Le messager des rêves attend que chaque lumière s’éteigne Pour entrer colorer les rêves de ceux qui dorment à poings fermés. Il va entrer, le cœur battant, jusqu’à ce que le dormeur atteigne Cette imagination si brève qui était restée enfermée.
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La femme au corps de caoutchouc est souple avec les p’tits bouts d’choux Tandis que les femmes de fer vous font mener un train d’enfer. Si l’envie me prend de changer, j’prendrai la femme du boulanger, Celle qui possède de belles miches et m’fait l’amour comme une pouliche.
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Cet intérieur microcosmique qui représente mon univers Paraît à la fois infini et impossible à dépasser. Ça pourrait être plus comique si le moyen d’être entrouvert, Plutôt qu’être ici défini, m’agréait de m’outrepasser.
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Dans l’intérieur microcosmique enraciné dans mes pensées J’ai l’impression de rebondir quand j’essaie d’atteindre le ciel. Mais cette voûte si hermétique que je ne puis décompenser M’encourage à m’agrandir vers ma nourriture essentielle.
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Entendez-vous, de Malicorne, sonner le rappel des fidèles, Scandé par les fils de Saturne pour en signifier la règle ? D’ici peu tous les capricornes marcheront vers la citadelle Pour rejoindre une vie nocturne parmi les autres signes espiègles.
Triste et guillerette à la fois, la mélodie mélancolique Chante les secrets de leurs cœurs au plus profond de leurs pensées. Moi, j’y crois de toute ma foi car je sais qu’ils sont nostalgiques D’avoir vécu à contrecœur des amours mal récompensées.
Malicorne est une ancienne commune française située dans le département de l’Yonne au nord de la Bourgogne.
Quel avantage, le formatage qui permet de communiquer Avec les mêmes instruments pour former un corps de science ! Et puis chacun peut davantage éviter de polémiquer En comparant les rudiments des erreurs de notre conscience.
Mais quel malheur ce formatage qui duplique dans tous les cerveaux Les mêmes valeurs à penser, à aimer ou à détester. Arrêtez ce stéréotypage qui transforme les hommes en veaux Pour les mener à dépenser l’amour dont ils sont délestés !
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Si Walt Disney m’était conté, Mickey deviendrait notre Christ Car tous ses dessins animés réécrivent toute l’histoire. La crédulité escomptée s’insinue tant dans les esprits Que nous sommes tous destinés à prier pour son méritoire.
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Comme la Suisse a inventé le fameux chocolat au lait, La Voie Lactée a désormais pris le nom de la « Voie Milka ». Comme ils n’aiment pas plaisanter, ils l’ont colorée en violet ; Chats et chouettes se sont transformés sous ce firmament délicat.
Tableau « The owl and the pussycat » de Ray Shuell.
Évidemment, face à leurs cornes, j’étais un peu intimidé, Surtout qu’elles étaient maîtresses d’amour et de fidélité. J’ai trop aimé les capricornes à avoir le cœur suicidé Tant m’auront manqué leurs caresses et leurs disponibilités.
J’ai appris que ce qu’ils désirent dans leur vie bien organisée, C’est un partenaire attentif et même hyper-attentionné. Sinon leur pauvre cœur soupire car il n’est plus galvanisé Or l’amour, d’abord préventif, s’exige plus intentionné.
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Quand le temps des déguisements rime avec le temps de la fête, Une nouvelle vie commence mêlant vérités et mensonges. Or aujourd’hui, chacun se ment, chacun n’en fait plus qu’à sa tête Car la mode est dans la démence et la psychose s’y prolonge.
Suis-je un Monsieur ou une dame ? Puis-j’en changer comme il me sied ? Suis-je un escroc, un honnête homme, un assassin ou un héros ? Est-ce que le Paradis me damne si aujourd’hui je prends mon pied Plutôt qu’être une bête de somme pour un but voisin du zéro ?
Et si je revenais demain, serais-je blanc ou de couleur ? Naîtrais-je avec une cuillère en or ou argent dans la bouche ? Irais-je nu sur les chemins, le corps meurtri par des douleurs Ou bien la main aventurière qui change en or ce qu’elle touche ?
Je porte un masque, comme il se doit, impénétrable et anonyme Pour mieux me noyer dans la foule et surnager les m’as-tu-vu. On ne peut me montrer du doigt car je n’ai pas de patronyme Et mon accoutrement refoule toute chance d’être reconnu.
Trouvez le roi, trouvez la reine et embrassez qui vous voulez ! L’amour revêt l’anonymat dans un costume de plaisir. Accourez au cœur de l’arène, venez danser, vous défouler, Venez profiter d’un climat favorable à tous vos désirs.
Eh oui mes amis, je suis fou, c’est carnaval, c’est le moment Où chacun peut se travestir, se prendre pour un je-ne-sais-quoi. Mais tout le monde s’en contrefout ! Pourquoi ? je ne sais pas comment Pourrions-nous mieux nous divertir que dans ce festival narquois ?
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Si je veux découvrir le monde et explorer ce qu’il contient, Je risque d’être dépassé à dénoter l’immensité. Plus je découvrirai de choses qui s’ajoutent à ma collection Et plus je vais perdre mon temps dans l’infinitésimal.
Et j’y aurai perdu mon âme et je m’y serai égaré ; L’infiniment grand qui m’entoure ne m’apporte plus de valeur Ou bien c’est moi qui n’en ai plus pour contribuer à l’univers. Ainsi quand le nombre l’emporte, l’art et la qualité se perdent.
Célèbre et mystérieuse lithographie de Maurits Cornelis Escher pour illustrer mon univers en vers sans rime.
Nous sommes tous un peu bizarres, surtout ceux qui lisent mes textes Car, personnellement, les trouve remplis de vers un peu partout. Mais je remercie le hasard qui rassemble dans ce contexte Tout ce que le « bon sens » réprouve : des amis francs qui rient de tout.
Tout tourne autour des capricornes car mon enfance est imbriquée Dans le comportement distant qui se dégageait de ma mère. La vie était loin d’être morne mais l’amour était compliqué Entre cet enfant insistant et cette femme à l’air sévère.
Sûrement cet air rigoureux acceptant la fatalité S’opposant à mes rêveries a créé l’incompréhension Qui faisait rimer langoureux avec sentimentalité Donnant un visage aguerri contre toutes appréhensions.
Mais il reste honnête et loyal avec un esprit authentique, Ce capricorne toujours fidèle à la parole qu’il a donnée. Il ferait un couple royal s’il rencontrait son identique Quitte à lui brûler la chandelle, il saurait tout lui pardonner.
Comme disait Alphonse Allais : « Les montagnes sont bien jolies Mais pourquoi ne pas les avoir plutôt construites dans la plaine ? » Moi, je dirais au pis-aller, que pour y porter les colis, Il vaudrait bien mieux les savoir plus près de La Poste à galène.
Photo de Monte Baldo en Italie. Le poste à galène était l’un des premiers postes radio d’entre-deux guerres.
Exposée au nord, elle tient encore La neige qui mord les murets du fort. Château de Kyburg, j’aime et je savoure Ce silence lourd qui fait ta bravoure !
Le château de Kyburg dresse ses toits enneigés tandis que tout a fondu, 100 mètres plus bas, là où j’habite.
Perdu dans les branches de houx, le vieux Kyburg juste émergé Quand je montais sur les chemins de rencontre des bêtes à cornes. « Biches et cerfs, vous êtes où ? Ne me faites pas gamberger Voyez : je montre blanche main et suis l’ami des capricornes ! »
Si vous avez de bons yeux, entre les branches de houx, à l’arrière-plan se dresse le château de Kyburg. Et si vous aviez les yeux derrière la tête vous auriez aperçu comme moi un jeune cerf apparemment surpris de me rencontrer là.
Bizarrement le capricorne gère, avec du mal, ses loisirs. Comme il pense beaucoup aux autres, il se renferme un peu sur lui. Curieusement ses belles cornes ne captent pas trop ses désirs Mais sont plus adaptées aux nôtres comme ç’en est encore aujourd’hui.
Heureusement, en grandissant, il atteint sa maturité Avec un besoin désireux de ressources dans la solitude. Aussi soyons compatissant malgré toute l’obscurité Tombée sur un cœur généreux qui sait montrer ses aptitudes.
Par un de ces quatre chemins, je m’en irai sur les matins Là où perlera la lumière sur les étoiles de rosée. Et je ferai comme demain qui s’est déjà passé afin Que je retrouve la première idée que j’avais déposée.
Que ce soit l’eau qui devient glace, que ce soit l’air qui devient vent, Que ce soit la terre qui croît, que ce soit le feu qui jaillit, Tout l’univers qui se déplace emprunte un mouvement suivant Une synergie qui s’accroît vers une divine saillie.
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Voici que par un sortilège, mon village s’est déshabillé De ce grand couvre-lit glacé et ces patchworks à répartir. Les ruelles blanches comme neige se retrouvent démaquillées ; Même le temps s’est déplacé pour nous aider à repartir.
Héros d’un dessin animé ou sorti tout droit d’un théâtre, Le capricorne a deux visages selon celui qu’il veut montrer. Quand son destin s’est abîmé, ses joues prennent un teint olivâtre Tandis que sous de beaux présages, il est plaisant à rencontrer.
On le croit gai, le voilà triste ; on le croit triste, le voilà gai Madame vit à l’intérieur, Monsieur à l’étage inférieur. Mais elle sait se montrer artiste, il sait s’afficher distingué Par cet apparat supérieur ; cet art larmoyant et rieur.
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Sous un manteau de neige, Les monts en canapé. Flocons en sortilège Sur les vallées nappées.
Et le ciel qui framboise Sous le soleil couchant, Assombrit les ardoises De nuit se rapprochant.
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J’aime sentir ma première joie en ouvrant mes yeux le matin Comme le plus précieux des cadeaux que la vie m’offre : la lumière. J’aime l’exprimer à pleine voix sans faire trop de baratin, Partir avec mon sac-à-dos faire une balade coutumière.
J’aime goûter ma deuxième joie en ouvrant la bouche à midi Et ressentir sur mes papilles le sucre, le sel et l’amer. J’aime reparcourir la voie des épices qui remédient À nourrir mon cœur qui grappille la saveur du sein de ma mère.
J’aime goûter ma troisième joie en fermant mon esprit le soir Afin de me reconnecter à toutes mes âmes germaines. J’aime retrouver le choix qui un jour m’a donné l’espoir De vivre et de recollecter toute une expérience humaine.
Juste mettre un nez à la porte, à la surface entre deux mondes, Entre intérieur et extérieur sur la frontière de l’audace. Vais-je attendre que le vent m’apporte une idée qui me corresponde, Ou vais-je, au niveau supérieur, m’extirper de ma carapace ?
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Pour éviter de ressembler à la voiture de tout le monde, On va jusqu’à customiser même l’esprit du conquérant. Pour cela on va assembler des machins plus ou moins immondes Mais qui pourront atomiser tout détracteur belligérant.
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Démonstration de sentiments ? Pas du tout de toute évidence ! Combien faut-il verser de larmes pour obtenir une ouverture Dans ce corps peuplé de tourments et réservé aux confidences Lorsque le cœur sonne l’alarme pour soigner toutes ses blessures ?
Mais qui a la capacité d’affronter la réalité Qui n’est qu’une compétition pour régner en haut d’une tour ? Il faut de la ténacité pour, face aux mensualités, Effectuer ses commissions pour nourrir les siens chaque jour.
Car sa table est en abondance et la faim y est secourue Par le pain qu’ilelle met dans les bouches et le vin versé dans les coupes. Le capricorne aime la danse lorsque les chats ont disparu Et vous ouvrira grand sa couche si vous lui caressez la croupe.
Le bonheur, c’est se réveiller tous les jours dans un paradis Où l’unique objet du désir, c’est d’être là, tout simplement. Le bonheur, c’est s’émerveiller d’un samedi ou d’un mardi, N’importe quel jour à loisir pour vivre un peu, intensément.
Le bonheur, c’est de consommer avec ou sans modération Tout ce que le cordon de vie a apporté dans mon voyage. Le bonheur, c’est d’être assommé par toute ces générations Qui ont consumé leurs envies dans un ultime foudroyage.
Le bonheur se cache en silence, il n’a pas besoin de crier Qu’il est unique à découvrir cette récompense suprême. Le bonheur, dans la vigilance, c’est simplement apprécier La joie que le cœur a d’ouvrir le cœur d’une femme qui l’aime.
Petit oiseau deviendra grand surtout s’il rêve d’un désir Vers cet éternel féminin qui appelle à tous les plaisirs. Délice intense, régal flagrant que celui d’un cœur qui soupire À retrouver sur son chemin l’opportunité à saisir.
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Heureusement, le samedi le temps peut bien être à la neige, Les températures descendre sous moins de zéro centigrade. Si ça te dit, si ça me dit, apprécions ce privilège De rester au chaud près des cendres de la cheminée à Belgrade.
La Marquise de Carabas, alias Alice-la-malice, Avait fixé son rendez-vous au lapin blanc bien de chez nous. Il emporta sa calebasse, remplie de sirop de mélisse, Pour boire ensemble comme des fous et jouer à des jeux coquinous.
Je suis vieux, la tête chenue, Pourtant ma vie paraît très belle. J’n’ai pas beaucoup de revenus, Contre les riches, je me rebelle. Que serai-je bientôt devenu ?
Allô, Monsieur le président, Aidez-moi à trouver le bonheur ! Sinon, Monsieur le président, Je pars avec déshonneur !
J’ai un problème capricornien
Je dois vous parler de mon grand frère Qui travaillait dans les finances. Même s’il n’en a rien à braire, Doit-il pratiquer l’abstinence ? Et moi, dois-je faire le contraire ?
Allô, Monsieur le président, Donnez un peu de votre argent ! Sinon, Monsieur le président, Vous n’êtes pas partageant !
J’ai un problème capricornien
Je dois vous parler de ma sœurette Qui a abusé trop d’amants. Elle vient la nuit dans ma chambrette Et se fait passer pour ma maman. Dois-je lui raconter fleurette ?
Le président m’a répondu : « Mon cher monsieur, je vous ai lu. Ne changez plus jamais votre âge, Changez plutôt de voisinage. Et si vous ne trouvez pas mieux, Allez en Suisse, ils ont des vieux ! »
Directement inspiré du « Courrier du cœur » de Jacques Lanzmann & Jacques Dutronc https:www.youtube.comwatch?v=_1T6sHQJ2ws
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Au mois de janvier, je suis convié Jusqu’en février, chez mon huîtrier. Tout le mois de mars, pour faire la farce Qu’on fourre en avril, sautée sur le grill, Joli mois de mai, avec des gourmets. Dès le mois de juin, je fume du foin Produit en juillet par des antillais. Et si au mois d’août, je suis un peu saoul, Pendant tout septembre, je m’irai étendre Jusqu’au mois d’octobre, jusqu’à être sobre. Enfin en novembre, je quitte la chambre Pour boire en décembre, une goutte de gingembre.
Faites comme moi, sauvez des lapins ! Faites comme moi, pressons le bouton. Plutôt que nourrir ces altiers rupins Arrêtons de tondre le dos des moutons.
Dites comme moi, « comment allez-vous ? » Dites comme moi, « c’est gentil chez vous ! » Plutôt que pester la vie à genoux, Échangeons nos vœux et embrassons-nous !
Plus fort qu’un strip-tease langoureux, vous pouvez, sans prendre de risque, Déshabiller les jolies femmes sans entendre leurs dents grincer. Au cours d’un dîner amoureux, faites-la passer aux rayons X Et, franchement, sans être infâme, vos yeux seront bien mieux rincés !
Pour changer un peu mes excès d’avoir passé la Saint-Sylvestre, J’ai décidé de transformer mes habitudes alimentaires. J’ai convié et annexé la nourriture extraterrestre Afin que je sois conformé au futur proche de la Terre.
Photo du capitaine Kirk et de son second Spock de l’équipe Startrek où, n’étant que cuistot à l’époque, personne ne s’est souvenu de moi.
En même temps qu’en nos campagnes, vit le capricorne des champs, Dans nos villages et dans nos bourgs, vit le capricorne des villes. L’un a construit dans les montagnes son château au soleil couchant, L’autre dans la plus haute tour, summum des protections civiles.
À part ça, quand ils se rencontrent, l’un de la ville, l’autre des champs, Que voulez-vous donc qu’ils se disent ? Ils parlent d’organisation ! Jamais l’un ne va à l’encontre de l’autre, gentil ou méchant ; Il va de soi qu’ils s’interdisent la moindre procrastination.
Tableaux de Yana Fefelova. Pour les adeptes de la procrastination, sachez que c’est l’art de remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même.
Souvent je trouve et je découvre là où les autres sont passés, Comme si les chemins se croisaient à chaque nœud de trajectoire. Les pionniers sont ceux qui nous ouvre les expériences à dépasser. Je n’ai pas de quoi pavoiser, nous vivons tous la même histoire.
Ceux qui descendent ou ceux qui montent empruntent les mêmes escaliers, Soit en marchant, soit en courant, l’esprit n’est rien qu’un passager. Parfois on conte, on se raconte en s’arrêtant sur le palier ; Soit en vivant, soit en mourant, l’âme ne fait que voyager.
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Mon cœur ressemble à la boussole lorsqu’il cherche un nouveau chemin ; Mon âme lui montre le Nord et le corps suit, tout simplement. L’esprit, c’est celui qui console quand le doute arrive demain Et qui écoute l’écho sonore qui le guide inlassablement.
Cette boussole, elle est ailleurs, elle est ici et nulle part. Elle disparaît si je la cherche, elle apparaît quand je suis prêt. Lorsque je me fais rimailleur, ça sonne comme un nouveau départ Qui me tend à nouveau la perche dont je connais tous les apprêts
Tous ceux qui l’ont appelée « Dieu » n’avaient pas d’imagination Car ils ont cherché le pouvoir qui ordonne à marcher au pas. Mais il serait trop fastidieux d’expliquer la divination Car ce serait comme vouloir tracer un carré au compas.
Or, cette lumière intérieure traduit le lien qui unit tout. Qui réunit toi, moi et nous, avec les morts et les vivants. Écho d’un monde supérieur qui résonnerait de partout, Qui se relie et se dénoue jusqu’à l’enseignement suivant.
Jamais malade ne sera car trop difficile à soigner ! Il prend même un malin plaisir à négliger les traitements Et tout ce qu’on lui prescrira car fort enclin à s’éloigner De ce qui offre des loisirs et il déprime, évidemment.
En revanche il sait prendre soin de tout le monde autour de lui ; C’est sa manière de se soigner auprès de sa petite famille, De ses enfants, de son conjoint, de tout ce qui vit derrière son huis Chacun pourra en témoigner autour d’une bonne camomille.
Quand la nature joue l’artiste avec le soleil et la mer, Chaque fenêtre devient tableau qui ouvre grand les horizons. L’ombre se fait projectionniste en se mêlant aux outremers Et l’œil-de-bœuf devient hublot qui crève le mur des prisons.
Quand la lumière joue aux échecs avec la nuit comme adversaire, La fenêtre devient spectatrice devant les deux maîtres acharnés. Au petit jour, on fait avec mais sur le soir, soyons sincères, Quand vient la lune salvatrice, nous en demeurons tous charmés.
Quand le vent souffle ses répliques tonitruantes sur les châssis, La fenêtre devient auditrice tant que chante le mauvais temps. La nuit, on entend les suppliques qui fusent par les chiens-assis Et les lucarnes retardatrices qui sont toujours à contretemps.
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Beautés du noir et blanc me donnent le vertige, L’appel de l’univers comme un couloir du temps. Les arbres ressemblant aux soldats de prestige Qui veillent tout l’hiver jusqu’aux jours du printemps.
Notre cerveau en permanence structure son environnement, Quitte à transformer les images en objets qui sont reconnus. Ainsi, c’est avec pertinence que nous voyons étonnamment Des têtes ou des jolis visage plutôt que des trucs biscornus.
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Ami, viens trinquer à ma table à la santé du capricorne Qui n’hésite à vider d’un trait que les préparations suspectes ! Bois donc ce nectar délectable qui t’estompera les pensées mornes Et les remplacera par l’attrait d’arômes dont tu te délectes !
Une fois par an n’est pas coutume, il faut montrer de la vigueur Afin de voir la vie en rose sans tomber dans la dépression. Demain remettra le costume aux couleurs qui sont de rigueur, Sans toutefois rester morose en jouant la modération.
Je le savais ! J’ai mélangé tout mon carnet Et ma mémoire se fait des plis … et puis des nœuds. Puis tout mon corps désincarné Se prend les pieds dans le tapis … vertigineux.
Du coup mon cœur s’est emmêlé De Valérie, d’Alexandrine … de Väronixa, Sur un air de ukulélé Avec Fabienne, avec Sandrine … et Dominique.
Alors ne soyez pas jalouses Si j’ai oublié, ne vous déplaise, … de vous baiser. Comme il se doit les andalouses, Les italiennes et les françaises … toutes embrasées.
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La porte du corps, serait-elle en bois, Issue de la Terre et du minéral ? L’ouvrirai-je encore, renaître une fois Du sein de ma mère dans cette spirale ?
La porte du cœur, serait-elle d’or, Forgée par le feu où brûle l’amour ? La chaude liqueur du volcan qui dort Revient peu à peu forte chaque jour.
La porte aux esprits, serait-elle en fer, Close aux courants d’air ouverte aux envies ? L’aurais-je compris ? Tout est à refaire : Toujours solidaire et vivre sa vie.
La porte de l’âme, serait-elle bleue, Cyan ou bleu marine, où coule l’espoir De forger ma lame, plongée dans le feu, Mue dans la divine, juste trajectoire ?
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Si vous savez planquer vos sous autrement que sous l’matelas, Venez donc les faire couler dans les rivières de chez nous ! Vous en boirez tout votre soûl tous les intérêts que voilà Et peut-être aller roucouler dans des coffres-forts coquinous !
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Tandis que l’oiseau migrateur ne revient pas jusqu’au printemps, J’ai connu l’ange jardinier qui reste et jamais ne repart. Remarquable administrateur, en repiquant et transplantant, Il fait un travail routinier et qui n’accuse aucun retard.
Petites semences d’amour, petites graines de soleil Dormant, protégées par la serre, à l’abri dans la véranda. J’ai vu passer au fil des jours cette main verte sans pareil Cette main sûre de ma mère qui surveillait son agenda.
Il s’appelait Thierry Laurent, on l’appelait Thierry Roulant Ou encore « l’Homme qui chuchotait à l’oreille de son vélo ». Il dévalait comme un torrent les pentes abruptes en pédalant, Tandis que ses roues suçotaient les cailloux en méli-mélo.
Il portait un maillot d’argent du temps de la ruée vers l’or, Des pompes de compétition qui avaient fait Paris-Roubaix, Il faisait ses courses en chargeant sur porte-bagages tricolore De quoi faire une expédition même s’il devait en tituber.
À rouler à tombeau ouvert constamment dans un train d’enfer Il arriva au paradis tellement vite qu’il en sortit. C’est ainsi qu’on a découvert que son squelette était en fer Avec des os ragaillardis, à sa petite reine, assortis.
Les femmes naissent en boutons qui écloront juste au printemps Lorsque les jeunes filles en fleurs décachèteront leur corolle Plutôt que compter les moutons qui les endormiraient cent ans Avant qu’un bel écornifleur les réveille d’une barcarolle.
Les femmes fleurissent au printemps, c’est la nature qui nous le dit Et c’est ce que nous apprenons à notre école de l’amour. On leur donne toujours vingt ans, ni plus ni moins, c’est interdit ! Et puis un jour nous les prenons pour vivre ensemble au jour le jour.
Les femmes mûrissent en été lorsque leurs seins sont bien gonflés Et qu’elles sont prêtes à allaiter le petit enfant à nourrir. Quand l’hiver viendra tempêter ne jouez pas les dégonflés ! Il faudra vous débraguetter et leur refaire l’amour à en mourir.