Tu m’as tendu la main pour un seul baisemain. C’était trop incertain… sans autre lendemain… Pour tenter le destin, j’ai pris l’autre chemin ; J’ai caressé tes seins puis cajolé tes reins…
En remontant le long de ton bassin fécond J’ai ôté le bouton fermant ton pantalon Découvrant les vallons de tes hanches aux talons Pendus aux mamelons devant ce tourbillon…
Je me suis attardé, ma main a câliné Tous les endroits secrets que tu m’as révélés. Cette main étalée sur ta peau excitée M’a appris les accès au plaisir sublimé !
Que cette main phallique comme une basilique Soit la plus héroïque et la plus angélique Pour la touche exotique ou bien psychédélique, Pour l’amour idyllique tout à fait symbolique !
Version 2 (acceptée)
J’ai étendu la main pour rallier le ciel. Pour chercher le chemin, le canal sensoriel. Je suis un être humain, mais un être pluriel. J’ai fait mon examen, je me sens fusionnel.
Je sens à travers moi plein de comportements. Ce sont ces petits « moi » qui font complètement Ce qu’ils veulent de moi ; ils sont tous différents. Mon être en cet émoi n’est pas indifférent.
Mais je sens dans mon corps un appui, un support. Et je sens dans mon cœur un canal intérieur. Je perçois mon esprit comme un outil précis. Et je vois dans mon âme : l’émetteur haut-de-gamme !
J’ai étendu la main dans un appel d’amour ; Un divin baisemain qui me répond toujours. Qui crée mes lendemains sous un tout nouveau jour Et construit pour mon train le chemin le plus court.
J’ai répondu présent à ta fête aujourd’hui Je t’avais apporté cette coupe de fruit C’était une attention, juste un acte gratuit Ma participation sans un mot sans un bruit
Pour ton anniversaire, j’avais choisi les fruits Parmi tes préférés, dans les meilleurs produits. Je les avais dressés en corbeille Feng shui, Achetés au marché ce matin à Pertuis.
Quand tu m’as invité, la fête terminée, À finir la soirée tout autour d’un diner, Je pensais partager sans ambiguïté Ces fruits mûrs à souhait avec félicité.
Sans que je m’y attende tu t’es montrée méchante. J’ai lâché les commandes ; ta voix était tranchante. Tu m’as mis à l’amende de manière effrayante. Sévère réprimande ! Destruction foudroyante !
Tous les plaisirs de la vie sont offerts Comme une coupe de fruit pour dessert. Nous traversons notre part de désert, Nous avons tous notre part de misère.
Quelquefois un accident nous empreint De gravité par un choc incertain. Mais si nous savons demeurer sereins, Nous devenons un petit peu plus humains.
La vie, c’est comme une coupe de fruits : Hier amer et sucré aujourd’hui, Hier du pain sec, aujourd’hui des biscuits… Tout est payant mais les coups sont gratuits !
Cette flamme éternelle brille dans la lumière. Toujours elle rappelle mes plus fortes prières. Tous mes désirs secrets, mes soifs particulières, Ainsi représentés par cette chevalière.
Tu es mon étendard, le témoin qui annonce Que j’ai déjà reçu mes plus belles réponses. Tu étends mon regard et jamais ne renonce Ni ne s’avoue vaincu et jamais ne s’enfonce.
Chaque fois je te vois tourner vers le soleil ; À chaque heure du jour tu demeures en éveil. Quand les ténèbres tombent, tu te mets en sommeil, Mais quand tu sors de l’ombre, tu sonnes le réveil !
Cœurs de feu, flamboyant, de soleil ! Fleurs de terre, émergeant du sommeil ! Filles d’eau, absorbant la bouteille ! Courants d’air, éclatant sans pareil !
Cœurs de terre, nourrissant mon éveil ! Fleurs de l’eau, séduisant mon oreille ! Filles d’air, suscitant mon réveil ! Flots de feu, scintillant de vermeil !
Cœurs de l’eau, navigant sans pareil ! Fleurs de l’air, butinant les abeilles ! Filles de feu, méditant mes conseils ! Fruits de terre, produisant des merveilles !
Viendras-tu sous la Lune, dans le secret des dunes ? Mon bateau de fortune mouille dans la lagune. La nuit est opportune, j’ai l’accord de Neptune ! Viens sans frayeur aucune, viens, rejoins-moi ma brune !
Ce soir dans la brume sans autre costume, Toi, l’encrier d’écume et moi le porte-plume. Et comme de coutume, cette nuit sous les plumes, Que l’amour nous consume à son plus fort volume !
Celle que j’ai aimée, que j’ai presque épousée, A beaucoup de chagrin depuis que j’ai quitté Son lit et son foyer, qu’elle m’a jalousé. Aussi je reconnais ma responsabilité.
N’ai-je pas de la peine, moi qui ai traversé Océans d’aversions et d’amour transpercé ? Veux-tu voir les raisons qui m’ont bouleversé, Arrêter les griefs qui t’ont controversée ?
Accueillante, avenante, tu m’étais apparue Nimbée de gentillesse et tes mots un peu crus Ne me dérangeaient pas ; ils étaient bienvenus ; Et tu m’as embrassé et montrée toute nue.
Mais petit à petit cette rigidité A grandi et rompu toute l’intimité. Rien ne te convenait ; tu m’as court-circuité Invitant à trahir toute notre amitié.
Savez-vous où est le peintre, le maître de la palette ? Mais où est passé l’artiste, disparu aux oubliettes ? Il a laissé ses couleurs s’échapper de sa mallette Maintenant tout se mélange, tout échappe à sa houlette.
Soudain le bleu de la vague attaque avec les goélettes. Mais quand sonne la retraite, c’est le retour des sablettes, Les dunes de sable jaune dominent sur la plagette ; Puis c’est à nouveau l’assaut commandé par les mouettes.
Puis soudain le jour faiblit, lentement la marée monte. Le sable blond disparait et sans demander son compte ! Puis le soleil qui se couche enflamme le ciel de fonte ; La nuit met son couvre-feu sur ce monde noir de honte.
Mais où est passé le peintre ? C’est lui le vrai responsable ! Savez-vous où est l’artiste ? On recherche le coupable ! Il a laissé ses couleurs dans un chaos effroyable. Maintenant c’est les ténèbres, c’est fini, c’est pitoyable.
J’ai traversé mille dangers, j’ai reçu mille tentations, Mais je n’ai jamais reculé, j’ai accepté l’humiliation. Je continue à avancer malgré les dénonciations. Et je m’attache à progresser en évitant l’aliénation.
Mais après mon initiation, j’ai l’âme en paix et reposée. J’ai reçu l’illumination, tous les dangers sont oubliés. Mon cœur vit une association, l’esprit serein est détaché. Je suis la réconciliation, je suis vainqueur et je suis prêt !
Il montre un visage impassible, tout en lui parait immobile. Il garde les yeux entre-ouverts mais il entend, il assimile. Il nous regarde à l’intérieur avec la vision dans son cœur. Il nous entend de l’extérieur tout en gardant un air songeur.
Il reste calme, indifférent, mais enregistre tous nos mots. Il prend tout, ne rejette rien, il ingurgite tous nos maux. Il digère en son intérieur et nous décharge des douleurs Il régurgite à l’extérieur toutes nos peurs et nos rancœurs.
Devant ma fenêtre au soleil, j’ai exposé mon idéal : Un bouquet de fleur éclatant, mon altier flambeau floréal. Il illumine ma maison comme une aurore boréale. Il est témoin de ma passion de Marseille jusqu’à Montréal !
Ce bouquet expose un appel, il formule de belles intentions. Un flambeau de fleurs immortelles, un témoignage de l’impossible. Aucune fleur n’est délaissée, chaque fleur a la prétention De réaliser le bouquet et percevoir tous les possibles.
Il montre le côté actif, la destination infinie, Il chasse les peurs et les doutes, il les extrait de votre cœur. Il veille pendant votre sommeil, vos rêves deviennent plus définis Vos rêves se changent en inventions et vous devenez des sauveurs.
Percé jusqu’au fond du cœur D’attaque multiples aussi bien que cruelles, Misérable anima qui cherchait la querelle, Malheureux animus d’une injuste rigueur, Je demeure immobile, et mon âme abattue Cède aux coups qui me tuent. Si près de voir ma vie renouvelée, Ô Dieu, la douleur intestine ! En ce combat mon cœur est l’offensé, Et l’offenseur le cœur de Martine ! Que je sens de rudes sauts ! Contre mon propre destin mon désir s’intéresse : Il faut calmer les envies, et perdre les caresses. L’un m’anime le cœur, l’autre retient mes assauts. Réduit au triste choix de me trahir moi-même, Ou de vivre un dilemme, Des deux côtés mon mal est infini. Ô Dieu, la douleur intestine ! Faut−il laisser mes efforts anéantis ? Faut−il punir celle qui les ruine ? Dans mon corps, dans le sien, dans mon âme, dans mon cœur, Noble et dure torture, aimable dictature, Tous mes désirs sont morts, et mes espoirs ternis. L’une me rend malheureux, l’autre fou de douleur. Cher et cruel espoir d’une âme généreuse, Mais ensemble amoureuse, Digne ennemi de mon plus grand bonheur, Dard qui cause ma ruine, M’as-tu frappé pour pousser mon malheur ? M’as-tu frappé pour perdre Martine ? Il vaut peut-être mieux mourir dans l’immédiat. Je le dois à Martine aussi bien qu’à moi-même ; J’attire en la quittant sa haine et ses problèmes ; J’attire mon mépris en ne me respectant pas. À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle, Et l’autre indigne d’elle. Mon mal augmente à le vouloir guérir ; Tout redouble ma déprime. Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir, Mourons du moins pour oublier Martine. Mourir sans bâtir ma maison ! Rechercher un départ si mortel à ma gloire ! Endurer que l’histoire impute à ma mémoire D’avoir mal soutenu l’honneur et ma raison ! Respecter un amour dont mon âme égarée Voit la perte assurée ! N’écoutons plus ce mental suborneur, Qui ne sert qu’à ma ruine. Allons, lâchons, abandonnons nos valeurs, Puisqu’après tout il faut m’éloigner de Martine. Oui, le mental s’était déçu. Je dois tout à mon cœur avant qu’à ma maitresse : Que je meure en sautant, ou meure de tristesse, Je rendrai l’âme pure comme je l’ai reçue. Je m’accuse déjà de trop de négligence ; Agissons avec diligence ; Et tout honteux d’avoir autant lâché, Ne soyons plus dans la ruine, Puisqu’aujourd’hui mon cœur est l’offensé, Si l’offenseur est le cœur de Martine.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Fille du vent, fille de l’air, ton étendard flotte en soupirs. Tant que tu cours, tant que tu vis, ton drapeau vit tes souvenirs. Âme guerrière et chasseresse, les fleurs racontent tes histoires. Fille de feu, fille de l’eau, tous les fruits chantent tes victoires !
Les fleurs t’apportent guérison ; elles donnent un champ d’énergie. Et Il n’existe nul endroit où ce champs-là n’existe pas. Il est présent dans l’ADN et ce processus en surgit. Cette force est omniprésente c’est la fine fleur des repas.
Fille du vent tu es reliée, ton étendard est l’intention Que tu ranimes à l’intérieur et te rapproche de ta source. Car tout le règne végétal est en parfaite proportion Avec les forces de l’écho qui résonnent durant ta course.
Suis bien le vent de l’intuition, ton baromètre intérieur ! Laisse-toi porter dans le vent car la réponse est dans le vent ! La solution à tous tes maux, de tous les problèmes extérieurs, C’est dans l’écho de chaque brise que tu te remets en avant.
Il est au cœur de l’Univers, frontière entre Esprit et Matière. Il engendre avec les étoiles, produit des fruits de ses prières. Il enfante au sein de la Terre, porte des enfants de lumière. Ses bras répandent de l’amour, rallie les âmes en sanctuaire.
C’est l’amour qui coule dans sa sève, elle rallie toutes les branches. Elle conjugue connaissance avec le fruit de ses racines. Elle harmonise la conscience de branches fermes, puissantes et franches. Elle relie la Terre-Mère en nous transmet sa médecine.
Approchez-vous de l’Arbre-Mère, à bras le corps et sans manière ! Réalisez votre intention et multipliez votre chance ! Éliminez le négatif, concentrez-vous sur la charnière, Le cœur même de l’intention, celui qui crée en alliance !
Si nous nous sentons aussi mal et si nous recherchons le stress, Nous créons là des réactions qui retirent toute attention. Gare aux maladies et aux chocs qui vont arriver en excès ! C’est pourquoi il faut activer ses pensées de bonnes intentions.
Si vous êtes de bonne humeur, contactez bien vos intentions, Car, même en crise, vous allez bien, si vous utilisez l’humour ! Prenez conscience de votre stress, ses sentiments plongent en tension. Puis, recherchez quelle pensée redonne sourire, renvoie l’amour.
Tournesols sentinelles, mon armée de lumière, Tous vaillants dès l’aurore, debout sur la clairière. Fidèlement ils servent la cause templière, Soldats du Roi Soleil, la cheville ouvrière.
Partout sur la planète, des Alpes à la Cordillère Ils forment une chaîne, solide cordelière. Prêts à intervenir, main sur la poudrière, Juchés sur les bruyères, la fleur mise en œillère.
Elle embrasse, elle enlace, elle serre, elle étreint, La plage aux deux bras d’or au silence restreint. La vague arrive en force et puis elle s’astreint Elle s’amplifie puis, déferle avec entrain.
Mille feux s’illuminent quand explose la vague. Mille étoiles scintillent comme au fil de la dague. La plage aux deux bras d’or s’étend sur la madrague Et le soleil se lève à l’heure de Copenhague.
Prince trahi, prince oublié, prince déchu, Prince échappé, tu t’es enfui, tu t’es perdu. Ici prend fin ton odyssée inattendue. Abandonné et rejeté, tu es fourbu.
Sur cette plage aux eaux sauvages tu cherches en vain Un magicien ou un oracle ou un devin, Quelqu’un qui sait où tu poursuivras ton chemin… Est-il écrit ? Qu’a donc tracé ton écrivain ?
Bientôt le ciel se lèvera sur ton destin. Tu cesseras de fuir comme un fou clandestin. Tu vas trouver, l’intuition guide ton instinct. Ton avenir se concrétise, devient distinct.
Elle apparut dans un regard couleur de feu. Sa jolie voix portait un timbre mélodieux. Une âme espiègle s’agitait derrière ses yeux. Son cœur d’enfant teintait son sourire malicieux.
Dès le début elle a joué avec le feu M’a entraîné dans ses délices capricieux Hypnotisé par ses beaux iris camaïeux Je me suis immergé dans ses pièges moelleux.
Corps de sirène, Cœur de silex, Être amoureux, L’âme conjugue et se consume avec le feu. Seins envoûtants, fesses ardentes, sexe odieux, Tu me tourmentes et tu me tentes et c’est l’adieu.
J’ai entrepris ma voie sans regard en arrière ; J’ai atteint des rivages qui me semblaient de pierre Mais se sont révélés n’être que de poussière… Mon coeur est un creuset éprouvé de matières !
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Qui cesse d’être un ami ne l’a jamais été, Et plus mon cœur y pense et plus il est blessé, On n’accuse jamais sans quelque peu mentir, Mais je ne pardonne pas à qui m’a fait rougir.
Il est né ce matin, le petit port nippon Dans le creux des bassins, ce havre cache-tampon Il est né de la terre, accouché sur les ponts Le soleil est son père, dressé comme un lampion.
Le pays de la mer et du soleil levant. Un pays de montagne, une source de paix. Dans les temples shintô le mythe est loin devant, Au cœur de la nation et dans l’art de l’épée.
Pas de philosophie, pas de rite, pas d’écrits. Une force puissante frémit, spirituelle. Son âme mystérieuse se tapit dans les cris De joie et d’émotion du cœur perpétuel.
Sur son front l’escarboucle, Couronne sur ses boucles, Observe les humains D’un œil sur leur chemin. Cette pierre précieuse Dont elle est la bailleuse Est bien dissimulée Dans les bras des marais. Quand la vouivre est partie Si le pirate hardi Veut la subtiliser Elle reste aux aguets Des trésors souterrains Aujourd’hui et demain.
Heureuses sont les barques, après un beau voyage, De venir s’échouer enfin sur cette plage Après avoir conquis de leur accastillage Mille-et-une contrées d’un adroit convoyage.
Elles ont ramené mille-et-un coquillages Incrustés dans leurs coques comme des corbeillages. Elles attendent là, pour leur déshabillage, Jusqu’à être appelées pour le prochain mouillage.
Elles rêvent souvent de terribles pillages Elles fantasment et crient en chœur « à l’abordage !» Ces vaisseaux animés portent dans leur sillage Mille-et-un rêves encore et bien plus davantage !
Le départ est donné, toutes se précipitent Dans la fièvre enflammée de la course-poursuite. Toutes n’ont qu’une idée qui dicte leur conduite : C’est de renouveler la flore décrépite.
Voyez-les s’activer ! Elles font les trois-huit Pour tout illuminer quasiment tout de suite ! Car c’est leur destinée, leur offrande gratuite, D’offrir l’amour inné de leur nature instruite.
Hissez haut vos couleurs, chevaliers de lumière ! Présentez les honneurs, cavaliers de la mer ! La force dans vos cœurs portera la bannière De cet astre vainqueur sur ces eaux printanières.
J’aime voir dans vos voiles le vent souffler l’espoir. Ce moteur est puissant et reste universel. Dans vos ailes gonflées je me vois en miroir Et quand vous chavirez, c’est mon cœur qui chancelle.
Nous sommes les enfants d’une même lignée. Vous, filant sur les mers, moi, par procuration. Mais c’est le même vent dans vos voiles alignées Qui me souffle l’esprit et mon inspiration.
Mais en vous regardant, chevaliers de lumière, C’est en vous chérissant que j’apprends à m’aimer. Et c’est ce même écho d’une allure familière Qui résonne en mon corps et mon cœur enflammé.
Fleur au brasier ardent ! Fleur au cœur débordant ! Pour qui briller autant d’un éclat abondant ? Tu t’embrases aujourd’hui pour enchanter ma mère Et tu t’épanouis pour enfanter ma chair !
Prise au buisson ardent, elle conserve le feu Qui brûle sans consumer d’un soleil éternel C’est la fleur des vestales et sert de boutefeu Pour transmettre la flamme à toutes les chandelles.
L’artiste a eu du mal à fixer sur la toile Cette fleur qui enflamme le cadre et le tissu Seul un peintre-pompier de quatre ou cinq étoiles En fixera le feu dont il en est issu !
Cette rose arrosée à très petites doses S’épanouit aujourd’hui d’une métamorphose. Son cœur est détonant, c’est pour lui seul que j’ose Souhaiter l’anniversaire dans un élan grandiose. J’y mets toute mon âme, je me fais virtuose Pour compter ses trésors et bien mille autres choses.
Ce tapis de fleurs blanches posé sur l’eau mouvante Me raconte à l’oreille, d’une langue vivante, Les mémoires oubliées et des plus émouvantes Des amours passionnées, poignantes et captivantes.
C’est là que les sorcières se transforment en grenouilles Car pour faire l’amour, c’est une panacée Jouant sur l’équilibre du soleil qu’elles mouillent Et de l’eau du marais toute encadenassée.
Mais le plus beau spectacle, c’est le soir au coucher Qu’on voit toutes les fées y donner des ballets Dans leurs robes d’étoiles dans la grâce accouchée Engendrées par la lune, elles sont toutes emballées !
Mes plus beaux souvenirs c’est sur ces nénuphars Que j’ai connu l’amour sur les limbes étalés Avec la fée clochette juste vêtue de fards Elle m’a initié aux charmes pétalés.
Éclabousse-moi fort, coquelicot sauvage ! Enveloppe-mon corps de ton rouge pavage ! Ton limbe de satin, sublime coquillage, Excite mon corps sain et l’emmène en voyage !
Ouvre grand tes pétales, laisse-moi m’installer Sur ton tapis volant déployé sur l’azur. Laissez-moi m’envoler, laissez-moi m’en aller, Je suivrai les oiseaux au-dessus des masures.
Le contact de ta peau me rappelle la femme, Membrane délicate juste sur l’ouverture, Quand je lui fais l’amour et que son cœur m’enflamme, Son doux gémissement ressemble à ta texture.
Rouge comme mon sang que j’ai cent fois versé, Rouge comme son sang du cycle menstruel. Tu nous rappelle aux cœurs cent fois bouleversés. Coquelicot sauvage, tu n’es pas si cruel !
Ils sont tous les témoins de notre astre solaire, Toujours ils nous rappellent notre foyer stellaire. Ils le suivent fidèles et tout au long du jour Avec les autres plantes et les belles-de-jour.
Leurs yeux sont grand ouverts à l’unanimité. Ils prononcent ensemble la même volonté. C’est la voix du soleil en équanimité Clamée de mille voix, le regard affronté.
Prenez les tournesols, tournés vers le soleil. Prêtez-leur bien l’oreille vous allez écouter : C’est la voix du soleil qui multiplie l’éveil Et résonne à l’envi en valeur ajoutée.
Pareilles à nos cellules, pareilles à nos âmes, Mon réseau d’entités est fixé sur l’écho. Je sens s’additionner leurs voix comme des lames Capable d’égaler la force d’une loco.
Je sens ces rayons d’or qui émanent de toi M’atteindre dans mon corps au plus profond de moi. Et ces volutes bleues qui sortent de tes ailes Réveillent dans mes yeux une onde immatérielle.
Enveloppe-moi fort, j’ai besoin de ton aide Peu m’importe la mort si tu es le remède À toutes ces blessures qui me creusent le cœur ; De toutes ces morsures, tu es libérateur !
Flamboyant de lumière, brillant de mille feux Illuminant le monde d’un éclat boutefeu Je reçois ta puissance, tu m’en mets plein les yeux Toi l’astre qui honore mes amis, mes aïeux.
Tous mes bateaux s’allument, leurs voiles se consument. Tous les mâts étincellent comme fer sur l’enclume. Sur les eaux endormies, les rayons de ma plume Agitent cette crique et la sort de la brume.
Des lueurs apparaissent sur les extrémités Par les feux de Saint-Elme avec obscénité Comme des farfadets avec sérénité Frappant leurs homélies codées d’éternité.
Le feu de Saint-Elme est un phénomène physique, ne se produisant que dans certaines conditions météorologiques, qui se manifeste par des lueurs apparaissant surtout aux extrémités des mâts des navires et sur les ailes des avions certains soirs. Ce phénomène se crée parfois aussi en très haute altitude, au-dessus des cumulonimbus. Dans ce cas, on parlera de « farfadets ».
L’avez-vous vue passer, cette ligne tendue ? Cette onde qui s’avance, cette vie dépendue ? C’est mon cœur, c’est mon âme qui se sont distendues Et traversent les flots bleus de l’inattendu.
Je ne suis que la crête, m’avez-vous entendu ? Je ne suis que le son d’un accord suspendu Parfois désaccordé dans des malentendus, Parfois harmonisé dans l’amour répandu.
Mais j’aime être la vague avec sous-entendus Qui relie par le monde les grandes étendues. Mais j’aime être la lame avec, bien entendu, Le sac et le ressac comme un fil surtendu.
J’ai barré de mon bras ces eaux tumultueuses. J’ai regardé passer mes passions amoureuses. J’ai senti les remous des eaux parfois boueuses. Mais il n’en est resté que poussière railleuse…
La vie est surprenante, elle est souvent curieuse Et je me laisse prendre aux amours fastueuses. Je finis par penser ma chance fructueuse ; Je me laisse abuser des sirènes affectueuses…
Mais une fois passées, les vagues présomptueuses, Après avoir filtré cette mer impétueuse, Rien ne reste des eaux aussi voluptueuses Sinon l’humilité toute respectueuse.
Regardez-les, rebellés et toujours indifférents Aux assauts des ressacs. Regardez-les fiers et forts mais jamais belligérants Aux attaques du sac. Regardez-les toujours là, immobiles persévérants Aux violences démoniaques. Au fil des ans, lentement, ils ne pourront plus vraiment Porter leur havresac. Mais ils seront restés jusqu’au bout les conquérants Du monde paranoïaque.
Elle frappe mon corps, elle heurte mon cœur, Elle est froide et glaciale, avec son air moqueur. La vague est sauvage, elle attaque en chœur, Cinglant dans la joie ou à contrecœur.
Lentement, à l’usure, de ces marteaux-piqueurs Je faiblis et recule, j’ai des haut-le-cœur Je cherche aux alentours un petit remorqueur Pour panser mes blessures et revenir vainqueur.
L’heure que je préfère, celle que j’affectionne, Entre chien et loup quand mon âme papillonne, Courant la lande bleue parmi les belladones, Comme un lion heureux rêvant à sa lionne.
Parfois la lande est triste, parfois elle rayonne, Je le sais, je le sens, mon âme est tatillonne. Je guette l’expression des prairies vermillonnes, Je fais corps avec elles, mon âme est leur championne.
J’ai écouté les ondes et j’ai vu leurs mirages Mais ce n’était pour moi qu’une voie de garage. Combien de caprices et combien d’enfantillages Ai-j’au hasard laissés échouer sur cette plage ?
Je n’en regrette pas moins ce triste voyage Les bons moments vécus, les tendres effeuillages Seule la voix de la mer dans tous ses coquillages M’accompagne encore tout au long de mon sillage.
Dès que s’enflamme l’aube aux couleurs de lumière, Les marins endormis piégés dans leur sommeil Se retrouvent éblouis et ferment leurs paupières Devant l’astre puissant qui sonne leur réveil.
Ça leur brûle les yeux, le supplice est cruel ! Ils froncent les sourcils, mettent main en visière ! Heureusement pour eux, pas besoin de visuel ; Ils suivent la marée, tout droit, dans la lumière.
Et l’essor prodigieux du chariot de Yahvé Brille de mille feux d’un éclat glorieux. Les marins aveuglés ont les yeux délavés D’un iris délayé par ce bleu victorieux !
Venez tous embarquer dans mon navire-prose ! Il vogue sur les sept vers là où soufflent les vents Il franchit les sonnets grâce à l’hélice rose Parti d’Eldorado, il vaincra l’océan !
Mon hélice est taillée d’un bloc de météore Dans un embrasement d’aurore boréale Avec l’Amour de Dieu dans un confiteor Qui fait Rose-des-vents, délices floréales !
Je suis seul Maître à bord, le Capitaine et mots Je vous emmènerai aux pays légendaires Derrière l’horizon dans la baie des gémeaux Où l’on s’aime d’amour le soir au belvédère.
Lorsque s’ouvre la fleur au chemin de l’extase ! Lorsque mille parfums au goût musqué s’exhalent ! Quand les préliminaires s’effacent à l’épitase ! Quand le pistil culmine d’un plaisir abyssal !
C’est une belle plante et de bonne famille. Elle a de belles jambes surtout quand elle se penche. Quand sa robe est troussée ou qu’elle se déshabille Et qu’elle ôte sa petite culotte pervenche.
Connaissez-vous son nom ? C’est Alice Martagon ! Elle vit à Marseille, elle est méridionale ! Elle sert les midis ses délices estragon Que je vais déguster dans son sein vaginal.
Souvent l’âme s’envole et part à tire-d’aile Comme un papillon noir aux ailes couleur de miel. Toujours attiré par des gerbes d’étincelles, Il se nourrit de mets subtils immatériels.
Aussi légère que l’air, délayée dans l’éther, Elle est la part innée de l’être solitaire. Partie spirituelle, divine et éternelle, Le cœur est ta raison d’aimer irrationnelle !
Dis-moi, bel ange blond, as-tu vu mon armée ? J’ai perdu mon épée, au bras, je suis blessé ! Dis-moi, bel ange blond, as-tu mon bouclier ? Il était à mon bras mais j’ai dû le lâcher ! Peux-tu, bel ange blond, m’aider à me lever ? Je suis tombé là-bas, j’ai failli, j’ai chuté ! Merci, bel ange blond, grâce à toi j’ai lutté Je me suis relevé et j’ai continué !