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  • Le rendez-vous amoureux

    Le rendez-vous amoureux

    Traversons le lac bleu plongé dans le silence.
    J’ai allumé les arbres pour te servir de phares.
    J’ai le cœur enfiévré d’une rare violence,
    Il en bat le tambour et en fait la fanfare !

    Dans le miroir magique de ses eaux engourdies,
    Je te vois revêtue de lapis-lazuli ;
    Et dans l’air embrumé de la nuit assourdie,
    Je vois la protection du haut des tumuli.

    Pas besoin de discours ni de lettre d’amour,
    Le chemin est tracé, nous pouvons l’explorer.
    La nature est parée de séduisants glamours
    Pour nous accompagner et pour nous déflorer.

    Sous un rayon de Lune tu pourras t’installer,
    Juste vêtue d’étoiles et coiffée d’étincelles.
    Pour réchauffer ton corps, voici des feux follets
    Et les fées de la nuit pour tenir la chandelle.

    Déjà l’aube parait tendrement, voyez-vous.
    Nos ébats cette nuit ont porté les échos.
    Nous reviendrons encore à notre rendez-vous
    Pour continuer notre provision de bécots.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le port de bonne aventure

    Le port de bonne aventure

    Il est très populaire et de bonne aventure !
    Les bateaux, les voiliers et les yachts de plaisance
    Viennent y mouiller l’ancre pour la villégiature
    Et apporter sa joie d’acte de bienfaisance !

    Ces maisons de couleurs et aux volets rieurs
    Pouffent à portes ouvertes et croisées déployées.
    Toutes à tuiles et à toits, les œils-de-bœuf crieurs,
    Leurs cheminées font deuil et l’hommage aux noyés.

    Ciel et mer sont unis, mariés sous l’horizon.
    Leurs couleurs se relient et se mêlent d’envie.
    Lorsque le temps est gris aux couleurs des prisons,
    L’atmosphère s’évade aussitôt à l’envi.

    Et je vois l’eau qui rêve, le soir sur le vieux port.
    L’entrepont s’y reflète et les mâts s’y trémoussent.
    Quand la Lune s’y baigne, elle sonne l’apport
    Des lumières en fête qui égaient les frimousses.

    Aujourd’hui c’est la fête, le début de l’été.
    Spectacles de lumières et jeux à volonté !
    Les filles en robes d’or apportent la gaîté
    Et les garçons auront des choses à raconter !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Vénus renversée

    Vénus renversée

    Parfois Vénus se penche avec beaucoup d’aisance.
    Elle baisse la tête pour changer sa vision.
    Elle se moque bien comment est sa prestance,
    Elle ne cherche pas à faire division.

    Son cul par-dessus tête vous parait ridicule ?
    Mais elle vous parodie les positions d’amour !
    Si elle passe la tête dessous sa clavicule
    C’est pour pointer ses seins d’un zeste plein d’humour !

    Quand elle est avec moi, c’est « Vénus Tête Folle » !
    Elle joue à des jeux qui me dépassent un peu…
    Lorsque je lui mordille ses petites aréoles
    Elle fait le poirier et crie « Sauve qui peut ! »

    Quand elle fait l’amour, elle est trop rigolote
    Et jouit en riant dans des fameux fous-rires.
    Elle se met en jupe sans mettre de culotte
    Juste pour se pencher et vous faire mourir !

    Elle parait fantasque et un peu allumeuse,
    Mais elle agit ainsi pour vous déconcerter.
    Elle joue de son corps tout comme une escrimeuse
    Et se sert de son cul en toute liberté !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La Fée Vermillon

    La Fée Vermillon

    Des bulles en ballerines qui tournoient en toupies,
    Semblables au rituel de danse des Soufis,
    Me font perdre la tête à ne savoir que faire,
    Me donnent le vertige et des jambes lucifères.

    Ces tournoiements magiques irisent ma rétine,
    Hypnotisent mon âme jusqu’à ma créatine.
    Et mon corps s’abandonne dans ces vains tourbillons
    Et enfin je me donne à la Fée Vermillon !

    Les vertiges ne cessent de m’inonder la tête
    À grands bruits de tempête et de marteaux-piqueurs
    Vite que je m’allonge comme l’anachorète
    Pour sombrer dans l’oubli de l’amère liqueur.

    C’est au pays des songes que je retrouve en rêve
    Celle qui m’impressionne sans une seule trêve.
    L’océan de folie m’a noyé sur ma couche
    Et la Fée Vermillon m’embrasse sur la bouche.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Transmission d’aura

    De transmission orale à transmission aurale,
    L’ancienne tradition n’était pas amorale…
    Pour transmettre ses feux, illuminer nos yeux,
    Le soleil nous transforme les fleurs en boutefeux !

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  • L’arche immobile

    L’arche immobile

    Sentinelle immobile à la proue du vaisseau,
    Tu gardes la mémoire de tous les souvenirs,
    Tu entretiens la flamme de l’ultime faisceau,
    Tu fais les provisions pour les jours à venir.

    Capitaine Noé, qu’as-tu sélectionné
    Pour pouvoir emporter ta pharmacologie ?
    Face au cruel dilemme, qu’as-tu solutionné
    Dans la logique amère de ta psychologie ?

    Tu penses « Architecture » et encore « Sculpture » ;
    La Peinture des Maîtres et la Grande Musique ;
    Théâtre, Poésie et la Littérature ;
    Pour rallier la Danse d’un œil Photographique !

    Si ta bibliothèque Cinématographique
    Contient les émissions de la Télévision,
    Tu la complèteras par les Arts Dramatiques,
    Les Bandes Dessinées cloront ta collection.

    Ton arche immobile n’a pas besoin d’orage
    De moindre cataclysme ou de bombe atomique.
    La civilisation va faire l’essorage
    De l’histoire et de l’art par le « tout-numérique ».

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Balance insolite

    Balance et équilibre insolite
    Légèreté éléphantesque
    Élévation et recueillement
    Fusion ou séparation ?

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  • L’aigle semeur d’étoiles

    Ô temps suspends ton vol au passage de l’aigle
    Car c’est lui qui remplace le vieux marchand de sable !
    Je ne sais pas pourquoi, la raison ou la règle ?
    Mais tous les enfants sages ont posé leur cartable.
    Pour eux c’est les vacances et leurs sourires espiègles
    Ont besoin de lumière pour leurs rêves ineffables.

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  • Femme Fontaine (ou L’incandescence des sens)

    Femme qui éjacule, tu n’es pas ridicule !
    Et c’est même essentiel au plaisir féminin !
    Femme parmi tes fluides, il en est un divin !
    C’est le fruit de l’orgasme qui fait ta particule !

    Combinons nos essences qui sont la quintessence
    De l’amour partagé jusqu’à son apogée !
    À ce préliminaire je ne puis déroger,
    J’y ajoute ma sève jusqu’à l’effervescence !

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  • L’ouvre-livre

    S’ouvrir à la lecture est une belle aventure !
    C’est dès la couverture qu’on en voit la structure.
    Quand on suit l’écriture d’une bonne facture,
    On rit des créatures et leurs mésaventures !

    Serrez-vous la ceinture et montez en voiture !
    Entrez dans la culture et dans l’aigrie-culture !
    Tâtez la tessiture, vérifiez l’ossature,
    Soyez prêts, soyez sûrs pour une relecture !

    Quelquefois la mixture monte en température
    Quand des caricatures sont jetées en pâture !
    Mais au fur à mesure on atteint la clôture,
    Enfin la signature et c’est la fermeture.

    Photo de Joël Robinson

  • Le compagnon des cœurs

    Réaliser un cœur est un art de première !
    Il faut choisir ses vents, trouver le bon nuage,
    Monter sur la montagne en pleine lumière
    Et, des quatre éléments, sublimer l’alliage !

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  • Les cinq vertus aux couleurs

    Espérance est en tête et s’habille de vert.
    Elle incarne les hommes qui croient et qui espèrent.
    Son ancre est un don d’éternité offert.

    Tempérance suit derrière dans sa robe émeraude.
    Elle épaule sa sœur, elle fait la maraude.
    Elle préserve les hommes et maîtrise la fraude.

    Prudence est au milieu dans ses habits dorés.
    C’est elle qui raisonne avant de démarrer.
    La tentation recule par son serpent sacré.

    Courage, en quatrième, porte un vêtement bleu.
    C’est elle qui harangue ce groupe fabuleux.
    Elle porte l’épée et le casque des dieux.

    Justice est la dernière et porte l’habit rouge.
    Elle porte en sagesse un glaive et une gouge.
    Elle tient la balance jugeant tout ce qui bouge.

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  • Le canard surfeur

    Toute la grâce est là, en habit de canard !
    Sa planche est naturelle et ses voiles adaptées !
    Un corps bien ajusté, mon Dieu, c’est le panard !
    Si son style vous plait, vous pouvez l’adopter !

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  • Ouverture sur l’antimonde

    Ouverture sur l’antimonde

    Si tu voulais connaître l’autre côté du monde,
    Je m’en vais te montrer derrière la mappemonde
    Par où il faut entrer pour pouvoir observer
    Le miroir inversé du côté renversé.

    Couleurs impressionnistes comme un dessin d’enfant,
    Formes expressionnistes aux aspects triomphants !
    Kaléidoscopiques dans la métamorphose
    Qui, à chaque examen, change l’état des choses.

    N’essaie pas de comprendre ni même d’entreprendre,
    Il n’y a qu’à attendre pour espérer apprendre !
    La logique est folie, ici, aux yeux des hommes
    Et la folie est sage dans ce curieux royaume.

    L’océan se recourbe et se ferme en anneau.
    Le ciel crève l’espace et s’écoule en canaux.
    Les montagnes s’enfoncent au centre de la Terre.
    Et le feu des volcans reflue dans les cratères.

    Mon esprit fait les vagues et mon âme les vents.
    Mon corps fait les montagnes, mon cœur fait les volcans.
    Si je suis polymathe au royaume des fées
    C’est que j’en ai la tâche et que j’en suis l’effet.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La Fée Printanière

    La Fée Printanière

    Éclosions de lumière et bouquets de couleurs !
    Pour la Fée Printanière, c’est toujours un honneur
    D’accueillir sa venue et quitter la douleur
    D’avoir vécu dans l’ombre dans un grand déshonneur !

    Explosion de nature, détonation de vie !
    Elle arrive en trompettes et à grands cris de joie !
    Hier, la Terre fiévreuse est aujourd’hui guérie,
    Ses forêts resplendissent et ses plaines et ses bois.

    Impossible à séduire, impossible à ravir,
    Elle est indépendante mais appartient à tous !
    Elle n’a pas d’attaches, on ne peut l’asservir,
    Elle vit pour les autres mais son cœur est tabou !

    C’est une amie charmante que j’invite souvent.
    Elle fait à ma table mille éclats émouvants.
    Toutes nos promenades sont des enchantements.
    Et nos conversations sont ses enfantements.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le cerf écarlate

    Gardien infranchissable, grand cerf inébranlable !
    Tu te tiens sur le seuil préservant la frontière !
    Pour trouver ton énigme autant indéchiffrable,
    J’ai ma boîte-à-idées et mes bonnes manières.

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  • Traverser la mer rouge

    Quelquefois dans la vie on avance à grands pas.
    Parfois c’est la quiétude et parfois l’inquiétude.
    Mais il faut avancer les yeux sur le compas
    Avec toute confiance et toute certitude !

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  • Les mires de lavandes

    Dans les lignes de fuites je vois mon objectif
    Comme une porte étroite qui s’ouvre à l’horizon !
    Comment est-ce derrière ? Je n’ai pas d’adjectif !
    Mais de l’autre-côté, je vois ma guérison !

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  • La cité engloutie

    Tous les matins dès l’aube, quand le soleil se couche,
    Je vais me promener au fond du lagon bleu.
    Dans la ville engloutie, je m’installe aux bains-douches
    Avec une copine, chacun fait ce qu’il pleut…

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  • Accroché à l’arc-en-ciel

    Juste en dessous du soleil, accroché à l’arc-en-ciel,
    Je m’élance des sommets à la conquête de la Terre.
    La route des quatre vents m’ouvre le chemin essentiel,
    Sur les ailes de la foi, je suis un homme solitaire.

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  • Aurore à la rescousse

    Aurore à la rescousse

    Trois couleurs en oriflamme, pour aller à la rescousse,
    Des flammes dans les cheveux pour amortir les secousses.
    La baguette sur les seins bien aérodynamiques,
    Prête à frapper l’ennemi de carreaux hypodermiques.
    Deux ailes d’or l’emportant bien au-dessus des nuages,
    Deux ailes d’argent moirées la maintiennent en surface.

    Elle a tellement d’ardeur qu’elle en perd toutes ses couleurs,
    Elle ressemble à un ange accablé de mes douleurs.
    Lorsque je suis en danger, elle brave les tempêtes,
    En poussant des cris de guerre avec des grands coups de trompette.
    Elle a un cœur de guerrière doublé d’un cœur de sorcière,
    Tous ceux qui l’ont combattue connaissent son âme meurtrière.

    Durant l’école de guerre qu’elle a suivie avec Minerve,
    Elle a acquis les techniques, elle est sortie de sa réserve.
    Elle a affronté les orques, elle a battu les géants,
    Elle a chassé l’ennemi et l’a renvoyé au néant.
    C’est mon ange protecteur, elle soulage mes douleurs,
    C’est mon ombre bienfaitrice prête à défendre mes couleurs !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Perfide Cupidon

    Perfide Cupidon

    Un regard ingénu posé sur ses yeux bleus,
    Le cœur plein d’aventure et le corps valeureux,
    Il a quitté sa ferme et franchi l’horizon,
    Pour vivre enfin sa vie et perdre la raison.

    Quand il eut bien vécu et perdu ses pensées,
    Il pensa à son père qu’il avait offensé.
    Il revint chancelant en triste condition,
    Prêt à payer le prix des vaines prétentions.

    Quand son père le vit, il l’avait pardonné,
    Son cœur avait encore et encore à donner.
    Aujourd’hui c’est la fête dans la ferme enjouée
    Pour avoir retrouvé cet enfant surdoué.

    Mais son frère en colère ne pouvait supporter
    Qu’on pardonne ainsi sans rançon apportée.
    Est-ce la jalousie ou la moralité
    Qui s’exprime ici au nom de la charité ?

    Mais le père a permis de s’offrir des plaisirs,
    Pour le prix du travail, un échange à saisir !
    Ce que l’on nomme « mal » n’est rien d’autre qu’un « bien »
    Employé de travers, pour souffrir Ô combien !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Fée d’Automne

    Fée d’Automne

    C’était une nuit d’Halloween, je préparais quelques citrouilles,
    Quand une sorcière en balai fit son entrée dans ma cuisine.
    Quelle ne fut pas ma panique ! J’avais, j’avoue, un peu la trouille
    Car elle me dit « viens avec moi, on fait la fête chez ma cousine.
    J’ai besoin d’un manche à balai ! » J’avais encore quelque frayeur,
    Mais elle me dit « ce n’est pas grave, on prendra mon aspirateur… »

    Là-haut au-dessus des nuages, je me gelais un peu les couilles
    Quand Mélusine m’invita à visiter sa mécanique.
    J’aurais bien dû me méfier de son petit air en quenouille,
    J’aurais bien dû faire attention à son tempérament volcanique.
    Alors qu’elle me servait un verre d’une sorte de sortilège,
    Soudain la belle a commencé sur moi un strip-tease sacrilège…

    En démultipliant ses mains, et ma chemise de popeline
    Et mon pantalon en coton ont disparu dans une flamme.
    Je ne pouvais plus regarder ses beaux yeux couleur d’opaline
    Car une poitrine insolente voltigeait comme deux oriflammes.
    Alors elle m’a fait basculer dans un grand lit à baldaquin
    Et a embouché mon engin dans son petit museau taquin…

    En arrivant chez sa cousine après une petite mort subite,
    Elle m’a fait descendre un cocktail que vraiment je vous déconseille.
    Mais comm’ j’avais encore envie de jouer de la gigabite,
    Elle m’a dit « attends donc un peu, l’action de ce jus de groseille !»
    Elle eut parfaitement raison. Si vous saviez combien c’est bon,
    Vous en reprendriez avec moi et en boiriez tout un cruchon…

    J’en étais assez enivré quand Mélusine et sa cousine
    M’ont proposé d’aller d’emblée nager tout nu dans la piscine.
    Alors on s’est déshabillés en poursuivant ces deux coquines
    Qui sortaient coupes et Champagne du coffre de leur limousine.
    Plus tard chacun s’est isolé dans les alcôves des cabines
    Et j’ai repris l’activité que préférait ma Mélusine…

    Des flammes dans sa chevelure nous éclairèrent en tamisé
    Tout en projetant sur les murs nos ombres bien entrelacées.
    De ses mamelles avantageuses gouttait un liquide anisé
    Qui me donnait et de l’ardeur et une soif pour l’embrasser.
    Quant à ce que j’ai découvert bien à l’abri entre ses cuisses,
    C’était bien plus inestimable qu’un coffre-fort en banque suisse !

    Je pris, après la nuit d’amour, un déjeuner gargantuesque ;
    La belle m’avait épuisé, je n’avais plus rien en réserve.
    Bien au contraire Mélusine, avec ses airs rocambolesques,
    Était saturée d’énergie et sa cousine de conserve.
    Lorsque je lui ai demandé si elle pouvait me ramener,
    Des flammes ont jailli de ses yeux comme un grand feu de cheminée.

    Elle était vraiment folle furieuse comme une mante religieuse ;
    J’ai réalisé que ma vie ne tenait vraiment qu’à un fil.
    J’ai accouru dans le garage et trouvé une débroussailleuse
    Qui démarra au quart de tour pour échapper à son profil.
    Ce fut une course poursuite à cache-cache dans les nuages.
    Tant pis si j’en ai le vertige et si je manque de courage…

    Quand j’eus fini par repérer la direction de mon quartier,
    Je vis cette bête furieuse qui piquait sur ma caravelle.
    Je venais juste d’arriver, ôtant mes pieds des étriers,
    Quand elle s’est élancée sur moi pour l’ultime étreinte mortelle.
    « Ciel ! Au revoir tous mes amis et rendez-vous dans l’autre monde !
    Et si vous croisez Mélusine, fuyez, c’est une bête immonde ! »

    Lorsque le soleil s’est levé on secouait mon oreiller
    D’une manière si énergique à coup de baguette magique !
    Je m’attendais encore à tout, j’étais toujours ensommeillé,
    Je supposais que Mélusine avait atteint l’instant tragique.
    Mais foin des sabbats sataniques, ce n’était que la fée Aurore
    Qui me criait « debout les morts, on nous attend au Labrador ! »

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Quand le soleil s’endort

    Quand le soleil s’endort sur le bleu de la mer,
    Il embrase le ciel dans une contagion.
    Bientôt les vagues d’or déferlent, douces-amères,
    Sur les rivages atteints par toutes leurs légions.

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  • Le temple aux mille couleurs

    Pour quel dieu coloré a-t-on bâti ce temple ?
    Ceux qui viennent y prier sont-ils multicolores ?
    Mais s’il est un symbole donné comme un exemple,
    Alors il est ouvert à tous ceux qui l’adorent !

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  • Les pieds ancrés

    Juste à cette frontière entre l’eau et l’espace,
    Prêt à faire un grand saut, transcendé par l’audace,
    J’ai ressenti la peur traverser tout mon être.
    Je n’ai pas hésité à sauter pour renaître.

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  • Labyrinthe vert

    Perdus au beau milieu du labyrinthe vert
    Après avoir connu l’ivresse des primevères
    Les chasseurs ont trouvé un petit belvédère
    Mais où donc sont passés leurs précieux dromadaires ?

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  • Aurore à la ferme

    À la ferme des Hache,
    Le lundi on se fâche !
    Mardi, chacun sa tâche.
    Mercredi, ah la vache !
    On rase la moustache !
    Jeudi, c’est cache-cache.
    Vendredi on attache
    Tous les sacs de potache.
    Samedi sous la bâche
    Il pleut comm’ qui piss’ vache !
    Dimanche, c’est relâche !
    On nettoie tout’ les taches.

    À la ferme Haché,
    Tout le monde est fâché !
    Mardi on s’est taché,
    Mercredi, les vachers
    Ont tout l’herbe arrachée.
    Jeudi, on s’est caché
    Vendredi, attachés
    Les sacs du potacher.
    Samedi bien bâchés
    Sous la grêle crachée !
    Dimanche, on s’est lâchés !
    On s’est amourachés !

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  • Sous le regard de Vénus

    Quand Vénus me regarde de ses seins plantureux,
    Les épaules écartées et la tête en arrière,
    Je sais bien que c’est pour un baiser langoureux
    À sa bouche entrouverte aux amorces fessières !

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  • Sans regard en arrière

    J’ai entrepris ma voie sans regard en arrière.
    J’ai atteint des rivages qui me semblaient de pierre
    Mais se sont révélés être de la poussière…
    Mon cœur est un creuset éprouvé des matières !

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le cœur à l’orage

    Quand mon cœur est à l’orage
    Je cours sur les nuages
    Je laisse éclater ma rage
    Prêt pour le prochain voyage

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  • L’ascension des Bouddhas

    Lorsque j’emprunterai l’escalier de Bouddha,
    La quiétude et la paix dirigeront mes pas.
    Quand je monte une marche, tout le poids de mon corps
    S’allège peu à peu de tous ses désaccords.

    Ô Bouddha silencieux ! Ton regard bienveillant
    Montre ta compassion et ton cœur accueillant !
    Dans cette élévation mon âme gagnera
    Le poids du lâcher-prise et mon cœur grandira.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • My tailor is rich

    Ma bourse est un peu vide but my tailor is rich !
    On dit que mes poèmes ont des rimes bien riches.
    Je rêve un peu, beaucoup, l’imagination triche
    Avec les mots, les vers, mon esprit est en friche.

    La mer un dimanche matin dans les calanques de Marseille.

  • Le pécheur de perles

    Qu’auras-tu ramené ce soir dans tes filets ?
    Auras-tu amassé de quoi nourrir ton père ?
    Auras-tu récolté des perles pour ta mère ?

    Avant que la course du soleil ait défilé
    J’aurai recueilli mille trésors, mille merveilles
    Ce soir mon cœur est plein et mon âme s’éveille !

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  • Jouons avec les mots

    Jouons à demi-mots,
    Jouons sur les mots-doux,
    Invitons les gémeaux
    À faire un peu les fous
    Mais évitons les maux
    De tête et les courroux.
    Sais-tu, petit gémeau,
    Que c’est moi le plus fou ?

    Je danse avec les mots,
    J’ai Vénus en Gémeaux.
    Quand mon cœur a ses maux,
    Je joue pianissimo ;
    Je les dilue dans l’eau
    Et joue fortissimo.
    Nous sommes tous jumeaux
    Même les animaux :

    Quand j’ai lu un chameau,
    J’en fais un chalumeau…
    Les mots sont des émaux
    Que j’accroche aux rameaux
    Qu’ils soient centésimaux
    Ou hexadécimaux.
    Dans mes quadrijumeaux
    Et mes flux lacrymaux.

    J’ai dans le cœur des mots
    Infinitésimaux.

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  • Le Mistral musicien

    Ce n’est pas qu’on manque de souffle dans notre cité de Marseille
    Mais lorsque le Mistral se lève, ça nous en bouche tous un coin.
    Sous les rafales, les aiguilles tournent à l’envers sur le clocher
    Et même la lumière des phares nous est renvoyée dans les yeux.

    Sans doute un compositeur fou à eu l’idée de disposer
    Instruments à vent et tambours vibrant avec les violoncelles.
    Et si vous passez par les Goudes, vous apprécierez la musique
    Du Mistral, notre Maestro, pour le plaisir de vos oreilles !



    Quelle chance, le mistral souffle encore !
    Non, ne partez pas ! Le vent froid qui rend fou va enfin nous dévoiler sa face cachée grâce au compositeur Pierre Sauvageot. Violoncelles harmoniques, tambours vibreurs, … 500 instruments de musique plantés aux Goudes et animés par la force du vent composent une partition de musique à l’air libre.


    Laissez-vous porter par le vent : www.mp2013.fr/evenements/2013/04/champ-harmonique !

    Photo de Vincent Lucas


  • Le rassemblement de lumière

    Le rassemblement de lumière

    Les voici réunis dans la forêt sacrée,
    Sous les chênes augustes et les ormes ombragés.
    Cette nuit sous la Lune, la fête est consacrée
    À leur rassemblement pour les encourager !

    Fées guerrières et chamans, guérisseuses alchimistes,
    Toutes représentantes d’une longue lignée,
    Parées de bracelets, de colliers d’améthystes,
    Sous la voûte étoilée, elles se sont alignées.

    Mages communicants et passeurs pédagogues,
    Issus de traditions pieusement préservées,
    Riches de connaissances et puissants andragogues,
    Ils marquent les témoins des secrets conservés.

    Enfants initiateurs, piliers et petits maîtres,
    Ils sont les conducteurs et les réparateurs.
    Ils ont créé la Terre, leurs âmes l’ont vue naître,
    Ils sont nos instructeurs et nos préparateurs.

    Sous la Lune étoilée, les fées ont dansé nues.
    Les mages ont fait un cercle de feu incandescent.
    Les enfants ont couru souhaiter la bienvenue
    Aux êtres de lumières, ce soir, évanescents.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Fée Aurore inconditionnellement

    Fée Aurore inconditionnellement

    Parmi toutes les fées, c’est ma jolie Aurore
    Qui a su me charmer de ses envoûtements.
    Elle a mis dans mon cœur des fleurs multicolores
    Qui fleurissent au soleil avec enchantement.

    Elle habite un pays d’oiseaux de paradis,
    Du canard au col vert jusqu’au gai colibri.
    Planté de hauts cormiers au pays d’Acadie
    Terre des homards bleus, des cabanes en lambris.

    Pour rejoindre ma belle, la distance est cruelle.
    Traverser l’océan sur les transatlantiques ?
    Ou franchir en avion, en place individuelle ?
    Ou prendre un train de rêve en classe romantique ?

    Aurore, ta magie est vraiment nécessaire !
    Tu vas devoir user de ta baguette d’or.
    Et exaucer mon vœu pour mon anniversaire
    Ou me faire planer sur la queue d’un castor.

    Nos rêves cette nuit sont des plus érotiques.
    Tes ailes poudrées d’or en frémissent encore.
    Ton pays merveilleux est des plus exotiques.
    Notre union sonnera le plus beau des accords.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les larmes de rochers

    Les larmes de rochers

    On les croirait figées dans une éternité
    Les larmes de rochers immobiles et austères
    Comme si au sorti de la maternité
    Leur vie s’arrêtait là, au bord du baptistère.

    Et petit à petit redeviennent du sable…

    Après avoir creusé tant de vallées profondes,
    Les larmes de rochers, après avoir souffert,
    Après avoir vécu une vie bien féconde,
    N’ont pas d’autre horizon que le bord de la mer.

    Et bientôt l’érosion les brise dans le sable…

    Je n’ose imaginer qu’après toute une vie,
    Qu’après avoir gravi tous les plus hauts sommets,
    Les larmes de rochers n’ont plus pour autre envie,
    De s’ancrer au soleil et finir assommées.

    Et lentement la mer les roule dans le sable…

    Je connais des cailloux et des pierres qui roulent,
    Et même des montagnes toujours en mouvement
    Qui au bout de leur course ne perdent pas la boule,
    Tiennent le haut du pavé de grès au parlement.

    Et finissent émoulus, dévorés par le sable…

    Pauvres pierres abîmées, pauvres roches puériles
    Qui de toute leur vie ont suivi le tracé
    Sans jamais s’écarter de la route stérile
    Que leurs ancêtres avaient strictement terrassée.

    Et comptent un par un les petits grains de sable…

    Les miennes sont encore toujours sur la route,
    Remontant leurs revers avec un passepoil.
    Elles ont bien chuté et connu la déroute,
    Mais elles sont remontées sur le pont des étoiles !

    Et c’est moi qui, le soir, joue au marchand de sable…

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Jetée de myosotis

    Jetée de myosotis

    Un, deux, trois myosotis jetés sur le chemin,
    Quatre, cinq, six lâchés là, d’une poignée de main,
    Sept, huit, neuf des parfums de lys et de jasmin,
    Dix, onze, douze sentiront encore jusqu’à demain.

    J’ai tressé cette nappe de neuf filaments d’or,
    J’ai jeté par-dessus quelque myosotis,
    J’ai joué lentement mes doigts sur la mandore,
    J’ai chanté librement sur mon caillebotis.

    Un, deux, trois myosotis tressés dans tes cheveux,
    Quatre, cinq, six ma main tremble, je suis un peu nerveux,
    Sept, huit, neuf je t’embrasse et je fais vite un vœu,
    Dix, onze, douze oui, je t’aime ; je t’en fais mon aveu,

    J’ai cousu tous ensemble tous ces myosotis
    Incrustés de topaze et lapis lazzulis
    Avec des fleurs de lys et des stéphanotis ;
    J’en ai paré ta couche ô ma belle Osiris !

    Un, deux, trois myosotis, adieu mélancolie !
    Quatre, cinq, six fleurs de lys, je t’aime dans ton lit !
    Sept, huit, neuf cœurs vaillants, j’éjacule en folie !
    Dix, onze, douze ce matin, je suis tout ramolli…

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les couleurs du cœur

    Des couleurs dans mon cœur comme uniques valeurs
    Pour échapper au gris, au mal, à la noirceur
    Projeter sur le monde mille-et-une nuances
    Chaque jour de ma vie sera comme un dimanche !

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  • L’oiseau blanc

    Attention là devant, faites-lui de la place !
    C’est Monsieur l’Oiseau Blanc, qui atterrit sans classe !
    Il a bu un p’tit blanc, sans y mettre de glace !

    On entend dans les champs de bien drôles de chants !
    On entend dans les champs comme des bruits de casse

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  • Autour de la Terre

    Viens faire un tour avec moi autour de la Terre ;
    J’ai déjà préparé ma barque pour Cythère !
    Nous partons sur la trace des écrits de Homère.
    Un voyage incertain mais il te plaira, j’espère !

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  • Le pays des couleurs

    Mettons le cap à l’est, allons vers le soleil
    Au pays des couleurs et des mille merveilles !
    J’oublierai la grisaille des mondes en sommeil
    Et j’ouvrirai mon cœur pour un nouveau réveil !

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  • L’ascension

    Tout le monde s’envole, tout le monde ascensionne
    Ce jour de Pentecôte que mon cœur affectionne !
    Accroche-toi à moi, viens ma belle lionne
    Par les langues de feu, tu seras ma championne !

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  • La Fée Libertou

    Coucou, la revoilou, c’est la Fée Libertou !
    Elle a mis son maillot sous sa robe à froufrou
    Elle est complètement les sens dessus-dessous
    Elle flotte dans l’air comme un poisson-chat-loup !

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  • À Pentecôte

    Que faire à Pentecôte
    Quand il pleut, quand il flotte ?
    Moi je ferme les yeux,
    Je me recueille un peu,
    J’observe dans mon cœur,
    Mon refuge intérieur,
    Et le Soleil y brille
    Avec de jolies filles !

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  • C’est demain dimanche

    Demain c’est dimanche, ma cocotte danse !
    Elle emmène avec elle les pages de mes nouvelles…
    Toutes ces pages blanches qui portent mes louanges
    Volent à tire d’aile avec les hirondelles !

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  • Le voyageur

    Où s’en va le voyageur ?
    Vers quoi se tourne son cœur ?
    Reviendra-t-il grand vainqueur
    De ses voyages en couleur ?

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  • L’annonciateur

    L’annonciateur

    Pourquoi sonner si fort, ange annonciateur ?
    Qu’as-tu donc à souffler dans ta trompette d’or ?
    Est-ce une ode à l’amour, ange appréciateur ?
    Est-ce un sonnet guerrier, ange conquistador ?

    De toutes ces nouvelles que tu as annoncées,
    Je me demande celles que tu as le plus aimées ?
    Des nouvelles de joie aisées à prononcer
    Ou des ravissements faciles à essaimer ?

    Mais quand sonne le glas, le messager du cœur
    Doit être un peu bien triste à partager la peine.
    Je me souviens de celles où ton regard truqueur
    Cachait ta compassion avec force de gêne.

    Mais pour des cris de joie et de ravissements,
    Tu revêts des habits chatoyants de lumière !
    Tu embouches ta trompe avec empressement
    Et nous nous préparons à vivre une première !

    Quand tu viendras pour moi dans ton plus bel éclat,
    Chanteras-tu l’amour ? Chanteras-tu la joie ?
    Celle à qui ce jour-là, je soutiendrai le bras,
    Sera ma dulcinée et je serai fier de toi !

    Tableau de Fabienne Barbier