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  • L’atmosphère orange

    L’atmosphère orange

    Englouti dans mes rêves de l’océan étrange,
    Toutes ces fleurs dressées m’ont prêté leur oreille.
    La communication dans l’atmosphère orange
    M’a révélé mes peurs de façon sans pareille !

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  • Maroc au nouvel an

    Maroc au nouvel an

    Je sais, moi, du Maroc, ses énigmes étranges
    Qui t’accostent, aussitôt que ton univers change.

    Tu parcours, au début, d’un œil neuf, étranger
    Cette ethnie inconnue que tu dois partager.

    Il t’attire, celui-là au coin d’une ruelle
    Il t’étonne, il diffère, sa nation est plurielle.

    Elle est passée, rapide, sans que tu l’aperçoives
    Elle est belle, elle a fui sans que tu la perçoives.

    Nous aurions désiré nous arrêter, enfin,
    Pour goûter, un moment, ces délices sans faim.

    Vous auriez cru, qu’ici, c’était pour vous y plaire
    Sans savoir que ces lieux cachaient des hommes fiers.

    Ils sont d’ailleurs, chez eux ; ils y ont leurs affaires
    Ils ont d’autres horizons ; vous devrez vous y faire.

    Elles te laisseront ce message éternel.
    Reviens bientôt nous voir, nous sommes fraternels.

    Casablanca, le 1er janvier 2006

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  • La clef du château

    La clef du château

    Pour résoudre l’énigme, je te donne un indice :
    Dans tous ces camaïeux de blancs, de bleus, de verts,
    Mille reflets de jade dans tous ces appendices
    Et le château juché sur son rocher couvert.

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  • La Création au Tac-au-Tac

    La Création au Tac-au-Tac

    Un perroquet perché au-dessus du volcan,
    Échappé du Mexique, perdu dans les Balkans,
    Il s’envole émergeant d’une mer de nuages
    Et sur cet océan il ébroue son plumage.

    Soudain semblant crever l’horizon de l’espace,
    Voici le Roi Soleil, sa Majesté fugace !
    Irradiant de son feu cet univers qui naît,
    Engendré par la vie de son Dieu qui parait.

    Il étend tous ses bras dans un ciel de lumière
    Qui vient pour inonder les rochers de poussière.
    Enfin la mère accouche dans ses miroitements
    Et enfante l’amour qui brille au firmament.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La Fée Florette

    La Fée Florette

    À l’étal des marchés dans les halles animées,
    Elle montrait son sourire et ses grands yeux rieurs.
    Elle trônait en reine dans sa robe élimée
    Et haranguait son peuple avec un ton crieur !

    Elle vendait des colchiques et des pommes d’amour,
    L’étalage magique attirait les badauds.
    Avec de la tendresse et à foison d’humour,
    Le marché résonnait de ses petits cadeaux !

    Je lui ai acheté mes meilleurs ingrédients.
    Elle ajoutait la touche finale du jour.
    Je donnais aux amis quand j’étais étudiant
    Un peu de son amour, un peu de son bonjour.

    Elle m’a recueilli une soirée d’hiver,
    Je devais traverser les montagnes du nord.
    Elle m’a prodigué les soins les plus divers.
    Je m’en souviens encore comme un chant de ténor.

    Ma gentille Florette, lorsque je pense à toi,
    Tout mon cœur s’émerveille comme sous l’arc-en-ciel.
    Mes meilleurs souvenirs sonnent l’appel courtois
    Quand je revois en rêve mes désirs essentiels.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La Fée Fleurette

    La Fée Fleurette

    Encore un jour de fête qui se rajoute aux ans,
    Un trésor qui prospère et qui prend sa valeur.
    Les meilleures marmites font les bons composants,
    Comme un sabre magique retourne à l’avaleur.

    Si nos chemins divergent, le tiens est balisé
    De petites lumières disposées par les fées ;
    Elles t’ont préparée, avec les alizées,
    Une jolie demeure et du plus bel effet !

    Trois petites étoiles suspendues sous ton ciel
    Indiqueront ma présence et de belles pensées.
    Si jamais l’auréole s’assombrit en partiel,
    Jamais l’éclat du cœur n’en sera offensé.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Éclat d’abus

    Éclat d’abus

    Répétées à l’envi, toutes ces fleurs de vie,
    Cette gerbe efflorée par la main du semeur,
    Semble perpétuer d’un élan de survie
    Le désir d’exister et fixer sa demeure.

    Combien de mes erreurs entachées de couleurs
    Semblent me rappeler tous mes vices cachés ?
    Combien de ces valeurs sont de fausses douleurs
    Et combien il est temps d’enfin me débâcher ?

    Connaîtrai-je la peur de perdre mes valeurs
    Même si l’inconnu n’a pas de consistance ?
    Peu m’importe de quitter ce monde de malheurs
    Si les lois et les règles ont autant d’importance !

    Pas d’erreur, pas de faute, tout ça, c’est inventé !
    Le péché, le respect et la propriété,
    La prise du pouvoir est ainsi éventée !
    Nos maîtres ont triché et trahi la société.

    Tous ces murs élevés pour cacher à ma vue
    Tous les trésors volés commencent à trembler !
    Je vais dynamiter et prendre au dépourvu
    Tous ceux qui m’ont trompé avant d’y ressembler.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • L’oreille des fleurs

    L’oreille des fleurs

    Je me suis approché de l’oreille des fleurs,
    Agenouillé dans l’herbe mouillée de rosée,
    Accrochée dans l’espace d’un temps maroufleur
    Qui la fixe à la terre ; l’intermédiaire osé.

    Juste un chuchotement accordé aux pétales,
    Un murmure énoncé au creux de son pistil,
    L’infime vibration est transmise aux sépales,
    Et plonge dans la terre sans en perdre le style.

    Tous mes vacillements sont transmis à la terre,
    Tous mes atermoiements partent dans les racines,
    La planète à l’écoute n’a pas de mystère
    Et connait mes conflits dans mon âme assassine.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Funambule coccinelle

    Funambule coccinelle

    Elle est funambule, un peu libellule,
    La belle coccinelle veut défier le ciel.
    Elle met les voiles, les pieds sur la toile
    Et s’en va régner sur les araignées.

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  • Ma bécane du désert – 1

    Il démarre au quart de tour, il fait un aller-retour
    En un instant de misère, mon fier vaisseau du désert !
    Aussitôt que je l’enfourche, il soulève bien sa fourche
    Et bondit dans l’étendue de dunes, bien entendu !

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  • Défense d’espoir

    Défense d’espoir

    Serre-moi la trompe que je te détrompe,
    Que je te rassure de toute censure.
    Défense d’espoir, plus de désespoir.
    Lave tes blessures soigne tes morsures !

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  • Sur une mer de nuages – 1

    Sur une mer de nuages - 1

    Au fil de mon bateau-livre, enivré de fumées saoules,
    Je suis le flot chimérique entraîné de tout mon soûl.
    Sur mes rêves poétiques qui s’enfuient je ne sais où,
    Je vis la fuite illogique, inattendue et partout.

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  • La biche aux abois – 1

    La biche aux abois

    Émergeant du bois, la biche aux abois
    Semblait fascinée juste devant moi.
    Moi, le jeune cerf, j’étais découvert
    Et le cœur qui serre dans ces reflets verts.

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  • Au pied du volcan

    Au pied du volcan

    Que de belles fleurs, de belles couleurs
    Aux pieds de Votan, au pied du volcan !
    N’est-il pas étrange de voir dans l’orange
    La source de vie qui partout fleurit ?

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  • La sirène des calanques

    La sirène des calanques

    Elle bronzait nue, là dans les calanques.
    Elle offrait son corps aux yeux des passants.
    Moi qui traversais, coupant la salanque,
    J’avais le regard fort embarrassant.

    Ses bras écartés, posés sous la nuque
    Tendaient sa poitrine aux rayons cuivrés.
    Moi qui suis normal, pas même eunuque,
    Mon cœur battait fort jusqu’à m’enivrer.

    Elle était sans voix, la belle sirène,
    Pour ce rendez-vous, elle avait troqué
    Sa queue de poisson avec sa marraine
    Contre sa parole qui restait bloquée.

    Pas une parole ne sortait de sa bouche.
    Ni des mots d’amour, ni des mots sucrés.
    Je n’ai pas compris si j’avais la touche ;
    Notre liaison était échancrée.

    J’ai pris une plume pour écrire alors
    Quelques mots d’amour sur son joli corps.
    Elle a répondu brandissant mon sexe
    Pour tracer sur moi le texte réflexe.

    Pour communiquer nous utilisons
    Ma plus grosse plume et son encrier.
    Chacun à son tour, face à l’horizon,
    Faisons couler l’encre jusqu’à en crier !

    Elle a tant bramé qu’elle a retrouvé
    Sa voix et le charme s’est évaporé.
    Ondulant sa queue sans désapprouver
    Elle s’est enfuie, là, toute éplorée.

    Si à votre tour, vous la rencontrez,
    Nue et allongée dans une calanque,
    Pour rompre le charme et pour le contrer,
    Je n’ai pas d’idées et je suis en manque…

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Bouquet primal

    Bouquet primal

    Bouquet essentiel de douces pensées ;
    Un bouton de rose pour faire un présent ;
    Un peu de fougères, c’est peu dépenser
    Mais ça met du vert, air omniprésent.

    Une rose blanche pour demain dimanche ;
    Un bouton fleuri pour ce samedi.
    Rose de Thuringe pour faire romanche ;
    Un peu de frou-frou pour la comédie.

    Des fleurs des Sept-Vents, là sur le devant ;
    Des fleurs de bruyère protègent l’arrière ;
    Un peu de lilas nous fait l’allégresse ;
    Un brin d’hortensia pour une caresse.

    Il est hygiénique et très important
    De mettre en bouquet ses belles pensées !
    Un bouton portant la trace du temps
    Pour voir s’épanouir tous ses beaux projets.

    Commence aujourd’hui ton premier bouquet :
    Choisis bien le vase à ton corps pareil ;
    À chaque intention, fais un beau paquet ;
    Et refleuriront toutes tes merveilles !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Lavabo de sable

    Lavabo de sable

    J’ai toutes tes larmes recueillies souvent
    Dans cette cuvette, dans cet océan.
    Toutes ces douleurs, ces cris émouvants
    Sont bien conservées dans ce beau séant.

    Bercées par les vagues aux reflets d’argent
    Dans ce baptistère au creux des rochers,
    Coiffées de nuages au ciel divergent,
    Lavabo de sable, toutes raccrochées.

    Dans un camaïeu d’or et d’outremer,
    Les larmes infusées perdent de leur sel.
    Elles prennent un goût un peu doux-amer,
    Un peu aigrelet, comme un hydromel.

    Quand seront passées les heures endurées,
    Tout ce goût de fiel, amer et cruel,
    Sera dilué, sera récuré.
    Pauvre cœur blessé, pauvre Emmanuelle !

    Lavabo de sable filtre doucement !
    Tous ces maux s’enfoncent dans ta digestion !
    Puis sont absorbés en soubassement
    Et sont transformés en résurrection !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Cœur planté

    Cœur planté

    J’ai planté mon cœur dans les Alpes Suisses,
    Juste au bord du lac aux sables de grès.
    Un trait de couleur sur ses belles cuisses,
    Prêt à consommer au dernier degré.

    Plus haut que les monts, mon amour est fort,
    Plus fort que les vents soufflant sur la plaine,
    Plus profond que l’air sans le moindre effort
    Que l’air du moment dans mon âme pleine.

    Pour rêver un peu, rêver à l’amour,
    J’ai cueilli la fleur, l’étoile d’argent,
    Je l’ai déposée d’un geste glamour
    Pour y voir glisser ma plume émargeant.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Cœur de feu

    Cœur de feu

    Soudain embrasée de mille rayons,
    Soudain embrassée sur son joli front,
    Juste soulignée d’un trait de crayon,
    Comme titillée d’un infime affront.

    Son cœur s’est ouvert dans un flamboiement,
    Fils d’or et d’argent tout étincelants.
    Une longue plainte comme un aboiement,
    Jouissait d’un sexe encore ruisselant

    À peine touchée, à peine effleurée,
    Tout à son plaisir toute énamourée,
    Juste caressée, tout juste affleurée,
    Soleil rayonnant du cœur ajouré.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Bienvenue ingénue

    Bienvenue ingénue

    Je passais souvent devant sa fenêtre,
    Elle avait appris à me reconnaître.
    Au son de mes pas, elle avait compris
    Que je m’approchais ; j’en étais épris.

    Elle était coquine et savait montrer
    Ses charmes indiscrets et les démontrer.
    Elle posait nue devant sa fenêtre
    En sachant très bien ce qui allait naître.

    Vous l’avez compris, la belle ingénue
    Était séduisante au-delà des nues !
    Mes yeux se posaient tout déshabillés
    Sur cette poitrine toute émerveillée !

    Des seins merveilleux qui me regardaient
    Tout droit dans les yeux et me provoquaient.
    Quand je m’arrêtais devant sa fenêtre,
    Elle se relevait pour me compromettre.

    Les mains sur les hanches, les jambes écartées,
    J’étais fasciné devant sa beauté.
    Son sexe épilé semblait murmurer
    « Viens me délivrer, je suis emmurée ! »

    J’ai frappé un coup au pas de sa porte,
    Tant pis si j’ai tort, le diable m’emporte !
    Elle m’a ouvert, tout comme une offrande
    Elle m’a offert enfin de la prendre.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • L’homme au chap’Ose

    L’homme au chap’Ose

    Je suis l’homme au Chap’Ose.
    Coiffé de ce chapeau magique, je peux oser ne pas être raisonnable, oser être farfelu, oser affirmer de lever mon bouclier contre toute intrusion raisonnable et oser m’engager à laisser la morosité à l’extérieur.
    J’ose promettre de lessiver les fantômes stériles des souvenirs inutiles et de décrasser les blessures qui déchirent et qui tirent vers le bas.

    Photo de Maryvon Riboulet.

  • La conquête des couleurs

    La conquête des couleurs

    Chamarré de couleurs et d’étranges reflets,
    Les bateaux filent à l’aise et les marins vainqueurs
    Partent à la conquête des îlots essoufflés
    Qui leur apporteront mille vents de couleurs.

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  • L’accent à la danse

    Elle a l’accent aigu au bout de sa main gauche.
    Elle a mis l’accent grave au bout de sa main moite.
    Un accent circonflexe courbe sa jambe droite
    Et le pied au tréma pour terminer l’ébauche.

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  • En attendant le soleil

    Notre soleil n’est pas toujours au rendez-vous
    Car parfois c’est la pluie et parfois il fait nuit.
    Alors pendant ce temps serrons-nous entre nous ;
    Entre tes bras j’aurai moins froid et moins d’ennui.

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  • Le bouquet mystère

    Le bouquet mystère

    Pour mon anniversaire on va faire une fête
    Et pour le décorer j’ai posé ce bouquet.
    Quelques roses d’amour pour mettre un cœur au faîte
    Sur un brin de glaïeuls élevés au Touquet.

    Pour rester modéré, j’ai mis l’eau de Vichy
    Dans un broc faïencé qui est un peu fêlé,
    Mais l’alchimie agit sur ces fleurs de lychees
    Et la magie opère, le charme est révélé.

    Ce bouquet tord l’espace dans un rebrousse-temps.
    Il transgresse l’essor dans les sept dimensions.
    Si son cœur de cristal appartient à Votan
    Son volcan intérieur en porte la mention.

    Dis-moi, Source de Vie, enseigne-moi l’esprit !
    Apprends-moi ta sagesse dans toute sa largesse !
    Livre-moi dans le cœur tout dont je suis épris
    À mon âme en collecte de sa chair sauvagesse !

    Un peu plus tous les jours, un peu plus chaque jour.
    Plus encore qu’hier et bien moins que demain.
    Tous ces élans d’amour rehaussent mon séjour
    Que je partagerai tout au long du chemin.

    Loin de se terminer, ce bouquet refleuri
    Tous les jours de ma vie ; tous les jours c’est l’amour.
    Il suscite les rencontres de jolies seigneuries ;
    Toutes ces belles âmes qui m’aiment en retour.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • L’amour à la cuisine

    L’amour à la cuisine

    Version « gentille cuisinière »

    Elle a mis en cocotte tout l’amour de son cœur.
    Ses arômes embaumés se suivent à la trace.
    Elle goûte la vie d’un petit air moqueur.
    Elle porte en oriflamme son tablier madras.

    Sa peau est saturée d’un parfum de cannelle,
    La chevelure ornée de fleurs aromatiques.
    À sa bouche un refrain d’un air de villanelle,
    Ses mains dirigent en maître son art gastronomique.

    Elle rythme les heures à grand coups de chaudron,
    Tinte mille timbales avec sa mandoline,
    Exécute des danses en maniant des tendrons
    Avec ses grands couteaux plantés dans les pralines.

    Elle tourne, elle danse devant ses fourneaux,
    Elle virevolte en maniant ses cuillers d’olivier,
    Elle orchestre ses pots, accorde les bigorneaux
    Qui font un quatuor dans les eaux du vivier.

    Son cœur est accordé à sa table enrichie.
    Si vous voulez l’aimer offrez-lui une gerbe
    De thym et de laurier et de l’eau de Vichy.
    Elle sait conjuguer les mets avec les verbes.


    Version « méchante sorcière »

    La perfide Lucrèce a mangé la chandelle
    Avec ses vieux crapauds qui croupissent en bocaux,
    Parfumés aux esprits de soufre et mortadelle,
    Relevés de piments et de bulbes buccaux.

    Une peau grenelée d’écailles de serpent,
    Les cheveux en bataille en toile d’araignées,
    Une bouche pincée aux moustaches émergeant
    Et le cul endiablé infusé en saignée.

    Elle fait bouillir les cœurs dans ses maudits chaudrons,
    Se délectant des cris que poussent ses victimes
    Quand elle entre en transe entachée de goudron,
    Brandissant ses balais dans les parties intimes.

    Certains soirs on la voit danser nue sous la lune
    Avec les farfadets et les vieux loups garous
    Et plein d’originaux compagnons de fortune,
    Enfourcher leur balai et partir au Pérou !

    Son âme est consignée au bas d’un parchemin
    Émargé de son sang par un trait de sa plume.
    En un coup de balai elle fait son chemin
    Guidée par son étoile : une tête d’enclume !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Vol en couleurs

    Les voleurs de couleurs en sont tout barbouillés,
    Leur forfait achevé, ils retournent au repaire.
    Ils laissent derrière eux une piste embrouillée.
    Ils sont fiers et heureux, ces deux fieffés compères.

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  • L’amour, plus fort que l’océan

    La mer ouvre un passage au messager d’amour
    Et les flots qu’elle écarte lui montrent le chemin.
    Il apporte ma lettre à l’aimée de mes jours.
    J’ai gravé mes serments au bas du parchemin.

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  • La traversée du désert

    Aussi loin que tes yeux crèveront l’horizon,
    Rien ne change et la fin échappe à ta raison.
    Le désert de l’attente semble un piège hermétique
    Mais l’alchimie du sage vaincra l’énigmatique.

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  • Il n’y a pas d’horloge sans talon aiguille

    Deux aiguilles en talon pour me désigner l’heure,
    Les fesses arrondies pour les phases de Lune,
    Deux boutons pour régler le temps des belles couleurs,
    Deux mains pour les secondes et compter ma fortune !

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  • Fumée de gitane

    Fumée de gitane

    Elle ondule aux couleurs de son feu intérieur.
    La fumée de gitane est une incandescence.
    Elle exprime l’amour par ses yeux extérieurs.
    Son corps est un hommage et le plaisir des sens.

    Corps en luminescence et les bras en cadence,
    Son sang est son essence et son cœur son moteur,
    L’énergie de ses jambes attise ma patience
    Et ses autres attraits grimpent à bonne hauteur.

    Rouges affriolants, Grenats tambourinant,
    Des pompons en flammèches qui font dansotter l’âme,
    Son Étole étoilée aux épaules dandinant,
    Ses jupons accordés à son sexe de flamme !

    Dans les fumées d’encens emmêlées dans l’éther,
    Relents de narguilé et d’anis étoilé,
    L’atmosphère enivrante est un peu délétère
    Et l’offrande à la femme est enfin dévoilée.

    Pour un amour d’ailleurs, pour un cœur de gitane
    On pourrait par son sang aller vendre son âme.
    Pour moi, c’est déjà fait, j’ai jeté ma soutane,
    J’ai fumé son amour et je vis à Paname.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La main du Vannier

    La main du Vannier

    Un soleil au giron qui darde ses rayons,
    C’est le panier d’osier qui connait sa naissance.
    Et son Dieu créateur le couve de ce don
    Qui guide l’artisan au pic de sa croissance.

    Il est un maître à sa façon, il est l’élève de son cœur,
    Tressant la vie de ses amis dans les mailles unies du bonheur.

    La naissance cosmique a cet art singulier
    Qui lui fait déposer sa main leste au panier.
    Pour l’élue de son cœur, d’un travail régulier
    Qui fait mûrir d’amour tous les fruits du canier.

    Il est un maître bâtisseur, il est le chevalier vannier,
    Nouant des liens d’attachements dans l’osier souple du panier.

    Du matin jusqu’au soir ses doigts créent l’avenir,
    Il noue ses fils d’amour pour ses fils adorés.
    Il n’a pas de soucis pour les jours à venir,
    Il perpétue des liens dans ses paniers dorés

    Il est le maître de l’osier, il est le maître façonnier
    Il met du cœur dans ses paniers et la tendresse du vannier.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le plateau arménien

    Le plateau arménien

    Parfumée d’estragon, colorée d’émeraude,
    Un zeste de raisin et un soupçon de poire,
    Importée d’Arménie, dans une mer noiraude,
    Elle étanche la soif et guérit vos déboires.

    « Why not aqua ? » demande le serveur souriant !
    « Aqua negra ! » répond le client malicieux !
    « Poire, Estragon, Raisin ? » insiste ce soupirant
    Qui cherche à me séduire par ses mots délicieux !

    Je préfère goûter, là, dans sa caravane,
    Ses nectars arméniens élevés au soleil,
    Au bord du Lac Sevan, du côté d’Erevan
    Qui fait fleurir les filles et le vin en bouteille.

    « Va hé goute-moi ça ! » me dit le cuisinier.
    « Narinez ces parfums ! »me dit-il l’air malin.
    « Albertissez-moi fort !» sans vous contrarier.
    « Has Milk dans ta pizza ? » Je dis « Oui », j’ai trop faim !

    On ne comprend pas tout ce qu’il dit dans son coin
    Mais ses yeux parlent mieux, son sourire irradie
    Le langage du cœur vaut mieux qu’un baragouin
    L’amour dans ses pizzas ouvre le Paradis.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Là-bas au couchant

    Je suis en pleine Lumière ici à Marseille
    Et je songe cependant au soleil levant
    L’autre côté de ma planète, pays des merveilles
    Qui s’en va en s’endormant au soleil couchant.

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  • Brouillard sur l’humanité

    Cette humanité opaque trottine à l’aveuglette.
    Chacun ne voit pas plus loin que le bout de son tarin.
    Les autres ne sont qu’une ombre, une silhouette aigrelette.
    On tente, chacun pour soi, d’exister en sous-marin.

    On pense que l’étranger est forcément un rival.
    On pense que les richesses seraient mieux dans notre poche.
    Mais si la brume se lève, on verra notre âme égale,
    Que nous sommes tous pareils et que nos liens nous rapprochent !

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  • Le retour de l’amante religieuse – 2

    « Dites-moi, beau monsieur, que vous êtes joli, que vous me semblez beau ! »
    Ainsi m’apostrophait la jolie demoiselle à moi, son damoiseau !
    J’ai bien flairé le piège, je la connais cruelle, et je tiens à ma tête !
    J’ai fait un grand détour pour échapper ce jour au fatal tête-à-tête.

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  • Le pot des copines

    Le pot des copines

    De popotis en popotas,
    Les popotins un peu pompettes,
    Les copines à leur chopine,
    Et les potins sur les poteaux.

    Dans les bistros de Bogota,
    Les clubs de jazz à Papeete,
    Dans les bordels des Philippines,
    Les cabarets de Kyoto.

    Ne croyez pas ce qu’on dira !
    N’écoutez pas les faux prophètes !
    Détournez-vous des salopines
    Qui vous étalent leurs biscoteaux !

    J’y suis allé à petits pas.
    Je n’ai pas joué la compète.
    Je n’ai pas l’âme galopine.
    Je les ai même prises en photo.

    Elles sont sobres et n’picolent pas !
    Elles boivent du lait de leurs biquettes !
    Elles trinquent au jus bio d’aubergine !
    Et surtout ne boivent que de l’eau !

    Et c’est pour cela qu’elles sont si seules…

    au Dakota,
    à Marne-la-Coquette,
    à Tataouine,
    à Tokyo,
    au Minnesota,
    à Jouy-sur-Yvette,
    aux Malouines,
    à Neufchâteau,

    Tableau de Fabienne Barbier

  • L’arbre sacré de l’âme

    L’arbre sacré de l’âme

    On est bien dans nos maisons, on est bien dans nos raisons,
    Bien à l’abri des dangers, bercés par les orangers.
    Chacun vit sur son balcon une vie sans comparaison,
    On n’est jamais dérangés, son foyer bien arrangé.

    Et pourtant je m’imagine au bout d’une branche fine.
    Je ne suis rien qu’une feuille toute humble et sans orgueil,
    Petite fleur sans épine avec toutes ses frangines,
    Parmi tous ces écureuils qui me font un bon accueil.

    On se croit tous différents, uniques et indifférents.
    On pense qu’on a une âme bien distincte sur sa gamme.
    Mais je sais que cependant nous sommes coopérants ;
    Il n’existe qu’une flamme qui vit dans chaque oriflamme.

    Tout vient de la position que, chacun, nous occupons.
    Sur notre acte de naissance, on voit bien la différence ;
    Selon notre éducation et selon notre nation,
    Toute notre adolescence bouleverse notre essence.

    Moi, je sais bien que chacun est une fleur, un parfum,
    Occupant chacun sa place dans l’arbre sacré qui embrasse
    L’humanité aux confins des vivants et des défunts.
    Le corps est une carcasse issue d’une seule race.

    Quand je croise une personne je sens l’âme qui fusionne ;
    Elle et moi sommes ensemble, nos deux êtres se ressemblent ;
    C’est un autre « moi » qui donne un rôle dans ses neurones.
    Quand je vois quelqu’un qui tremble, ma compassion nous rassemble.

    Nous sommes tous une fleur sur les branches du bonheur.
    Tantôt proche du soleil, tantôt dans l’ombre en sommeil.
    Ce qui fait notre douleur c’est l’écart de nos hauteurs
    Et l’âme qui fait l’éveil est d’un souffle sans pareil.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le semeur de lumières

    Il en est le gardien, il en est le semeur,
    C’est lui qui ensemence ces milliers de lueurs.
    Il ranime la flamme de ce temple bénit.
    Il entretient son âme et son cœur lui sourit.

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  • Paris lumière, Paris éclair

    Paris, ville lumière, lorsque tu étincelles,
    Tu deviens le soleil de toutes les citadelles !
    Paris, ville d’éclair, lorsque tu pétarades,
    Tu vas toujours trop vite et moi, je suis en rade !

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  • Ballerine berlingote

    Mimant un quadrilatère
    Qui ferait comme un anneau,
    Elle trace sur la terre
    Les nouveaux points cardinaux.

    Nord et Sud selon ses cuisses
    Et ses longues jambes fines.
    Est et ouest, les bras en Suisse,
    Rose-des-vents-ballerine.

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  • Clair de lune sur la dune

    Sur les terres dorées sont des croissants de dune.
    Sur le ciel étoilé c’est un croissant de lune.
    Quel est le boulanger qui a su dupliquer
    Tous ces gâteaux moelleux et ces mets appliqués ?

    Je l’ai connu jadis quand il était mitron
    Lorsqu’il mettait la main à la tarte au citron.
    Depuis il a grandi, je crois qu’il vit au four
    Et son art a grandi depuis de jour en jour.

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  • Plein les couleurs

    Éclaté de couleur et d’un rire radieux
    Ce visage est ouvert et son cœur généreux !
    Il reflète ton âme et que ça plaise à Dieu
    Si notre bel échange déteint un petit peu !

    Je parle à tes oreilles aux lobes colorés.
    Je t’en mets plein les yeux et tu vas adorer !
    Je t’embrasse et ton nez se retrouve violet
    Et si je mets du rouge, tu cries « Olé ! Olé ! »

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  • Fais du feu sur ton chevalet

    Fais du feu sur ton chevalet
    Fais brûler les pinceaux !
    Les couleurs chaudes étalées
    Partiront en flambeau !

    La peinture à l’huile bouillante
    Est prête à verser
    Sur ta palette flamboyante
    Aux gouaches corsées !

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  • Au fond de l’amer

    J’aime me promener tout au fond de l’amer,
    Sur la route des vins de Neptune à Bacchus.
    Protégé des requins et des dents de la mer,
    Tu me reverras quand j’atteindrai le focus !

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  • Sentez ma fleur – 1

    Sentez ma fleur et faites un souhait !
    Exprimez votre cœur et prêtez-lui serment !
    Respirez ses arômes et ensuite avouez
    Qui est donc l’être aimé qui en est le ferment !

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  • La Fée Naine-nue-phare

    La Fée Naine-nue-phare

    On ne la voit jamais, elle est hors de l’espace,
    La Fée naine nue phare est bien dissimulée !
    Entre l’eau et le ciel, juste sur l’interface,
    Elle vit dans un charme dont elle est formulée.

    Naine, car toute petite, elle habite une goutte.
    Nue, pas besoin d’habit quand on est si menue !
    Phare, car elle illumine et nul ne s’en dégoutte.
    Fée, car c’est sa nature, elle vit toute nue.

    Je l’ai entraperçue un jour où j’ai pleuré,
    Elle s’était glissée dans le creux d’une larme.
    Grâce aux lois de l’optique, elle m’a effleuré
    Et moi j’ai succombé aux attraits de son charme !

    Chaque fois que je pleure, que j’ai la larme à l’œil,
    Elle est dans ma vision, elle vient dans mon cœur !
    Pas une seule fois, nous n’avons eu d’écueil,
    C’est devenu un jeu, elle a l’esprit moqueur !

    Il m’arrive à mon tour de me faire tout petit,
    Passant par le chemin du bout de ma lorgnette.
    C’est un amour quantique, l’infiniment petit,
    Mais il a pris la place d’une grande planète !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Ballerine hermétique

    Ballerine hermétique

    Perdue dans ses pensées et l’esprit concentré,
    La ballerine parait dans ses petits souliers.
    Elle pense à sa danse sans se déconcentrer.
    Elle n’se laisse pas distraire même si vous le vouliez.

    Un, deux, trois petits pas et puis recommencer,
    Maintenir la cadence sur un rythme léger,
    La technique est apprise et son corps élancé
    Saura bien reproduire ce ballet allégé.

    Comme une marionnette qui obéit aux fils.
    On la croirait guidée par un fil invisible.
    Elle est professionnelle et très aérophile,
    Elle a le cœur ouvert et le corps extensible.

    Mais ce cœur si ouvert est aussi hermétique.
    Elle fuit les amours et ne veut plus souffrir
    Pour ce danseur étoile qui était sympathique,
    Qui l’a désabusée et sans rien lui offrir.

    Elle s’est renfermée et elle s’est consacrée
    À sa chorégraphie qu’elle compense à loisir.
    Je la connais très bien et sa danse est sacrée
    Il faut la respecter et la laisser choisir.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Perdu sur le varech

    Perdu sur le varech

    Raconte-moi, l’oiseau, tes souvenirs passés.
    Tu m’as l’air tristounet et tout désespéré.
    As-tu ton âme en peine et ton cœur compassé ?
    As-tu l’esprit qui rêve et qu’as-tu espéré ?

    Tu t’es brûlé les ailes à vouloir t’envoler
    Bien trop près du soleil et tu t’es fourvoyé.
    Tu as connu l’oiselle qui, ton cœur a volé,
    Tu es tout chagriné et le corps foudroyé.

    Le ciel a compati et il s’est assombri.
    De gros nuages lourds pleurent sur ton étoile.
    Les vents balaient la plage et le sable est tout gris.
    Tu t’es retrouvé seul et tu as mis les voiles.

    Mais les chagrins d’amour ici-bas n’ont qu’un temps.
    Bientôt le vent du nord va dégager les nues.
    Tu vas te retrouver et récupérer l’élan,
    Quand celle qui t’a quitté te sera revenue.

    Mais tu dois te laver de toutes ces douleurs
    Qui sont accumulées dans les eaux de ton corps.
    Ouvre bien grand tes ailes et reprends des couleurs
    Et chante avec ton cœur l’amour qui vit encore !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le porteur d’eau

    Le porteur d’eau

    Ô porteur de lumière au sourire enjoué,
    Tu transportes bien fier ta jarre mystérieuse !
    Donne-moi de ton eau, j’ai envie de déjouer
    Le sort de mes cellules et mes veines artérieuses.

    Je sais que ceux qui ont bu n’auront plus jamais soif.
    Tu as puisé ton eau à la source des dieux.
    Au pays des légendes, cette histoire décoiffe !
    Elle est connue des sages et des miséricordieux.

    Tu t’échines le dos sous le poids du fardeau
    Mais tu as l’endurance et la ténacité.
    Tu ne recules pas et tu tiens le cordeau
    Fermement de ces mains avec pugnacité.

    Ton père était marin, il a bien navigué !
    Ta mère était gitane, elle t’a enfanté !
    Ton père était robuste et jamais fatigué !
    Ta mère t’a prodigué ton sourire enchanté !

    Je le vois dans tes yeux, je le vois dans ton cœur.
    Tu es la source pure et la chaude liqueur.
    Le salut éternel est dilué dans ton eau,
    C’est un divin nectar et du meilleur tonneau !

    Tableau de Fabienne Barbier