Quand elle fait sa danse en costume nature Et qu’elle offre sa fleur à qui veut la goûter, Sa fontaine jaillit comme une forte armature Et capture l’amant qui n’est point dégouté.
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Sur mon île déserte, j’ai hissé la grande voile, Sur l’arbre d’artimon, le grand et de misaine. J’ai jeté l’encre bleue de nuit sous les étoiles Et je file plein ouest rejoindre ma toulousaine.
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Tout le secret du lait crémeux de la bufflonne, C’est dans ses ablutions qu’il faut aller chercher. Douche froide sur les cornes feront les farfallonnes À la mozzarella, bien meilleures au marché.
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Cette ligne en sandwich entre le ciel et l’eau Est la frontière intime entre deux existences. Elle reflète la voûte et tout son firmament Et voile les abysses et toutes subsistances.
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Mes jolis petits mâles viennent de se faire la malle ; La horde a rejeté, la horde n’a pas aimé. Ils s’en vont tous les deux, queue à queue animale, Se faire un gros câlin pour se décarêmer.
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Lorsque pleurent les marasmes dans les hivers de l’histoire, Dans la grisaille des villes, je recherche la lumière. J’ouvre mon cœur aux fantasmes, les plus éjaculatoires, Qui ébranlent les murailles et tous ces murs de poussières.
Entre les pierres des murs, j’ai trouvé cette rosette ; Je lui ai sucé le cœur, l’ai arrosé de mon sperme. Tout en l’entendant gémir, j’ai mordillé sa noisette Enfouie en profondeur des ourlets de l’épiderme.
C’est alors qu’elle a poussé et ses soupirs et ses branches Pour recueillir dans le vent la réponse à ses caprices. J’ai continué patiemment, avec sexualité franche, Quarante jours, quarante nuits, la culture séductrice.
Elle en a mouillé les draps recouvrant les fondations Des murs odieux qui enferment ma liberté de vision. En versant l’eau au verso allant à l’inondation Jusqu’à péter les murets et les portails des prisons.
En unissant les boutons de toutes ces roses à foison ; En reliant les mamelons de ces fleurs, juste nubiles ; En éjaculant sans cesse dans les plis de leur toison ; J’ai recouvré le printemps et retrouvé ma Sybille.
Pour mieux te caresser, j’ôterai ta culotte, Caresserai le fruit guidé par le désir. Et quand tu jouiras, j’entendrai la hulotte Répondre à nos amours par son cri de plaisir.
Je poserai mes lèvres sur tes lèvres humides En glissant doucement mon organe fiévreux. Je tèterai goulûment, à ta bouche timide, Ta langue gémissante à l’arôme amoureux.
Je soutiendrai ta tête comme un petit bébé Que je prendrais au bras pour lui donner le sein. Répétant sur ta nuque des massages adoubés Qui te feront chanter au son du clavecin.
Pour tes seins arrondis, je n’ai cesse d’acter D’en pincer le bout rond de chaque mamelon. Et d’aspirer du doigt le liquide lacté Qui nourrira l’amour de miel et de melon.
D’abord juste à l’entrée du temple d’agrément, J’en baiserai les lèvres cachant le clitoris. Et puis profondément j’hisserai mon gréement Et déploierai les voiles sur la mère orifice.
Debout sur le ponton de la rivière orange, Je regardais s’enfuir mes souvenirs bleutés. Tout est complémentaire dans l’univers étrange, C’est pourquoi ma sagesse est un peu folletée.
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Quand le soleil se lève sur les plateaux glacés, La tête broutant l’herbe, vont les gentils moutons. Si l’un d’eux l’apprécie d’un geste déplacé, Il n’en sera pas moins à l’abri des gloutons.
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Partout où vous irez, vous la rencontrerez, Ma bulle de couleurs qui traverse les rues. Elle sème du bonheur dans les cœurs apeurés, Parée de mille teintes comme coquecigrues.
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Flèches augustes et fières, taillées de précision, Vous indiquez midi dans le temps suspendu. Le présent est figé comme d’une incision Dans l’univers réel aux cordes des pendus.
Ces horloges insidieuses me semblent trop parfaites Et leurs clochers ne savent rien faire que donner l’heure ; Aux quatre coins du monde, leurs images surfaites Paraissent briller d’or mais ne sont que des leurres.
Mais si la perfection est montrée au pendule, Nul ne la trouvera, ni midi à sa porte. Dans la tour de Babel, les langues incrédules Sont brouillées à jamais et le chaos l’emporte.
Les cloches régulières veulent rythmer la vie Que les saisons n’ont su imposer dans ce monde. Les carillons d’antan, répétés à l’envi, Ne sont que des chimères et des repères immondes.
Mais la vie elle-même n’est pas une mécanique. Elle est faite d’amour et respire la confiance. Ce monde trop parfait ne transmet que panique Et la mort endormie en fait son alliance.
Entre les branches de l’arbre je cherche encore ma place Est-ce là-haut sur cette branche, là où chante mon oiseau ? Est-ce flottant sur les ondes dans ce bateau monoplace ? Ou bien dans le cœur de l’arbre, là où penchent les roseaux ?
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Tous les soirs au crépuscule après sa journée de peine, Le soleil s’écroule en pleurs dans une gerbe de couleurs. Ô Soleil, tu as donné tout le sang chaud de tes veines ; Ta course s’est terminée, va donc panser tes douleurs !
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Tous ces petits anges à plumes que j’entends dès mon réveil Dénoncent mes infortunes et m’annoncent mes fortunes. Ce matin l’un est venu murmurer à mon oreille Qu’aujourd’hui tout recommence ; les amours sont opportunes.
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Aussitôt qu’elle voit la jolie montgolfière, La mer claque son bec sur la proie innocente. Et les dents acérées sont abasourdissantes Quand elles se referment sur la nacelle truffière.
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J’ai redessiné ma ville avec de jolies peintures. D’abord les cheminées noires que j’ai transformées en arbres, Puis les murs gris des usines, repeints pour l’agriculture, Et le macadam sinistre, en un lac comme le marbre.
Enfin la magie opère et je vois la vie renaître. Le ciel s’ouvre et la lumière inonde la citadelle. Les oiseaux reviennent en foule, il faut bien le reconnaître Et fait, du chant de la Terre, revenir les hirondelles.
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Pavillon isolé mais riche de lumières, Mon petit atelier, ma bulle souveraine Plantée dans les couleurs diluées des poussières Transcrites dans le vent par le chant des sirènes.
Mais c’est surtout la nuit lorsque le temps s’arrête Que mon corps devient corde et que mon cœur résonne. Il vibre par le chant des femmes en queue d’arête Qui m’ensorcelle l’âme et l’esprit déraisonne.
Je me mets à bouger comme une marionnette, Animée par des fils conduits par des sorcières. Je fais fuir les épouses et les maris honnêtes Qui me croient l’esprit sot et l’âme souricière.
Mais c’est là que j’écris mes rimes aujourd’hui Quand j’écoute le vent qui murmure à l’oreille. Les fumées alentour vous montrent où me conduit Le doux chant du zéphyr à nul autre pareil.
On me dit égoïste chargé d’ingratitude, Mais si j’ai fuis le monde c’est pour mieux le comprendre Dans la nature alpine et dans ma solitude ; Et mon cœur est en paix d’avoir à vous l’apprendre.
Je me souviens à présent, après ces années de fuite, De ma jeunesse perdue sur les bords du lac Sevan Quand je courais l’aventure et les filles à ma poursuite Dans les ruelles étroites de ma chère Kirovakan.
J’ai parcouru des régions, j’ai traversé des frontières ; Dans une main, ma valise ; dans l’autre main, ma promise. J’ai emmené mes enfants pour une ville côtière Sur la Méditerranée avec juste une chemise.
Le soir entre chien et loup, je vais arpenter la grève Et je lève mon regard fixé sur la Bonne-Mère. Le soleil saigne la mer sous le vent soufflant sans trêve Et dessine dans le ciel le visage de ma mère.
Et je la vois accouchant dans un murmure de silence Tandis que je vagabonde de son sein vers l’autre monde. Et quand s’ouvre le passage comme une sourde violence, J’abandonne mon caveau, loin des souvenirs immondes.
Je renais sur cette Terre, accueilli par des caresses ; Je renais dans cette ville avec mes sœurs et mes frères. Pour remercier mon Dieu de l’amour et la tendresse Je vous offre ma cuisine et mon cœur pour vous distraire.
Les glaciers ont fondu et ont pleuré leurs larmes ; Les montagnes ne sont plus qu’un souvenir amer ; Seul le souffle du vent a propagé l’alarme ; La Suisse tropicale est au fond de la mer.
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Aujourd’hui tout est gris, je n’ai pas de couleurs. La nature est en deuil et le temps est en pleurs. Le tonnerre a brisé à grands coups de canons Le silence de peine sur tous les cabanons.
Le brouillard me dilue les lumières perdues, Étouffant sous son aile en pesant son étoffe. La froidure m’engourdit après m’avoir mordu Et je sens son venin dans mes vers et mes strophes.
Dans mon bunker d’hiver j’entends sourdre le vent Qui s’allie à la neige effaçant toute trace. Comme ce pugilat entre les morts-vivants Et les derniers fidèles sous la gelée vorace.
Même le temps trahit le soleil invisible ; Il raccourcit les jours et allonge les nuits. La frange de lumière devient presque illisible Et les ombres accordent le baiser de minuit.
Mais les étoiles brillent et continuent leur course À travers le zodiaque au-delà des nuages. Sous la monotonie du manque de ressource, Je brûle mes chimères au cœur d’écobuage.
Ce n’est pas tant l’échelle qu’il faut bien déployer, Ni le vertige amer là-haut sous la Grande Ourse, Mais le milliard d’ampoules que je dois employer, Tout le stock à gérer et mes pauvres ressources…
En revanche si je trouve une personne pour m’aider, Le faire alors à deux est bien plus agréable. C’est pourquoi mon annonce est ainsi concédée : « Pour s’envoyer en l’air, cherche femme convenable ! »
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J’ai accroché à ma tête une guirlande d’idées ; Des idées noires et sombres pour les journées monotones, Des idées plus lumineuses pour les journées déridées, Tout dépend de la saison, du printemps ou de l’automne.
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Regardons au-delà de nos peurs et nos peines. N’embourbons pas nos yeux dans l’humus pourrissant. Les arbres ne sont pas des serrures ou des pennes, Mais peuvent nous ouvrir vers des lieux nourrissants.
Laissons-les s’écarter et montrer notre route. Laissons-les nous montrer qu’il n’y a pas de frontière. S’ils relient le soleil à la terre, sans doute, Ils seront les passeurs vers une autre matière.
Quand nous sommes en forêt cernés par leur présence, Nous savons qu’ils ne sont ni gardiens ni limites. Ce ne sont que des portes exemptes de malfaisance Qui permettent d’oser de partir en ermite.
Pour moi, ils ont ouvert le passage du choix ; Dévoilant l’horizon caché sous la barrière. Inexorablement, jusqu’à ce que je choie Dans une initiation pour une autre carrière.
Il n’y a d’illusion que pour les non-voyants ; Ceux qui s’arrêtent au mur, écrasés sous leurs charges. Mais il faut invoquer son ange prévoyant, Courir vers le bateau qui nous emmène au large.
Au plus profond des nues, c’est comme une avenue ! Dans les couloirs du temps, du beau jusqu’au mauvais, Les oiseaux se rassemblent, en foule, ils sont venus Par l’itinéraire-bis de Paris à Beauvais !
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Depuis son nuage blanc guidé par un chant de flûte, Le petit marchand de sable vient coucher les enfants sages. Accompagné de Nounours, sur des toits pleins de volutes, Il apporte le sommeil rythmé par un séquençage : « Pom-pom-pom-pom pom pom » chante-il comme une turlute « Et bonne nuit les petits ! » dans un cavalier pansage.
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Le meilleur moniteur de vol c’est mon minet. Il est fieffé voleur et joueur à ses heures. Il aime tout ce qui vole, surtout pour son diner. Si l’élève est doué, il en fera son beurre !
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D’abord subtilement il lui fait un bisou. Un bisou papillon comme ça va de soi. Ses ailes bigarrées lui font l’air d’un zazou Et l’enfant est ravi de son baiser de soie !
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À son sommet coiffé comme une capucine On devine le roc fort comme un membre bandé. J’entends souffler l’amour dans les nues abyssines Sur les monts éthiopiens en soupirs gourmandés.
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Prendre ses bains debout n’est pas très salutaire. Prendre des bains de boue, c’est un peu terre-à-terre… Archimède a trouvé qu’en plongeant son corps nu Les femmes ont envie de téter sa cornue.
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Elle est entrée sans bruit ; je n’ai rien entendu. Quand j’ai ouvert la porte de la salle de bains, Elle était toute nue comme de bien entendu Et parlait espagnol avec l’accent cubain.
« Te amo mi amor » m’a-t-elle susurré En écartant les jambes et me tendant les bras. Moi, je bandais à mort pas très bien assuré, Je lui ai répondu « yo también, me encanta! »
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Ce bateau solitaire coincé sur la planète, Entre des eaux timides et des vents courroucés, Semble avoir lâché l’ancre et rompu sa chaînette ; La coque entre deux ondes et le mât débroussé.
Est-ce l’évolution qui dirige sa barre ? Est-ce un dieu tout puissant qui tient son gouvernail ? Je ne vois sur le pont qu’un homme un peu barbare Dans les bras d’une femme en couple de tenailles.
Ils recherchent une terre, ils recherchent le feu. C’est le sel de la vie, l’énergie capillaire. Dans l’équilibre hostile d’un subtil couvre-feu, Menacés des abysses et des plus lourds que l’air.
Cette odieuse balance qui oscille en silence Entre quatre éléments unis, hétérogènes, Va comme une machine que bat avec violence L’humanité perdue pour préserver ses gènes.
L’homme n’est que de l’eau dans un bocal en verre. Il retourne à la terre, ses pieds sont ses racines. Son esprit brasse l’air qui souffle son calvaire. Son cœur n’est que du feu que son âme calcine.
Qui te rend si hardie de montrer tes appâts, Toi, à peine nubile et déjà débauchée ? Où donc est ta pudeur apprise chez papa, Quand tu cachais tes seins, juste à peine ébauchés ?
Les deux mains sur les hanches et le sexe en valeur, Le regard éperdu, juste un poil apeuré, Tu as l’air résignée, pas trop femme en chaleur, Les seins un peu figés, le pubis effleuré.
Qui est ce que tu méprises ? Est-ce toi, est-ce moi ? Est-ce de la pitié que je vois dans tes yeux Qui te trouble la bouche et trahit ton émoi, Mais permet toutefois cet esprit audacieux ?
Quand tu m’as fait l’amour tu étais partie ailleurs ; Ton corps mis au grand jour mais ton cœur dans la nuit Dans les pensées secrètes et l’orgueil chamailleur D’une fille hautaine et perdue dans l’ennui.
À cet air méprisant d’un juge accusateur, Je sais bien que je n’aurai jamais plus d’autre accès Quand j’aurai fuis ton lit démoralisateur Loin d’un cœur rabat-joie sans manque et sans excès.
Tandis que tombe la neige sur mon paysage suisse, Je vois les drapeaux qui flottent pour montrer leur belle croix. Pendant que les corbeaux croassent me faisant une belle cuisse, Je pense aux coquelicots et mon espérance croit.
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L’eau du lac est immobile, frappée par un sortilège Par la magie de l’hiver et tous ses soldats de glace. Les montagnes disparaissent sous mille couches de neige ; La nature s’est arrêtée et je ne tiens pas en place.
L’eau du lac est silencieuse, les ruisseaux ne chantent plus. Les eaux sombres monotones semblent sortir de la tombe. Les montagnes s’assombrissent, les sommets sont crépelus ; La nature est trop humide et mes souvenirs retombent.
L’eau stagnante des chemins reflète trop de nuages Et mes chaussures s’embourbent dans la gadoue des chemins. Les montagnes font barrage comme fond de maquillage ; La nature est hermétique et je vis sans lendemain.
L’eau des torrents dégringole dans le calme des rigoles, Les pierres ont hiberné sous les feuilles amassées. Les montagnes en clair-obscur découragent les cagoles ; La nature est endormie et mon cœur est grimacé.
L’eau se transforme en flocon, blanchit les toits des maisons Dans le silence de la nuit qui se referme sereine. Les montagnes sont effacées attendant la floraison ; La nature est en hiver et mon âme est souterraine.
Pour décrocher la lune avec mon cerveau lent, J’ai fabriqué moi-même un nouveau cerf-volant. Couleur de Lune rousse par la Terre éclipsée, Il va sur ses quartiers dès ce soir se clipser.
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Depuis l’arbre de vie de première naissance, L’homme a fait son chemin dans la forêt des âmes. À chaque embranchement il renaît en puissance Et crée de nouveaux fruits pour offrir à sa femme.
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La petite grenouille était un peu pressée, Appuyant tout son poids sur le champignon gris. Sans doute espérait-elle enfin décompresser En atteignant son but au fond de la Hongrie.
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Elle a mis son beau tutu aussitôt qu’elle les a vus. Elle a mis ses jolies plumes sur ses plus jolis volumes. Ils ont dansé sur les eaux dans un ballet en réseaux Pour remercier la terre dont elle est la locataire, Pour remercier le ciel dont ils sont résidentiels, Dans une danse de flammes qui chantait le feu de l’âme.
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Quand je lève les yeux là devant ma fenêtre, J’aperçois les montagnes au fond de la vallée. Comme un bateau flottant sur tous les paramètres Qui rythment les vivants sur un triste chevalet.
Je les vois arpenter une vie de misère, Transportant leurs objets achetés dans l’effort. Ils rentrent dans leurs maisons, foyers indivisaires, Et repartent encombrés de déchets d’inconfort.
Les montagnes immobiles n’ont que faire des fourmis Qui grouillent dans la vallée en quête de nourriture. Les sommets enneigés demeurent endormis Tandis que les cigales meurent en déconfiture.
Mais les nuages passent lorsque souffle le vent ; Parfois lâchant la pluie et de terribles orages. Les fourmis les maudissent, ces démons aggravant. Qu’ont-ils fait au Bon Dieu pour recueillir sa rage ?
C’est ainsi ; la nature a ses règles divines ; Elle n’a pas à juger ses rouages intimes. Mais les rampants regimbent dans leur âme chauvine Et voudraient y graver une logique légitime.
Prisonnier de la vie, enfermé au village, Coincé entre la mer et de hautes montagnes, Je n’entrerai jamais dans vos enfantillages Qui trahissent l’esprit de la Grande-Bretagne.
J’avais démissionné d’une vie outragée Qui ne convenait plus aux élans de mon cœur. Vous m’avez capturé pour m’en décourager Et je vous maudirai de toute ma rancœur.
Vous voulez m’extorquer tant de renseignements Que je n’aurai de cesse d’échapper à vos peurs. Vous m’avez oppressé de tant de saignements Que je vous détruirai dans un geste stoppeur.
Malgré vos tentatives et vos tristes expériences, Je vous échapperai, vous n’aurez pas mon âme. Malgré vos fourberies en multi variance Et vos humiliations qui ternissent ma flamme.
Vous n’avez de visage que des faux numéros, Vos maîtres sont cachés et n’ont pas d’existence ! Je vous renverserai et serai le héros Qui vous gouvernera de toute ma résistance.
J’ai trouvé ce matin quelques graines à planter Oubliées dans un sac pas même étiqueté. Sur un peu de coton pour expérimenter, Posé sur ma fenêtre aux carreaux piquetés.
Puis la lune a veillé dans sa robe d’argent, Trois rayons de soleil timidement à l’aube Ont chauffé l’écuelle en faisceaux divergents, Troublés par les fêlures, et nourri l’épilobe.
Quatre petites feuilles sorties au crépuscule Ont percé dans la nuit, avides d’aventures. Quatre petites phrases, là sur mon opuscule Ont tracé quelques lignes, là sur la devanture.
Hier matin quatre fleurs ont souri à l’aurore ; J’ai planté dans un pot mon jardin insolite. Trois papillons timides voletaient là-dehors ; L’un d’eux a fait l’école avec ses acolytes.
Je suivrai ta lignée, famille Épilobium ! J’apprendrai tes racines et parlerai ton langage ! La lune est ton essence, le soleil ton opium Qui droguent un jardinier par effet de tangage.
J’ai enfermé ma terre dans mon petit bocal. J’y ai mis un peu d’herbe et j’ai planté un arbre. Je viens m’y ressourcer ; c’est mon petit local. Mon coin de paradis est chaud comme le marbre.
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Tiens ! Connaissez-vous l’histoire de l’escargot et du phasme ? Aussi léger qu’une brindille, il se mit sur la coquille. Mais le mollusque alangui qui n’avait d’autre fantasme Qu’un brin d’amour vite fait mit le pied sur la béquille.
C’est l’amour sans queue ni tête avec un brin d’allumette. Et quand l’amour part en couille, il manque un cul à l’affaire ! L’escargot n’a rien senti de la frêle bistouquette Et le phasme un peu déçu n’a pas pu se satisfaire !
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Où sont passés vos trésors, mes pauvres aventuriers, Vous qui étiez gorgés d’or et de précieux fruits d’argent ? Qu’est devenu le butin dont vos coffres roturiers Regorgeaient dès la marée dans le matin émergeant ?
Tous à moitié desséchés par la morsure de la mer, Encore gorgés des eaux et d’écumes orageuses, Las, échoués sur la plage, remplis de larmes amères, Vos bras ne renferment plus que des pensées ravageuses.
Mais que reste-t-il encore de vos fiers exploits marins ? Qu’est-elle donc devenue votre pêche miraculeuse ? Vous étiez les contenants, vous serez les tartarins Qui raconteront leur chasse à la toison fabuleuse.
On vous a raccommodés, vous repartirez bientôt ; On a resserré vos liens et remplacé vos flotteurs, Vidé tous vos souvenirs, effacé vos mémentos, Vous êtes prêts à refaire l’histoire à compte d’auteur.
Demain vous embarquerez à nouveau pour la marée. Demain vous amasserez de nouvelles exigences. Demain vous vous chargerez de fruits de mer chamarrés. Mais charge de connaissances ne fait pas l’intelligence.
Quand le brouillard est opaque et la lumière timide, Quand il n’y a plus d’espoir et que la douleur me nuit, Je sors de mon sarcophage enfoui sous la pyramide, Je choisis le lâcher-prise et une porte s’ouvre dans la nuit.
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Déraciné de la terre et abandonné du ciel, Je marche depuis longtemps dans d’insolites dimensions. Ne croyez pas que j’oublie les amitiés essentielles, Mais cette route est semée de nouvelles sensations.
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Les pieds nus dans le sable et les yeux dans la mer, Du levant au couchant patiemment ils travaillent. Ils sèment tout l’hiver des graines de chimères Qui donneront naissance aux marées de ripaille.
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Des reflets d’azur sur la toile. Où sont le réel et le rêve ? Des reflets d’amour sur la voile. Qui est trop longue, qui est trop brève ? Qui du reflet ou de l’étoile, Sur l’horizon ou sur la grève ?
Je ne sais plus si mes chemins Tournent en rond ou bien se perdent. Je n’ai pas peur des lendemains, Ni des soucis ni des emmerdes. Aujourd’hui tu me prends la main En liant l’image et le verbe.
Aujourd’hui je marche sur l’eau Plein de confiance et de sagesse. Aujourd’hui je vole à vélo Entouré d’anges et leurs largesses. Je vis dans un mélimélo Pour l’amour d’une sauvagesse.
Ces reflets d’étoiles, c’est toi Quand tu m’embrasses et quand tu m’aimes. Ces reflets de pluie sur les toits, C’est quand tu peins nos rêves mêmes. Ces reflets de vers si courtois C’est mon creuset de pures gemmes.
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Je me souviens encore de la fille qui passait Tandis que je rêvais à d’autres aventures. Je rentrais à l’école, timide et j’angoissais ; Elle, ses pas résonnaient dans mes déconfitures.
Je me souviens toujours de la fille en vacances Tandis que mes parents m’emportaient vers les plages. Je suivais nostalgique, taisant mon éloquence ; Elle, ses rires remplissaient mes tristes découplages.
Je me souviens parfois de la fille entourée De tant de prétendants fors mon épée rouillée. Les joutes interminables et mon cœur qui courrait Frapper à tous les vents aux portes verrouillées.
Je me souviens un peu de celle aux cheveux roux, Comme une femme enfant qui trompait ma boussole. J’avais souvent failli la suivre avec courroux Comme si je devais quitter ma camisole.
Je ne me souviens plus de la fille filante Qui traversait le ciel comme fait la comète. Un beau jour, moi aussi, j’ai eu l’âme volante Et j’ai quitté la terre pour une autre planète.
Mon beau vaisseau d’argent sur les toits de Marseille, Chargé de tous mes rêves et de mes lourds secrets, N’essaie pas de voler, je te le déconseille ; Laisse le temps t’alléger dans le matin discret.
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