J’ai plein de gratitude devant la profusion De ces mets délicieux que nous offre la nature. Tous ces fruits si exquis apportent la fusion Entre mon intérieur et cette nourriture.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
À force de côtoyer mon entité féminine, Il lui arrive de passer de l’autre côté du miroir. C’est moi qui deviens caché, moi l’entité masculine Et c’est elle que vous verrez sortir un peu du tiroir.
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« Que j’aime à faire apprendre ce nombre utile aux sages ! » C’est toute leur passion dans leur beauté cachée. Les deux sœurs sont loufoques, reines du cabossage ; On les croit folles à lier et l’esprit entaché.
Elles se sont glissées dans votre arithmétique, Nombres pairs ou impairs font leur dualité. Même à partir de rien, elles se font prophétiques Et recréent l’univers dans sa réalité.
Elles font souvent peur par leurs charmes étranges Et surtout leurs calculs qui sont si compliqués ! Mais quand elles dessinent et inversent l’orange, Les lois de la nature paraissent inappliquées !
Mais si votre raison échappe à leur intime, Sachez que la logique est ce concept immonde Qui est le mieux partagé puisque chacun estime En avoir reçu plus que le reste du monde.
Il est déconseillé de croiser leur allée : Avant de s’endormir ; après un repas riche ; Si on est sûr de rien car cela ne ferait Qu’aggraver les problèmes et permettre la triche.
C’est un exercice utile, une nécessité physique. Un besoin de l’existence de se fondre dans la matière. Un corps pour tout contenant pour recréer la musique Que l’écho a envoyée pour ma destinée entière.
Juste une bouteille vide pour y contenir mon âme, Un pot pour y recueillir mes tourments et tous mes maux. Une pomme pour ma chair et pour complaire à ma flamme. Ils sont tous trois mes symboles si infinitésimaux.
Je ne suis pas venu vivre une vie si dérisoire ! Je n’avais pas trop d’attrait ni de charme étonnant. Mais cet écho qui m’habite n’en est nullement accessoire. Peu m’importe si le sens est peu ou prou détonant !
Je n’ai pas à arbitrer la qualité de mon rôle, Mais je dois l’exécuter du mieux de ma prestation. Je n’ai pas tout le recul pour comprendre les paroles, Mais je m’attache à ma vie, à mon interprétation.
Je suis là pour quelque chose dont je n’ai pas à rougir, Comme la bouteille vide et ce pot insignifiant. Ils sont là pour contenir l’élixir qui va surgir De l’amour de cette pomme dans un écho tonifiant.
De l’Alpha à l’Oméga, ce moment d’éternité, L’homme va le retrouver à la fin de sa journée. Si le « A » est création, la joie dans l’humanité, Alors l’ « Om » est rédempteur là où l’homme a séjourné.
La fréquence vibratoire qui nous fait sentir l’écho, Fait ressentir la présence d’un flot de sérénité. Sachons être reconnaissants de pouvoir payer l’écot De ce que nous possédons et de notre identité.
Permettons à tout le corps d’entrer dans la vibration À la fréquence divine qui résonne dans chaque homme. Ce mouvement qui modèle est l’autoréparation Qui rayonne dans tout l’être en résonance du « Om ».
L’ « Om », c’est l’envie du divin, la paix dans cette quiétude, Une simple humilité, un espoir dans l’anonyme. La foi de celui qui croit, toujours en exactitude, Une maîtrise de soi d’un service magnanime.
L’« Om », c’est le renoncement, l’obéissance naturelle, L’amour dans la plénitude, l’amour dans son amplitude. L’ « Om », c’est aussi le « Shalom » dans la paix intemporelle Qui nous éloigne des désirs, nous relie en gratitude.
J’aime marcher sous la pluie, dans les ruelles de Marseille. Les couleurs sont ravivées, les parfums sont augmentés. Dans tout cet énervement, ma conscience me conseille De laisser crier les gens qui en sont désenchantés.
Plus ils s’énervent et se battent, plus je sens ma paix grandir ! Comme si dans l’océan, je voguais sur la mer calme. Je les regarde en dessous, s’agiter et s’engourdir, Je leur envoie des échos en remuant de mes palmes.
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Sur mon magnifique bateau, je suis le roi de la mer Mon chevalier, le soleil, m’est d’une fidèle escorte Du matin jusqu’au coucher, il me montre les chimères Il m’éclaire le chemin, il me baptise d’eaux fortes !
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Quand je vois se poser doucement le soleil Sur la hanche amoureuse qui borde l’horizon, Je regagne mon nid avec mille merveilles Que j’ai glanées tantôt auprès d’un vieux grison.
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« À la fraîche venez boire ! » Me crie le marchand d’orange. « Elles sont rouges du sang du soleil que j’ai pressé ! » Je dois bien le reconnaître et cela n’a rien d’étrange, Mais son jus de fruits orange est vraiment apprécié !
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J’aime beaucoup les trains suisses ; ça monte ou bien ça descend ! L’ingénieur était loufoque quand il a tracé ses plans ! Pourquoi construire en montées, c’en est presque indécent ! Si j’étais leur architecte, j’aurais fait mon métaplan !
D’abord, mettons des dentelles, sur les monts, c’est plus joli ! Et puis j’y mettrais du rose, le vert c’est trop monotone ! Je réchaufferais les lacs, n’en déplaise à ma folie, Parce que pour prendre un bain, j’aime la chaleur teutonne !
Je donnerais du café à manger à toutes les vaches Et j’aurais à déjeuner un petit café au lait ! Pour le meilleur chocolat, une négresse cravache, Pour les mener dans les prés, sur un air Olé ! Olé !
Après je vide les coffres et je transforme les banques ! Désormais elles renferment tous les trésors de l’amour ! Voulez-vous vos lingots d’or en bisou de saltimbanque ? Brûlons ces foutus billets mais dans un grand feu d’humour !
Et pour la dernière touche, je change toutes les langues ! L’allemand pour bricoler, avec ses mots mécano, L’italien pour chantonner l’art dans toutes les calanques, Le français pour exprimer mon cœur dans tous ses canaux !
Les beaux masques sourient à l’envie d’exister. À qui vont-ils offrir une nouvelle vie ? Quelle est celle qui sera joyeuse ou attristée ? Quel est celui qui aura l’âme au masque asservie ?
Les beaux masques le savent. Tous seuls, ils ne sont rien D’autre qu’un bout de carton, une coquille vide. Mais dès qu’on le revêt, on devient un vaurien, Un prince ou bien un roi, avide ou impavide.
Les beaux masques sont collants que l’on peine à quitter. Quand on les a portés, on se sent transformés ! L’esprit est échangé pour une iniquité Qui nous change la vision dans nos cœurs déformés.
Les beaux masques sont menteurs, ils veulent nous mater. Ils font croire que l’habit fait encore le moine. J’en ai vu des milliers tous ainsi formatés Qui ne sont que fantômes sans le moindre patrimoine.
Les beaux masques font la fête et s’échangent des vœux. Demain il y en aura d’autres et bien d’autres promesses. N’écoutez pas celui qui porte son désaveu ! Les masques aguichants ne font pas une messe.
Dès qu’on a appris comment s’évader à grands pas Chaque occasion est prise pour s’envoler à deux Et quel que soit le sexe, il n’y a pas de faux-pas À s’envoler ensemble comme des amoureux !
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Adieu mes vêtements et bon vent dans les nues ! Je suis libre ce soir et j’enlève mes voiles ! Pour toujours je suis moi, et mon cœur est à nu ! Faites vite comme moi et baignons-nous d’étoiles !
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Quand Dieu se couche le soir, il tire le grand rideau bleu ; Celui dont le cordon doré lance des rayons de soleil. Il dit « bonne nuit » aux étoiles, il jette un regard sablonneux, Il appuie sur le bouton des rêves, puis il sombre dans le sommeil.
Dès qu’il a éteint la lumière, Lucifer, à pas de fourmi, Arrive avec tous les lutins pour faire mille facéties. Ils jouent avec les feux follets, pendant que les anges endormis Roupillent sans se préoccuper de toutes ces péripéties.
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Le déluge c’est long quand je compte les gouttes. Il sent mon impatience et la met à l’épreuve. Moi, sous mon parapluie, j’attends qu’ouvre la route Qui va me transporter quand grossira le fleuve.
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Fée jongleuse de bulles tu cherches l’Omega Depuis l’Alpha secret dans lequel tu es née. Tu poursuis le réseau de l’état du Méga Dans lequel communique toute ton âme innée.
Si l’esprit est acquis au jour de ta naissance Et s’il a su grandir avec l’éducation, Il deviendra poussière et marquera l’absence Du cocher éphémère sans justification.
Tu jongles avec tes âmes montées en écheveau Dont tu sais remonter par ton art le programme. Tu parcours chaque étape au galop des chevaux Et ton cœur est ouvert à cet organigramme.
C’est comme une musique qui remonte l’octave ; Chaque gamme passée te restitue l’accord. Chaque révolution, à la prochaine clave, Reboucle tout ton être et encore et encore…
Et tu sais appeler le concours supérieur Qui t’apporte miracle et pouvoir de créer ! Et ce moi supérieur lui-même est l’inférieur De l’ÉCHO tout entier et qui t’a procréée.
Par le pouvoir du son dans la méditation. C’est inhabituel parmi les traditions De rechercher l’écho dans une vibration, Dans le ton primordial de son apparition.
Elle commence à chanter à partir de zéro Dans la joie de l’amour et la procréation. Elle fait monter le « A » des organes viscéraux Jusqu’au sommet du crâne vibrant en création.
Ah qu’elle aime trouver et surtout retrouver L’énergie de ses âmes dans la toile sacrée Dont le nœud qu’elle anime dans cette vie éprouvée S’accorde à l’univers, ses racines ancrées !
La musique céleste sort de cet instrument Dans ses courbes magiques aux divines proportions. Le passé est laissé derrière résolument Et le divin s’écoule d’une exquise absorption.
La raison disparait, le mental transcendé. Seul le corps guide l’onde dans l’interprétation, Seul le cœur canalise l’écho appréhendé, Seule l’âme émet dans la méditation.
Je te tends les deux mains bien ouvertes et sans armes Il n’y a pas de piège ne sois pas tourmentée ! J’ai dix doigts moi aussi et c’est là tout le charme Car nous sommes semblables, juste désorientés !
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Quand elle étend ses bras de mer dans l’univers, Elle accouche d’amour dans la procréation. J’aime aller accoster dans le fjord entrouvert Où la joie et l’ardeur sont ma récréation !
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Ce soir parmi les joncs entre tous les bouleaux, Au-dessus des eaux noires de l’onde en rouleaux, La lune nous mettra sa robe effarouchant, Éclairée par les feux du soleil se couchant.
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Comme des ailes de feu surgissant des épaules, Comme des ailes de l’onde qui seront ma boussole, Je brasserai les airs pour parcourir le monde Au-dessus des tourments et des terres immondes.
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Pas besoin de tempo, ni de valse, ni de slow Les battements du cœur rythmeront la cadence Pas besoin de néon, de projecteur, de spots Les étoiles d’amour allumeront la danse.
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Mon vieux Milou, c’est décidé ! Demain on embarque pour la Lune, Après on ira visiter Les merveilleux anneaux de Saturne !
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Une fois qu’on a lâché prise Et que plus rien n’a d’importance, On s’envole à la moindre brise Quelle que soit notre portance !
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Des rochers tourmentés, des rochers qui ont peur. Ils sentent l’érosion et se sentent brûler Peu à peu sous l’assaut de ces flots agrippeurs Qui vont les éroder jusqu’à les acculer.
Les poussières de sables seront toutes entraînées Vers un autre destin, vers une autre existence. Ils sentent leurs racines peu à peu s’égrener D’une mort apparente qui change leur substance.
Mais il faut qu’ils admettent que toutes leurs particules N’ont pas plus d’importance sur le plan de la Terre. En revanche tous ces grains qui furent leurs molécules Iront ensemencer d’autres communautaires.
Quoi ? Vous ne serez plus ? Et c’est là toute l’affaire ? Vous n’avez pas compris que, sous l’actuel aspect, Vous n’êtes que transitaires et devez vous soustraire À la loi de l’écho et lui rendre respect.
Mais vous allez survivre à vos grains de poussière ! Car la forme est donnée et jamais effacée. Ce qui a fait de vous ces rochers de lumière, Vous perpétuera tous dans une foi tracée.
Ne fais pas ta timide et n’aies pas peur de moi ! Je ne suis pas rival ni même concurrent. Nous sommes différents, je comprends ton émoi Et je connais l’élan de l’effroi récurent.
Pas de neutralité, ni d’impartialité ! Tu t’es drapée du corps de la féminité, J’ai choisi de venir en collégialité En revêtant mon corps de masculinité.
Chacun est dans son camp : on reste avec les nôtres. Chacun se réfugie avec ses partisans. La solidarité nous entraîne l’un l’autre À nous calomnier tout en analysant.
Mais il faut renoncer à ces luttes intestines Et nous donner confiance dans nos polarités ! Chacun apporte à l’autre sa partie orpheline Et chacun se retrouve dans son intégrité.
Notre échange n’est pas une lutte de pouvoir. Nous partageons ensemble dans la dualité. Il n’y a pas d’égoïsme, l’important c’est vouloir La réunion des âmes en sexualité.
Outrepassant la fleur pour produire un « Ou » Omettant sa pudeur et prononcer un « Om » Ajustant ses pétales d’où en jaillit le « A » Écrêtant les sépales pour monter sur le « E » Unissant ses semblables chantant en chœur le « U » Irisant de lumière à l’écho du son « I »
Oyez-vous la puissance dans vos chakras du « Ou » ? Omniscience du chant sacré qui chante l’ « Om » Apprenez la création et la joie du « A » Essayez à votre tour et chantonnez un « E » Utilisez vos dons et récitez le « U » Itérez la méthode, terminez par le « I »
Où que je sois toujours je commence par « Ou » Omniprésent je suis à l’écho de mon « Om » Assemblant pour créer dans la joie avec l’ « A » Et j’arrive à vibrer dans mon cœur par le « E » Usant de l’intention je parviens au son « U » Invoquant mon amour je vous donne le « I »
Papillon de fortune, regarde-moi dans les yeux ! Par tes ailes constellées d’un millier de regard, Montre-moi le chemin qui plait aux audacieux Par-delà les collines et les aérogares !
Papillon de richesse, montre-moi le sentier ! Tes antennes auréoles conduiront ma boussole Aux expériences d’or dont j’aurai le chantier, Au sortir des ténèbres, pour que mon cœur insole !
Papillon vif-argent, toi, le maître alchimiste ! Tes battements d’étoile gouvernent bien mon âme. Tous tes regards braqués sont anticonformistes Et m’aident à transgresser mes futiles programmes.
Papillon capital, tu es mon patrimoine ! Quand j’accorde mon cœur à tes saints battements, Ma conscience s’éveille comme celle du moine Par l’illumination dans les saints sacrements.
Papillon de bonheur, derrière les coulisses, J’ai franchis les obstacles après ma longue chute. Mon inconscient ouvert m’a sorti des abysses, Tu as su transmuter mes rêves en parachute.
Tantôt un chapeau fleuri, tantôt une source en cascades, Tantôt un mont enneigé, tantôt une berge apaisée, Tantôt c’est la fée cyclope qui mouline sa muscade Ou bien l’ourse bleue lactée ou bien la fée déglaisée.
C’est une rose mutante ou une rose qui rêve. Est-ce que le songe persiste ou est-ce qu’il se désagrège ? Est-ce-t-elle qui me rêve, est-ce moi qui crois sans trêve ? Est-ce toujours moi qui parle, dans cette rose bleu-grège ?
Tous les sons se décomposent dans la cochlée de la rose. Les sons graves à l’extérieur, les aigus vers l’intérieur. Toutes les voix se concentrent, se posent et se superposent Et s’expriment par mes vers avec mes êtres antérieurs.
Parfois les sons font l’écho d’un bras guerrier masculin. Parfois ils se font douceur dans un nuage de vagues. Parfois ils jettent un coup d’œil dans un regard féminin, La main lissant les cheveux dans un sourire suave.
Plus je rentre en profondeur dans le cœur de la voix rose, Plus la dimension grandit et devient infinité. La source est toujours active et jamais ne se nécrose, Ce n’est pas moi qui l’anime mais l’écho d’éternité.
C’est la rose des dimanches, nacrée d’un blanc rassurant Mais dorée d’un feu ardent qui exerce dans son cœur Une flamme qui me parle dans un éclair fulgurant, Qui a besoin de structures contre les fausses rancœurs.
Elle lutte pour survivre dans ce monde égoïste, Une touche féminine de la couleur de la rose Pour soulignes ses attraits, comme un rite judaïste, Elle borde de son sang pour quitter son air morose.
Pauvre rose du dimanche, oubliée les autres jours, Juste à peine courtisée dans quelques moments volés. Comme un cœur fier de comanche, elle voit à contrejour, Toutes les infidélités consumées et convolées.
Tous ses pétales se tordent se posant mille questions, La faisant tourner en rond et l’empêchant de pousser. Mais ce sont toutes ces structures qui l’enferment en congestions Comme une cage trop petite de mouvements repoussés.
Moi qui parle et qui écoute la rose qui a le blues, Je n’ai rien à décider, juste à comprendre et l’aider. La rose devra quitter la sécurité jalouse Qui l’écartèle alentour et l’empêche de plaider.
Cette vie que j’accueille et que je représente, Moi parrain de ton âme, toi le petit enfant, J’en serai responsable, la source fertilisante, Je veillerai sur ton avenir triomphant !
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Aujourd’hui on apprend la brasse papillon On s’élève légèrement, les deux pieds quittent le sol Une main sur la cuisse une main en tourbillon Et lentement on monte jusque dans l’entresol.
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Bien que les fleurs soient périssables, Que les bonbons soient tellement bons, Je trouve ces boutons désirables, Tout simplets et peu floribonds.
Je te les mets dans ce bouquet, Peu prétentieux mais harmonieux. Tu le mettras, d’un air coquet, Discrètement dans tes cheveux.
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Il brame pour le rut lorsque c’est le moment Pour rencontrer les biches et leur faire des faons. Le reste de l’année, il rait, c’est assommant ! Mais ça plait aux parents et aux petits enfants.
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Une rose spiralée remonte bien lentement En suivant la direction de ses mémoires d’antan. Toutes les circonvolutions dans tous ces arcs-boutements Rappelle le chœur de la nef et l’écho des repentants.
Dans cette chapelle rose, le labyrinthe est tracé, Il rappelle les mémoires de tout ce qui m’a précédé. Ce chemin je le remonte dans tout mon corps encrassé Et j’en filtre les images dans les échos succédées.
Mémoires de mes racines, de toutes ces familles d’âmes, Enregistrées dans le flot comme des microsillons. C’est dans la fleur orpheline dans les bras de Notre-Dame Que j’écoute mon passé gravé dans chaque sillon.
Nous avons tous une rose dans la couronne d’épines, Nos mémoires orphelines appartiennent au passé. Ce passé, c’est la mémoire filtrée par cette crépine Qui nous renvoient aux racines que nous avons dépassées.
La leçon d’humilité du parcours du pèlerin Trouvera sa récompense dans cette porte entrouverte. La clef cachée dans la rose fait s’ouvrir le souterrain, L’accès maintenant ouvert, partons à sa découverte !
Les oiseaux de passage, sont-ils fous ou bien sages ? Ils vont leur destinée sans passion ni attache. Pas de propriété, ils font l’apprentissage En suivant leurs aînés, concentrés sur leur tâche.
Pendant leur migration, ils accomplissent ce geste D’aimer ce qu’ils incarnent, d’y mettre du respect. Année après année, dans une vie digeste, Jamais dans le besoin, jamais dans l’irrespect.
Lorsque je les observe, je suis dans leur sillage ; Ils m’apprennent à m’aimer en toute liberté. J’y trouve mon miroir, le sens de l’aiguillage Qui rappelle en moi-même l’écho de ma fierté.
Ils suivent les saisons et parcourent la Terre Dans une discipline en solidarité. Chacun son tour apporte l’aide aux retardataires ; Leur vie met en commun complémentarité.
Ceux qui ont accomplis déjà la migration Sont devenus des maîtres qui guident les novices. Les expérimentés partagent l’inspiration Qui garde la mémoire de leur divin service.
Arrivé devant la vague, le cavalier capricorne. Le cheval est-il marin, aura-t-il le mal de mer ? Si son père est l’hippocampe et sa mère la licorne Il est prêt pour l’aventure, pour le voyage doux-amer.
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De cascades en dégringolades, C’est la fontaine des amours.
Libertinage et culbutage Font mal au cœur en désamour.
Font mal au cul dans les balades Qui finissent en désemboîtage.
Mais font tressauter en jambages Les amants du puits des mamours.
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Sous l’étoile mystérieuse, toute la ville a fondu. Le bitume se liquéfie sur la place du marché. Il faudra prévoir des bottes toutes paires confondues, Pour aller faire ses courses au prochain supermarché.
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Le dimanche la nature se met à parler en vers. Quelques rimes de jonquilles et d’odes à la marguerite Autour de l’arbre-poète qu’elles entourent en contrevair Parmi les rayons d’argent dans l’azur en favorites.
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Rien n’est plus beau qu’un sourire dans une forêt de pains Pains briochés parasols posés contre la fenêtre Afin qu’ils soient bien dorés, glissez-leur un galopin Au sourire bien charmeur et laissez la vie renaître !
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Certains types d’oiseaux préfèrent le bateau. Ils aiment naviguer au grès des courants chauds. Ça va plus lentement qu’aller à vol d’oiseau, Mais bien moins fatiguant pour l’aile des manchots !
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C’est tellement plus facile, pour faire le funambule, De le faire au fond de la piscine, c’est nettement moins risqué ! D’abord pour décomposer ses deux jambes libellules, Pour la perte d’équilibre, pas besoin d’être casqué !
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Pour ma soupe de poissons, je les pêche à la becquée. Je les repère en bancs et je plonge prestement. Ils sont tous un peu surpris de l’invitation forcée Mais force est de constater qu’ils en sont tous excellents !
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Maître moineau sur sa tasse perché Ne voulait pas lâcher sa coupe tiédasse. Maître écureuil, qui l’avait bien cherché, Devra ruse, initiative et audace.
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Si plus rien n’a d’importance et s’il nous faut tout lâcher Dès que le vent soufflera, j’ouvrirai tous les volets Et je verrai s’envoler tous ces objets arrachés Qui obstruent mon devenir et polluent mon envolée.
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C’est la plus jeune des Parques, elle est douce, elle est charmante. L’ainée des sœurs, maternelle, Nona, tisse la naissance. La cadette tisse la vie, Decima est assommante. Morta, la petite dernière, tricote en condoléances.
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La sainte famille d’âmes a donné un héritier. Observez-bien les étoiles tout y était annoncé ! Cette destinée supplante après des inimitiés Bien des croyances anciennes qui ont dû se prononcer.
Mais qui de l’astrologie ou de la famille d’âmes Régit l’un ou régit l’autre ? C’est comme la poule et l’œuf ! Les étoiles et les planètes font une carte amalgame Et les familles des âmes, les acteurs au gui l’an neuf !
Tous les maîtres et guérisseurs, les guerriers et les chamans, Les alchimistes et les fées, les passeurs et les piliers, Les initiateurs de conscience, mécaniciens, enseignants, Dans la communication, se trouvent tous reliés.
Dans l’horoscope est la carte des programmes et des rôles. Dans les familles, les âmes sont les précieux comédiens. Regardez les jeux de rôles et sachez voir quand c’est drôle Car la folie est raison, et l’amour est quotidien.
Ne cherchez pas à comprendre ; si vous êtes comédien, Il vous faut jouer le rôle sans en connaître la fin. Ce n’est pas sur l’importance du rôle de tragédien Mais bien plus sur la prestance que vous serez séraphin !
Rien ne parait bouger sur la plage immobile. Les vagues sont figées, les rochers sont soudés. Le temps est suspendu, la distance est débile. Le soleil est coincé, l’horloge s’est accoudée.
Le rêve est utopique, le tableau est chimère. Pour la carte du temps, l’effet est bien amer ! Comment peindre du temps, sa vision éphémère ? Le flux et le reflux s’annihilent dans la mer.
L’écho est ainsi fait, il ignore le futur. Car il n’existe pas, c’est la démonstration. S’il existait alors, serait déconfiture, La raison de l’écho et de la création.
Les beaux mâles font la parade en se comparant les voiles. Ils font cliqueter leur mât, levant la proue bien altière. Dodelinant de la poupe pour séduire les étoiles Et ondulant sous le vent, la bannière tendue bien fière.
Ils arborent leurs couleurs comme de puissants guerriers En mimant une escouade pour bien montrer leur bravoure. Au jeu de la compétition, ces voiliers contrariés Ne sont jamais que des pions qui font le jeu de la mourre.
Mais toutefois si ces jeux ont l’air un peu puéril, Il est bon de constater qu’ils leur permettent de monter, De montrer leur intention, efficace ou stérile, De progresser sur la marche supérieure à affronter.
C’est le jeu de la nature de sans cesse confronter Les diverses solutions, les clefs de l’évolution. C’est pourquoi même les vaincus, par la honte d’être domptés Participent à cet essor qui fait les révolutions.
Que l’on gagne ou que l’on perde, tout est du pareil au même. Un écho de l’expansion dont le vent gonfle les voiles. La raison de la bataille, si tous ceux qui suivent m’aiment, C’est que nous arrivions tous ensemble sur les étoiles.