Les belles feuilles du temps jadis, ont-elles droit au paradis ? Seront-elles un jour honorées d’être mortes un jour mordoré ? L’hiver leur offre un linceul bleu pendant le froid miraculeux Et les fait renaître au printemps en ailes d’anges, évidemment.
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Dans toutes ces pièces alignées, sens-tu le courant d’air du temps S’insinuer dans le couloir sans jamais claquer une porte ? Vois-tu l’empreinte de tes lignées, quand tu n’étais que débutant, Qui ont empreint, sans le vouloir, toutes les marques que tu portes ?
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Les illusions sont résolues comme l’optique les a prévues ; J’en ai toujours été avide et je ne m’en suis jamais plaint. La vérité n’est absolue, car tout dépend du point de vue ; Comme le verre à moitié vide qui est aussi à moitié plein.
Le premier qui me trouve la même photo avec des reflets verts et roses plutôt que jaunes et bleus, je suis preneur.
Ne pas se monter le bourrichon est devenu pour Cupidon Une devise à toute épreuve pour les cas les plus difficiles. Quand il tombe sur un cornichon, ou une espèce de Stupidon, Il troque ses flèches, pourtant neuves, pour une salve de missiles.
Celui-ci œuvre en Mongolie et traque les gourdes et les benêts. « Se monter le bourrichon » a été inventé par Gustave Flaubert pour signifier « se faire des illusions ».
À Marseille on a retrouvé le Ferry-boat qu’Edmond Dantès Avait volé pour s’échapper du Château d’If, la belle affaire ! Figurez-vous qu’on a prouvé que ça s’est produit de justesse Car le chauffeur, handicapé, n’était autre que le masque de fer.
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On peut comparer l’amitié à un immense feu de joie ! Chacun apporte sa moitié et on peut faire l’amour à trois… Au temps pour moi, c’est mal tourné ! Ça, c’est plutôt une partouze ! Un coup de vent m’a retourné les pages de mon gros Larousse.
« On dit Au temps pour moi pour admettre son erreur – et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début. L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie. »
Parfois s’échappe du brouillard un genre d’île hypothétique Comme des limbes inachevés qui ne seraient pas terminés. Même les rayons vasouillards d’un soleil pâle apoplectique Ne parviennent à parachever cette vue indéterminée.
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Sous les pâles rayons cuivrés d’un soleil d’hiver fatigué, Le peintre a couvert de rosée sa toile blanche, immaculée. Hélas, ne sera délivré, qu’à coups de printemps prodigués, Ce paysage nécrosé qui attend l’été miraculé.
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C’est parce que la Terre est ronde de trois-cent-soixante-cinq degrés Que la lumière crée des orbes et des tableaux crépusculaires. Et c’est la course autour du monde des voyageurs, des émigrés, Que les soleils couchants absorbent dans leurs rayons tentaculaires.
C’est juste à la fin du verseau que se glissent entre les poissons Les petits bateaux colorés qui vont embrasser les couleurs. Le cul calé dans leurs berceaux, on voit les jeunes polissons Qui vont tenter de déflorer la mer avec ou sans douleur.
Je ne sais s’ils sont fils du vent, fils de la mer ou l’océan, Mais ils se transforment en corsaires dès que l’on gratte un peu leurs gènes. Les voilà partis au levant, vers l’aventure, vers le néant, Partis combattre l’adversaire pour les beaux yeux d’une indigène.
Christophe Colomb vit quelque part entre les vagues dérivées Parmi les étraves croisées que leur sang peine à maintenir. Ils n’aiment pas trop les départs et préfèrent les arrivées Car les bagages entretoisés ne peuvent pas tout contenir.
Et ce sont ces vaisseaux chargés d’un sang nouveau de découvertes Qui les poussent à l’appareillage et partir loin vers le couchant. Souvent les peines ont surchargé juste un peu trop leurs plaies ouvertes Mais espérons que leurs voyages seront remèdes escarmouchants.
Escarmouchant : qui gagne en faisant de petites batailles ou quelque chose comme ça.
En face de chez moi, on démolit l’usine Afin de transformer ça en lofts pour les riches. Alors au fil des mois, des grues démagasinent Les métaux déformés que l’on va mettre en friche.
À Sennhof, l’usine Hermann Bühler ferme après 200 ans d’existence. Les tonnes de métaux sont vendues et expédiés en Chine et nous entendons le vacarme des ouvriers qui démontent depuis début décembre. D’après ce que j’ai compris, ce sera transformé en loft pour les riches et les ateliers en espaces à louer. Comme j’ai le spectacle juste en face, derrière la Töss, je vous tiendrai au courant des évolutions.
À l’heure du café, les dames se délassent Pour parfois s’esclaffer, assises en terrasse, Quand passent les messieurs, tentant de les draguer, Avec des audacieux compliments prodigués.
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La flore coutumière à sortir du sommeil, Absorbe la lumière, capture le soleil. Quand les branches s’écartent sous les assauts du vent, Toutes les fleurs repartent pour un nouveau printemps.
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Là, quelque part à la surface, où naissent les reflets du temps, La gauche et la droite s’inversent à la frontière de l’illusion. Ce lieu où se replie l’espace c’est un présent, juste un instant Et les images qui le traversent sont des mirages en collision.
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J’ai dû grandir vers la lumière et hisser mes plus hautes feuilles Pour me nourrir d’un ciel d’azur et porter mes fruits triomphants. J’ai dû agrandir ma chaumière pour que les oiseaux s’y recueillent Et y bâtissent à leur mesure un nid d’amour pour leurs enfants.
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D’azur comme un ciel de printemps pour peindre l’espace infini ; D’or comme le blé en été pour développer la matière ; Rouge comme les fleurs des champs pour tous les temps indéfinis ; Mon drapeau flotte à satiété, symbole d’une vie entière.
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La machine qui dépoque s’est recouverte de rouille Car j’avais abandonné de poquer comme un robot. Mais je vois qu’à notre époque, on se fâche et on se brouille Alors, bien intentionné, je vous remets le turbo.
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Parfois j’imagine le temps comme un enchaînement de rouages ; L’exacte comptabilité qui recompte chaque seconde. Et j’aime, car c’est important, y glisser en guise de péage Un grain de sensibilité pour que l’amour change le monde.
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« Pourquoi le printemps tarde tant ? » Me dis-je, les pieds dans la neige. Alors j’imagine la fée devant ses placards plein de robes Qui sont usées depuis longtemps et ne sont plus son florilège. Et remplacer tous ses effets prend tout ce temps qui se dérobe.
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« Que faisiez-vous pendant l’été ? » demandait hier la fourmi À une cigale égarée qui cherchait la voie du printemps. « Je suis tellement allaitée de mes souvenirs affermis Que j’en vois l’ombre bigarrée des fleurs d’été par tous les temps ! »
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Et si les années traversées laissaient un sillon dans l’espace Comme une présence invisible constituée de nos mémoires ? Alors arrêtons de verser des larmes sur le temps qui passe Car nos pensées sont invincibles quand le cœur se met à y croire.
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Tout allait bien dans mon voyage jusqu’à ce que ce volatile Vienne frapper sur mon hublot à grands coups de bec répétés. « Je vais escorter ton sillage ! » me dit-il assez versatile, « Tu m’as l’air, là dans ton huis clos, un peu sinistre et hébété ! »
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Il faut saluer la première rose qui ose s’élancer Dans l’atmosphère d’un hiver à peine vêtue de satin. Dès que sonnera la lumière, regarde la rose danser Comme sa sœur, la primevère, lui a conseillé ce matin.
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Pour l’anniversaire du roi des souris, Celles-ci s’attablent autour du gâteau. Mais un adversaire soudain leur sourit D’un air redoutable mais non moins pataud.
Le chat : « Gentilles voisines, j’ai là un cadeau Pour l’événement à vous partager ! »
Les souris : « Va dans ta cuisine, desesperado ! Toi, évidemment, c’est pour nous manger ! »
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« L’état c’est moi ! », disait le Roi « et il ne peut y en avoir d’autre ! » « J’suis la plus belle ! », disait la Reine « il n’y a pas plus belle que moi ! » Comme ils se sentent à l’étroit dans le palace où ils se vautrent, Le Roi et la Reine, à sa traîne, vont faire la guerre tous les mois.
D’abord les pions paient un impôt, ce n’est que juste précaution. Les cavaliers paient leur fourrage pour la santé de leurs chevaux. Les tours doivent faire un dépôt de garantie pour la caution. Les fous n’ayant pas de courage, ils feront les pires travaux.
Le noir et blanc est de rigueur, on abandonne les couleurs. Finalement, tout est en gris, c’est plus facile à assortir. Tous ceux qui ont de la vigueur paieront leurs taxes sans douleur ; Les gros, les grands, les rabougris, sinon on les fera sortir !
Mais si on veut quitter les règles, il faut des avocats marrons Et si on veut gagner des cases, la politique est nécessaire. Avec quelques hommes espiègles, des margoulins et des larrons, On guettera la bonne occase pour évincer ses adversaires.
L’échec arrive à chaque fois mais ça ne change rien du tout ! Il y en a qui changent de camps, d’autres s’échangent leurs couleurs. Jamais la Reine ni le Roi ne se retrouvent sans un atout. Les pions sont plus pauvres qu’avant et chacun compte ses douleurs.
C’était l’époque des déboires en fausses ou mauvaises douleurs, Au bon vieux temps du quinquina, l’absinthe et la bière Picon. Moi, je n’avais le droit que de boire des sirops de toutes les couleurs Ou un petit peu d’Orangina et rêver comme un petit con.
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« C’n’est pas d’la réclame pour pipe ! » aurait peint notre ami Magritte, « Mais pour le port de la casquette adoptée par tous les champions ! » Comme au temps de la belle équipe, elle protège et elle abrite Les bals musette et les guinguettes qui se dansaient sous les lampions.
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Comment fonctionnent nos voisins, qu’est-ce qui se passe dans leurs têtes ? Par quel étrange mécanisme leurs pensées sortent décousues ? J’ai fracturé leur magasin afin de suivre mon enquête Et j’ai trouvé leurs organismes aussi rouillés qu’au temps de Jésus.
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Si vous connaissiez Joséphine et sa passion pour les bananes, Vous comprendriez pour quoi son corps a toujours envie de danser. Car ça lui donne la taille fine et des jambes de catalane Qui lui font encore et encore une allure fort cadencée.
Il y a deux moyens de grandir : Soit que vous preniez l’escalier Et montiez un degré par jour pour en mesurer la hauteur. Soit, votre vélo, brandir et que vous le dégringoliez Pour être à l’envers pour toujours rétabli(e) dans vos droits d’auteur.
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La porte est habitée par une espèce d’ange ; Il faut s’y acquitter d’une monnaie d’échange. Car la porte est gardée par un droit de passage Et jamais ne tardez à payer votre gage.
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Quand le jour et le mois ressemblent à l’année. C’est le temps qui s’enroule d’une faim viscérale. Pourquoi donc vous et moi serions-nous condamnés À rentrer dans le moule d’un monde en spirale ?
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Quand le samedi soir a semé ses nuits blanches, Les rayons du matin n’osent pas réveiller Ceux qui ont dans l’espoir de dormir le dimanche Dans leurs draps de satin, la tête sur l’oreiller.
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Te souviens-tu du tour du monde que tu accomplis tous les ans Sur ton petit bateau de bois, la voile gonflée par le vent ? Ainsi ta course vagabonde regagne son port, à présent, Convié des rayons qui flamboient dans l’aube du soleil levant.
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Je crois que Dieu est un oiseau, le plus petit de la nature, Celui qui devant les roseaux semble un animal miniature. Il naît quand le printemps revient, il meurt dans le froid de l’hiver, Demain renaît puis, redevient le petit roi de l’univers.
Je crois que Dieu est un moineau car il est toujours éternel. Je le crois parti en automne et l’entends chanter en été Avec sa voix de Soprano qu’il tient de la voie maternelle Et son ramage qui chantonne sur un air de paternité.
Je crois que Dieu est un serin ou un tout petit canari. Peut-être aussi le rossignol, le p’tit oiseau du photographe ? Pourquoi serait-il si serein à ignorer la barbarie Et faire fi aux branquignols qui le traitent de pauvre Piaf ?
Nous vivons une épique époque, un jour tu aimes, un jour tu hais Ce que les médias te formatent pour être doux comme un robot. Et je te like, et je te poke, sans vraiment savoir qui tu es Tous les jours comme un automate mais pas plus, ce serait trop beau !
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais tous ces « pokes » qu’on nous enjoint à envoyer sont de plus en plus automatiques. Pire, si avant on savait au moins qui l’on pokait, désormais le nom de l’ami(e) est à gauche et le bouton « poke » à droite. Si bien que, soit j’attrape un strabisme irréversible, soit je poke sans savoir ni de qui ni à qui. Je suis devenu une machine à poker. Alors mes très chers frères et mes très chères sœurs, je donne l’exemple en arrêtant cette robotisation du poke. À bas la pokémania !
Vaut-il mieux mourir dans son lit ou vivre une vie éternelle Où s’enchaînent les cauchemars dans lesquels on est étranger ? Plutôt manger des pissenlits par leurs racines citronnelles Et partager son coquemar avec des fantômes orangés !
Coquemar : Pot de terre vernissée, ou de métal, pourvu d’une anse, et servant ordinairement à faire bouillir ou chauffer de l’eau, de la tisane ou d’autres liquides.
Si tu étends tes culottes sous un ciel de pleine lune, De bleu, la forêt vêtue, lancera son cri muet. Et tu verras la hulotte, te voler tous tes costumes, Et tu seras dévêtue dans ton petit corps fluet.
J’essaie bien d’imaginer mon paysage au printemps Mais la vision reste floue et les arbres dodelinants. Ce sont mes ciels mâtinés de trop d’orages éreintants Qui s’évertuent et renflouent mes espoirs dégoulinants.
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T’aurais-je déjà raconté qu’une seule fois dans ta vie, Tu verras, un jour, s’entrouvrir la porte couleur d’émeraude. Tu pourras, seul(e), l’affronter, le cœur pur et l’âme ravie, Dans l’euphorie de découvrir tous les secrets qui te taraudent.
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Sharbat Gula, ou Sharbat Bibi, aussi appelée la « fille afghane » ou « l’Afghane aux yeux verts », est une femme afghane de l’ethnie pachtoune née en 1972.
Dans le secret de sa roulotte, habitait une bohémienne Qui partageait l’intimité du nid avec un chat-huant. Quand elle entendait sa hulotte ululer d’une voix draconienne, En toute légitimité, elle attendait son Don Juan.
La Chouette hulotte ou Chat-huant est une espèce d’oiseau de la famille des Strigidae. Ce rapace nocturne est très répandu en Eurasie, notamment en Europe.
Une poitrine généreuse rend la conversation aisée Et le poids de deux belles cuisses fait l’argument irréfutable. Communiquer est chose heureuse et le dialogue est apaisé Pourvu que la langue jouisse de raisons ainsi délectables.
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Un jeu de jambes déhanché qui suit un air d’accordéon Et nous voici catapultés directement en Argentine ! Cette folie fut déclenchée par un certain Monsieur Léon Qui convoitait de culbuter élégamment sa Valentine.
On se demande où je vais chercher tout ça mais, en tout cas, c’est archi-faux.
Comme une fleur de pissenlit aux dents de lion qui virevoltent Sur leurs pointes aux quatre vents formant un souffle étourdissant, Les ballerines se concilient, par une danse désinvolte, Leurs petits tutus à volants dans un effet attendrissant.
Mellifère et médicinal, le pissenlit – ou « dent de lion » – indigène dans toutes les parties tempérées de la terre, est délicieux en salade. Les formes améliorées se distinguent par des touffes denses, fournies, au feuillage plus abondant.
C’est après la Saint-Valentin, qu’on voit prédire les naissances Comme si un souffle d’amour se répandait dans les campagnes. Du moins, l’Oracle Florentin l’assure encore avec aisance Aux compagnons dont la bravoure a bien fécondé leurs compagnes.
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Quand je veux savoir l’avenir, je vais observer la voyante Pour plonger au fond de ses yeux comme une boule de cristal. Ça me permet de voir venir les peines de cœur larmoyantes Ou bien les moments merveilleux lorsqu’elle a le don génital.
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Qu’il était beau, le petit cœur de Valentine cette nuit ! Il en a carrément scié les barreaux épais de mon lit ! L’amour distille une liqueur qui vous expulse de l’ennui Pour vous faire bénéficier des soubresauts de wagon-lit.
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Ceux qui ont le cœur à l’orange après Saint-Valentin sonnée, Laisseront la clef sur la porte sinon ils risquent d’oublier Que c’est Valentine qui range les fruits des amours moissonnés Qu’il faudra que le vent emporte pour, dans neuf mois, les publier.
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Weit hinter mir habe ich die Erinnerung an die Möwen gelassen, Diese Vögel weiss wie Schnee mit ihrem schrillenden Schrei an einem Lachen ähnlich. Hier denke ich an sie, im Laufe des Winters, wenn ich das weiße Mantel betrachte Die Schneeflocken tanzend im Kreis um nach und nach alles zu bedecken.
Dann projektiere ich die Wellen, welche meine Gedanken wiegen Auf diesem strahlend weissen Bildschirm und lösche den Flut meines Geistes. Und das Herz langsam wandert, wie eine kompensierte Sehnsucht sieht den Vogel wie in einem Film, hört seine Stimme, sein Schrei.
Ich weiß nicht mehr wo meine Visionen stehen, Aber ich fühle mich verbunden, als ob ich noch dort war. Nur diese ungeschickter Text der mich an die Sammlung dieser Bilder aus der Vergangenheit entrissen, erinnert, und an meinem Körper kleben.