demeurer sur le qui-vive et agir en pondération.

    Hélas, le paradis des gueuletons souffre du nombre d’invités
    Répartis autour de la Terre et qui s’apprêtent à converger.
    Le nombre croissant de rejetons étant absurde d’éviter,
    Il nous faudrait mettre sous serre toutes les terres émergées.

    Illustrations des contes d’Andersen par un russe dont je n’ai su déchiffrer le nom sur https:mishka-knizhka.ruskazki-dlay-deteyzarubezhnye-skazochnikiskazki-andersenavolshebnyj-holm .

  • Sauvez le flamant rose !

    Sauvez le flamant rose !

    Lorsque les eaux auront noyé les terres plates de Camargue,
    Les flamants roses déprimés seront réfugiés climatiques.
    Il faudra bien les côtoyer et, que ça vous plaise ou ça vous nargue,
    Offrir aux oiseaux réprimés un environnement aquatique.

    Pourquoi pas nos salles de bains pour joindre l’utile à l’agréable ?
    Une bassine pour pédiluve et la bouée autour du cou
    Après quelques mois de turbin pour rendre le tout imperméable,
    Nous en sentirons les effluves embaumer pour un moindre coût.

    Tableau de Kevin Sloan.

  • Sauvez l’éléphant rose !

    Sauvez l’éléphant rose !

    L’absurde besoin d’évasion aura sauvé les éléphants
    En les transformant en montures pour aller courir la savane.
    Chaque fois qu’il en a l’occasion, l’homme aime se montrer triomphant,
    Prêt à partir à l’aventure solitaire ou en caravane.

    L’éléphant coursier au début me paraissait bien ridicule
    Mais on s’y fait, bien arrimé, sur la selle en délicatesse.
    Et la nature contribue à promouvoir ce véhicule
    Car l’animal sait exprimer son aptitude à la vitesse.

    Illustration de Jean-Yves Delitte.

  • Rencontres avec l’au-delà

    Rencontres avec l’au-delà

    Partout je me suis éparpillée dans les espaces parcourus
    Pour jeter un œil au-delà de l’horizon de mes limites.
    Ma tête s’est déshabillée et sur la Lune a discouru
    Tandis que l’âme « a capella » chantait pour devenir ermite.

    Mon corps, un temps, a côtoyé le fleuve des morts vers l’enfer
    Mais il n’a pas su s’adapter et s’est prononcé à l’encontre.
    L’esprit trop instruit s’est noyé dans la science des transferts ;
    Seul le cœur a su adopter tout le bienfait de ces rencontres.

    Illustration de Qingyi33.

  • Le lotus bleu-rubis

    Le lotus bleu-rubis

    Les couleurs de l’Extrême-Orient dans la nuit si fluorescentes
    Teintent de rouges souvenirs le voile noir de mes nuits blanches.
    Et je m’en vais inventoriant ces arabesques évanescentes
    En les espérant devenir des silhouettes qui se déhanchent.

    L’effet Doppler me les rapproche aux premières heures avant minuit
    Dans des volutes orientales comme le dragon des légendes.
    Et puis mes rêves se raccrochent au bleu-rubis d’un train de nuit
    Qui me ramène d’occidentales folles insomnies que j’appréhende.

    Ling Tan photographiée par Vivienne Tam.

  • L’étoile de Descartes

    L’étoile de Descartes

    Chacun attribue le bon sens dans une direction donnée
    Que chacun pense la meilleure même si elle n’est pas partagée.
    Cette opinion même est l’essence de nos ententes désordonnées
    Puisque ceux qui regardent ailleurs sont jugés désavantagés.

    Si tous les hommes naissent égaux et d’opinions équivalentes,
    Alors le bon sens représente une étoile aux milliard de branches.
    Ainsi certains actes illégaux deviennent action ambivalente
    Selon cette loi omniprésente… mais c’est à charge de revanche.

    Photo de Rob Woodcox.

  • L’arbre de vie

    Dans la cinquième dimension, s’étend toute l’arborescence
    Des multiples chemins de vie ; l’inexplicable phénomène.
    Tous nos enfants font l’ascension de l’amour en effervescence
    Qui les entraîne pour la survie de notre destinée humaine.

    Nos arbres généalogiques représentent une mosaïque
    Qui pave toute notre Terre d’une forêt de collisions.
    Alors il paraîtrait logique que les différends prosaïques
    Qui nous divisent en adversaires nous réunissent en cohésion.

    Photos de Rob Woodcox.

  • Trois petits tours – 2

    Quand le rêve prend des couleurs, il devient un songe inspiré
    Par une station émettrice des histoires les plus honorables.
    Le bleu révèle les douleurs d’une âme au destin aspiré
    Auprès des lignes directrices aux routes incommensurables.

    Le bleu contient tant de nuances que ses tons en sont insondables
    Le rêveur choisit sa palette entre le cyan et l’outremer.
    Il dosera son influence selon les vents accommodables
    Qui soulèveront la voilette des jeunes beautés éphémères.

    Car la beauté fond au réveil ; les visages se volatilisent
    Dans l’eau de rosée de l’aurore qui dilue les bleus de la nuit.
    Mais une couleur reste en veille afin que le rêveur élise
    Celle qui demain viendra encore renouer l’intrigue à minuit.

    Tableaux de Diego Fernandez sur https:aphrodisiacart.tumblr.comtaggedDiego+Fernandez .

  • Trois petits tours – 1

    Lorsque les beaux rêves s’enchaînent durant plusieurs nuits d’affilée,
    Lorsque les anges se déguisent dans des volutes de fumée,
    Je reste sur la même chaîne pour voir le film en défilé
    Par chaque scène qui aiguise l’appétit que j’ai consumé.

    Je fais un arrêt sur image lorsque l’héroïne apparaît
    Pour en tâter toutes ses formes et pour en goûter sa substance.
    Un ralenti pour faire hommage à la grâce qui transparaît
    Dont je me renseigne et m’informe pour de prochaine occurrences.

    L’achèvement souvent se perd dans des tourbillons vaporeux
    Mais la fin n’a pas d’importance et j’en oublie le dénouement.
    À la nuit tombée j’en espère un épisode savoureux
    Qui nourrira la consistance de mon plus humble dévouement.

    Tableaux de Diego Fernandez sur https:aphrodisiacart.tumblr.comtaggedDiego+Fernandez .

  • La fête à la libération

    La fête à la libération

    Viendra la fin des oppressions où l’on pourra faire la fête
    Mais rien ne sera comme avant pour les anciennes générations.
    Viendra le temps des répressions où l’on verra tomber des têtes
    Dans l’euphorie parachevant le jour de la libération.

    Pendant la folie collective, on chantera avec allégresse,
    On boira et on mangera avec des larmes et des rires.
    L’atmosphère étant explosive, la joie entraînera l’ivresse
    Et la foule se vengera pour le meilleur et pour le pire.

    Illustrations des contes d’Andersen par un russe dont je n’ai su déchiffrer le nom sur https:mishka-knizhka.ruskazki-dlay-deteyzarubezhnye-skazochnikiskazki-andersenavolshebnyj-holm .

  • Prisonnier de moi-même

    Prisonnier de moi-même

    Je suis comme cet éléphanteau, fermement rivé au piquet,
    Qui lutte de tous ses efforts jusqu’à renoncer, épuisé.
    Par tous ces liens fondamentaux à ma liberté abdiquée,
    Je me contrains dans l’inconfort de mon carcan concrétisé.

    Et puis, j’apprends à me soumettre aux règles de la société
    Et m’habitue à mes limites que je négocie sans relâche.
    Ces contraintes deviennent mes maîtres et me formatent à satiété ;
    Soit je m’enfuis comme un ermite, soit j’accepte et je deviens lâche.

    Mais au dehors, l’intolérance à être différent des autres
    Me renvoie dans mes certitudes aussi solides qu’une prison.
    Ma liberté devient l’errance d’une utopie – typiquement vôtre –
    À vivre dans vos habitudes qui ne dépassent nul horizon.

    Tableau de Rodrigo Aviles.

  • Le miroir de la mer

    Le miroir de la mer

    La ligne d’horizon tendue sur la frontière qui sépare
    L’O de la mer et l’R du ciel n’est que le bord du miroir d’OR
    Qui renvoie l’arc inattendu du rayon vert qui se prépare
    Quand le soleil interstitiel descend, s’immerge et puis, s’endort.

    Dans ce lieu bi-dimensionnel, un corps astral en pleine Lune
    Perce la surface outre-mer et diffracte en éclairs gris-blanc.
    L’astre nocturne ascensionnel répand dans la nuit opportune
    Le reflet d’argent éphémère qu’une vague apporte en tremblant.

    Illustration de Catherine Meurisse.

  • Bons baisers bien baveux !

    En Helvétie, la mer fantôme évoque encore le vendredi
    Les bisous tendres et bien baveux des sirènes alémaniques.
    En Romandie, mêmes symptômes mais c’est plutôt le mercredi
    Que leurs rappels, j’en fais l’aveu, demeurent les plus hédoniques.

    Sur les montagnes du Valais, les héritiers des loups de mers
    Remontent les torrents furieux au respect de leur libido.
    Et du Jura ont dévalé les néréides et les chimères
    Qui font le bonheur des curieux qui s’approchent, nus, des cours d’eau.

    (Tableaux de Pedro Covo.
    Sans mentir, j’ai trouvé un magnifique coquillage coniques dans un ruisseau en montant au château de Kyburg qui se dresse devant chez moi de l’autre côté de la Töss.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • L’aube de la féminité

    L’aube de la féminité

    Les nuits sont paraît-il enceintes et nul ne connaîtra le jour
    Qui naîtra demain des amours du Soleil amant de la Terre
    Dont l’intimité sacro-sainte à l’aube enfantera toujours
    Les merveilleux fruits du labour pour son offrande alimentaire.

    Ainsi quand deux soleils se lèvent comme nimbés d’une auréole,
    Dans une aurore qui frissonne après l’amour d’une nuit blanche,
    C’est la femme qui prend la relève par l’éclat de ses aréoles,
    Sa peau de pèche qui hérissonne et son bassin qui se déhanche.

    (Tableau de Vladimir Karnachev.
    « Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra. », proverbe ottoman.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Red Bull, sors de l’Europe !

    Red Bull, sors de l’Europe !

    Après avoir séduit Europe et lui avoir fait trois enfants,
    Zeus la donna en mariage au roi de Crète Astérion.
    Elle, abusa de psychotropes de toutes sortes en s’esclaffant
    Contre ce fol carambouillage que nous-mêmes discréditerions.

    L’histoire se répète de nos jours ; on nous promet l’Europe unie
    Pour aider notre économie et nous rendre compétiteurs.
    Hélas, nous sommes à notre tour violés, trompés et démunis
    De notre propre autonomie par nos alliés débiteurs

    Tableau de Vladimir Karnachev.

  • Iel, Faunet, faunette

    Iel, Faunet, faunette

    Est-ce un garçon manqué ? Une fille réussie ?
    On ne savait pas trop quelle était sa nature.
    En tous cas, il ou elle s’amusait sans souci
    À parafer ses farces de sa folle signature.

    Tu tombais dans trou et tu l’entendais rire
    En voyant son derrière s’enfuir dans les fourrés.
    Tu « le » ou « la » trouvais en train de te sourire
    Émergeant d’un étang, la tête énamourée.

    Comme elle était jolie ou comme il était beau
    Avec ses papillons en guise de couronne !
    « Il » ou « elle » dansait en frappant des sabots,
    Cornes en colimaçon et la queue fanfaronne.

    Tableau d’Akreon.

  • Déesses ou démones ?

    Je ne sais à qui me fier parmi tous ceux qui me promettent
    Une société exemplaire où justice serait attestée.
    Suis-je moi-même qualifié pour dire sans trop se compromettre
    Si untel pourrait me complaire ou si je pourrais le détester ?

    Tous ceux que j’ai pris pour des anges se sont révélés des démons
    Et ceux dont je me méfiais ont fait pire que je ne pensais.
    Mais je crois que lorsqu’ils mélangent gauche, droite, aval et amont,
    C’est pour mieux me stupéfier et bien mal me récompenser.

    Tableaux de Keith Stillwagon.

  • Le monde du dessous

    Le monde du dessous

    Sous les abysses insondables inaccessibles aux pollutions,
    Des créatures fantastiques jouent aux dépends de la science
    Qui les considère pendables au regard de l’évolution,
    Eux, qui se montrent sarcastiques de demeurer dans l’inconscience.

    Ils vivent de chasse et de pêche sans besoin de justifier
    Une nourriture équilibrée, minimum cinq algues par jour.
    Ils n’ont aucune loi revêche ni de credo mystifié ;
    Tant qu’ils ne sont pas dénombrés, ils se complaisent en leur séjour.

    Illustration de Lily Padula sur https:www.inprnt.comgallerylily_padula .

  • Le monde du dessus

    Le monde du dessus

    Au-delà de ce que peut comprendre la plupart des petites gens,
    Existe un royaume des dieux interdit aux simples mortels.
    Pour y entrer, il faut apprendre la loi du pouvoir de l’argent,
    Faire partie du club dispendieux et s’établir dans le cartel.

    La jet-set vit dans l’abondance dans son univers triomphant
    Où elle s’amuse à créditer crises et misères sur la Terre.
    Par la fontaine de jouvence alimentée par des enfants
    Elle vit depuis l’éternité de ses richesses excédentaires.

    De temps en temps, un ange déchu vient féconder une mortelle
    Afin de produire un héros qui vient galvaniser son peuple
    Et doit payer le terme échu de son parcours qui l’écartèle
    Par sa mort qui remet à zéro les péchés du troupeau aveugle.

    Illustration de Lily Padula sur https:www.inprnt.comgallerylily_padula .