Si j’ai laissé derrière moi l’abominable roue du temps, Cette horlogerie réfractaire qui me fait reculer d’autant, Autant de jours, autant de mois ; j’ai envie de foutre le camp Et de m’employer à soustraire mon âme aux griffes de Satan.
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Ce soir, j’attendais Madeleine qui ne venait pas ! Alors j’ai buté le temps qui se fichait de moi ! Le prochain qui m’empêche de courir la Pampa, Je le refroidis aussi sec, j’ai le cœur en émoi !
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Sans trop faire de bruit, les jolies fleurs des champs S’organisent au jardin contre leur ennemi. Malgré tous les assauts de l’hiver approchant, C’est la chaîne de vie du jardin insoumis.
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Après avoir passé des années à attendre, Robinson et sa fée, sur leur île déserte, Ont appris à gravir l’escalator du tendre En prenant le chemin de la forêt diserte.
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Pour s’envoyer en l’air et baiser en plein vol, Laissez-moi vous montrer comment il faut agir : Monsieur agite ses ailes, Madame est bénévole ! Monsieur sort son machin et Madame vagir !
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La barque a dérivé au milieu des nuages. Robinson est parti en volant dans les nues. Il reviendra vendredi et, s’il a été sage, Il retrouvera son île et sa fée toute nue !
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Si tu veux que je t’en raconte une bien bonne, Écoute ce qui est arrivé à la reinette ! Elle a voulu se faire aussi grosse qu’une bonbonne Mais n’a réussi à ressembler qu’à une cannette !
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D’un geste bien précis, il lance son filet. Les poissons argentés, les coquillages dorés Ont été capturés dans son piège effilé. Ils deviendront pigments et encres mordorées.
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Suivez bien la danseuse dans la Principauté ! Sous chaque pas des fleurs naissent au bout de ses pointes. ‘Cherchez pas sa culotte, ‘l’est, en principe, ôtée… Elle l’a égarée quand le Prince l’a rejointe.
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Quel métier merveilleux que celui des banquiers ! Toujours prêts à guetter la poussée de l’argent. Dès qu’il sort de la terre sous forme de chéquier, Les banquiers le repèrent en se le partageant.
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Entendez-vous ces grondements, tous ces bruits, ces ronronnements ? Sentez-vous vibrer sous vos pieds comme un moteur proéminent ? Ce sont les anges et les archanges préparant le couronnement Et qui garnissent la chaudière pour le décollage imminent !
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Sur mon côté de la vitre, j’ai tracé ton petit cœur Comme deux seins vers le ciel ou encore le cul en l’air. Ce n’est pas que je m’excite, que je joue à contrecœur, Mais cette vitre qui mouille trouble mon vocabulaire.
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Je suis issu d’un clan où la nature est rude ! La douche du matin se prend au bord des fjords. On y va tous les jours moi et mon Évinrude, La femme qui me relie à ma terre et ma horde.
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Pour bien sauter au lit, il faut bien s’entraîner ! Bien écarter les jambes et sauter au panier ! Demain, cours de « strip-tease » car, pour être étrennée, Il faut être la plus belle pour votre caravanier !
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L’apprentissage est dur pour apprendre à voler ! En haut de la montagne, tu devras te percher ! Slip kangourou en mains et ne pas s’affoler ! Une petite chute ne va pas t’écorcher !
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Apercevez-vous au loin, ces nuages lourds et noirs Qui descendent sur la mer pour la noyer de leur encre ? Eh bien ces nues sont un leurre, austère comme la forêt noire, Pour effrayer les pêcheurs et leur faire trembler leur ancre.
Ce sont des vaisseaux de guerres d’extra-terrestres égarés, Perdus dans notre univers, en quête de brigandage. Ces nuages sont des villes, citadelles bigarrées, Qui descendent pour la bataille, le pillage et l’abordage.
Que Saint-Marc me vienne en aide pour nettoyer ces chimères ! Que la croix de Saint-André vienne barrer le chemin ! Que les feux de la Saint-Jean viennent embraser l’outremer ! Que la foi de Saint-Thomas agisse en un tournemain.
Que tous les anges d’Éole viennent repousser l’essor ! Que les chariots d’Hermès crachent leurs feux protecteurs ! Et j’en appelle à Vulcain pour nous forger un ressort Pour renvoyer chez Pluton ces perfides prospecteurs !
Les éléments de la Terre ont répondu à l’appel. Regardez-les décamper la traîne basse en arrière ! Quelle que soit la tempête j’aurai toujours ma Chapelle Comme un très saint lieu de culte pour y planter ma bannière !
Papillon de vitrail comme nef de lumière, Tes ailes sont des images qui me montrent le monde. Les couleurs étourdissent ma vision coutumière Qui m’exposait la terre et ses ruines immondes.
Le ciel est si profond dans ton aile antérieure Que je m’y vois plonger toutes ailes aux vents ! Je me perds dans ces nues et ma voix intérieure Me murmure tout bas d’atterrir sous l’auvent.
Les joyaux de tes eaux sont des pierres précieuses Comme une femme d’eau accouchant dans la glace, Qui donne son enfant dans la vapeur radieuse De la trace d’amour qui va et se déplace.
Si la terre est nourrie de tous nos souvenirs, Si la terre est mémoire de toutes nos racines, J’aperçois dans ton aile ce qui va advenir Des peuples libérés de la fièvre assassine.
Mais le feu de l’amour restera le plus rare ! Il est cette étincelle qui déclenche la foudre ! C’est le feu créateur transmutant le curare De la mort et la haine pour en faire sa poudre.
C’est ainsi que, le soir, la musique me berce Un corps nu m’est offert comme ultime instrument. Mon Dieu ! Quelles délices et amours me traversent Lorsqu’une femme m’offre un peu de ses tourments !
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Tout au bout du chemin de la vie Qu’y-a-t-il, au-delà, dites-moi ? L’inconnu, l’étranger, l’indivis ? Lâcher prise, mort subite en émoi ?
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Décrocher la mâchoire et bailler aux corneilles ! Vous ne le savez pas mais c’est très important ! J’ai lâché prise au temps et j’ai quitté Marseille ! Je vis au fil du temps et je suis bien portant !
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Je suis resté fidèle à mon slip kangourou. Des élastiques forts et une toile sans fond ! En haut de la montagne, je suis votre gourou ! Je vous salue, cul-nu ; je suis bas de plafond !
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Je t’aime à en perdre la tête et je ne sais plus où j’habite ! Tu m’aime à me dévorer le cœur et tu as une faim insatiable ! Si pour notre lune de miel, tu me commences par la bite, Attends qu’elle soit bien tendue, c’est bien meilleur et appréciable !
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Tiens-toi bien au parapluie, je vais enlever la Lune ! Désolé, j’en ai besoin, pour décrocher un cœur tendre ! Je la remettrai demain, après notre nuit commune Et je t’apprendrai comment il faut faire pour descendre !
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Il faut que je me prépare, il faut que je me dépêche, Mon cerf-volant est au point, j’ai mille mètres de ficelle. Ce soir, à la pleine lune, vers minuit j’aurai la pêche ! Je monterai vers le ciel vers les routes universelles !
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Un bon coup de lichette sur ton museau d’enfant, En peignant vers le haut pour hérisser le poil, En peignant vers le bas, c’est plus ébouriffant, C’est tout sauf inutile, ça met l’cœur en étoile !
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Les deux mains dans les poches et la tête relevée, Il s’en va l’air blasé et le regard de glace. Il est bien snobinard, un peu parachevé, Portant la queue de pie, l’habit de haute classe.
Mais tout est comédie, ce n’est que tromperie ! Même si son cousin à le rang d’empereur ! S’il ne vole pas haut ce n’est pas de l’esprit, Mais c’est qu’il est profond et même un peu pleureur.
Selon qu’il est manchot ou bien un grand pingouin, Son palace diffère, sa position aussi. L’un règne sur le sud et parle baragouin L’un règne sur les ours avec diplomatie.
J’en ai connu, jadis, un prénommé Alfred Compagnon de fortune de deux adolescents. Il parcourait le monde, proposant son entraide En toutes circonstances, même convalescent.
Parfois au cinéma, dans le rôle du méchant, Parfois définissant de drôles de loustics. Il a prêté son nom un peu à contrechamp, Même les maringouins l’apparentent au moustique !
Dès que perlera la rosée à travers cet épais feuillage, Je m’enivrerai de soleil qui s’écoulera goutte à goutte. Je lui offrirai mon corps nu comme un rituel d’effeuillage Et je ferai l’amour à celle qui me goûtera sous la voûte.
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Ô Papillon Arc-en-Ciel ! Entends, entends ma prière ! Si tous mes imageriens ne sont pas alexandrins, Ils en demeurent ma force et ma protection guerrière Pour préserver hors de l’eau mon esprit salamandrin !
Je sais que la société recouvre toutes les peurs Et les maintient dans la peine, la panique et la douleur. Pour extirper du marasme cette compagnie en pleurs, Il faudra que je distille bien des vers et des couleurs.
Ô recouvre de ton aile et envoie-nous ta lumière Pour guider dans les ténèbres ceux qui ont besoin de toi ! J’ai tant besoin de ton aide pour sortir de la poussière Tous nos espoirs obscurcis par tant de feux discourtois !
Alors couvre mes épaules de tes ailes d’émeraude ! Alors couronne ma tête de tes antennes vermeilles ! Porte-moi sur la montagne, au-dessus des loups qui rodent ! Présente-moi le soleil et le pays des merveilles !
Mais bientôt tes battements d’aile agitent mon cœur, Tes couleurs ont infusé dans mon sang et dans mon corps. Ton arc-en-ciel m’illumine comme un halo protecteur Et l’écho de ta présence résonne encore et encore !
Soudain, la forêt frémit, le vent se charge de perles. De toutes petites gouttes qui font trembler les pétales. Quelque part l’orage gronde, une animation déferle Et tous mes petits amis prennent un peu peur et détalent.
« Au secours ! Chacun pour soi ! » C’est la dure loi de la jungle. Quand la panique fait rage, la sagesse est démunie. Petit Renard où donc es-tu dans la panique qui cingle ? Gros Chatchat, ta lâcheté restera-t-elle impunie ?
Et j’entends siffler les bombes qui passent entre le feuillage, La mitraille qui martèle sans pitié le microcosme. Un compagnon de fortune pour s’opposer au mouillage Serait bienvenu et même, j’en appelle au macrocosme !
Tonitruant à l’encontre de tous ces faux météores Qui agressent sans pitié mes amis de la forêt, Tous les chênes et les grands arbres répondent au confiteor Que j’adresse à l’univers en criant comme un goret.
Et je vois sous les branchages tous mes amis réunis, Tremblant de toutes leurs pattes et se soutenant l’un l’autre. Faiblesse devient courage, solidarité unie, C’est une fraternité ; cette expérience est la nôtre.
C’est un tricheur, ce Lapinou ! Il a troqué ses espadrilles Pour les bottes de trente lieues qu’il a chouravé hier chez l’ogre ! Père Noël, si tu m’entends, fais-le voler en escadrille En lui bottant son cul tout blanc avec ses bottes de médiocre !
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Elle s’est perchée sur sa fleur, assortie au rose du ciel. Elle s’est penchée vers le sol pour bien observer l’univers. Elle porte un regard amusé sur les petits bonheurs essentiels Elle va bientôt s’envoler au premier souffle de l’hiver.
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Ça a dû arriver pendant la nuit sans lune Mais ça y est, c’est gagné, j’ai mon ciel orangé, La chlorophylle rouge mouillée de blanche brume, Les montagnes en foncé et les vagues rangées.
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C’est en rangeant mes tiroirs que j’ai retrouvé mes rêves. Tous mes vieux rêves d’enfants qui sommeillaient en silence. Je les ai tous reconnus, d’une reconnaissance brève, Ils n’avaient pas pris de ride sortant de leur somnolence.
« Petit Renard » fut le premier à me sauter dans les bras. « Gros Chatchat » a ronronné et s’est mis dans mon giron. Tandis que je caressais l’un et l’autre à tour de bras, « Petite Souris » a émergé du fond de son potiron.
Elle a grimpé dans ma manche en jouant les casse-cous Pour tenter de s’échapper du Gros Chatchat un peu fou. Petit Renard a reniflé, observant les contrecoups Que faisaient ses deux compères en risquant les garde-fous.
Puis j’ai entendu le cri de la bibiche qui brame Pour appeler son petit faon qui gambadait comme un diable. C’est là que sortant du bois du tiroir aux hologrammes, Grand cerf secoua ses bois de manière irrémédiable.
Il m’a laissé le monter pour courir à l’aventure, Me cramponnant à ses bois en criant à perdre haleine ! Nous avons escaladé les montagnes sans fioriture Puis, quand la nuit est tombée, ils m’ont couvert de leur laine.
Au départ, tout simplement, j’avais cueilli quelques fleurs Et les avais déposées dans un vase à ma fenêtre. L’automne était avancé avec un froid persifleur Qui me givrait les carreaux et me glaçait mon bien-être.
Serait-ce une réaction ou une bénédiction ? Toujours est-il que mes fleurs se sont alors sublimées ! Les feuilles et les pétales ont bravé l’interdiction, Se sont muées en vapeurs et se sont décomprimées !
D’abord toute la fenêtre fut noyée dans les couleurs. Puis, le cadre a débordé, remplissant toute la pièce. Moi, je m’étais endormi, assommé par mes douleurs, Perdu dans l’attrape-rêve, chassant la fière hardiesse.
Toutes ces volutes teintes virevoltent au plafond. Les feuilles sont des nuages et les fleurs deviennent anges. Les petites boules rouges sont des étoiles sans fond ; Les jolies clochettes blanches tintinnabulent en échange.
Depuis ce jour, je l’arrose ; il a quitté ma maison. Il est resté confiné, un moment dans mon jardin. Puis il a gagné le ciel, je n’en connais pas la raison Mais les couchers de soleil sont devenus bavardins.
Je ne critique pas le choix de ses couleurs, Mais Dieu aurait bien pu changer de temps en temps ! Faire le ciel en rose, l’herbe en rouge racoleur… Pourquoi pas les filles bleues et les garçons safran ?
J’aurais bien vu aussi, nos saisons arrangées : Tons de gris en hiver, éclatants en été. Ou distinguer les jours ; les lundis orangés Et toute la semaine en couleurs annotées.
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Quand le peintre est en manque, il retourne à la source. Il y fait ses emplettes, de nuances et de teintes. S’il voit une promotion, il ouvre grand sa bourse. « Hop ! Par ici le beau rouge ! Ma demande est atteinte ! »
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Prenez une jolie rivière ou un torrent, par exemple, Allumez-y le soleil, « rayons-doux » pour commencer. Soufflez une brise légère, tout en remuant l’ensemble, Puis mettez « soleil plein-feux » et laissez l’eau s’encenser !
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Avec quelques fils de fées, j’ai construit mon appareil. Je l’ai tendu comme un piège sous les branches du grand chêne. J’ai déposé des clochettes et de la salsepareille ; Quelques perles de rosée comme une fragile chaîne.
Puis je me suis allongé sous l’ombre des grands feuillages ; Une symphonie d’oiseaux pour me jouer la berceuse. Rapidement, j’ai plongé dans le sinueux sillage De la barque du rêveur qui semblait être chanceuse.
Un visage un peu mutin, tout étonné et fantasque, S’est penché un peu curieux et désireux de me plaire. Moi, j’étais tout endormi mais j’ai senti la bourrasque Qui agitait ses cheveux, dispersant quelques exemplaires.
J’aperçus un lapin blanc qui courrait tenant son cœur Dans ses deux mains en disant « je t’aimerai pour toujours ! ». Puis il est vite rentré dans sa boîte à contrecœur ; Il est monté vers le ciel, le soleil en contrejour.
Quand je me suis réveillé, mes rêves étaient capturés. Sur les mailles accrocheuses, il y avait ton visage. Un petit lapin candide semblait villégiaturer Et des objets féériques décoraient le paysage.
Quelques soient tous ces mystères projetés sur l’hémisphère, Faut-il vraiment tout comprendre et expliquer les secrets ? Faut-il jouer au créateur, jusqu’à s’auto-satisfaire, Pour jouir de l’univers et tout repeindre en concret ?
Peu me chaut tous ces problèmes, ces univers occultés, Ces mécaniques quantiques ou ces énergies sacrées ! Et toutes ces médecines qui ne font que m’ausculter, M’essayer comme un cobaye et sans doute me massacrer.
Tapie derrière les coulisses, elle doit bien se moquer. Celle qui jongle avec le monde avec ses bulles et ses sphères. Je la connais et je l’ai entendue somniloquer Le dimanche quand elle dort pour détendre l’atmosphère.
Elle fait tourner le monde en constituant ses bulles. Son secret est d’éviter de comprendre le chaos. Tous ceux qui ont essayé d’en saisir le préambule, Se sont perdus dans l’oubli, dans les chocs et les cahots.
C’est une route sans fin que de tenter de connaître. On diffracte les valeurs, on s’éloigne du sujet. Sachons saisir la beauté, éveiller son âme et naître En reconnaissant sa mère et l’aimer sans la juger.
Éclaboussés de couleurs comme vagues de tendresse, Tout barbouillés d’arcs-en-ciel comme des feux de détresse, Mes bateaux flambent de tons irisés comme l’aurore, Sur leurs mâts les oriflammes portent les couleurs d’Andorre.
Moi, mes larmes ont coulé sur le port de la madrague, Mes chagrins ont dérivé et ont fait grossir les vagues, Ça fait trop longtemps déjà que je suis rivé au sol Et que cet immobilisme a altéré ma boussole.
J’avais brisé mon navire sur les récifs des calanques, Puis on m’avait enfermé, enchaîné dans une planque. Depuis tout s’est arrêté, à l’horloge de mon être, Et puis tout a déliré ; j’ai vu mon âme renaître.
Tout mon sang, toutes mes larmes se sont mélangés ensemble, Parfois le soleil couchant a reflété l’eau qui tremble, Parfois le soleil levant l’a inondée de lumière ; Elle scintille la nuit, comme pour une avant-première.
Alors j’ai lâché les eaux, alors j’ai ouvert le port, Toutes ces belles couleurs accompagnant mon transport. Alors j’ai appareillé, alors j’ai mis de l’action, Avec mes mille couleurs comme une arme d’effraction.
Quand tous les Monts de Vénus seront recouverts de glace Et que tous les mamelons auront revêtu leur laine, Je monterai aux sommets téter leur sorbet sur place Et je glisserai tout doux sur leur flanc à perdre haleine !
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Tandis que je me morfondais sur cette rive étroite et vaine, Il m’apparut alors ce pont surgissant de mes rêves intimes. Je n’en vois pas la moindre issue au-delà du flot de mes veines. Mais je vais courir sur ce pont et transcender mes peurs ultimes.
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C’est tout là-bas au fond des bois que s’ouvrira mon porte-au-loin. La porte intime immaculée, la frontière de l’ancien passé. Quand j’en aurai franchi le seuil plus rien de me retiendra point. J’aurai de nouvelles racines et une vie à embrasser.
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Lorsque tu es sortie de l’eau comme une sirène amoureuse, J’ai caressé tant tes rondeurs, senti la chaleur de tes fesses, Que j’ai déposé sur le sable mes lunettes trop ténébreuses, Pour pouvoir mieux téter tes seins, timidement, je le confesse !
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Des petites fleurs de rien du tout qu’elle m’avait prédestinées. Comme un petit dessin d’enfant rempli de sa naïveté. Je l’avais trouvé ridicule et posé sur ma cheminée, Je n’avais pas osé le jeter, peut-être par lasciveté.
Tous les jours je le regardais me demandant pourquoi garder Cette œuvre que je croyais ratée mais que je ne pouvais cacher. Nuit après nuit, je l’ai veillé, jour après jour, j’ai regardé, Y cherchant une inspiration, de quoi pouvoir m’amouracher.
Et j’ai fini par lâcher prise, j’ai abandonné mes efforts. Je lui ai dit « refais ta vie, je te libère, libère-moi ! » Après je suis allé dormir cherchant un peu de réconfort Parmi les rêves et les fées, les bouquetins et les chamois.
Elles ont quitté leur support tout doucement sans faire de bruit Et se sont glissées dans mon lit sur ma peau nue, intimement. C’est une petite fleur bleue qui m’a fait goûter de son fruit, C’est une goutte de rosée qui m’a ému ultimement.
Alors je les ai embrassées en les caressant doucement, Elles m’ont même fait jouir comme de l’amour d’une femme. Le lendemain, plus de tableau, de petites fleurs aucunement, Mais à leur place, dans mon lit, une dame a ravi mon âme.
Mes amis vous me manquerez mais je dois faire mes valises. Ici l’automne est arrivé et le froid gèle mes racines. Je vais partir pour mes quartiers où l’hiver n’a pas de balise, Ni même le droit de cité ; je ne fuis pas, je me vaccine.
Ne pleurez pas, petits enfants, je reviendrai pour le printemps ! Ne tremblez pas, petits et grands, je suis toujours dans votre cœur ! Ce n’est qu’une petite pause, un silence pas trop éreintant, Une parenthèse de saison, n’ayez ni crainte ni rancœur.
Là-bas dans le pays des glaces, il est un palais de chaleur, Entouré de hautes montagnes et de barbares bafouilleurs. Mais en son cœur est une reine, riche d’amour et de valeurs Qui me fera passer l’hiver dans son palace gribouilleur.
Je referai teinter mes ailes, pleines de cœurs et de lumières ! Je referai tinter mes ailes, pleines de sons et d’harmonie ! Je ferai briller mes antennes, j’ôterai toute leur poussière ! Je ferai chanter mes antennes dans une tendre symphonie !
Pour me parler, il y a des anges qui feront passer les messages. Tous les cailloux sur les sentiers sont des porte-au-loin enchantés. Je reviendrai accompagné de quelque fée, plus ou moins sage, Si elle sait m’apprivoiser et si, un fils, m’a enfanté.
Sur le rebord de mes peines, assis dans ma solitude, C’est dans le fleuve d’amour que je guette l’occasion. Mon bonheur est une barque qui navigue en altitude Et lorsque je m’y embarque, je vis l’amour évasion !
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Si le vrai bonheur, nom d’un chien, c’est le confort et la chaleur, Manquerait plus qu’une jolie chienne pour me masser le bas du dos ! Alors j’irais bien faire un tour, chasser les chats, leur faire peur Et puis devenir leur copain avec une chatte en cadeau…
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Puisque tu m’as demandé de te montrer mon cœur Je te le montre tel qu’il s’exprime en mon corps. C’est un vrai cœur de tigre placé dans le moteur. Et s’il rugit d’amour c’est pour t’aimer encore.
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Pour la douche, j’ai choisi les bulles ! Ça chatouille et ça mouille la peau ! C’est parfait pour les noctambules Quand ils rentrent mal à propos…
S’il m’arrive d’être somnambule Et de me coiffer d’un cache-pot, Ça fera mal aux mandibules Si je marche avec ce chapeau…
Alors, tout nu sans conciliabule, Je vais rejoindre le troupeau De mes amis les enfants-bulles Et j’en porterai le drapeau !
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