Ça a dû arriver pendant la nuit sans lune Mais ça y est, c’est gagné, j’ai mon ciel orangé, La chlorophylle rouge mouillée de blanche brume, Les montagnes en foncé et les vagues rangées.
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C’est en rangeant mes tiroirs que j’ai retrouvé mes rêves. Tous mes vieux rêves d’enfants qui sommeillaient en silence. Je les ai tous reconnus, d’une reconnaissance brève, Ils n’avaient pas pris de ride sortant de leur somnolence.
« Petit Renard » fut le premier à me sauter dans les bras. « Gros Chatchat » a ronronné et s’est mis dans mon giron. Tandis que je caressais l’un et l’autre à tour de bras, « Petite Souris » a émergé du fond de son potiron.
Elle a grimpé dans ma manche en jouant les casse-cous Pour tenter de s’échapper du Gros Chatchat un peu fou. Petit Renard a reniflé, observant les contrecoups Que faisaient ses deux compères en risquant les garde-fous.
Puis j’ai entendu le cri de la bibiche qui brame Pour appeler son petit faon qui gambadait comme un diable. C’est là que sortant du bois du tiroir aux hologrammes, Grand cerf secoua ses bois de manière irrémédiable.
Il m’a laissé le monter pour courir à l’aventure, Me cramponnant à ses bois en criant à perdre haleine ! Nous avons escaladé les montagnes sans fioriture Puis, quand la nuit est tombée, ils m’ont couvert de leur laine.
Au départ, tout simplement, j’avais cueilli quelques fleurs Et les avais déposées dans un vase à ma fenêtre. L’automne était avancé avec un froid persifleur Qui me givrait les carreaux et me glaçait mon bien-être.
Serait-ce une réaction ou une bénédiction ? Toujours est-il que mes fleurs se sont alors sublimées ! Les feuilles et les pétales ont bravé l’interdiction, Se sont muées en vapeurs et se sont décomprimées !
D’abord toute la fenêtre fut noyée dans les couleurs. Puis, le cadre a débordé, remplissant toute la pièce. Moi, je m’étais endormi, assommé par mes douleurs, Perdu dans l’attrape-rêve, chassant la fière hardiesse.
Toutes ces volutes teintes virevoltent au plafond. Les feuilles sont des nuages et les fleurs deviennent anges. Les petites boules rouges sont des étoiles sans fond ; Les jolies clochettes blanches tintinnabulent en échange.
Depuis ce jour, je l’arrose ; il a quitté ma maison. Il est resté confiné, un moment dans mon jardin. Puis il a gagné le ciel, je n’en connais pas la raison Mais les couchers de soleil sont devenus bavardins.
Je ne critique pas le choix de ses couleurs, Mais Dieu aurait bien pu changer de temps en temps ! Faire le ciel en rose, l’herbe en rouge racoleur… Pourquoi pas les filles bleues et les garçons safran ?
J’aurais bien vu aussi, nos saisons arrangées : Tons de gris en hiver, éclatants en été. Ou distinguer les jours ; les lundis orangés Et toute la semaine en couleurs annotées.
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Prenez une jolie rivière ou un torrent, par exemple, Allumez-y le soleil, « rayons-doux » pour commencer. Soufflez une brise légère, tout en remuant l’ensemble, Puis mettez « soleil plein-feux » et laissez l’eau s’encenser !
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Quand le peintre est en manque, il retourne à la source. Il y fait ses emplettes, de nuances et de teintes. S’il voit une promotion, il ouvre grand sa bourse. « Hop ! Par ici le beau rouge ! Ma demande est atteinte ! »
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Avec quelques fils de fées, j’ai construit mon appareil. Je l’ai tendu comme un piège sous les branches du grand chêne. J’ai déposé des clochettes et de la salsepareille ; Quelques perles de rosée comme une fragile chaîne.
Puis je me suis allongé sous l’ombre des grands feuillages ; Une symphonie d’oiseaux pour me jouer la berceuse. Rapidement, j’ai plongé dans le sinueux sillage De la barque du rêveur qui semblait être chanceuse.
Un visage un peu mutin, tout étonné et fantasque, S’est penché un peu curieux et désireux de me plaire. Moi, j’étais tout endormi mais j’ai senti la bourrasque Qui agitait ses cheveux, dispersant quelques exemplaires.
J’aperçus un lapin blanc qui courrait tenant son cœur Dans ses deux mains en disant « je t’aimerai pour toujours ! ». Puis il est vite rentré dans sa boîte à contrecœur ; Il est monté vers le ciel, le soleil en contrejour.
Quand je me suis réveillé, mes rêves étaient capturés. Sur les mailles accrocheuses, il y avait ton visage. Un petit lapin candide semblait villégiaturer Et des objets féériques décoraient le paysage.
Quelques soient tous ces mystères projetés sur l’hémisphère, Faut-il vraiment tout comprendre et expliquer les secrets ? Faut-il jouer au créateur, jusqu’à s’auto-satisfaire, Pour jouir de l’univers et tout repeindre en concret ?
Peu me chaut tous ces problèmes, ces univers occultés, Ces mécaniques quantiques ou ces énergies sacrées ! Et toutes ces médecines qui ne font que m’ausculter, M’essayer comme un cobaye et sans doute me massacrer.
Tapie derrière les coulisses, elle doit bien se moquer. Celle qui jongle avec le monde avec ses bulles et ses sphères. Je la connais et je l’ai entendue somniloquer Le dimanche quand elle dort pour détendre l’atmosphère.
Elle fait tourner le monde en constituant ses bulles. Son secret est d’éviter de comprendre le chaos. Tous ceux qui ont essayé d’en saisir le préambule, Se sont perdus dans l’oubli, dans les chocs et les cahots.
C’est une route sans fin que de tenter de connaître. On diffracte les valeurs, on s’éloigne du sujet. Sachons saisir la beauté, éveiller son âme et naître En reconnaissant sa mère et l’aimer sans la juger.
Éclaboussés de couleurs comme vagues de tendresse, Tout barbouillés d’arcs-en-ciel comme des feux de détresse, Mes bateaux flambent de tons irisés comme l’aurore, Sur leurs mâts les oriflammes portent les couleurs d’Andorre.
Moi, mes larmes ont coulé sur le port de la madrague, Mes chagrins ont dérivé et ont fait grossir les vagues, Ça fait trop longtemps déjà que je suis rivé au sol Et que cet immobilisme a altéré ma boussole.
J’avais brisé mon navire sur les récifs des calanques, Puis on m’avait enfermé, enchaîné dans une planque. Depuis tout s’est arrêté, à l’horloge de mon être, Et puis tout a déliré ; j’ai vu mon âme renaître.
Tout mon sang, toutes mes larmes se sont mélangés ensemble, Parfois le soleil couchant a reflété l’eau qui tremble, Parfois le soleil levant l’a inondée de lumière ; Elle scintille la nuit, comme pour une avant-première.
Alors j’ai lâché les eaux, alors j’ai ouvert le port, Toutes ces belles couleurs accompagnant mon transport. Alors j’ai appareillé, alors j’ai mis de l’action, Avec mes mille couleurs comme une arme d’effraction.
Quand tous les Monts de Vénus seront recouverts de glace Et que tous les mamelons auront revêtu leur laine, Je monterai aux sommets téter leur sorbet sur place Et je glisserai tout doux sur leur flanc à perdre haleine !
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Tandis que je me morfondais sur cette rive étroite et vaine, Il m’apparut alors ce pont surgissant de mes rêves intimes. Je n’en vois pas la moindre issue au-delà du flot de mes veines. Mais je vais courir sur ce pont et transcender mes peurs ultimes.
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C’est tout là-bas au fond des bois que s’ouvrira mon porte-au-loin. La porte intime immaculée, la frontière de l’ancien passé. Quand j’en aurai franchi le seuil plus rien de me retiendra point. J’aurai de nouvelles racines et une vie à embrasser.
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Lorsque tu es sortie de l’eau comme une sirène amoureuse, J’ai caressé tant tes rondeurs, senti la chaleur de tes fesses, Que j’ai déposé sur le sable mes lunettes trop ténébreuses, Pour pouvoir mieux téter tes seins, timidement, je le confesse !
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Des petites fleurs de rien du tout qu’elle m’avait prédestinées. Comme un petit dessin d’enfant rempli de sa naïveté. Je l’avais trouvé ridicule et posé sur ma cheminée, Je n’avais pas osé le jeter, peut-être par lasciveté.
Tous les jours je le regardais me demandant pourquoi garder Cette œuvre que je croyais ratée mais que je ne pouvais cacher. Nuit après nuit, je l’ai veillé, jour après jour, j’ai regardé, Y cherchant une inspiration, de quoi pouvoir m’amouracher.
Et j’ai fini par lâcher prise, j’ai abandonné mes efforts. Je lui ai dit « refais ta vie, je te libère, libère-moi ! » Après je suis allé dormir cherchant un peu de réconfort Parmi les rêves et les fées, les bouquetins et les chamois.
Elles ont quitté leur support tout doucement sans faire de bruit Et se sont glissées dans mon lit sur ma peau nue, intimement. C’est une petite fleur bleue qui m’a fait goûter de son fruit, C’est une goutte de rosée qui m’a ému ultimement.
Alors je les ai embrassées en les caressant doucement, Elles m’ont même fait jouir comme de l’amour d’une femme. Le lendemain, plus de tableau, de petites fleurs aucunement, Mais à leur place, dans mon lit, une dame a ravi mon âme.
Mes amis vous me manquerez mais je dois faire mes valises. Ici l’automne est arrivé et le froid gèle mes racines. Je vais partir pour mes quartiers où l’hiver n’a pas de balise, Ni même le droit de cité ; je ne fuis pas, je me vaccine.
Ne pleurez pas, petits enfants, je reviendrai pour le printemps ! Ne tremblez pas, petits et grands, je suis toujours dans votre cœur ! Ce n’est qu’une petite pause, un silence pas trop éreintant, Une parenthèse de saison, n’ayez ni crainte ni rancœur.
Là-bas dans le pays des glaces, il est un palais de chaleur, Entouré de hautes montagnes et de barbares bafouilleurs. Mais en son cœur est une reine, riche d’amour et de valeurs Qui me fera passer l’hiver dans son palace gribouilleur.
Je referai teinter mes ailes, pleines de cœurs et de lumières ! Je referai tinter mes ailes, pleines de sons et d’harmonie ! Je ferai briller mes antennes, j’ôterai toute leur poussière ! Je ferai chanter mes antennes dans une tendre symphonie !
Pour me parler, il y a des anges qui feront passer les messages. Tous les cailloux sur les sentiers sont des porte-au-loin enchantés. Je reviendrai accompagné de quelque fée, plus ou moins sage, Si elle sait m’apprivoiser et si, un fils, m’a enfanté.
Sur le rebord de mes peines, assis dans ma solitude, C’est dans le fleuve d’amour que je guette l’occasion. Mon bonheur est une barque qui navigue en altitude Et lorsque je m’y embarque, je vis l’amour évasion !
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Si le vrai bonheur, nom d’un chien, c’est le confort et la chaleur, Manquerait plus qu’une jolie chienne pour me masser le bas du dos ! Alors j’irais bien faire un tour, chasser les chats, leur faire peur Et puis devenir leur copain avec une chatte en cadeau…
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Puisque tu m’as demandé de te montrer mon cœur Je te le montre tel qu’il s’exprime en mon corps. C’est un vrai cœur de tigre placé dans le moteur. Et s’il rugit d’amour c’est pour t’aimer encore.
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Pour la douche, j’ai choisi les bulles ! Ça chatouille et ça mouille la peau ! C’est parfait pour les noctambules Quand ils rentrent mal à propos…
S’il m’arrive d’être somnambule Et de me coiffer d’un cache-pot, Ça fera mal aux mandibules Si je marche avec ce chapeau…
Alors, tout nu sans conciliabule, Je vais rejoindre le troupeau De mes amis les enfants-bulles Et j’en porterai le drapeau !
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Plus je m’élève et je m’envole, plus je vois le monde d’en haut, Plus je m’aperçois que ma place est devenue toute petite. C’est facile en trois battements d’ailes de repartir au fil de l’eau, Mais j’aurais aimé que ma vie soit un peu moins acrobatique.
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Elle danse et se défile dans un ballet qui s’enfile. Tous ces fils de fées de soies tombent de l’effet de soi. La marionnette file, libre Marion sans-fil. Juste un lien par devers soi pour pouvoir rentrer chez soi.
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Les bulles tintinnabulent, les pensées bientôt s’échappent, Les souhaits bien vite s’envolent, et l’enfant ose s’envoler ! Laissez-le grimper sur ses bulles, laissez-le voler dans sa cape, Il n’a plus besoin de racines, il n’y a pas lieu de s’affoler !
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Tantôt furtifs, tantôt absents, tantôt subtils, tantôt présents, Toujours tissés de mains de fées, toujours tressés d’effets d’amour, Toutes ces cordes, toutes ces ficelles, toutes ces chaînes, tous ces rubans, Au fil des toiles d’araignées, au fil des heures et des jours.
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Même les plus belles fleurs se parent de beaux masques. Elles n’ont pas confiance et veulent juste paraître. Mais lorsque tombe le masque, elles se trouvent bien flasques. Comment leur faire comprendre que leur beauté, c’est leur être ?
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La brume a recouvert la vallée de mes rêves. Tout noyé dans le gris, tout noyé dans l’ennui. Seul un soleil timide veille doucement sans trêve Sur mes amours enfouies, plongées dans cette nuit.
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Le lapin malicieux a encore fait des siennes… Sacré vieux Lapinou, il n’en rate pas une ! Tandis qu’Alice boit son eau himalayenne, Il la fait léviter pour regarder sa lune !
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Ma Venise est en ébauche, tu me l’as juste esquissée. Mon rêve va prendre forme à chaque coup de crayon. C’est au fur et à mesure que tu conçois, toi qui sait, Cet intime paradis où Dieu envoie ses rayons.
Quand les eaux seront en place, alors toutes les gondoles Mèneront les amoureux dans des chambres tamisées. Quand les ponts seront bâtis, on verra des farandoles Former une chaîne immense et les enfants s’amuser.
Après viendront les couleurs qui enchanteront les murs. Parfois des nuances douces, parfois des nuances vives. On ouvrira les volets sur de belles amours mûres. On tirera les rideaux sur des tables et leurs convives.
Moi, j’allumerai les lanternes sur les places romantiques Où les amants enlacés se feront mille promesses. Je lancerai des reflets par des ricochets antiques En faisant de belles rimes pour égayer les kermesses.
Je veux entendre jouir tous les hommes et toutes les femmes ! Je veux sentir les parfums des coquettes et des coquines ! Je veux voir les amoureux s’embrasser de toute leur âme ! Je veux goûter les baisers des fantasques arlequines !
Il n’est pas paradisier et c’est un bon point pour lui ! Avec ses pattes de canard et son bec à provisions, On dirait une ménagère blottie sous son parapluie Et dodelinant des hanches en faisant ses commissions.
C’est un oiseau porte-plume, d’un caractère bien trempé. Sa peau lisse est bien ancrée sous un plumage opalin. Un oiseau un peu bouffon qui vous force à vous cramper ; Il n’est pas très à la mode, il n’a pas l’air très malin.
Peste soit du créateur, d’avoir pu l’imaginer ! Peste soit de l’architecte, d’avoir pu le dessiner ! Peste soit de l’ouvrier, d’avoir bien pu l’usiner ! Peste soit du barbouilleur, d’avoir pu l’enluminer !
Pour rajouter une couche sur ce beau papier couché, Je trempe mon pélican dans l’encrier de mes songes. Inutile de sauver cet oiseau mal embouché, Inutile d’enfoncer ni de faire un pieux mensonge.
Mais voilà ! Il est créé ! Il va bien falloir l’aimer ! Surtout pas de tolérance, ce n’est bon que pour les fourbes ; Mais permettre et accepter de le laisser s’essaimer Et l’autoriser à vivre avec ses pics et ses courbes.
Tout frémissant, la queue agile, Je suis tout doucement le pêcheur. C’est moi qui sens l’odeur d’argile C’est moi, le chien fou du prêcheur !
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Dans mes souvenirs d’enfance, j’allais à l’école primaire. Au milieu de la grand ’cour, trônait un arbre gigantesque. Personne ne le savait, il n’était pas ordinaire, Il cachait dans sa structure cet abracadabrantesque :
Un ami imaginaire, un être extraordinaire ! Qui vivait dans l’arbre creux que seuls pouvaient voir mes yeux. Tous les jours à la récré, il était mon luminaire ! C’est lui qui m’a tout appris, du divin, du merveilleux !
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Dans mes reflets, j’ai mêlé quelques reflets rouges et bleus. Ils ont vite pris leur place en révélant leur lumière. Tous ces mariages de nuances, ces associations, morbleu ! Ont généré mes meilleures ressources nourricières.
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Au pays des lumières, bientôt je reviendrai. Pas besoin de panneaux ni de cartes routières ! L’amour que j’ai semé sur la route cendrée Me servira de borne pour trouver ta chaumière.
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Je n’avais pas de plateau, mais j’ai pris un moule à tarte. Je n’avais pas de joli pot, mais j’ai pris ce pot-à-eau. Je n’avais pas de belles roses, pas de menu à la carte, J’ai cueilli quelques tulipes sur la colline, là-haut.
Mais je n’ai pas critiqué, je n’ai rien bouleversé. Ce moule à tarte un peu frustre fut un plateau merveilleux ! Ce petit pichet timide, avec mes larmes versées, S’est révélé le plus beau de mes rêves sommeilleux !
À force de me servir de tous tes objets magiques Qu’on aurait laissé pour compte en dédaignant leur présence, Je leur ai donné mon cœur et mon âme analogique. Je les ai tous réveillés, sans mépris ni médisance.
Mon pauvre petit bouquet s’est retrouvé à l’honneur. Un symbole positif, une création surprise. Et tous ces petits objets qui tombaient en déshonneur Ont gagné tous leurs galons dans cette noble entreprise.
Toi qui m’as ouvert ta porte, je saurai y reconnaître Tous tes merveilleux sujets et les remettre à leur place. Celle où leur cœur brillera et où l’on verra renaître Le vilain petit canard et le Phénix de leurs glaces.
Il ne le sait pas encore mais il va quitter son aire. C’est un oiseau migrateur, c’est un oiseau du passage. Il va laisser derrière lui ce qui fut son ordinaire, Tous ses souvenirs d’enfance et tous ses apprentissages.
Il va voler de ses ailes et prendre grand son envol. Il va derrière l’horizon, au-delà de ses rêves. Si vous le voyez passer, merci d’être bénévole Et l’aider dans sa lancée car il va voler sans trêve.
Sa boussole n’est pas sûre car son cœur bat la breloque. Pensez ! C’est la première fois qu’il vit sa vie d’oisillon. Il n’a pas perdu le nord mais saoulé par la berloque Qui lui donne le vertige et sonne le carillon.
Il va retrouver sa belle, tout là-haut dans son nid d’aigle. Là où la pluie et le vent se déchaînent sans limite. Au pays de la lumière où son petit cœur espiègle Va se révéler vaillant dans ses amours dynamite.
Ne cherchez pas à comprendre, pourquoi s’envole l’oiseau. Il est tombé de son nid, il a rompu ses attaches. Très bientôt tel le Phénix, il va renaître du roseau Qui s’est brisé et grillé mais qui s’accorde à sa tâche.
Accroché à la lumière de l’arbre qui me soutient, Entouré des branches fortes, nourri de ses fruits brillants, Je sens mes forces renaître comme un poème goethien Qui me ravive le cœur et chante à l’âme en riant.
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Elle avait déposé quelques fleurs bleu-doré Sur mon cœur étoilé qui s’était épanoui. Une poudre magique, une essence adorée Qui a semé l’amour dans mes rêves évanouis.
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Aujourd’hui ça fait trois ans, qu’elle est partie loin de moi ; Elle a attendu longtemps pour que je la reconnaisse. Aujourd’hui je pense à toi, après ces trente-six mois Et j’allume une bougie pour que ton âme renaisse.
Ça fait sept ans maintenant que tu as quitté la vie Pour veiller sur tes enfants sur le navire amiral. Es-tu devenu capitaine ? Commandant en préavis ? As-tu connu les sirènes ? Leur écho est-il spiral ?
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Mes bateaux de la lanterne, où la lune s’est accrochée, Emmanchée en haut du mât pour illuminer la nuit, Avec des bateaux complices, ils vont bientôt approcher Les ténèbres à l’horizon comme un soleil de minuit.
Bateau-lune ou bateau-phare, ils ont de multiples noms. Mes bateaux de la lanterne, aux mâts tout illuminés Et qui arborent la Lune comme un précieux gonfanon Pour guider les nefs perdues dans les tempêtes embruinées.
Un jour mon père a sorti son bateau resté à quai. Il est parti loin derrière l’horizon de l’océan. Il ne reviendra jamais, il a rejoint le banquet Des anges qui l’ont reçu comme un naufragé céans.
Puis ma mère a affrété une barque bien discrète. Partie comme pour le marché mais a croisé la tempête. Son bateau s’est fracassé sur les terribles arêtes Des récifs de compassion, sans tambour et sans trompette.
Moi, mon bateau est petit ; pas de voile, juste deux rimes. Sur mon mât sobre et ténu, j’ai attaché une étoile. Souvent je pars dans la nuit, dans la noirceur de déprime Et je troue l’obscurité d’un fin éclat sur la toile.
Avez-vous vu nager la sirène sous l’eau ? C’est avec grâce qu’elle accomplit son boulot. Toujours brasser par dix-mille mètres de fond Toujours nager de plus en plus profond.
Aller repérer les sillages des navires Afin que le cœur de l’équipage chavire. Toujours choisir parmi tous ces fiers commandants Celui qui, seul, sera digne d’être son vrai prétendant.
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Cette fille avait un secret pour ne pas se faire draguer. Elle restait froide et hermétique derrière sa forteresse ultime. Des habits stricts un peu austères et pas question d’aller trâguer Dans des lieux privés ou public pour des engagements intimes.
Je l’ai croisée dans l’ascenseur, un jour où je m’étais perdu Dans sa tour d’ivoire rigide en cherchant trois ou quatre rimes, Les yeux baissés, effarouchée, le regard absent, éperdu, Toi, j’ai pensé, un peu moqueur, « où caches-tu tes pousses-au-crime ? »
Je l’ai suivie discrètement jusqu’à la porte la plus haute. Quand elle m’a vu elle a bien vite tenté de refermer sa porte. C’était trop tard, j’avais déjà, avec ma belle voix de hulotte Commencé à décrire un peu mes vers sur quelques feuilles mortes.
Je lui ai parlé de ses seins, tantôt du droit, tantôt du gauche. Je les ai nommés par amour « Ô Tétinou », « Ô Tétinette » ! Je lui ai parlé des vallées et des montagnes en ébauche Qui se profilaient dans les creux et les rondeurs de la minette.
Tandis qu’elle fermait les yeux, je lui dégrafais sa brassière Et j’effleurais tout doucement le bout dodu de ses tétons. Quand je lui eus hypnotisé sa jolie poitrine nourricière, Je laissai mes mains déraper et débouclai son pantalon.
Ôtant bien vite la culotte de la donzelle un peu pâlotte, J’embrassai sans hésitation avec douceur ses replis doux. Il a fallu que je l’emporte directement dans sa roulotte ; Ses jambes ne la portaient plus, on aurait dit des scoubidous.
Croyez-moi si vous le voulez mais l’ingénue s’est réveillée ! En souvenir du décoinçage, elle ne porte plus sa culotte. Juste une jupe pour laisser sur ses fesses l’air la balayer Et me saluer en soulevant sa jupe d’une main tremblote.
Souvent je repense au Mont de Vénus ou de Cupidon. J’y vais avec mes amis, je les regroupe tous en rond Puis je les prends en photo avec l’ange Stupidon Et je demande à tout le monde de faire un beau mamelon !
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C’est l’histoire de deux frères, unis dans leur folle quête. Conquicourt est solitaire et jamais il ne s’arrête Conquiroule est solidaire et adhère à l’étiquette : Quelle qu’en soit la raison, ils ont un piaf dans la tête !
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Un peu timidement, un peu trop sagement, La demoiselle n’ose abandonner sa pose. Cache-t-elle un amant ou un arrangement ? Si ce n’est pas grand-chose, pourquoi être ainsi close ?
Manque-t-elle d’audace les pieds nus sans godasses ? Cherche-t-elle la raison pour quitter sa maison ? La petit blondasse me semble un peu fadasse Sans une inclinaison pour la défloraison.
Est-ce à moi de briser sa coquille irisée ? Pourra-t-elle casser l’enveloppe angoissée Qui l’enferme, épuisée, dans l’abandon grisé, Soumise et rabaissée, dans sa vie opiacée ?
Cette sainte nitouche a l’amour sur la bouche Mais elle n’ose pas se jeter dans ses bras ! Elle reste sur la touche sans risquer l’escarmouche. Pas de premier faux pas, pas d’abracadabra !
Vénus, secoue-moi donc cette fille d’amidon ! Fais-lui sentir tes charmes, fais du bien à son âme ! Aide-moi, Cupidon, à secouer l’édredon ! Sonnez bien fort l’alarme et lâchez les gendarmes !
Préparez un calice bien rempli de malice ! Donnez à cette gourde des mamelles bien lourdes ! Remplissez de délices son cul jusqu’au calice ! Plus jamais la balourde à l’amour sera sourde !
Pénétrez l’intérieur de ce cœur de malheur, Remontez le réseau nerveux jusqu’au cerveau, Montrez à l’extérieur ses infimes douleurs, À grands coups de ciseaux, libérez cet oiseau !
Si je vous racontais la suite au pied levé, Ce serait bien dommage et un manque d’hommage. Tentez d’imaginer, tentez de soulever, Quel divin allumage fit voler son plumage !
Au matin la brume orange enveloppe de douceur Toutes ces fleurs bleues étranges qui s’éveillent de leurs rêves. À quoi donc rêvent les fleurs ? Je ne suis pas connaisseur Mais elles sont dans mes songes et mes pensées les plus brèves.
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Ô mon bel ange endormi, qu’as-tu rêvé cette nuit ? Un grand ciel bleu sans étoile ? Une explosion dans l’espace ? As-tu vu naître les hommes ? As-tu vu naître l’ennui Qui les endort en silence, coincés dans leur carapace ?
Tu as les ailes roussies, ton auréole est voilée, Tes seins sont bien fatigués d’avoir livré tout leur lait. Ton sexe ruisselle de feu comme une flamme étoilée, Ton ventre est encore rond ; il a servi de palais.
Tu as enfanté un œuf, fécondé par un esprit, Engendré par les étoiles et couvé par une humaine. Demain tes ailes tomberont, mais sans l’ombre d’un mépris, Ton auréole chutera tout au long de la semaine.
Juste avant que tu t’éveilles, laisse-moi tenir ta main, Toucher une dernière fois l’envergure de tes ailes, Embrasser ton auréole pour un dernier examen, Embrasser tes aréoles, ton ventre de demoiselle.
Mais voilà que tes yeux tremblent et que tes lèvres frémissent. Toutes tes plumes s’envolent dans un vol de canaris. Je vois ton ventre qui bouge pour annoncer les prémices De l’enfant qui va paraître et de sa mère Marie.
Sur ce rideau de chute en cascade grondante, Ce fleuve vertical d’une vie abondante, Quand je prends l’ascenseur pour oser tout changer C’est un nouvel élan, qu’a mon âme, échangé !
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Du haut de ces falaises, quarante siècles s’envolent ! Peut-être plus, peut-être moins, je ne sais plus compter… Sur les ailes de la foi mon cœur est bénévole Et il répand l’amour partout dans le comté.
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Des valeurs de couleurs aux valeurs de matière, Des ombres embrumées aux ombres dérobées, Vous êtes ma peinture sur la plage côtière, Diluée d’aquarelle par la mer enrobée.
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J’aime quand la pluie mouille et inonde la toile ! J’aime quand elle goutte sur les fils bien tendus ! Je l’embrasse en léchant la gouttelette à poil ! Je l’absorbe et jouit à mon corps suspendu !
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