Depuis que je suis tombé, tout s’écroule autour de moi. Il n’y a ni stabilité ni d’arrêt quoi qu’il en soit. Tout continue de rouler comme des pierres de guingois. Je reviens à mon départ et je repars chaque fois.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Perdue dans le brouillard, l’insolite aventure Me tend ses bras ouatés pour mieux m’emmitoufler. Oserais-je y aller sans la déconfiture De ne voir l’avenir sans pouvoir y souffler ?
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Parce que nul n’est censé ignorer Dame l’Oie, Il faut bien reconnaître qu’on marche au « pas de loi », Alors vous serez blancs et de très bon aloi Lorsque je vous dirai vraiment n’importe quoi !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Mais qu’ont donc tous ces cerfs cet hiver à paraître ? Sur un cube de glace dans mon verre à whisky ! Sur la tête du lit en face de la fenêtre ! Sur le plateau carré portant mes zakouskis !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Couchés nus sur les galets, juste vêtus des rayons Qui colorent l’horizon et se délaient dans la mer, Faisons l’amour coloré, utilise mon crayon Pour tremper dans ton encrier ma sève au goût doux-amer.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Jamais seul avec un bon livre, Jamais seul avec mon ordi, Jamais seul quand je suis ivre, Jamais seul je suis dégourdi.
Jamais seul sur mon PC, Jamais seul sur mon Apple.
Toujours seul jusqu’au décès, Toujours je manque à l’appel.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Belle à peine ingénue émergeant de mes songes ; Hier encore sirène, aujourd’hui faite femme. Comme un arbre au printemps chargé de faux mensonges, Portant ses fruits de vie fors que mon cœur affame.
Deux yeux pour m’observer, deux yeux pour me nourrir, Une bouche à sourire, une bouche à plaisir. Sauras-tu contenter mon cœur prêt à mourir ? Sauras-tu me séduire au-delà du désir ?
Si souvent j’ai rêvé de ton visage tendre ! Tu courrais avec moi accrochée à mon bras. Si souvent j’ai prêté une oreille à t’entendre Rire de mon malheur quand mon âme sombra !
Mais tu as su plonger dans mes troubles abysses, Me prendre par la main lorsque je me noyais Et puis me ramener sur la rive propice Pour pleurer avec moi quand je m’apitoyais.
Sans prononcer un mot et sans faire un seul geste, Tu as su exprimer une chanson d’amour. Juste avec ta poitrine, tes hanches et tout le reste, Tu as su ranimer une flamme d’humour.
Pour faire de la balançoire, il suffirait d’un nuage Bien dodu mais bien solide pour y accrocher ma corde. Puis, je verrais le fakir activer le remuage Dont les ferments de sa flûte joueraient la miséricorde.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Toujours, le Roi-Soleil, après avoir brillé Va se coucher le soir et se donne en spectacle. Pour finir en beauté sur des teintes grillées Il ressemble au phénix s’éteignant au pinacle.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Dès que le soleil se lève, il répond à son appel, Debout sur le pied de guerre et la main sur le clavier. Si Géronimo est prêt à jouer sur son Apple, C’est que l’ennemi est là et doit mordre le gravier.
Écoutez ces cris de guerre qui montent dès le matin Pour galvaniser les hommes qui attendent leur café. Il faut bien nourrir ses troupes sans faire de baratin Pour donner de l’assurance d’un cœur ferme et sans gaffer.
Parfois sonne la retraite qui nous promet une trêve Et le grand chef se retire auprès de son chocolat. Mais il ne mange pas trop ; il doit préserver ses rêves De ces cadeaux qu’il espère auprès de Saint-Nicolas.
Des jours entiers il s’enferme ; c’est pour son recueillement En verrouillant bien sa porte scellant son isolement. Il a quand même veillé à faire, précieusement, Provision de ses Kinder Riegel bénévolement.
Mais qui sera sa princesse, mais qui sera son Orphée Qui troquera son esprit contre un vrai cœur qui soupire ? Saura-t-elle l’enlacer auprès des bras de Morphée Pour vaincre cet imbécile et numérique vampire ?
Évadez-vous tous en cœur ! Faites des nœuds aux chemises ! Ouvrez la porte au bonheur et changez votre atmosphère ! Suivez le vol des oiseaux car c’est par leur entremise Que s’ouvrira le chemin vers une nouvelle Terre !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Pierres de lune dans les racines, rosée fraîche du matin, Tous les ingrédients sont là pour voir éclore les fleurs. Ces si jolies fleurs de lune aux pétales de satin Qui font rêver les artistes et respirer les souffleurs.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand deux cigognes se croisent au retour des livraisons, Elles se racontent comment se présentaient leurs lardons. « Le mien était potelé et pesait plus que de raison ! » « La mienne criait d’une voix stridente, c’était pire qu’un chardon ! »
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Nos deux commères abeilles faisaient la tournée des bars Et butinaient le nectar à s’en péter l’abdomen. Après avoir picolé et raconté des bobards, Elles en perdirent leur ruche et s’écartèrent du domaine.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand la tempête se lève, menaçant le frêle oiseau, Celui-ci n’en a que faire et prend l’air écornifleur. « Connaissez-vous cette histoire, celle du chêne et du roseau ? » « Ta puissance n’est que du vent, moi j’étreins le cœur des fleurs.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Toutes ces invitations, que sont mes natures mortes, Voient l’appel à partager au-delà de la peinture. Voyez ce cadre parfait qui scelle comme une porte Le message recelé dans l’ultime fermeture.
Tous mes récipients renferment mon nectar le plus intime. Oserez-vous y goûter ? Risquerez-vous d’accepter ? Mon breuvage est un poison qui vous fera ma victime, Mais aussi un antidote qu’il faudra intercepter.
On prétend que mes images sont de parfaites inepties, Que leur créateur est fou ou frappé d’ignominie. Mais laissez-moi vous montrer qu’elles sont une asepsie Contre un mal que l’on vous fait croquer en catimini.
Beaucoup d’autre ont refusé de rejoindre mes agapes. Ils m’accusent de malice et de vivre dans mes rêves. Souffrez que ces collations ne sont pas des chausse-trapes, Mais reflètent mes intuitions que je recueille sans trêve.
Mes pensées contre nature ne resteront pas lettre morte ; Si elles sont décalées, c’est de l’homéopathie. Juste assez pour provoquer un réflexe en quelque sorte Pour réveiller votre aura, élever votre empathie.
Il vous tranchera la vie au plus près de vos racines, Brandissant sa grande faux comme un sceptre d’agronome. Il vous scindera le cœur avec sa lame assassine De la précision glacée du funeste métronome.
Mais c’est pour vous détacher de ces liens qui vous enserrent ; C’est pour mieux vous délivrer de ce que vous n’avez su faire. Lorsque l’heure est arrivée, il se fait votre émissaire Pour vous permettre d’oser de changer votre atmosphère.
Je l’ai entendue siffler plusieurs fois dans cette vie, Tranchant chaque fois la part qui m’entrainait vers le bas. La blessure est douloureuse, difficile est le devis Lorsqu’il faut prendre commande et continuer le combat.
Regardez-le aiguiser le fil ténu de sa lame Car il n’est pas immoral et ne cherche pas le mal. Il est juste l’instrument du plus profond de votre âme Qui décide quand il faut un jour préparer ses malles.
C’est le passeur de votre âme, il faut bien le reconnaître Et le tranchant de sa lame est parfois bien nécessaire. Il faut mourir à la vie afin de pouvoir renaître Pour préparer le retour du prochain anniversaire.
Au solstice de l’hiver quand tout se pare de glace Et que les cristaux fleurissent comme des étoiles au vent, Je monte à la citadelle retrouver dans son palace Ma reine sur sa terrasse, préoccupée sous l’auvent.
C’est une tâche difficile qu’être reine des amours Pendant le temps des frimas et des journées raccourcies. Heureusement qu’il y a les nuits bien plus courtes que les jours Qui permettent d’abriter les idylles endurcies.
Les volutes de tendresse parées de mille couleurs Enchantent mon cœur de braise et le préservent du froid. Les spirales de caresses éliminent les douleurs Et complimentent mon corps qui abandonne ses effrois.
Toutes ces gerbes ardentes, dans des coïts prolongés, Me réchauffent le sérum qui coule dans mes artères. Toutes les étreintes vives entre nos corps allongés Me prolongent l’énergie dont je suis héréditaire.
C’est la saison des amours mortes pour ceux qui hibernent, Mais c’est celle qui consume mon cœur et mon corps de feu. Je suis le Phénix de l’hiver, j’allume les drapeaux en berne Et j’entretiens votre flamme pour la saison des adieux.
C’est à l’aube des jours tristes qu’il faut sortir de l’impasse Avant que les afflictions n’envahissent mon pays. C’est aux portes de l’hiver, avant que mon cœur trépasse Que je vais cueillir mes fleurs dans les champs de l’abbaye.
Je commence par l’Aurore, cette fleur du Canada Qui pousse à longue distance et me met le cœur en transe. Puis je butine Carmen, celle qui me répond « nada ! » Quand je demande son prix en faisant des remontrances.
Sous le soleil de midi, j’aime cueillir Dalila Et la baiser dans le foin avec le vent pour témoin. Mais c’est notamment Fabienne que je couche dans les Lilas Retroussant sa robe blanche, sans culotte néanmoins.
Plus tard dans l’après-midi, j’effeuille la marguerite Avec la jolie Sophie en lui ôtant ses habits. Lorsque le soleil s’abaisse, rasant les toits des guérites, Je lui broute le minou tartiné de wasabi.
Sous la cape de la nuit noire, je dépose enfin ma gerbe De toutes ces fleurs des champs devant un feu de cheminée. Quand leur peau est bien dorée, comme le dit le proverbe, Je leur fais mon plein d’amour, aux sexuelles graminées.
Pour attirer les femelles et faire le joli cœur, Noé a voulu bien faire en criant « Girafes à poil ! » Aussitôt tous les beaux mâles, se pressant, l’air forniqueur, De bâbord à tribord toute, ont fait basculer la voile.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Chez nous les gibbons fripons, Saint-Valentin tous les jours ! On le fait tous en famille, c’est plus érotissimo ! Le phallus laqué de rouge dans la salle de séjour On joue à « trousse-chemise » et on crie « bravissimo ! »
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Valentine est en retard et Saint-Valentin s’énerve ! Il va tromper sa fureur en faisant de grosses vagues. Mais Valentine s’en fiche ! Avec sa copine Minerve Elle parcourt les boutiques pour s’acheter une bague.
« Peste soit de ces ferrailles » Hurle-t-il à Cupidon Qui a fait tomber ses flèches dans l’énorme tourbillon. « Attends que je les ramasse » lui répond Poséidon « Et on lui pique les fesses pour calmer ton goupillon ! »
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
N’en déplaise à tous ceux qui sont conservateurs, Mais marcher sur la flotte à pied, c’est la galère ! Or pour être écolo, un peu modérateur, C’est avec mon vélo que je vais au séminaire.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Pendant les journées d’octobre dans une lumière obscure, Quand le soleil importune les collines en gris-amer, Lorsque les brumes alourdissent les colonnes de mercure, Je sens l’amour qui s’étire dans le bleu-gris de la mer.
Au moment de l’équinoxe, j’aime à parodier les noces En organisant des bals costumés particuliers. Toutes les femmes sont nues, juste un châle en mérinos Qui caresse leurs épaules par un charme singulier.
Elles arborent un masque, ces Vénus incognito, Qui dérobe leurs visages aux prunelles indiscrètes. Laissant pour seule parure leurs plus gracieux capitaux ; Des seins en forme de poire, lumignons pour amourettes.
Affiché comme un trophée entre des splendides cuisses Trône le symbole intime de leur temple de l’amour. Et lorsqu’elles vous dépassent, pas un silence ne bruisse, Dandinant leur croupe altière qu’on ne voit pas tous les jours.
Souffrez que je vous délaisse juste un instant, s’il vous plait, Pour inviter à la danse la reine de ces beautés. Sur une couche confortable, avec mes plus beaux couplets, Je crée la danse du sexe que j’appelle le « cul-botté ».
Il dit oui, il dit non, il ronronne au giron, Manifestant souvent ses airs d’indépendance. Il se plait à régner sur tous les environs, Il est maître à penser lorsque sa souris danse.
Elle, c’est presque pareil et c’est tout le contraire ! Caressant son matou couché sur son minou, Elle répète ses caresses sans jamais s’y soustraire Au chaton de son cœur, son petit coquinou.
Si la chatte échaudée craint l’eau réfrigérée, Il vaut mieux pour le chat qu’elle soit en chaleur ! Il faut être mouillée mais sans exagérer Sinon les saints sont durs et nous font un malheur !
Le soir elle se met nue devant la cheminée, Le matou sur son ventre mordillant l’abricot ; Elle jouit dans l’extase de l’habile minet Fors la belle nubile lui court sur l’haricot.
Mais le brave chaton aura sa récompense : Une chatte odorante agréable à lécher. La nymphomane aura comme unique dépense De nourrir de câlins l’animal alléché.
Souvent ma route me déroute vers les flammes de l’enfer. Mais c’est parce que je doute et que Dieu semble étranger. Mais avec de la confiance, laissant les choses se faire, Je vois ma nuit s’éclaircir et s’écarter le danger.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Suspendue dans l’instant d’un temps mort hermétique, Elle fuit un passé qui ne lui convient pas. Réfugiée dans l’absence d’avenir hypothétique, Elle reste en balance et saute les repas.
Elle n’a que regrets d’une vie chimérique Et accuse la vie de n’avoir rien compris. Elle cherche les raisons les plus ésotériques Qui ouvriront la voie qu’elle cherche sans tromperie.
Si vous l’avez croisée elle a dû vous apprendre Où chercher la clarté et comment la trouver. Si elle vous a parlé vous avez su comprendre Qu’elle ne fait que quérir de vous être approuvée.
J’ai partagé sa vie pour le temps d’un voyage, Toujours à fureter et chercher les phénix. Mais quand elle revient elle fait son nettoyage Et dilue les images qui tachent son cœur d’onyx.
Toujours à préjuger et critiquer les actes, Toujours prête à étendre ses meilleures théories, Elle reste immobile dans la posture exacte Pour la reconnaissance d’être mise au pilori.
Vous avez choisi « Air-Paradis » et vous avez bien fait ! Nos lignes sont tranquilles et nos hôtesses aimables. Allez au magasin chercher tous vos bienfaits : Auréole, paire d’ailes et tout le consommable !
On se couche le soir quand le soleil se couche, On se lève au matin dès que l’aube parait. On fait sa gymnastique et on prend une douche Et après, tous à poil, on va au cabaret !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Le chat-pot est posé sur la chatte brulante Dont les cheveux de flammes réchauffent le matou. Qu’il est bon d’être aimé d’une femme stimulante ! Qu’il est bon d’être coiffé de son meilleur atout !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Si l’effet papillon est assez chaotique, Quand il cesse de voler et reste stationnaire, La Terre entière s’arrête en transe hypnotique Car le lépidoptère est fort disciplinaire !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
En file indienne sur les dunes On change d’angle de vision. On voit les choses inopportunes Et l’horizon à profusion.
On voit les dunes sans limite Infinies comme une frontière. On s’aperçoit qu’on est ermite Et que c’est pour la vie entière.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
À la saison des amours, lorsque les cigales chantent Et les grillons du foyer assourdissent le silence, Ce regard en clair-obscur, témoin d’un cœur qui déchante Attend, espère et soupire tous ses désirs en balance.
Une alchimie de couleurs qui noie tous ses sentiments Dilue toutes les nuances qui peuvent altérer son âme. Sous les coups et les douleurs, ces morsures de piment, Qui mijotent dans le cœur et entretiennent sa flamme.
La femme en pleine lumière révèle un cœur qui s’enflamme. Elle se dore sous le soleil et fait feux de tous ses charmes. Elle se gorge, elle accumule et si elle suscite le blâme, Elle l’évacue la nuit dans ses rires et dans ses larmes.
Elle a besoin de soleil, c’est son aliment unique Pour en nourrir ses enfants fruits de ses amours triviales. Un feu ronfle dans son cœur comme un poêle magnifique Et réchauffe le foyer de sa maison familiale.
Ne lui jetez pas la pierre de discorde réfractaire. Ne jugez pas ses envies, son orgueil et sa bohème. Elle distille les maux et les soucis de la Terre Dans le creuset de son cœur et les transforme en poèmes.
Pour trouver mes idées je prends mon grand filet Dans le noir très profond là où sont les meilleures. Il suffit, pour trouver, d’avoir dans son gilet Une source de lumière et être un bon veilleur.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Au fur et à mesure que mon bateau avance, Je déplie un par un les rouleaux de la mer. Après, je récupère son sillage en mouvance, Que je redéployerai sur sa course éphémère.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tandis qu’il voyait le noir dans ce monde sans lumière, Dieu a séparé d’un geste les ténèbres sans soleil. Et d’un chaos si obscur d’un faux néant de poussière, Ses yeux ont imaginé tout un monde de merveilles.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Si un jour l’horizon devient un mur de pierre Insondable, infini, sans espoir d’échapper. Lâche prise en confiance par une simple prière Et la porte s’ouvrira pour ta belle échappée.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Dans le noir éclairé d’une nuit sans ténèbres, Elle a longtemps bercé son ancêtre poisson. Cette ancienne sirène, femme aujourd’hui célèbre Avec sérénité la divine moisson.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tous les soirs à heure fixe, ils s’en vont ponctuels ; Car tous les canards suisses sont très à cheval, À vélo, en voiture, ce n’est pas conflictuel, Mais les lacs de Zürich eux, n’ont rien de banal !
Je parle et je bafouille et j’oublie mon sujet Et pendant que l’heure tourne, je n’ai pas avancé… Donc, les canards, vous dis-je, avaient donc un projet Mais pendant mon discours, les canards ont dansé…
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Nu dans mes pensées infimes, nu dans mes désirs ultimes, Je ne porte pas de masque ni la défroque des moines. Nu dans mes gestes usuels, nu jusqu’à mon âme intime, Je m’évade de la masse en me chamarrant la couenne.
Je saurai vous mettre à l’aise sans souci et sans complexe ; Je ne porte aucune arme, c’est là que réside le charme. Laissez-moi donc vous séduire par la valeur de mon sexe ; Allongez-vous sur mes vers et ne versez pas de larme.
Pendant que je vous déshabille, fermez les yeux en confiance. En ôtant votre corsage, respirez bien en détente. Tandis que glisse la jupe, ouvrez la bouche sans méfiance. Quand j’enlèverai la culotte, souffrez qu’un geste me tente.
Après avoir fait l’amour plusieurs fois dans la journée, Quand je vous aurai séduite et convertie à mes rites, Vous prêcherez ma parole, nue durant votre tournée, Tout en montrant votre corps et ses appâts émérites.
Je vous écrirai mes vers, le phallus dans votre bouche ; Je vous chanterai mes rimes en vous caressant les seins ; Vous m’inspirerez souvent pénétrée sur votre couche ; Vous brûlerez mes vaisseaux en créant de beaux desseins.
Surgissant de ses rêves oints de pensées obscures, Éclairée par un cœur ténébreux, ombrageux, Ses yeux ne sont que masques voilant la sinécure D’une vie clairsemée aux amants outrageux.
Si son cœur se perçoit faiblement sur ses lèvres, C’est qu’il a des secrets qu’il voudrait murmurer. Quand sa bouche s’entrouvre sur un sourire mièvre C’est qu’il pleure sa peine d’habiter emmuré.
Moi qui l’ai rencontrée, j’ai vu sa carapace ; Mais la triste coquille était fine à percer. Sous ses austères traits, elle était dans l’impasse ; Alors qu’il suffisait pourtant de la bercer.
Pour allumer la flamme d’une femme morose, Il suffit de frotter ses seins étincelants. Comme pierre-silex qui fait bouton de rose Et embrase le feu du creuset ruisselant.
De ce visage obscur, j’ai tiré la lumière De son sexe maussade, j’ai perçu le plaisir. Mais je n’y suis pour rien ; c’était sous la poussière Qu’il suffisait d’ôter laissant l’amour saisir.
C’est au 20, rue du quai que ma mémoire sombre Dans les plis des ruelles profondes qui s’enracinent Aux souvenirs intimes tapis dans la pénombre Qu’on extrait par lambeaux d’une peine assassine.
Les amours du passé deviennent immobiles, Durcies par la résine du temps qui cristallise. Ni mortes, ni vivantes, sans raison, sans mobile Qui était le cœur fort qui portait les valises.
Tous les plaisirs d’amour se jettent dans la mer Comme la pluie qui tombe sur la terre trop sèche. Ils n’ont rien abreuvé de leurs sources amères Et retournent intacts tous les fruits de leur pêche.
Les amours emmurées sont les plus difficiles, Ils n’ont aucun écho et sont nature morte. Les albums de photos redeviennent fossiles Quand ils sont immergés au midi de la porte.
Si les amours d’antan se perdent dans l’oubli, C’est que le temps se pose, dépose et redépose Des couches d’illusions plus ou moins anoblies Qui font fleurir l’amour d’humus de ménopause.
C’est ce soir dans la nuit brune, sous la lueur du réverbère, Que j’ai rendez-vous avec ce matou noir mystérieux. Nous partirons sur la Lune, sur la nef de Sir Herbert, Pour une balade opportune ; croyez-moi, c’est très sérieux !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Pour ta leçon de piano, nous jouerons un concerto Et pour effleurer les touches, nous prendrons une tulipe. Une blanche pour les touches noires pour saluer Monsieur Berthaud Mon vieux professeur de chant de l’école Louis-Philippe.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ce n’est pas au vieux marin qu’on apprend à faire des nœuds, Ni encore moins au vieux singe qu’on apprendra les grimaces. Mais si tu m’apprends encore à être un peu moins neuneu, J’en serai plus efficace et un peu moins à la masse.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Subrepticement sans bruit, accrochées à leurs ombrelles, Par les ruelles désertes baignées d’ombres et de lumières, Cheminent, l’air entendu, les petites demoiselles. Elles vont chez leur amant, la seconde et la première.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Regardez-la bien, c’est la première fleur, Celle qui vient en avance, qui vient en éclaireur. Si vous l’apercevez, le matin de bonne heure, Respirez-en l’arôme vite avant qu’elle ne meure.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Elle a caché son amant dans le placard de ses rêves, Esquissant une beauté comme d’une contenance. Elle est divisée en deux d’une querelle sans trêve, Entre amante et soupirante ou femme par alternance.
L’amant furtif joue le jeu d’un butineur de fleurettes. C’est un jardinier heureux qui va où le vent le porte. L’amante est sur le qui-vive, d’éternelles amourettes Consommées sur le tapis, n’importe où en quelque sorte.
Si elle essaie d’échapper à l’emprise masculine, Le lascar va menacer de changer de crèmerie. Si elle essaie d’attirer toute son adrénaline, C’est lui qui baisse le feu, d’hypocrite mômerie.
Elle se plie à ses jeux, s’humilie comme une bête, Offrant tous ses orifices à son plaisir égoïste. Lui, pour la récompenser, lui parlera des courbettes Que fait sa femme au foyer comme tout bon altruiste.
S’il l’emmène en vacances, c’est pour faire bonne mesure Lorsqu’il part en séminaire ou devant sa clientèle. Il s’en sert comme jouet, et cela sans démesure Mais pour pouvoir le quitter, faudra faire dans la dentelle !
Maman, les petits bateaux qui naviguent par deux, Ne sont-ils faits que de bois ou sont-ils amoureux ? Et quand ils se rapprochent d’un air galvaudeux, Est-ce pour accoucher d’un amour langoureux ?
J’en ai vu, ce matin, deux petites chaloupes, À peine accastillées dans leurs premières voiles. Je les imaginais venant de Guadeloupe Débordant de soleil aux poussières d’étoiles.
Ils se sont échappés loin de leur bateau-mère, Louvoyant les récifs et les côtes amères. Puis, dans le lagon bleu, ténébreux, outremer, Ils se sont embrassés bercés par leurs chimères.
Je vous l’avoue, maman, les bateaux ont un sexe ! Mars avait un grand mât, que dis-je, un braquemât ! Vénus avait la poupe légèrement circonflexe Et le mât dans la poupe a grimpé l’audimat !
Pipe en bois ou brouette, levrette ou missionnaire, Ils ont fait de tout bois chaque pose amoureuse. Ça grinçait par moment, c’est extraordinaire ! J’ai appris que la mer était avant coureuse.
Vous dirais-je, maman, ce qui fit mon tourment ? Ce n’est pas de connaître enfin la libido De ces petits bateaux à l’appétit gourmand, Mais de n’avoir pas su être aussi rapido !
Quand elle fait sa danse en costume nature Et qu’elle offre sa fleur à qui veut la goûter, Sa fontaine jaillit comme une forte armature Et capture l’amant qui n’est point dégouté.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Sur mon île déserte, j’ai hissé la grande voile, Sur l’arbre d’artimon, le grand et de misaine. J’ai jeté l’encre bleue de nuit sous les étoiles Et je file plein ouest rejoindre ma toulousaine.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.