À chaque pas, une autre étape, à chaque étape une autre chambre. Cette vie n’a pas d’autre issue que de nous faire cheminer. On ne revient pas en arrière depuis janvier jusqu’en décembre Est-ce que ça va se terminer dans ces couloirs acheminés ?
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Tandis qu’elle attend le client suivant, Sur ses hauts talons en fumant sa clope, Elle a tout son temps, tout en poursuivant Sa quête interlope, la belle antilope !
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Par le décalage horaire, il a le regard absent ; Dans l’écartement du tendre, son esprit part en morceaux ; Dans l’espace d’un instant, son cœur est obsolescent ; Dans l’intervalle du temps, il en a plein les dorsaux !
Mais comment s’imaginer qu’on puisse dire « je t’aime » Et puis un jour retirer sa pensée d’un coup de gomme. Comment oser publier sans être enduit d’anathème Que l’amour peut se reprendre comme on pèse quelques pommes ?
C’est la faute à Stupidon, l’ange bancal de l’amour ! Ce maladroit qui décoche ses flèches tordues et voilées ! C’est la faute à tous les hommes qui se perdent dans l’humour ; C’est la faute aux bonnes femmes qui n’osent se dépoiler.
Tout le monde parle d’amour mais chacun dans son langage. L’un le confond à l’humour, l’autre au sexe et au glamour. D’autres le traitent comme un jeu où pratiquer le tangage Mais tout ça c’est des paroles qui riment avec désamours.
Mes amis, il est grand temps de remédier au problème Et je propose de faire un peu de compréhension. L’amour est indélébile, c’est un honneur, un emblème Et oser le retirer fait preuve de dissension.
Quand vous irez à la messe, ne prenez pas de bagages. Présentez-vous au comptoir des saintes lignes officielles. Apportez tous vos chéquiers et vos chèques de voyages Pour vous faire renoncer aux possessions matérielles.
Quand vous verrez les hôtesses vêtues des habits du culte, Ne faites pas attention si elles n’ont pas de culotte. Les habits sacerdotaux mais jamais de catapulte Et pour lancer le clocher, il faut friponnes pilotes !
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Sans avoir l’intention de décrocher la lune, Tandis que je marchais près d’un lac insolite, Au fond des eaux profondes, sans confusion aucune, Le soleil irradiait comme un pur satellite.
Bien cachés à la porte avec mon petit chat-sœur, Nous en gardons l’entrée à patte de velours. Notre pire ennemi, c’est les rats agaceurs Qui ne cessent de danser d’un pas grave et lourd.
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Promenant mes souliers près d’un lac singulier Et les ayant trempés pour m’être rapproché Un peu trop de ses rives aux roseaux penduliers, Je tentais d’en sortir sans me le reprocher.
Ainsi je me hâtais vers des terres plus fermes Pour avoir les pieds secs et les idées plus claires. Sur cet oasis sec se dressait une ferme, Portes et volets fermés, un peu patibulaire.
Je m’aventurais donc sur ces terres incertaines Quand une voix aigüe me fit tendre l’oreille ; Une jeune paysanne d’une allure hautaine Et vêtue de surcroit du plus simple appareil :
« Si ta queue est aussi mouillée que tes chaussures, Viens auprès de mon feu, je vais la réchauffer ! » S’exprimant d’un sourire pendu aux commissures Qui argumentait bien de quoi philosopher…
Alors je suis allé me sécher les godasses ; Je me suis mis tout nu pour plus de sûreté. Et la chaudasse a su faire preuve d’audace En me suçant tout cru en toute impureté.
Mes enfants, vous irez marcher dans la nature, Vers ce lac imbécile en chaussant bien vos bottes ! Mais si vous préférez plutôt une aventure Ne portez ni chemise, ni caleçon, ni culotte !
Pour une composition de bonne déconfiture, Je vous ai préparé les fruits les plus pourris, De ma plume émoussée de grossière écriture, Avec des mauvais vers et des chauves-souris.
Commencez par un fût qui aurait fait long-feu, Déposez-y les fruits un peu écrabouillés ; Puis en guise de sucre, mettez des boutefeux Et attisez le tout pour tout carambouiller.
Lorsque ça épaissit, jetez-y une enclume. Si elle ne flotte pas, rajoutez du gros sel. Si ça ne mousse pas, rajoutez quelques plumes Puis versez le gruau dans une grosse faisselle.
Laissez bien refroidir pendant deux ou trois nuits Dans un endroit humide qui sent le renfermé. La nuit de pleine lune, attendez-donc minuit, Prenez un grand couvercle, agitez, refermez.
Plusieurs mois ont passé, invitez vos amis ! Vos meilleurs ennemis, vos maîtresses éconduites… Nappez-en quelques toasts avec du salami Et Dieu vous octroiera une peine réduite.
Il est bien long d’attendre que la nature passe. L’hiver n’est pas fini qu’alors je m’impatiente ! Que tous ces frimas cessent, que les gelées trépassent Et que vienne le temps des amours inconscientes !
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Toujours j’ai confiance et toujours je reçois ! Je n’ai aucun besoin, je ne suis que récipient ! Les opportunités du jour que j’aperçois, Sont mon guide intérieur, mon divin excipient.
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Juste au bord de la mer, juste auprès de mon phare, À surveiller le ciel et toutes ses étoiles. À la fonte des glaces, on entend la fanfare Qui prévient les péniches et les bateaux à voile.
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Connaissez-vous les alpages ? La contrée amie des vaches ! Il s’étend jusqu’au Tyrol de la méditerranée. Il traverse des pays et leurs langues de bravache Mais sous un ciel en commun aux nuages filigranés.
Je crois que seules les vaches ont leurs cloches au même son. Elles se sont accordées au berger son diapason. Quand il leur donne le la, elles chantent une chanson Qui se moque des pays et bouscule les blasons.
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Je promène mon minet tous les jours dans ma poussette ! Je lui mets de beaux habits, c’est mon joyeux Mistigris ! Je prends très bien soin de lui ; s’il est sale, je l’époussette ! Je ne me sens jamais seule, car mon chat, c’est mon grigri !
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Pour renouveler un peu ma nature singulière, Je me suis un peu amusé, sans arrière-pensée amère, À répartir dans ces pots, sans règle particulière, Le contenu de mon âme comme le faisait ma mère.
Dans la bouteille d’eau-de-vie, une trace de sagesse Pour décanter mes ennuis et distiller mes envies. En laissant le temps œuvrer, en comptant sur sa largesse, J’obtiendrai un élixir à absorber à l’envi.
Dans le broc, j’ai mis à plat, toutes mes insouciances, Mes maladresses et mes fautes pour mieux les clarifier. Vraiment, je ne sais pas trop si ça mérite la patience D’échanger mes eaux souillées en bon vin qualifié.
Mais gageons que quelques fruits seront pleins de vitamines Et hausseront le tableau de ces liquides étranges. Une poire pour la soif, pour éviter la famine, Une pomme empoisonnée faute d’avoir une orange.
Mais le temps n’a pas donné les résultats que j’espère. Ma nature est restée morte sans révéler de miracle. Alors j’ai changé de ton pour une vie plus prospère Et j’ai écrit ce poème pour lever tous les obstacles.
Combien de ces pots bleus et d’expériences grises Devrais-je accumuler dans mon grenier secret ? Combien de contenants et leçons bien apprises Devrais-je colorer de mes rêves indiscrets ?
Hier encore j’ai rangé mes souvenirs intimes, Espérant à coup sûr embrasser mon destin ! Je les ai recouverts d’une poussière infime Et ils ont regagné mes oublis clandestins.
Les pots de mes chagrins ne sentent pas la rose Mais un renfermé sourd à mes aspirations. Et toute l’expérience est devenue morose À force de tourner sans commisération.
Il est temps de briser tous ces pots imbéciles Que l’orgueil me conserve à l’abri du respect. Il est temps de jeter l’expérience inutile Qui nourrit mes greniers vides et circonspects.
Je les ai balancés dans le champ du potier, Abandonnant aux vents mes intentions stériles. Et je vais parcourant les plages aux cocotiers Me nourrir de la vie et d’amours puériles.
Perdue dans le brouillard, l’insolite aventure Me tend ses bras ouatés pour mieux m’emmitoufler. Oserais-je y aller sans la déconfiture De ne voir l’avenir sans pouvoir y souffler ?
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Depuis que je suis tombé, tout s’écroule autour de moi. Il n’y a ni stabilité ni d’arrêt quoi qu’il en soit. Tout continue de rouler comme des pierres de guingois. Je reviens à mon départ et je repars chaque fois.
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Mais qu’ont donc tous ces cerfs cet hiver à paraître ? Sur un cube de glace dans mon verre à whisky ! Sur la tête du lit en face de la fenêtre ! Sur le plateau carré portant mes zakouskis !
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Parce que nul n’est censé ignorer Dame l’Oie, Il faut bien reconnaître qu’on marche au « pas de loi », Alors vous serez blancs et de très bon aloi Lorsque je vous dirai vraiment n’importe quoi !
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Couchés nus sur les galets, juste vêtus des rayons Qui colorent l’horizon et se délaient dans la mer, Faisons l’amour coloré, utilise mon crayon Pour tremper dans ton encrier ma sève au goût doux-amer.
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Jamais seul avec un bon livre, Jamais seul avec mon ordi, Jamais seul quand je suis ivre, Jamais seul je suis dégourdi.
Jamais seul sur mon PC, Jamais seul sur mon Apple.
Toujours seul jusqu’au décès, Toujours je manque à l’appel.
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Belle à peine ingénue émergeant de mes songes ; Hier encore sirène, aujourd’hui faite femme. Comme un arbre au printemps chargé de faux mensonges, Portant ses fruits de vie fors que mon cœur affame.
Deux yeux pour m’observer, deux yeux pour me nourrir, Une bouche à sourire, une bouche à plaisir. Sauras-tu contenter mon cœur prêt à mourir ? Sauras-tu me séduire au-delà du désir ?
Si souvent j’ai rêvé de ton visage tendre ! Tu courrais avec moi accrochée à mon bras. Si souvent j’ai prêté une oreille à t’entendre Rire de mon malheur quand mon âme sombra !
Mais tu as su plonger dans mes troubles abysses, Me prendre par la main lorsque je me noyais Et puis me ramener sur la rive propice Pour pleurer avec moi quand je m’apitoyais.
Sans prononcer un mot et sans faire un seul geste, Tu as su exprimer une chanson d’amour. Juste avec ta poitrine, tes hanches et tout le reste, Tu as su ranimer une flamme d’humour.
Pour faire de la balançoire, il suffirait d’un nuage Bien dodu mais bien solide pour y accrocher ma corde. Puis, je verrais le fakir activer le remuage Dont les ferments de sa flûte joueraient la miséricorde.
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Toujours, le Roi-Soleil, après avoir brillé Va se coucher le soir et se donne en spectacle. Pour finir en beauté sur des teintes grillées Il ressemble au phénix s’éteignant au pinacle.
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Dès que le soleil se lève, il répond à son appel, Debout sur le pied de guerre et la main sur le clavier. Si Géronimo est prêt à jouer sur son Apple, C’est que l’ennemi est là et doit mordre le gravier.
Écoutez ces cris de guerre qui montent dès le matin Pour galvaniser les hommes qui attendent leur café. Il faut bien nourrir ses troupes sans faire de baratin Pour donner de l’assurance d’un cœur ferme et sans gaffer.
Parfois sonne la retraite qui nous promet une trêve Et le grand chef se retire auprès de son chocolat. Mais il ne mange pas trop ; il doit préserver ses rêves De ces cadeaux qu’il espère auprès de Saint-Nicolas.
Des jours entiers il s’enferme ; c’est pour son recueillement En verrouillant bien sa porte scellant son isolement. Il a quand même veillé à faire, précieusement, Provision de ses Kinder Riegel bénévolement.
Mais qui sera sa princesse, mais qui sera son Orphée Qui troquera son esprit contre un vrai cœur qui soupire ? Saura-t-elle l’enlacer auprès des bras de Morphée Pour vaincre cet imbécile et numérique vampire ?
Pierres de lune dans les racines, rosée fraîche du matin, Tous les ingrédients sont là pour voir éclore les fleurs. Ces si jolies fleurs de lune aux pétales de satin Qui font rêver les artistes et respirer les souffleurs.
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Évadez-vous tous en cœur ! Faites des nœuds aux chemises ! Ouvrez la porte au bonheur et changez votre atmosphère ! Suivez le vol des oiseaux car c’est par leur entremise Que s’ouvrira le chemin vers une nouvelle Terre !
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Quand deux cigognes se croisent au retour des livraisons, Elles se racontent comment se présentaient leurs lardons. « Le mien était potelé et pesait plus que de raison ! » « La mienne criait d’une voix stridente, c’était pire qu’un chardon ! »
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Quand la tempête se lève, menaçant le frêle oiseau, Celui-ci n’en a que faire et prend l’air écornifleur. « Connaissez-vous cette histoire, celle du chêne et du roseau ? » « Ta puissance n’est que du vent, moi j’étreins le cœur des fleurs.
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Nos deux commères abeilles faisaient la tournée des bars Et butinaient le nectar à s’en péter l’abdomen. Après avoir picolé et raconté des bobards, Elles en perdirent leur ruche et s’écartèrent du domaine.
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Toutes ces invitations, que sont mes natures mortes, Voient l’appel à partager au-delà de la peinture. Voyez ce cadre parfait qui scelle comme une porte Le message recelé dans l’ultime fermeture.
Tous mes récipients renferment mon nectar le plus intime. Oserez-vous y goûter ? Risquerez-vous d’accepter ? Mon breuvage est un poison qui vous fera ma victime, Mais aussi un antidote qu’il faudra intercepter.
On prétend que mes images sont de parfaites inepties, Que leur créateur est fou ou frappé d’ignominie. Mais laissez-moi vous montrer qu’elles sont une asepsie Contre un mal que l’on vous fait croquer en catimini.
Beaucoup d’autre ont refusé de rejoindre mes agapes. Ils m’accusent de malice et de vivre dans mes rêves. Souffrez que ces collations ne sont pas des chausse-trapes, Mais reflètent mes intuitions que je recueille sans trêve.
Mes pensées contre nature ne resteront pas lettre morte ; Si elles sont décalées, c’est de l’homéopathie. Juste assez pour provoquer un réflexe en quelque sorte Pour réveiller votre aura, élever votre empathie.
Il vous tranchera la vie au plus près de vos racines, Brandissant sa grande faux comme un sceptre d’agronome. Il vous scindera le cœur avec sa lame assassine De la précision glacée du funeste métronome.
Mais c’est pour vous détacher de ces liens qui vous enserrent ; C’est pour mieux vous délivrer de ce que vous n’avez su faire. Lorsque l’heure est arrivée, il se fait votre émissaire Pour vous permettre d’oser de changer votre atmosphère.
Je l’ai entendue siffler plusieurs fois dans cette vie, Tranchant chaque fois la part qui m’entrainait vers le bas. La blessure est douloureuse, difficile est le devis Lorsqu’il faut prendre commande et continuer le combat.
Regardez-le aiguiser le fil ténu de sa lame Car il n’est pas immoral et ne cherche pas le mal. Il est juste l’instrument du plus profond de votre âme Qui décide quand il faut un jour préparer ses malles.
C’est le passeur de votre âme, il faut bien le reconnaître Et le tranchant de sa lame est parfois bien nécessaire. Il faut mourir à la vie afin de pouvoir renaître Pour préparer le retour du prochain anniversaire.
Au solstice de l’hiver quand tout se pare de glace Et que les cristaux fleurissent comme des étoiles au vent, Je monte à la citadelle retrouver dans son palace Ma reine sur sa terrasse, préoccupée sous l’auvent.
C’est une tâche difficile qu’être reine des amours Pendant le temps des frimas et des journées raccourcies. Heureusement qu’il y a les nuits bien plus courtes que les jours Qui permettent d’abriter les idylles endurcies.
Les volutes de tendresse parées de mille couleurs Enchantent mon cœur de braise et le préservent du froid. Les spirales de caresses éliminent les douleurs Et complimentent mon corps qui abandonne ses effrois.
Toutes ces gerbes ardentes, dans des coïts prolongés, Me réchauffent le sérum qui coule dans mes artères. Toutes les étreintes vives entre nos corps allongés Me prolongent l’énergie dont je suis héréditaire.
C’est la saison des amours mortes pour ceux qui hibernent, Mais c’est celle qui consume mon cœur et mon corps de feu. Je suis le Phénix de l’hiver, j’allume les drapeaux en berne Et j’entretiens votre flamme pour la saison des adieux.
C’est à l’aube des jours tristes qu’il faut sortir de l’impasse Avant que les afflictions n’envahissent mon pays. C’est aux portes de l’hiver, avant que mon cœur trépasse Que je vais cueillir mes fleurs dans les champs de l’abbaye.
Je commence par l’Aurore, cette fleur du Canada Qui pousse à longue distance et me met le cœur en transe. Puis je butine Carmen, celle qui me répond « nada ! » Quand je demande son prix en faisant des remontrances.
Sous le soleil de midi, j’aime cueillir Dalila Et la baiser dans le foin avec le vent pour témoin. Mais c’est notamment Fabienne que je couche dans les Lilas Retroussant sa robe blanche, sans culotte néanmoins.
Plus tard dans l’après-midi, j’effeuille la marguerite Avec la jolie Sophie en lui ôtant ses habits. Lorsque le soleil s’abaisse, rasant les toits des guérites, Je lui broute le minou tartiné de wasabi.
Sous la cape de la nuit noire, je dépose enfin ma gerbe De toutes ces fleurs des champs devant un feu de cheminée. Quand leur peau est bien dorée, comme le dit le proverbe, Je leur fais mon plein d’amour, aux sexuelles graminées.
Pour attirer les femelles et faire le joli cœur, Noé a voulu bien faire en criant « Girafes à poil ! » Aussitôt tous les beaux mâles, se pressant, l’air forniqueur, De bâbord à tribord toute, ont fait basculer la voile.
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Chez nous les gibbons fripons, Saint-Valentin tous les jours ! On le fait tous en famille, c’est plus érotissimo ! Le phallus laqué de rouge dans la salle de séjour On joue à « trousse-chemise » et on crie « bravissimo ! »
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N’en déplaise à tous ceux qui sont conservateurs, Mais marcher sur la flotte à pied, c’est la galère ! Or pour être écolo, un peu modérateur, C’est avec mon vélo que je vais au séminaire.
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Valentine est en retard et Saint-Valentin s’énerve ! Il va tromper sa fureur en faisant de grosses vagues. Mais Valentine s’en fiche ! Avec sa copine Minerve Elle parcourt les boutiques pour s’acheter une bague.
« Peste soit de ces ferrailles » Hurle-t-il à Cupidon Qui a fait tomber ses flèches dans l’énorme tourbillon. « Attends que je les ramasse » lui répond Poséidon « Et on lui pique les fesses pour calmer ton goupillon ! »
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Pendant les journées d’octobre dans une lumière obscure, Quand le soleil importune les collines en gris-amer, Lorsque les brumes alourdissent les colonnes de mercure, Je sens l’amour qui s’étire dans le bleu-gris de la mer.
Au moment de l’équinoxe, j’aime à parodier les noces En organisant des bals costumés particuliers. Toutes les femmes sont nues, juste un châle en mérinos Qui caresse leurs épaules par un charme singulier.
Elles arborent un masque, ces Vénus incognito, Qui dérobe leurs visages aux prunelles indiscrètes. Laissant pour seule parure leurs plus gracieux capitaux ; Des seins en forme de poire, lumignons pour amourettes.
Affiché comme un trophée entre des splendides cuisses Trône le symbole intime de leur temple de l’amour. Et lorsqu’elles vous dépassent, pas un silence ne bruisse, Dandinant leur croupe altière qu’on ne voit pas tous les jours.
Souffrez que je vous délaisse juste un instant, s’il vous plait, Pour inviter à la danse la reine de ces beautés. Sur une couche confortable, avec mes plus beaux couplets, Je crée la danse du sexe que j’appelle le « cul-botté ».
Il dit oui, il dit non, il ronronne au giron, Manifestant souvent ses airs d’indépendance. Il se plait à régner sur tous les environs, Il est maître à penser lorsque sa souris danse.
Elle, c’est presque pareil et c’est tout le contraire ! Caressant son matou couché sur son minou, Elle répète ses caresses sans jamais s’y soustraire Au chaton de son cœur, son petit coquinou.
Si la chatte échaudée craint l’eau réfrigérée, Il vaut mieux pour le chat qu’elle soit en chaleur ! Il faut être mouillée mais sans exagérer Sinon les saints sont durs et nous font un malheur !
Le soir elle se met nue devant la cheminée, Le matou sur son ventre mordillant l’abricot ; Elle jouit dans l’extase de l’habile minet Fors la belle nubile lui court sur l’haricot.
Mais le brave chaton aura sa récompense : Une chatte odorante agréable à lécher. La nymphomane aura comme unique dépense De nourrir de câlins l’animal alléché.
Souvent ma route me déroute vers les flammes de l’enfer. Mais c’est parce que je doute et que Dieu semble étranger. Mais avec de la confiance, laissant les choses se faire, Je vois ma nuit s’éclaircir et s’écarter le danger.
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Suspendue dans l’instant d’un temps mort hermétique, Elle fuit un passé qui ne lui convient pas. Réfugiée dans l’absence d’avenir hypothétique, Elle reste en balance et saute les repas.
Elle n’a que regrets d’une vie chimérique Et accuse la vie de n’avoir rien compris. Elle cherche les raisons les plus ésotériques Qui ouvriront la voie qu’elle cherche sans tromperie.
Si vous l’avez croisée elle a dû vous apprendre Où chercher la clarté et comment la trouver. Si elle vous a parlé vous avez su comprendre Qu’elle ne fait que quérir de vous être approuvée.
J’ai partagé sa vie pour le temps d’un voyage, Toujours à fureter et chercher les phénix. Mais quand elle revient elle fait son nettoyage Et dilue les images qui tachent son cœur d’onyx.
Toujours à préjuger et critiquer les actes, Toujours prête à étendre ses meilleures théories, Elle reste immobile dans la posture exacte Pour la reconnaissance d’être mise au pilori.
Vous avez choisi « Air-Paradis » et vous avez bien fait ! Nos lignes sont tranquilles et nos hôtesses aimables. Allez au magasin chercher tous vos bienfaits : Auréole, paire d’ailes et tout le consommable !
On se couche le soir quand le soleil se couche, On se lève au matin dès que l’aube parait. On fait sa gymnastique et on prend une douche Et après, tous à poil, on va au cabaret !
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Le chat-pot est posé sur la chatte brulante Dont les cheveux de flammes réchauffent le matou. Qu’il est bon d’être aimé d’une femme stimulante ! Qu’il est bon d’être coiffé de son meilleur atout !
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Si l’effet papillon est assez chaotique, Quand il cesse de voler et reste stationnaire, La Terre entière s’arrête en transe hypnotique Car le lépidoptère est fort disciplinaire !
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En file indienne sur les dunes On change d’angle de vision. On voit les choses inopportunes Et l’horizon à profusion.
On voit les dunes sans limite Infinies comme une frontière. On s’aperçoit qu’on est ermite Et que c’est pour la vie entière.
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À la saison des amours, lorsque les cigales chantent Et les grillons du foyer assourdissent le silence, Ce regard en clair-obscur, témoin d’un cœur qui déchante Attend, espère et soupire tous ses désirs en balance.
Une alchimie de couleurs qui noie tous ses sentiments Dilue toutes les nuances qui peuvent altérer son âme. Sous les coups et les douleurs, ces morsures de piment, Qui mijotent dans le cœur et entretiennent sa flamme.
La femme en pleine lumière révèle un cœur qui s’enflamme. Elle se dore sous le soleil et fait feux de tous ses charmes. Elle se gorge, elle accumule et si elle suscite le blâme, Elle l’évacue la nuit dans ses rires et dans ses larmes.
Elle a besoin de soleil, c’est son aliment unique Pour en nourrir ses enfants fruits de ses amours triviales. Un feu ronfle dans son cœur comme un poêle magnifique Et réchauffe le foyer de sa maison familiale.
Ne lui jetez pas la pierre de discorde réfractaire. Ne jugez pas ses envies, son orgueil et sa bohème. Elle distille les maux et les soucis de la Terre Dans le creuset de son cœur et les transforme en poèmes.
Pour trouver mes idées je prends mon grand filet Dans le noir très profond là où sont les meilleures. Il suffit, pour trouver, d’avoir dans son gilet Une source de lumière et être un bon veilleur.
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Au fur et à mesure que mon bateau avance, Je déplie un par un les rouleaux de la mer. Après, je récupère son sillage en mouvance, Que je redéployerai sur sa course éphémère.
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Tandis qu’il voyait le noir dans ce monde sans lumière, Dieu a séparé d’un geste les ténèbres sans soleil. Et d’un chaos si obscur d’un faux néant de poussière, Ses yeux ont imaginé tout un monde de merveilles.
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