Émergeant de la mer jusqu’à toucher le ciel Il relie la frontière entre les éléments Les oiseaux messagers sont très confidentiels Et transmettent les lois aux initiés cléments.
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Pour mes leçons de vol j’ai pris un professeur. Il est vraiment petit mais il est vraiment fort ! Il me fait décoller d’un courant accesseur Et je tiens dans les airs sans le moindre renfort.
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Le matin quand je vois toutes ces bouteilles vides, L’alcool évaporé dans mes cellules grises Me rappellent au passé des mémoires livides Sans cesse refoulées mais jamais bien comprises.
Les doux rêves berçant du vin doux sur mes lèvres Me sont enchantement, je pars en éclaireur. Je fais une excursion sur le chemin des fièvres Qui me font échapper au monde de terreur.
Surtout ne croyez pas que j’ai l’alcool facile ; C’est juste une méthode avec modération. Il n’y a pas d’abus le soir au domicile Mais c’est juste l’ivresse de l’accélération.
Quand je vais me promener le matin en bord de mer Je lance tous mes filets parmi tous les paysages Juste une méditation en marchant dans les chimères Et je récolte tous les jours des pensées toujours très sages.
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Dis, me le referas-tu, le coup du soleil couchant ? Moi, je fais l’interrupteur, j’ai la main sur le poussoir Toi, tu allumes les étoiles et diminues le courant Et après on joue : « journuit » pour matin, midi et soir !
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À quoi rêvent les chiens quand ils sont assoupis ? Là, au pied de l’échelle il rêve à s’élever Dans la meute des loups, loin des chiens accroupis Qui ont brisé leurs chaînes et se sont soulevés !
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Et si je t’attachais de mes liens de lumière Voudrais-tu t’échapper ou voudrais-tu rester ? Et si je te disais que tu n’es que poussière Et que sur cette Terre, c’est ainsi que tu es testé ?
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Dans les pas de Peter Pan, j’ai mon enfant intérieur ; Jamais n’a voulu grandir, jamais voulu obéir. Tout le monde a essayé de me traiter d’inférieur ; Sans cesse j’ai voulu m’enfuir, sans cesse désobéir.
Ça commence par Papa, ça commence par Maman. Tous deux veulent que je ressemble à une personne de leur rang ! J’étais un petit enfant et j’étais bien confiant, J’ai cru tout ce qu’ils disaient comme un effet boomerang.
Après, c’était à l’école devant tous mes professeurs Qui voulaient me concentrer de toute mon attention Sur les lois et les contrats comme mes prédécesseurs L’avaient fait bien avant moi avec meilleures mentions.
J’ai dû apprendre un métier pour entrer en société. Pourquoi pas l’informatique ? La voie était bien tracée ! J’ai graissé tous les rouages : travailler à satiété, Entrer en compétition, finir le meilleur racé !
Mais tout ça c’est ressembler à la volonté d’un monde Qui n’est pas vraiment le mien et que mon âme rejette. Comment retrouver ma voie loin de cette boue immonde Qui m’encrasse tout mon être et m’enterre dans ma cagette ?
Pour retrouver mon Ego, j’ai dû tomber de très haut ; Pour revenir sur mes pas, déverrouiller la targette ; Pour recouvrer tout mon cœur et rejoindre le Très-Haut. Maintenant que j’ai compris, je suis devenu Prophète !
Aujourd’hui je suis brisé, le corps marqué de l’écho Qui m’a fait dégringoler d’une vanité virtuelle. Aujourd’hui je suis plus fort, corps, cœur, esprit ex-aequo Et l’intuition de mon âme éternelle et spirituelle !
Ma chatte est si petite qu’une plume l’amuse Elle si exigüe qu’elle s’excite au poil ! Elle est même si étroite qu’elle fait vite mumuse Avec mon petit doigt et tient le cordon du poêle ! Ma chatte est si petite qu’on la mouille d’un geste Sur le bout de sa queue dans sa petite sieste.
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Mon beau château, roi des forêts, Que j’aime tes murailles ! Quand par l’hiver, tes tours de guet Se sont fait tailler le portrait. Mon beau château, roi des forêts, Que j’aime tes murailles !
Toi que Noël, blanchit surtout Sous les belles congères. Joli château, comme ils sont saouls, Et tes marmots et leurs nounous ! Toi que Noël, blanchit surtout Chez les folies bergères.
Mon beau château, tes verts clochers Et leur belle chapelle. De ton foie qui ne crie jamais De la cirrhose aux marseillais ! Mon beau château, tes verts clochers Se ramassent à la pelle !
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Se découpant dans l’azur en agitant leurs hélices, Les éoliennes du ciel sont de la plus belle toile. Librement dans leur envol, elles goûtent les délices De la liberté des airs jusqu’au-delà des étoiles !
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Dans son entraînement à ressembler au bœuf, La grenouille a des crises dures d’aérophagie Son petit estomac ressemble à un bel œuf Espérons que la bête sera vite assagie !
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Elle triche avec son corps qu’elle farde d’accords. Elle triche avec son cœur qu’elle ferme au bonheur. Elle triche avec l’esprit elle est « pas vu, pas pris » ! Elle triche avec son âme, elle étouffe sa flamme.
Elle peint ses cheveux, elle masque ses yeux, Elle tire sa peau comme une peau tendue. Elle cache son cou de foulards camaïeux, Elle étouffe ses rides sous les malentendus.
Elle montre en son cœur de trop belles couleurs ! Courageuse émérite, persévérante itou ! Trop de valeurs tissées pour masquer la douleur ! Loyale et puis honnête ? Pourquoi pas manitou ?
Elle fait des jeux d’esprit mais manque de culture. Même dans ses écrits elle manque de style. Toutes ses connaissances tombent en déconfiture, Elle veut dominer mais se révèle hostile.
Elle a trompé son âme et sa propre personne Dans un ésotérisme limité à l’élite De ceux qui la vénère comme une nouvelle Lilith. Ce n’est pas une femme mais juste une garçonne !
Le matin elle se drape dans son peignoir satin Et vient sur sa terrasse dire bonjour au soleil. C’est la cérémonie rituelle du matin, Un hommage immuable à nul autre pareil.
À midi elle prépare une frugale collation De fruits et de légumes tout gorgés de soleil. L’appétit lui apporte cette coloration Qui lui ravit le derme et la plonge en sommeil.
Le soir elle rêvasse dans le soleil couchant, Elle se fait nonchalante jusqu’à l’apéritif. Elle égrène ses perles par le nom des amants Qui ont su satisfaire ses sens copulatifs.
La nuit, elle se transforme, c’est Madame Minuit ! Elle est parmi les ombres et leur montre l’étoile ! Souvent elle se lève au milieu de la nuit, Mais c’est pour un amant qui fait tomber son voile.
La chevelure au vent s’offrant au plus offrant Les mèches étendues font naître les oiseaux Mais cet accouchement n’est jamais bien souffrant Sauf le cri des oiseaux qui court dans les roseaux !
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Verts vallons, où m’entraînez-vous ? Qu’avez-vous derrière l’horizon ? Qu’allez-vous me faire découvrir ? Que de promesses au rendez-vous ! Je n’ai plus peur des trahisons Et j’ai l’amour à recouvrir !
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Pauvre roi Pharaon, pauvre Napoléon, Qui voit dans ce palais plein de pièges grossiers Qui te mettent en échec comme le caméléon Posé sur une vitre polie par le brossier !
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J’ai juste frappé à sa porte avec mon bouquet de vers, Quelques rimes maladroites dont je n’étais pas hautain. Elle me les a pris des mains pour les poser par-devers Son cœur n’attendant que moi, mes vers s’accordant au teint.
J’ai dû trouver les bons mots, en admirant ses tableaux ; J’ai laissé mon intuition décrire la dimension Qui s’échappait des images et demandait des fableaux Pour donner une musique en préservant les mentions.
Parfois les curieux mélanges font les meilleurs élixirs ! En conjuguant nos talents, la passion a fait germer Comme un levain dans la pâte commence à rapetissir, Puis apporte l’expansion sans jamais se refermer.
Au bout d’un moment les mots se sont éclipsés sans son ; Les images ont déserté les toiles advenues sans tain ; La bouche n’a plus à parler quand elle est mue par Samson Et les yeux sont si futiles, que ça devient enfantin !
Je suis resté cette nuit, je suis resté dans son lit. Pourquoi taire l’évidence ? J’aime cette Picassette. Mon esprit bat la campagne et cueille des pissenlits Ils sont semés par amour, j’en ai plein dans ma cassette.
J’aurais dû comprendre vite, en voyant sa tête jaune, Qu’elle allait me voir bientôt rêver de mille couleurs ! J’avais mes mots et mes vers, face à ma belle amazone, Juste un poète cassé, brisé de mille douleurs.
Je suis pourtant maladroit, prétentieux dans mes poèmes ! Elle est un peu patachon et elle essuie salement ! C’est peut-être la raison de notre vie de bohème ; Moi, le pervers de mes vers, elle, déloyalement.
C’était écrit dans les vers, c’était là dans sa peinture. Moi, juste au bord de la mer ; elle, dans les pâturages. En conjuguant ses tableaux avec la littérature, Nous avons bien voyagé malgré tous les commérages.
Mais quel est donc ce château que j’aperçois du rivage ? Il m’a l’air abandonné, isolé dans ses murailles. J’en ignore le chemin, je n’en vois pas le pavage. Prête à Dieu de me montrer le secret de ses entrailles !
C’est en parcourant les rues, au hasard de ces venelles, Que j’ai trouvé l’escalier montant sur la plateforme. Que de ronces et d’herbes folles, fort peu coopérationnelles, Se dressent sur le passage aux effluves de chloroforme !
Parvenu jusqu’au portail de l’étrange forteresse, J’ai gravi tous les degrés des marches de la terrasse. La porte était verrouillée par une clef enchanteresse Que j’ai repêchée d’un puits camouflé dans la fourasse.
Me voici dans le grand hall que les ténèbres compliquent, Mais j’ai ouvert les volets, fait pénétrer la lumière. J’ai emprunté un couloir jusqu’à l’escalier magique Et j’ai atteint le palier enseveli de poussière.
C’est dans la chambre du fond qu’était la belle endormie. Dans un lit à baldaquin sous des tentures dorées. J’ai ouvert les tabatières envahies par les fourmis, Le soleil a pénétré dans la pièce mordorée.
Il a suffi d’un baiser, là, juste au creux de ses seins, Pour voir sa peau s’animer d’infimes tressaillements. Quand elle a ouvert les yeux, pas besoin de faire un dessin Pour comprendre en ce moment l’esprit de son bâillement.
L’histoire finirait ainsi si je n’étais indiscret, Car la belle m’a enlevé et m’a ouvert l’univers. Je m’en veux mais j’ai promis de préserver le secret, Car une nouvelle dimension m’a sorti de mon hiver.
Ce soir il y a quelqu’un qui m’attend pour le dîner. Pour m’accorder à ses yeux, je mets ces deux myosotis Comme couleur dominante, il ne faut pas badiner ! Et pour complaire à son cœur, j’en ai trouvé la notice !
Plaçons trois belles jonquilles en accord à ses cheveux Et juste un bouton de rose pour amadouer sa bouche, M’offrant une marguerite que j’effeuille jusqu’à « je veux » ! Et quatre brins de fougères pour confectionner sa couche.
Ma mie, veux-tu ce bouquet, de ces quelques oriflammes ? Puisse-t-il satisfaire ton cœur comme il satisfait mon âme ! Ce sont de fidèles témoins pour te transmettre ma flamme ! Je serai ton compagnon, désires-tu être ma femme ?
En réponse à ta demande, que j’ai l’honneur d’accepter, Je te rejoindrai ce soir à l’auberge du pontet. Pas besoin d’autre bagage, le nécessaire excepté, Nous aurons tout à portée dès le bateau apponté.
Une auberge sur les flots pour détacher nos misères Et lâcher tous nos soucis en abandonnant la terre. Sur le pont le capitaine nous souhaite la bienvenue, Il nous accueille à son bord comme c’était convenu.
Pour débuter la soirée, nous irons trinquer ensemble Dans le salon émeraude communiquant sur la poupe Et ce point à l’horizon, où les oiseaux se rassemblent, Dans la lumière orangée filtrant à travers nos coupes.
Le serveur est si étrange ! Il ressemble à ces affiches De pub des années soixante ainsi que tout le décor De cubes avant-gardistes desquels tu te contrefiches… Ce n’est pas ce qui t’intéresse, toi, ma chétive pécore !
C’est la table du capitaine où nous sommes conviés, Au service de porcelaine sur jolie nappe bleu-marine. Je vois bien que tu hésites à quel saint te confier… Moi, je n’ai pas de casquette, j’suis un gars de la narine !
Mais si tu fais ta coquine afin d’éprouver mon cœur, Prends garde à toi mon amour de faire le meilleur choix Tu peux être Fée Clochette ou bien Fée Oiseau-Moqueur, Mais pas la Fée Carabosse, ni la Sorcière-aux-anchois !
Pour calmer l’excitation des sens et des émotions, Allons boire un dernier verre sous la voûte des étoiles. Et comme un apéritif pour gagner ta promotion, Juste un baiser digestif avant de mettre les voiles !
Qui a pu mettre en colère sa majesté l’éléphant ? Il fulmine furibond avec des nuages roses. C’est sûrement un ivrogne qui, sonnant de l’olifant, A fait bouillir l’animal avec ses pensées moroses.
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Pour ce baptême de feu, Icare n’a pas froid aux yeux ! Pour tester la qualité et l’aisance de ses ailes, Il a marché dans les braises d’un incendie prodigieux Et va monter vers le ciel plein d’assurance et de zèle !
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Quand la terre est en colère et qu’elle ose s’exprimer, Tous ses pores volcaniques se mettent tous à fumer. Ses entrailles lui font mal, elle se sent opprimée ; On la sent bien qu’elle souffre par son soufre parfumé !
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Monsieur Seguin a craqué, Monsieur s’est remarié Avec une nouvelle chèvre toute drapée de belles roses. Lorsque le grand loup a vu arriver la mariée, Il est devenu comme fou tout en hurlant sa névrose !
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Chacun son espace vital, son petit coin de paradis. Pour certains l’espace est vaste, pour d’autres il est bien petit. Que l’on soit sous sa capuche ou bien sous un parapluie, Chacun se coince dans sa bulle, personne ne pense à autrui.
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Sur les hauts-plateaux perdus, sur les terres du Pérou Le camélidé discret est le seul accoutumé. Pas besoin de l’enfermer, ni à pousser les verrous Il sait garder les secrets tout de laine costumé.
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Allez juste à l’équateur, enjambez l’imaginaire, Tournez-vous vers l’occident, regardez vers le couchant. Vous verrez les deux soleils, reliant les hémisphères Et s’embrasser au moment où le rayon vert touchant !
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Le dimanche, l’amazone, s’en va faire son marché Elle a besoin de peinture pour repeindre son chalet Elle a préféré Pégase qu’elle aime bien enfourcher Pour payer, c’est en nature, debout sur son chevalet.
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Dans le tunnel de la nuit j’avance braquant mes phares. L’obscurité est opaque, il me tarde d’aboutir. C’est quand je n’ai pas sommeil, quand je suis un peu blafard, Que la route devient longue, que je risque d’emboutir Peut-être un autre moi-même, que je croise comme un chauffard, Profondément endormi et je vais m’en repentir !
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Je suis invité ce soir quelque part pour un souper Chez une dame à la campagne. Comment vais-je m’habiller ? Juste une chemise verte, un pantalon bien coupé, Assez simple tout de même, mais pas trop déshabillé !
Apporterai-je du vin ou un beau bouquet de fleur ? Ou peut-être le dessert et des petites douceurs ? Je vais prendre une douche, malgré vos airs persifleurs, Juste au savon de Marseille, pas besoin d’embellisseur !
Je vais lui faire un poème avec quelques rimes riches Que j’écrirai à la plume sur un beau papier couché. Car c’est juste ce qu’il faut pour communiquer sans triche, Juste une petite attention pour ne pas l’effaroucher.
J’aurais bien écris en prose pour faire un peu moins morose, Mais c’est beaucoup mieux en vers et c’est bien plus éternel Qu’une boîte de bonbons, qu’un bouquet de lauriers roses. Et puis l’art et la manière feront moins sempiternels !
Mais pour la touche finale et mettre un peu de mystère, J’ajouterai à la fin un soupçon spirituel. Je lui dirai que son cœur, s’il est un peu solitaire, Fera bientôt la rencontre d’un amant affectuel…
Qu’il était laid de naissance ! Tout moche et tout biscornu ! Si vous aviez vu son air et ses plumes de misère ! C’était un vilain canard, maigrichon et peu charnu, Dans les marais de la Loire, près du port de Saint-Nazaire.
Tout le monde s’est moqué, tout le monde l’a rejeté. Quelques amis l’ont suivi puis, ils l’ont abandonné. Il s’est débrouillé tout seul grappillant sur la jetée Les quelques petits poissons qu’on voulait bien lui donner.
Mais il est resté fidèle, il avait de l’endurance ! Après une puberté difficile à traverser, Il a déployé ses ailes et repris son assurance. Il s’est vu se transformer et en fut bouleversé !
Là, dans la force de l’âge, il règne resplendissant Sur ses anciens compagnons, tous ridés et grisonnants. Mais il n’en a pas rigueur et reste compatissant, Il vit maintenant sa vie et c’en est impressionnant !
Regardez-le s’élever au-dessus de la mêlée ! Là où les autres ont peur et vivent leur infortune, Lui, il reste détaché et ne s’est pas gamellé. Il vit heureux au présent et son cœur est sa fortune !
Une pelote de laine qui sans cesse s’effiloche Et vous envoie tous ses brins chatouiller dans vos narines. Certains font des pull-overs, moi, j’en remplis des valoches De peluches roulées en boule comme en intra-utérine.
Il ondule dans mes pas quand je vais à la cuisine. Parfois il est à l’affût sous la table du salon. Il bondit sur mon passage bousculant mes magazines Et parsème de ses poils partout sur mon pantalon.
Lorsque je vais m’allonger, il me sert de médecin. Il se couche sur mon ventre et ronronne en cadence. Bien que je ne sois qu’un homme, il s’étale sur mes deux seins Et me paye en nature avec son indépendance.
Tant qu’il me voit à portée, il fait mine de dormir. Aussitôt que je m’assieds, le fourbe demande à sortir ! Il miaule et sonne l’alarme dans sa robe cachemire. Je me demande à quelle sauce je vais pouvoir l’assortir !
Mais il est mon compagnon silencieux dans mon travail. Il se campe sur la chaise juste devant la fenêtre. Parfois je fais une pause c’est l’instant des retrouvailles. C’est un amant attachant, je dois bien le reconnaître.
Le dimanche à la fortune, le dimanche plus une thune ! Dans les semaines discrètes j’ai marché les poches vides. J’ai trouvé quelques billets dans la rue bien opportune. Pas de quoi faire un banquet, mais boire l’esprit impavide !
À la fortune du pot, parfois c’est juste une soupe, Quelquefois c’est remplacé par un sommeil prolongé. Lorsque ma cocotte danse, c’est rarement dans ma coupe Ou alors dans un potage particulièrement rallongé.
Ne croyez pas que j’ai faim, que j’ai peur des lendemains ! C’est juste pour une période, un transit en quelque sorte ! Et puis il faut que je marche pour aspirer dès demain À suivre mes intuitions qui m’ouvriront une porte.
Qui sont ces barques fantômes échouées sur les rochers, Aux mâts dressés insolites qui oscillent sous le vent ? Où sont passés les marins, ont-ils pu se raccrocher Avant d’être engloutis par la houle soulevant.
Le soleil du levant pleure ses rayons condoléants En pensant à ces victimes de son épouse outremer. Mais la mer reste muette aux secrets de l’océan. L’eau de feu reste étrangère aux souvenirs éphémères.
Écoutez bien les enfants, la réponse est dans le vent. On l’entend se chuchoter, dans la brise du matin, Des histoires de sirènes au royaume du levant Qui capturent les navires et noient le cœur des marins.
Dans tous ces vaisseaux fantômes aux squelettes décharnés, On ne voit aucune voile, ni de bannière flottant. On a taillé des suaires, dans ces mâts désincarnés, Pour offrir de belles robes aux austères revenants.
Dimanche, tout est tranquille, sur la plage désolée. Juste ces coquilles vides dans un silence décevant. Pas un bruit, pas un soupir dans ces barques isolées. Ne cherchez nulle-part ailleurs, la réponse est dans le vent !
Tout au bout de la semaine, c’est la plage du dimanche. Aux fins fonds des terres basses, à l’extrême longitude. Personne n’y vient plus pêcher, personne se retrousse les manches, Le travail est prohibé, on a perdu l’habitude.
Plage ouverte à rêver, sentir l’esprit divaguer, Faire la grasse matinée, bercé par le bruit des vagues. On y fait aussi la sieste, laissant son cœur s’évaguer, Oubliant tous les soucis, endormis dans la madrague.
Du lundi au samedi, personne n’y vient jamais. Seuls les fous, les vagabonds dont le temps est relatif. Ainsi que quelques artistes, Du Bellay ou bien Manet Qui savent s’y ressourcer et rester contemplatifs.
Quand l’amante ravie découvre les baies roses La religieuse prie en son for entendant : « Mon Dieu, donne-moi donc la force de nécrose J’en ai besoin ce soir pour mon nouvel amant. »
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Ouvrez grand le rideau de nuages du ciel ! Pour ce coup de théâtre, l’attention est requise ! Les criticaquatiques sont déjà officiels Et vont accréditer si la salle est conquise !
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Qu’il est plaisant de voir la danse de la pluie Sitôt qu’elle est mouillée la demoiselle danse Elle mime une chimère tout enrobée de nuit Qui engloutit sa proie et la mâche en cadence !
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Mais où va la sirène absorbée dans sa nage ? Elle a troqué sa queue contre deux belles jambes. Si elle ne répond pas à notre voisinage, C’est qu’elle n’a plus de voix et d’amour son cœur flambe !
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Lorsque l’âme s’envole, elle se fait papillon. Elle s’échappe, fugace, délaissant les pensées Qui l’ancrent en la matière mais c’est son aiguillon Et tous ces petits elfes en sont bien élancés.
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Deux oreilles accordées à ces douze mesures : C’est le blues du chat noir qui porte la malchance ! Tout le monde s’enfuit lorsqu’il sort des masures Dans la superstition du regard qu’il leur lance !
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Il est toujours présent à tous nos rendez-vous Il ne voit pas le monde limité comme nous Certes, il n’appartient pas à nos lois de la Terre Mais il est toujours fidèle à notre imaginaire.
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Pour marcher dans le ciel il faut avoir des ailes. Pour courir sur les eaux il faut le pied marin. Pour marcher sur la terre, pas besoin de faire du zèle. Pour marcher dans le feu, là, on voit le pèlerin.
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On va encore dire que j’ai l’esprit mal tourné ! Que je vois dans les femmes que de perversité ! Mais voici une fille d’apparence innocente Qui cache bien sa malice de manière aveuglante !
Elle tient dans la main une corbeille de fruits, Les deux seins dominant par un hasard fortuit ! Tandis que sa main gauche met la main au panier Comme un appel subtil aux propos cancaniers.
Mais je ne suis pas tombé de la dernière pluie ! Je vais examiner les deux fruits défendus Et tester ce panier aussitôt cette nuit Pour bien vérifier ces propos prétendus.
Juste vêtue d’éther en guise de chemise, Elle cache son jeu d’une infime candeur. Elle joue de ses mains comme femme soumise Mais derrière le masque est sa fausse pudeur.
Deux seins exorbités vous fixent du regard D’un pouvoir hypnotique mais aussi magnétique. Impossible d’échapper, elle n’a aucun égard À captiver votre âme de ses seins hérétiques.
Si sa voix vous parait parvenir de son sexe, C’est qu’elle est ventriloque au timbre de sirène. Si ses cuisses frémissent, la vulve circonflexe, C’est pour mieux vous charmer sous votre souveraine.
Cette femme a deux têtes et c’est vraiment complexe De faire la différence entre deux dimensions. De ses yeux ou ses seins, de sa bouche ou son sexe, Qui est réalité et qui est illusion ?
Mamelons irisés et vulve murmurante, Elle est forte, la garce, et je ne parviens pas À me détacher de cette triche attirante ! Qui saura prémunir de ses doubles appâts ?
Son austère regard et son corps interpellent. D’une allure trapue de souche paysanne, Elle semble à première vue sortie de sa chapelle, On la croit bien naïve et bête courtisane.
Elle ne révèle rien de tout ce qu’elle pense. Derrière ses yeux fermés son âme est insondable. Ses gestes sont limités avec indifférence ; Peu de charme opérant d’un attrait fécondable.
Mais c’est toute sa force qui la rend si étrange ! Elle arrive à dompter les mâles qui la conquièrent. Quand ils l’ont pénétrée de leur mâle phalange, Elle serre son sexe et broie leur aiguillère.
Ses victimes l’appellent la Fée Casse-noisette ! Elle se plait à serrer ses mamelles puissantes, Puis à serrer les fesses sortant de sa nuisette Et mimer de son sexe une étreinte cassante.
Sa force herculéenne a son juste opposé : Si contre tout assaut elle riposte d’ardeur, Devant toute tendresse elle se montre disposée Et redevient câline en dégrafant son cœur.
Une tasse de thé, des fruits dans sa coupelle, Un petit pot de lait, quelques gâteaux sablés. Elle a l’air tristounet, ma petite fée dentelle, Mais ne vous fiez pas à son air accablé.
C’est parce qu’elle voit toute cette poussière Qui encombre votre âme et ça la désespère ! Mais son pouvoir secret c’est donner la lumière Au plus profond du cœur d’une source prospère.
Pas si secret que ça ! Ce n’est que gentillesse ! Elle vous prend la main juste avec compassion Mais elle le fait tant avec délicatesse Que la haine devient couleur de la passion.