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  • La Tempérance

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    La Tempérance

    Nous avons vu avec La Force, qu’il y avait deux polarités
    Qui s’unissent pour s’annihiler ou pour créer de la matière.
    Mais pour que fonctionne l’amorce de la complémentarité,
    Il faut alors assimiler celle qui fait l’intermédiaire.

    Nous en connaissons deux moyens qui existent en plusieurs domaines :
    L’électricité magnétique, soit positive, soit négative ;
    Le masculin, le féminin, qui créent de nouveaux phénomènes ;
    Ou pour faire plus synthétique, deux forces, active et passive.

    Mais une loi fondamentale qu’on appelle « neutralisante »
    Est nécessaire, par sa présence, à féconder la création.
    Divin ou expérimental, parmi les forces opposantes,
    C’est l’action de la tempérance qui permet la procréation.

    C’est à leur seul point de rencontre, commun à d’autres dimensions,
    Qu’il se produit l’action divine dans l’univers surréaliste.
    Mais la science va à l’encontre avec pouvoir et dissensions
    Car un savoir qui se devine n’a pas l’aval matérialiste.

    Ainsi les hommes peuvent montrer des idées fortes et actives
    Et lutter contre leurs opposés avec une inertie de haine.
    Ils auront beau se rencontrer, faire des guerres rétroactives,
    Ils ne feront que s’imposer des conjonctures inhumaines.

    C’est là que le cœur intervient car il se tient à la frontière
    Entre son espace intérieur et son univers extérieur.
    La tempérance est le seul lien qui produira sa vie entière,
    Avec ses acquis antérieur, l’accès au monde supérieur.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Dans ma tête

    Dans ma tête

    Comment présenter le plafond juché au sommet de mon crâne
    Avec les pensées vagabondes qui fusent des murs et fenêtres,
    Sachant que j’ai le carafon qui tend fortement la membrane
    De ma dure-mère où abondent tant de nouveaux reflets à naître ?

    La dure-mère, en anatomie, est la membrane fibreuse qui tapisse la cavité intérieure du crâne. Tout le monde en a une.

  • L’encre du désir

    L’encre du désir

    Parfois il faut user de l’encre pour exprimer tous les contrastes
    Que l’homme a envie de clamer pour attirer sa bien-aimée
    Car l’amour a besoin qu’il s’ancre dans les racines de sa caste
    Pour attirer et proclamer ce que son cœur veut essaimer.

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  • Cœur flamboyant

    Cœur flamboyant

    Cœur flamboyant, voici ta flamme qui revient pour te ressourcer
    Pour apaiser les courbatures après un an de progression.
    Tu y rechargeras ton âme et ton corps sera remboursé
    De toutes ses tristes fractures dont tu sens encore l’oppression.

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  • Le Détachement

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    Le Détachement

    La Mort : Bonjour, m’entendez-vous ?
    L’humain : Au secours, où suis-je ? Qu’est ce qui s’est passé ? Je ne me souviens de rien ! Comme un choc. Un accident ? Il fait tout noir ! Où est la lumière ?
    La Mort : Du calme, il n’y a aucun danger, je vous l’assure. L’obscurité n’est pas complète ; elle va bientôt se dissiper. Mais vos derniers souvenirs risquent d’être altérés.
    L’humain : J’entends une voix dans mon oreille. Qui êtes-vous ? Qu’est qu’on fait ici ? J’ai du mal à bouger, j’ai l’impression que mes bras sont en plomb et mes jambes de marbre…
    La Mort : Il s’est passé un événement particulièrement… Comment dire ? Inhabituel pour vous…
    L’humain : Je ne comprends pas. Je veux rentrer chez moi… J’ai été enlevé, c’est ça ?
    La Mort : Je vais vous expliquer. Pour faire simple, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
    L’humain : Une mauvaise nouvelle ?
    La Mort : L’endroit où vous êtes n’est pas un rêve mais ça ressemble plus à un rêve qu’à la réalité. Vous êtes parti pour un voyage sans retour.
    L’humain : Et la bonne nouvelle ?
    La Mort : La mort n’est pas la fin de la vie.
    L’humain : Mais suis-je en vie ou suis-je mort ?
    La Mort :La vie est comme un grand arbre et chaque être humain est comme l’une de ses feuilles. La feuille se détache mais la vie reste dans l’arbre. Et la vie remonte jusqu’aux racines. Le vrai sens.
    L’humain : Les racines, Dieu, l’éternité ?
    La Mort : Je ne détiens pas cette réponse. Voyez-vous, je ne suis que le passage, le cycle sans mémoire qui conduit les âmes à leur destin. Le cycle s’arrête si l’homme est vaincu, ou continue s’il est vainqueur.
    L’humain : Mais la mort est irréversible, c’est la fin de l’individu, il n’existe plus…
    La Mort : Rien ne disparaît, tout évolue. L’homme naît, vit et meurt parce que son âme ne peut pas rester enfermée dans l’écorce de son corps qui vieillit. Comme l’eau ne peut pas stagner et doit s’écouler vers la mer. La mer, la mort, tout se ressemble. C’est comme une épuration.
    L’humain : Mais pourquoi ne savons-nous pas cela dès la naissance ?
    La Mort : Vous le savez mais vous préférez l’oublier parce que votre esprit veut être le seul à gouverner et qu’il fait taire son cœur, son corps et son âme. L’esprit est un conquérant tyrannique.
    L’humain : Alors que va-t-il se passer maintenant ?
    La Mort : Après, je ne sais pas. Je ne représente que le passage d’une vie à une autre. Mais je suis sans méchanceté, comme le temps, juste irréversible. L’irréversibilité est une des lois de la vie.
    L’humain : Et la mort ?
    La Mort : Juste une transition où l’âme se détache de son corps, de ses sentiments et de ses souvenirs. C’est le détachement…

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • La crèche tibétaine

    La crèche tibétaine

    En allant rechercher Marie au-delà des hautes montagnes,
    Je l’ai trouvée sur le parvis en train de rentrer ses moutons.
    Je lui ai dit : « je te marie, voudrais-tu être ma compagne ? »
    Elle m’a répondu l’air ravi : « je n’aime pas les vieux croûtons ! »

    (Évidemment, le verbe « marier » étant intransitif, j’aurais dû dire « veux-tu te marier avec moi ? » mais la rime l’a emporté sur la syntaxe.
    Dura lex, sed lex. La loi est dure mais c’est la loi.)

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  • La boucle du temps

    La boucle du temps

    Quand tu boucles un tour sur Terre, tu donnes un tour de serrure
    Qui verrouille les regrets et déverrouille ton âme
    Car tes jours supplémentaires embellissent ta parure.
    Chaque année est un progrès qui alimente ta flamme.

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  • Le pendu

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    Le pendu

    Loin d’un monde tombé en folie, détaché de toute contrainte,
    Le pendu se laisse dériver dans cette frontière subtile.
    Suspendu par mélancolie d’un simple lacet pour étreinte,
    Il se balance ainsi privé d’une liberté inutile.

    « Ah, laissez-moi » murmure-t-il dans un sourire énigmatique
    « Regarder derrière le décor, vagabonder dans les coulisses !
    Mon esprit doit être fertile, dans cette pose acrobatique
    Et mon cœur a besoin d’accord avec son intérieur complice ! »

    Il est détaché des malheurs, il a relâché son fardeau,
    Il se rit des gens négatifs qui n’envient qu’entraîner les autres.
    Lui, il rayonne de bonheur dans son corps tiré au cordeau,
    Tout en restant dubitatif, toujours amicalement vôtre.

    Il ne craint pas les grondements, il ne prend rien pour personnel ;
    À sa manière d’observer, à sa façon de balloter,
    Il a quitté les fondements des commentaires rationnels
    Afin de pouvoir préserver ses souvenirs décalottés.

    Il est suspendu dans le temps, indépendant dorénavant,
    En équilibre entre le ciel et les racines de la Terre.
    Le père retient son enfant, la mère tient son paravent
    Et l’esprit souffle d’essentiel sur ce pendule solitaire.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Les sapins de l’espoir

    Les sapins de l’espoir

    Au fur et à mesure que notre mois s’avance,
    Les sapins des forêts marchent sur les talons
    Pour chercher l’embrasure vers le ciel en mouvance
    Et être décorés bientôt dans nos salons.

    Noël, dans deux semaines, orne bien nos maisons
    Et met nos cœurs en fête par de belles couleurs.
    Tout un chacun amène tous ses vœux de saison
    Afin que l’on se souhaite tous désirs de valeur.

    Tableau de David Langevin.

  • La force

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    La force

    Lorsqu’il y a confrontation et qu’il faut mesurer sa force
    On se choisit un adversaire ou bien c’est lui qui nous choisit.
    C’est une expérimentation où l’on va enlever l’écorce
    Pour extraire un mal nécessaire qui de l’intérieur nous moisit.

    Sous-estimer le concurrent nous amène droit à l’erreur
    Et nous nous aveuglons d’orgueil en nous croyant le plus puissant.
    Le craindre a l’effet récurrent de nous envelopper de peur
    Ou croire que le mauvais œil nous a retournés impuissants.

    Ne jamais abaisser sa garde, toujours rester dans la méfiance.
    Souvent on se croit protégé par une fausse sécurité.
    Si à un moment par mégarde, on se prélasse dans la confiance
    On risque de voir s’abréger sa vie en toute impunité.

    Mais l’important dans le combat n’est pas de perdre ou de vaincre :
    Le véritable tour de force est de trouver la solution
    Qui unira sans un coup bas et qui saura alors convaincre
    Les prétendants, bombant le torse, qu’ils sont alors dans l’illusion.

    Mieux vaut connaître l’ennemi qui se reflète à l’intérieur
    Que l’adversaire a excité et qu’on déteste au fond de soi.
    Mieux vaut donc traiter en ami celui qui voit de l’extérieur
    Le mal et ses connexités que lui seul permet qu’on perçoit.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Les voitures en sommeil

    Les voitures en sommeil

    Quand celles qui ont transporté tant de familles en conséquence
    Se retrouveront abandonnées, les tôles exposées au soleil,
    Elles aimeront voir à leur portée des enfants rêver aux vacances
    Et sauront bien leur pardonner de les tirer de leur sommeil.

    Photo de Robert Doisneau.

  • L’heure d’amour

    L’heure d’amour

    Te rends-tu compte tandis qu’on jacte que la Terre tourne sur elle-même,
    Autour du soleil en un an et la Lune, elle, en vingt-huit jours !
    Et ce mouvement, tel un pacte, unit tout l’univers qui t’aime
    Puisqu’il t’a sorti(e) du néant pour te faire vivre une vie d’amour.

    Eh non, ce n’est pas l’horloge astronomique de Strasbourg mais celle de Prague.

  • La roue de la fortune

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    La roue de la fortune

    L’amour créa par le verbe cette spirale éternelle.

    Féminine à sa naissance par sa fibre maternelle,
    Masculine dans son essor par sa branche paternelle.

    Par la force de l’espace, volonté originelle ;
    Par l’autorité du temps, horloge sempiternelle ;
    Par la loi de la matière, onde gravitationnelle.

    Corps de terre nourrissante, ma boucle nutritionnelle ;
    Cœur de feu énergétique, ma révolution charnelle ;
    Esprit d’air fol éphémère, ma phase inspirationnelle ;
    Âme d’eau pure alliance, ma période intentionnelle ;

    Elle s’ouvre sur l’amour, ma vision compassionnelle ;
    Stigmatisée par la joie, mon audition sentinelle ;
    Assoiffée de connaissance, ma saveur attentionnelle ;
    Sereine dans la confiance, mon olfaction fusionnelle ;
    Authentiquement sereine, ma palpation fraternelle.

    Elle me produit la Lumière pour l’Homme directionnel ;
    Elle dispose Ciel et Terre pour la Femme émotionnelle ;
    Elle fait pousser les Semences pour l’Enfant irrationnel ;
    Elle exhausse l’Univers d’un père générationnel;
    Elle fait croître : Poissons, oiseaux, d’une Mère décisionnelle,
    Des Animaux à l’Humain en phase évolutionnelle.

    Elle me rattache à la terre, ma racine personnelle ;
    Elle me donne du plaisir comme un sexe passionnel ;
    Elle me donne de l’action, étoile opérationnelle ;
    Elle m’apprend à aimer par un cœur compassionnel ;
    Elle me dévoile la voie, voix communicationnelle ;
    Elle m’ouvre la vision, âme extra dimensionnelle
    Elle me donne le savoir, couronne éducationnelle.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Allô, Montréal ?

    Allô, Montréal ?

    J’avais prié ma bonne étoile de contacter à Montréal
    Ceux qui restent dans le silence quand les réseaux sont encombrés.
    Aussitôt s’est levé un voile comme une aurore boréale
    Qui a chassé les turbulences sur les obstacles dénombrés.

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  • L’Orient-Express rouille pour vous

    L’Orient-Express rouille pour vous

    L’Orient-Express est tout rouillé depuis qu’il a été doublé
    Par le cercueil volant qui tourne partout autour de la planète.
    Ses compartiments verrouillés, ses mauvais rêves ont troublé
    Son sommeil lorsqu’il se retourne, au cimetière, les manettes.

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  • Le roman de la vie

    Le roman de la vie

    Tous les trésors sont dans les pages de tous ces livres abandonnés
    Qui cherchent une autre destinée, de l’aventure et de l’humour.
    Tous les trésors sont dans les âges, tout que l’on a su pardonner
    À sa gentille dulcinée pour écrire un roman d’amour.

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  • L’ermite

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    L’ermite

    Elle a choisi la solitude pour continuer son chemin
    En parcourant le labyrinthe que lui fait suivre la nature.
    Il n’est pas de similitude entre le présent et demain
    Sinon de cesser la contrainte dont le temps fait sa signature.

    A-t-elle apprivoisé la faune ou la faune l’a-t-elle adoptée ?
    On ne sait pas, c’est simplement une osmose entre leurs essences.
    Qui nourrit la belle amazone, comment s’est-t-elle donc adaptée ?
    C’est en tout cas visiblement dans une entière reconnaissance.

    Elle parle avec les serpents que les hommes ont désavoués.
    Le séducteur abandonné lui a donné sa confiance.
    En parcourant quelques arpents, elle a bien su l’amadouer
    Et, lui, a su lui pardonner les rejets et les méfiances.

    Quand l’obscurité est complète, il faut les voir faire la danse
    Qui jaillit comme une lanterne pleurant une oraison funèbre.
    Mais qui, d’une flamme simplette, croit en puissance et en cadence
    Jusqu’à transmettre le feu interne qui fait reculer les ténèbres.

    Secret du feu, secret du temps, secret de l’ombre et la lumière,
    Comme une vestale fidèle qui veille sur le feu sacré.
    Voici pourquoi en débutant cette pratique coutumière,
    L’ermite crée une chandelle précieuse comme un œuf nacré.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • La chapelle transparente

    La chapelle transparente

    Dans la chapelle, Dieu s’échappe par tous les pores de sa maison
    Comme respirerait l’église si elle ressemblait aux poumons.
    Ainsi en soulevant la chape de plomb qui bloque la raison,
    Le cœur transmet et canalise la foi qui fait fuir les démons.

    Une étonnante chapelle transparente constituée d’une centaine de plaques métalliques et située dans la ville de Borgloon en Belgique.

  • Visage qui rêve

    Visage qui rêve

    Ah, si tu pouvais exprimer toutes tes plus belles pensées
    Qui ont mis ton cœur en couleur et irisé tout ton visage,
    Je pourrais y voir imprimé ce que ton âme a compensé
    En transfigurant les douleurs en bonheur et en doux présages !

    Photo de Kai Böttcher.

  • La justice

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    La justice

    L’humain : Tu n’es pas juste, tu es injuste !
    La Justice : « Juste, pas juste », je reconnais bien là une réflexion humaine !
    L’humain : Tu es cruelle et sans cœur !
    La justice : Mais à qui t’adresses-tu ? À la justice de la vie, à la justice humaine, à la justice dont l’Écho fait l’univers ?
    L’humain : La vie est cruelle, l’univers n’a pas de loi, les hommes cherchent la guerre !
    La justice : Les hommes veulent nommer « bien » et « mal » tout ce qui les entoure. Ce sont les hommes qui ont inventé cela.
    L’humain : Oui ! Pour rétablir l’équilibre et faire triompher le bien du mal !
    La justice : Voilà bien une pensée d’homme : « Ceci doit être bien et ceci doit être mal ! » Tu ne regardes qu’avec les yeux, pas le cœur !
    L’humain : Tu oses parler de cœur, toi, qui te livres à des injustices !
    La justice : Ni justice, ni injustice, ni bien, ni mal. Il n’y a que le présent et ce qui est.
    L’humain : Mais c’est toi qui détiens la responsabilité de juger et de trancher !
    La justice : Je ne fais que permettre à l’homme d’aller au bout de ses actes. Qu’ils soient « bien » ou « mal » comme tu les désignes, ne sont que les fruits de ses actes. Le fauve qui dévore sa proie est-il coupable et sa proie est-elle innocente ? Ce n’est là qu’un concept humain !
    L’humain : Mais je possède le libre-arbitre pour choisir le bien plutôt que le mal.
    La justice : Ne serait-ce pas ce libre-arbitre qui donne une justice différente à chacun ?
    L’humain : Tu joues avec les mots tandis que moi, je défends ma vie !
    La justice : Tu joues avec la justice de ta vie mais tu te places en juge dans ta vie !
    L’humain : J’aspire à une justice parfaite !
    La justice : Tu te bats pour une justice parfaite de ta vie et tu veux y insérer une justice d’homme. Abandonne cette idée de justice, accepte ce qui est. C’est ton esprit qui juge, qui compare et qui crée de toute pièce ta propre instabilité.
    L’humain : Mais c’est l’esprit qui dirige mon libre-arbitre et choisit entre le bien et le mal.
    La justice : En vérité, tu as peur du mal et tu n’es pas libre de choisir.
    L’humain : Je ne veux pas le mal mais le bien.
    La justice : C’est là le cœur du problème : Tu ne sais pas à l’intérieur de toi si tu possèdes le bien ou le mal et tu as peur de la réponse.
    L’humain : Puisque tu es juste, réponds-moi !
    La justice : le bien et le mal sont des idées fausses. Mais selon ta logique, le mal engendre le bien, le bien produit le mal et c’est ce mouvement qui te dérange.
    L’humain : Alors comment résoudre cela ?
    La justice : Vis ta véritable vie d’humain selon ton cœur et tu le découvriras.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Rousse Russie

    Rousse Russie

    Quelque part en Russie, je ne sais pas où c’est,
    Peut-être Saint-Nicolas ou bien Pétaouchnok ?
    La nature est roussie, les arbres sont déhoussés
    Et pas d’Coca-Cola mais vodka pour vieux schnock.

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  • La porte violette

    La porte violette

    La porte violette demeure inviolée
    Le chemin qui y mène est pavé de rose.
    Derrière la voilette, est un cœur voilé
    Qui pleure à grand’peine ses amours moroses.

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  • L’anniversaire du Masque-de-Fer

    L’anniversaire du Masque-de-Fer

    Quand le Masque-de-Fer, assigné au château,
    Regarde son écrin d’azur et de turquoise,
    Il ne peut rien y faire pour avoir son gâteau
    Car tout le monde craint son évasion narquoise.

    Malgré sa ressemblance, ce n’est pas l’île Sainte-Marguerite des îles de Lérins à Cannes – et encore moins le Château d’If – et depuis 2017 la question continue à se poser « où est-ce ? »

  • Le Chariot

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    Le Chariot

    Il traverse les étoiles de la grande à la petite ourse
    Dans son chariot de feu pour apporter la lumière.
    Cependant jamais ne voile sa clarté durant la course
    Qu’il accomplit comme un vœu dans sa quête coutumière.

    Son Véhicule est son corps qu’il se doit d’entretenir
    Comme un trésor important car il porte son enfant.
    Il le maintient en accord à ses promesses à tenir
    Car c’est en le comportant qu’il demeure triomphant.

    Ses deux Chevaux sont le cœur qui transpire d’émotions
    Et qui, connecté aux sens, est toujours prêt à bondir.
    C’est la force du vainqueur qui sait suivre l’intuition
    Comme une cinquième essence qui le pousse à resplendir.

    Si l’esprit fait le cocher tenant fermement les rênes,
    Ce n’est pas lui qui connait la destination finale.
    Il doit rester accroché sur la piste de l’arène
    Et savoir se cramponner à l’auspice originale.

    Car le véritable maître, le passager véritable,
    Connaît sa motivation et connaît ses origines.
    Il connaît les paramètres et le but inéluctable
    De la réalisation de tout ce qu’il imagine.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • La couleur des sentiments

    La couleur des sentiments

    Comment serait notre visage si la couleur des sentiments
    Perçait la peau de leurs pigments selon la façon dont on aime ?
    Imaginez les paysages creusés par les ressentiments
    Des jours heureux, des bons moments, des embarras ou des dilemmes.

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  • Le regard jauni

    Le regard jauni

    Curieusement en ces moments d’attente de natalité,
    On voit partir un tas de gens qu’on confond avec des étoiles.
    La vie des uns est un roman, celle des autres la fatalité
    Mais quand l’auréole est d’argent, soudain l’humilité se voile.

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  • La divine comédie

    La divine comédie

    Est-ce que vraiment j’abandonne derrière moi ce que j’ai fait
    Et vécu toutes ces années lorsque vient mon anniversaire ?
    Peut-être faut-il que je pardonne, et mes erreurs et mes méfaits
    Pour ne pas être condamné à porter plus que nécessaire ?

    Lorsque je regarde en arrière, ce que j’ai fait paraît petit
    Parfois même insignifiant pour être inscrit à mon crédit.
    Mais je laisse tout ça derrière et continue plein d’appétit
    Mon ascension me purifiant dans la divine comédie.

    Dessin du « Major Fatal » de Moebius.

  • Traire la lune

    Traire la lune

    C’est pas tout ça mais j’dois encore monter au faîte, traire la lune,
    Pour en extraire le breuvage qui donne un goût de caramel
    Aux rêves afin qu’ils se décorent de belles amours opportunes
    Élevées au croissant sauvage direct au lait de ses mamelles.

    C’est quand même incroyable tout ce qu’il faut faire pour écrire quatre malheureuses lignes.

  • À la dérive

    À la dérive

    Je suis un peu à la dérive dans une barque silencieuse
    Et je vois passer au-dessous de moi des centaines de gens.
    J’en vois qui partent et qui arrivent dans leurs cabanes prétentieuses
    Qui se ressemblent comme deux sous et ce n’est pas très engageant !

    Certaines sont toutes les mêmes, d’autres jouent la rivalité
    À être unique dans leurs genres ou demeurer dans l’unité.
    Faut-il rentrer dans le système ou oser l’originalité ?
    Toujours est-il que ça dérange qu’il y ait tant de diversités.

    Le Général De Gaulle aurait dit – mais pas écrit – : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. ». Extrait de « L’Art français de la guerre » d’Alexis Jenni Prix Goncourt 2011.

  • Jours d’abondance

    Jours d’abondance

    Dans les derniers jours de l’abondance de cette automne mystérieuse
    Nous aimons bien nous rappeler des premiers jours de notre vie.
    Chaque présent faisait bombance, notre attention était curieuse
    De tout ce qu’il fallait appeler et qu’on répétait à l’envi.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le Pape

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    Le Pape

    Son cœur viendrait des étoiles, du feu issu des ténèbres.
    On dit même qu’il commande les secrets de la nature.
    Il sépare comme un voile le vivant et le funèbre ;
    Il s’inscrit dans les légendes et les saintes écritures.

    On lui prête mille noms, Lucifer ou Prométhée,
    On lui donne un mauvais rôle, on le frappe d’interdit.
    Mais si nous l’imaginons utile à la société,
    Donnons donc lui la parole, écoutons ce qu’il en dit :

    « Si le mal est nécessaire pour reproduire le bien,
    C’est que tout est équilibre entre la mort et la vie.
    Ils ne sont pas adversaires, mais au contraire, Ô combien !
    Car dans le bien, ce qui vibre, est, par le mal, asservi.

    L’énergie de la matière présente dans l’univers
    Est la lumière divine qui a été ralentie.
    Et de votre vie entière, du printemps jusqu’à l’hiver
    Tout a la même origine : un miracle consenti.

    Dieu n’a prononcé qu’un mot qui, d’un écho déployé,
    S’est cristallisé au seuil du visible et l’invisible.
    Le feu a fait des grumeaux et le temps s’est octroyé
    De gérer avec orgueil son pouvoir irréversible.

    C’est pourquoi j’ai accordé, à l’homme, la connaissance
    Pour que lui-même ait le choix de sa destinée charnelle.
    Il peut soit se saborder, soit s’attribuer la chance
    Afin que Dieu lui échoit une existence éternelle. »

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Les jupettes en Vespa

    Les jupettes en Vespa

    Mais qu’est-ce qu’elles étaient belles, ces petites jupettes
    Qui s’envolaient au vent derrière les Vespa 🛵 !
    Les jolies jouvencelles, les mecs en salopettes…
    L’amour est innovant à toute berzingue, n’est-ce pas ?

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  • Double-jeu

    Double-jeu

    Imaginez que votre double vous renvoie chaque fois la balle
    Et qu’il écoute vos prières le soir pour les réaliser !
    Peu importe si ça vous trouble, mais si jamais ça vous emballe,
    Il se présentera juste derrière vous pour les visualiser.

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  • La petite porte au fond de la mémoire

    La petite porte au fond de la mémoire

    Avant de fermer les frontières qui nous détiendront tout l’hiver,
    Ouvrons peut-être une fenêtre ou une porte sur l’été
    Qui garde la mémoire entière sur tous les petits faits divers
    Qui auront vu nos enfants naître et leurs mamans les allaiter.

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  • L’Empereur

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    L’Empereur

    C’est un guerrier, un conquérant ; tel un cyclone, une tornade,
    Il a étendu son empire du midi au septentrion.
    On le voit partout s’enquérant et parler à la cantonade,
    Juger le meilleur et le pire et faire taire les histrions.

    Il gouverne par la parole, il départage par l’épée.
    Sa voix unit son entourage, sa force calme les esprits.
    Il sait distribuer les rôles et propager son épopée
    En nous montrant tout son courage et tout ce qu’il nous a appris.

    Quiconque l’a accompagné dans ses conquêtes remarquables
    Se souvient de la compassion qu’il accorde à ses ennemis.
    Chacun pourra en témoigner, c’est un conquérant implacable
    Mais qui accepte la rédemption de ceux qui deviennent ses amis.

    Il a apporté ses valeurs dans les contrées les plus lointaines
    Sans imposer ses conditions mais en s’exprimant par ses actes.
    Il a partagé la chaleur et bu aux eaux de la fontaine
    Afin que chaque expédition soit corroborée par un pacte.

    Comme un errant, un vagabond, il n’a su élire domicile
    Ni dans les plaines, ni les montagnes, ni sur les mers, ni les cités.
    Il poursuit les vents furibonds vers les conquêtes difficiles.
    Seule, sans doute, sa compagne sait le comprendre et l’assister.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Les femmes-araignées

    Les femmes-araignées

    Les femmes à toiles d’araignée tissent de jolis décolletés
    Et savent écarter leurs jambes autant de fois que vous voulez.
    Seulement, une fois qu’elles ont régné sur l’homme qu’elles ont récolté,
    Après quelques passes ingambes, il en demeure tout chamboulé.

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  • Encore un petit coup de rouge ?

    Encore un petit coup de rouge ?

    Mon ami(e), viens donc prendre un verre à la frontière de l’automne
    Et de rouge nous enivrer et de vieux Bordeaux absorber.
    De l’autre côté, c’est l’hiver dont les spécialités gloutonnes
    Sont les pommes de pins givrées et les châtaignes en sorbet.

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  • L’Impératrice

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    L’Impératrice

    Elle porte, comme un berceau, la vie transmise par sa mère
    Et a permis aux créatures de suivre leur évolution.
    Elle en garde encore le cerceau, emblème de Terre et de Mer,
    Qui nous transmet la signature de sa divine contribution.

    Elle apparaît dans son palace juste parée d’argent et or,
    Tout son pouvoir est concentré sur le symbole du Pentacle.
    Assise sur le trône de glace, elle maîtrise les météores
    Qui font son royaume centré autour du divin tabernacle.

    Peut-être froide, un peu austère, indifférente aux faits marquants
    Qui tracent et écrivent l’histoire de tous les peuples en migration,
    Elle apparaît comme un mystère, bien hermétique dans son carcan,
    Mais elle règne, c’est notoire, entière sur toute la création.

    Elle voit les civilisations se développer et prospérer
    Puis retomber en décadence, l’orgueil jamais récompensé.
    Elle voit les colonisations se révolter et espérer,
    Réclamer leur indépendance, tout ça pour tout recommencer.

    Mais dans son cœur, brûle la flamme qui nous transmet la connaissance
    Et nous permet d’appréhender toutes les erreurs du passé.
    Mais combien nous faudra-t-il d’âmes, combien faudra-t-il de naissances
    Avant que l’Amour quémandé vive, dans notre cœur, amassé ?

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • La sonate « tape-cul »

    La sonate « tape-cul »

    Si vous connaissez la sonate en gamme de Ré « tape-cul »
    Je vous donne un conseil d’ami : de préférence, jouez les graves !.
    Car si vous gagnez vos pénates en courant vite dans les aigus,
    Vous irez alors au tapis sans avoir terminé l’octave.

    Dans les forêts environnantes, il y a tout plein d’escaliers « tape-cul » qui sont aussi pénibles en montant qu’en descendant. Mais lorsqu’il a neigé et que la nuit a bien tout gelé, là, ça devient carrément du suicide.

  • Ça va barder !

    Ça va barder !

    Il faut sauver les oies, les dindes, les chevreuils, les cerfs et les biches
    De tous ces banquets qu’on prépare dans les poêlons et les marmites !
    Alors les animaux se blindent, chacun tout au fond de sa niche,
    Et se préparent à la bagarre car leur patience a des limites !

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  • Negro-spiritual

    Negro-spiritual

    Le rythme secoue les grelots, on se prépare pour la fête,
    Afin qu’ensemble, on reprenne les vieux negros spirituels.
    Quelques cris dans les trémolos qui font chanter en voix de tête,
    C’est comme cela qu’on s’entraîne en Afrique à fêter Noël.

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  • Décembre nous fait son cinéma

    Décembre nous fait son cinéma

    Décembre, c’est comme au cinéma : sur une grande neige blanche,
    Le soleil projette en couleur ses plus belles représentations.
    D’abord, il suffit d’un schéma pour que le rêve se déclenche,
    Ensuite, à fond, sans douleur, les feux des ornementations.

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  • La Papesse

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    La Papesse

    Si la vie a jailli des mers et le feu sorti des volcans,
    C’est parce que Dieu a fécondé notre papesse universelle.
    Tous les fils reliant la mère à ses enfants sont convaincants ;
    On les retrouve dans l’ondée, la pluie qui tombe et qui ruisselle.

    Si vous creusez profondément, non dans la Terre, mais dans le cœur,
    Vous y connaîtrez les secrets organisés de l’Univers.
    Semblables à un saint sacrement qui lie le sang à la liqueur
    Extraite des deux fruits sacrés mûris d’ovaires en ovaires.

    S’il fallait écrire le livre qui représente la mémoire,
    Il faudrait donner mille vies et autant de plumes d’argent.
    Puis continuer et poursuivre chaque chapitre du grimoire
    Pour en assumer le suivi et négocier le plus urgent.

    Mais ce livre est éparpillé dans nos cellules et dans nos gènes.
    On en retrouve des symboles sur des cartes et des connaissances
    Issues de mots recopiés, de métaphores hétérogènes
    Et même dans les paraboles où vibrent les réminiscences.

    Chaque fois que vous goûterez un peu d’eau pure de la source,
    C’est réellement un message qui vous ressuscitera l’âme.
    Et lorsque vous écouterez la pluie qui tombe, le vent qui course,
    C’est l’ouverture du passage et vous ralliera à sa flamme.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Le bestiaire de l’avent

    Le bestiaire de l’avent

    Puisque nous sommes en décembre et qu’il faut aller de l’avant,
    Je vous expose le chantier en vous présentant mon bestiaire.
    Je l’ai accroché dans ma chambre en calendrier de l’avent ;
    Ainsi je vois le mois entier pour souhaiter les anniversaires.

    (Avis aux casse-pieds qui auront compté 37 cases :
    24 jours de l’avent,
    + 13 desserts que l’on fait traditionnellement en PROVENCE le soir de Noël,
    = 37, le compte y est !)

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  • Le bateleur

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    Le bateleur

    Le bateleur a le secret du souvenir des vies passées ;
    Il a déjà fait le chemin et revient pour nous initier.
    Avec quelques objets concrets qui relient futur et passé,
    Il opère en un tournemain et nous en fait bénéficier :

    « Je peux lancer ma pièce en l’air, je peux décocher mon bâton,
    Trinquer en élevant ma coupe, ou fustiger l’air de ma lame,
    La vie n’est pas qu’une galère où l’on ne progresse qu’à tâtons ;
    Il faut faire fi des entourloupes de tout son cœur, toute sa flamme.

    C’est comme rentrer par la fin, comme sortir par la naissance ;
    Comme une histoire sans début, un récit sans terminaison ;
    Comme l’enfant d’un séraphin d’une éternelle adolescence ;
    Comme un vieillard dans sa tribu au seuil de sa défloraison.

    C’est le secret de l’existence, sans dévoiler le procédé,
    Qui conduit l’homme dans l’errance sans jamais savoir où aller.
    Tout se rapporte aux circonstances, sans résister ni concéder,
    Tout en restant en apparence ni enflammé ni emballé. »

    Au jour de l’an, tout recommence, il faut reprendre le chemin !
    À peine terminé sa tâche, il faut renouveler l’effort !
    Prendre son temps avec clémence, savoir en garder pour demain,
    Vivre au présent mais sans attache, juste avec un peu de confort.

    Tableau de Maryvon Riboulet

  • Adieu novembre

    Adieu novembre

    Dernier coup d’œil à la fenêtre pour voir s’envoler sans un bruit
    Notre dernier jour de novembre qui disparaîtra cette nuit.
    Les anges vont devoir s’y mettre avant que l’hiver ait construit
    La magie du mois de décembre jusqu’aux derniers coups de minuit.

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  • Vive la rouille !

    Vive la rouille !

    Que j’aime observer la nature lorsqu’elle recouvre de rouille
    Nos ridicules prétentions à nous approprier l’espace !
    Ces grillages qui dénaturent, ces vieux cadenas qui verrouillent
    Subiront l’incompréhension de l’impassible temps qui passe.

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  • Rêve nue

    Rêve nue

    De fils en lignes et en aiguilles, j’aime retrouver mon Ariane
    Qui fait semblant de s’éloigner pour montrer son dos exemplaire.
    Son joli corps, comme une anguille, ondule tel un filigrane
    Que je reproduis par poignées simplement juste pour lui plaire.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les poupées en fil de fer

    Les poupées en fil de fer

    Le secret ne tient qu’à un fil pour créer des marionnettes,
    Mais il faut du beau fil d’acier bien loyal et pas soupçonneux.
    Les femmes savent qu’on enfile mieux le cœur d’un mari honnête
    Qu’avec des moyens tracassiers qui se cassent ou qui font des nœuds.

    Créations en papier mâché de Mariapia Gambino.

  • L’attraction

    L’attraction

    Comme la matière s’attire à partir d’un petit atome,
    Les plus belles pensées s’assemblent sous le pouvoir de l’attraction.
    C’est pourquoi pour mieux ressentir l’amour des femmes et des hommes
    Les petites filles rassemblent les plus belles déclarations.

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