Quand Dieu dit à Noël : « construits-nous donc une Arche, Mets-y les animaux par couple et puis dansez ! » Quand Dieu dit à Noël : « ensuite en avant marche ! Chantez fortissimo sans arrières pensées ! »
L’histoire ne dit pas que Dieu s’était planté Et avait confondu Noël avec Noé. Cependant ce faux pas à jamais supplanté Reste un malentendu … le ciel en soit loué !
Quant à la première arche, elle navigue toujours Avec son équipage prêt à tout pour survivre. Noël, le patriarche, guette la mise à jour Qui tournera la page et fermera le livre.
Au bord du lac dormant, à l’orée des forêts, Le Soleil se faufile à travers le feuillage. Trois petits corps bronzés, trois petits culs dorés, Commencent à pas de loup l’intime nettoyage.
Trois petits cris signalent leurs petits pieds dans l’eau ; Le Soleil est surpris et se fait indiscret. Le vent porte les rires de nos trois angelots Insouciants de laisser s’échapper leurs secrets.
Trois petites ingénues, moments confidentiels ; Le Soleil les écoute et se fait attentif. Le vent prend leurs murmures et les élève au ciel ; La nuit tombe un rideau à titre préventif.
Quand elles sortiront, la Lune veillera À ce que le Soleil se confesse à sa dame. Car l’Aurore est jalouse et ne se lèvera Que si les trois baigneuses sont parties corps et âmes.
Comme le blues et l’air morose se marient bien dans la baignoire Et comme leurs couleurs paraissent complémentaires et solidaires. Et ces espoirs à l’eau de rose où se diluent mes idées noires ; Que faut-il pour que transparaissent mes pensées d’hier suicidaires ?
Sans doute un bain à l’eau-de-vie me remonterait le moral Ou qu’une immersion dans le rhum me donnerait du cœur au ventre ! Il me faudrait un pont-levis pour relier l’état général De mes émotions vers un homme qui m’remettrait sa balle au centre. »
Ainsi pensait ma Loreleï lorsque je sonnai à sa porte ; Elle m’ouvrit en tenue d’Ève, me prit la main et m’entraîna Au fond de son bain – aïe aïe aïe ! – et la voici qui me transporte Dans les abysses, ce qui relève d’un érotique gymkhana…
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Et si nous retournions au vert en laissant tomber l’infrarouge, Le Bluetooth, les produits Orange, l’argent, l’or et l’ultraviolet ? Quitter tout ce progrès pervers qui nous fait voir la vie en rouge Avec le sentiment étrange d’avoir son enfance violée.
Ça fera rire les insectes qui depuis des millions d’années Sont restés fidèles à eux-mêmes sans chercher à évoluer. Toutes les catastrophes affectent les grands animaux condamnés Et qui survit au phénomène ? Seules les bestioles dévaluées.
Tant pis pour le retour au vert n’en déplaise aux écologistes ; Nous n’irons plus danser au bois, hélas, les lauriers sont coupés. Il faut s’ouvrir à l’univers et devenir cosmologiste Au cœur d’étoile qui flamboie dans un trou noir entourloupé.
On dit que la fortune sourit aux audacieux qui vont aux pieds Des arcs-en-ciel pour y trouver, en plus de ses couleurs, de l’or. Moi, j’n’y ai vu qu’une houri, un ange, un tigre de papier, Une fée qui n’a rien à prouver, une déesse en Technicolor.
C’est Iris dans toute sa splendeur qui jaillit du cœur de la Terre À la rencontre du soleil qui perce le rideau de pluie. L’ange, vengeur et pourfendeur qui part combattre en solitaire L’orage sorti du sommeil qui menace d’un rideau de suie.
Sans doute alors que la fortune n’est perceptible que par le cœur Et qu’elle sourit aux innocents qui n’ont pas toujours les mains pleines Mais qui ont la chance opportune d’être aperçus par le vainqueur Qui devient tout luminescent une fois qu’il a gagné la plaine.
Fleur de tournesol, fleur de vie, ta fleur interdimensionnelle Envoie ses rayons de pollen pour attirer les butineurs. Piège d’amour, piège d’envie pour une rencontre occasionnelle Entre quatre yeux de porcelaine, à ton désir enlumineur.
Mais grâce aux anges – Fibonacci accompagné de Pythagore – Ta fleur a pris un autre pli, ton cœur une autre direction. Soumise à la matriarchie et tous ses nombreux égrégores, Tes graines se démultiplient pour leur prochaine résurrection.
Je cueille au tournesol l’or vif pour ta future floraison ; Je redescends par la racine jusqu’au noyau, tout en rousseur. Je compte et j’en ressors furtif jusqu’à ta secrète oraison Sous ton charme, ma soif divine s’abandonne en toute douceur.
Ta couronne se fait spirale et m’accorde toute sa présence ; Chaque graine s’attribue un nombre qui bat au rythme de ton cœur. Nos souffles alors chantent en chorale dans un silence de bienfaisance Et puis le monde devient une ombre et la fleur nomme son vainqueur.
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Lorsque c’est elle, je ne vois qu’elle ; toutes les autres sont occultées Et je ne vois plus que ses yeux comme les hublots de l’amour. Mon cœur en garde des séquelles lorsque finit la volupté Par le changement merveilleux qu’apporte le polyamour.
Une par jour, sauf le dimanche, demande de l’organisation Et savoir judicieusement en répartir l’itinéraire. Car c’est une paire de manches lorsqu’il y a synchronisation Dans le même établissement de mes nombreuses partenaires.
À partir de dix, je sature et j’arrête de les compter, D’organiser les rendez-vous sans avoir le vit ramollot. Car, voyez-vous, c’est ma nature et je me plais à raconter Que je serais devenu fou si je n’étais pas gigolo.
Lorsque Gaïa était jeunette, qu’elle était belle sa planète ! Avec ses taches de rousseur et ses empreintes de douceur ; Ses vents charmeurs et volubiles sur ses montagnes encore nubiles ; Et ses rivières qui pleuraient dans les lacs au fond des forêts !
Gaïa aujourd’hui est trop mûre au grand âge de ses ramures ! Ses enfants ont bu tout son lait et n’ont fait que ce qui leur plait ; Et d’en avoir allaité trop, ça lui a filé la gastro… Pauvre Gaïa, vieille et malade, c’est vraiment la désescalade !
Demain les puits seront à sec, nous ne serons plus aux obsèques ; Demain Gaïa fera sa mue, demain la planète commue ; Sa peine pour libération pour cause de régénération Sans nous qui lui avons gravé tous nos quatre cents coups aggravés.
Quel est le fou qui a laissé Moebius décider pour notre Arche Et la construire à sa manière dans le chantier de sa folie ? Et pourquoi s’est-il empressé brusquement de la mettre en marche Avant que les pluies saisonnières aient, sur la Terre, tout aboli ?
Bien sûr ! C’est un échantillon, une partie des fous-à-lier Qui tentent de sauver le monde en le forgeant à leur manière. On obtient autant de galions que de pays non alliés Qui se font des guerres immondes en se fricotant les bannières.
Une carène américaine avec des voiles européennes, Un moteur fait en Allemagne et le diesel venu d’Iran… Avec des cartes africaines, des provisions nord-coréennes Avec compagnons et compagnes se traitant entre eux de tyrans.
On verra bien, au premier flot, si la structure est bien étanche Ou si la coque se délite au milieu du grand océan. Car c’est au fond, sous les sanglots, que la justice prend sa revanche : Tous les égaux dans la faillite et tous unis dans le néant.
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Même si les dés sont jetés, l’échiquier n’est pas toujours prêt Et c’est normal car l’ennemi attaque au tout dernier moment. Alors tout le monde s’agiter et courir dans un « à-peu-près » Où tous les à-coups sont permis et faits on ne sait pas comment.
Côté ennemi, on argumente qu’on voulait la paix, pas la guerre ; Ainsi que la meilleure défense, c’est l’attaque en temps et en ordre. Et peu importe que l’on mente comme on l’a toujours fait naguère Et si l’adversaire s’offense, on lui donnera un os à mordre.
On attendra le six avril pour voir si le ciel s’obscurcit Car on repousse l’échéance pour mieux relustrer les canons. Tant pis si Pâque est en péril et la trinité raccourcie ; L’important reste l’influence des forces US de renom !
L’ultimatum est un papier qu’on signe au bas d’un grand récit Pendant que l’on compte les morts au rythme des grands fanfarons. Et puis on rappelle les pompiers tandis qu’on signe en Helvétie Une neutralité sans remords car, chez nous, l’horloge tourne rond !
Serrant ma sirène à bras le corps je tentais de la ramener Vers la surface et à l’air libre afin de l’emporter chez moi. Mais les écailles glissent encore comme un savon glycériné Et provoquent un déséquilibre avec ses soubresauts sournois.
Alors je m’agrippe à ses seins mais voici maintenant qu’elle chante D’une voix à vriller les tympans comme le rossignol milanais. Quant à empoigner son bassin, ses nageoires sont si tranchantes Qu’elles m’ont coupé tout un pan de mon kimono japonais !
Des liens de pourpre nous enlacent, tels des fils de néon vibrants, Tissant entre l’onde et l’éther une fragile architecture. Mais dans ce ballet qui nous glace, entre les courants enivrants, L’équilibre n’est qu’une chimère, une éphémère déchirure.
Pas de poisson en abondance quand on habite les montagnes Excepté ceux de la rivière, des lacs ou qui prennent le train Et loupent leur correspondance et se retrouvent à la campagne Ou sur la ligne ferroviaire vers un destin plutôt restreint.
Évidemment, pour compenser, il y a la mondialisation Qui nous apporte les palourdes venues d’Asie ou d’Amérique. Mais leur goût me laisse à penser que notre civilisation Commet les fautes les plus lourdes envers nos ancêtres d’Afrique.
Heureusement j’ai Loreleï, la sirène des chutes du Rhin Qui m’approvisionne en saumon par une fantaisie allemande Car il arrive, vaille que vaille, en provenance de Turin, Ville réputée du Piémont pour ses biscuits secs aux amandes.
Sinon les truites ont des arêtes qui aiment se planter dans le cou Pour vous envoyer aux urgences la veille d’un voyage agencé. Pas de chance ! Il faut que je m’arrête de jouer au pêcheur casse-cou Qui réclame avec indulgence la montée des eaux annoncée.
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Quand le yang pénètre le yin pour fusionner les deux principes, La fleur qui s’ouvre pour l’accueillir est illuminée de lampions. Lorsque la sève masculine monte, le pistil anticipe Et sélectionne sans tressaillir celui qui sera son champion.
Et lorsque la fleur se referme, le yin et le yang sont ensemble Vénus et Mars sont alignées et la Lune est pleine et féconde. Il faut attendre neuf mois fermes pour que le miracle ressemble À cette œuvre d’art co-signée par la véritable force du monde.
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Si j’avais été une femme, j’aurais été une amazone Parcourant les terres violettes lorsque la Lune est indigo. J’aurais deux corbeaux messagers qui m’apporteraient les nouvelles Du monde derrière l’horizon sans besoin d’aller m’y frotter.
Si j’avais été une reine, j’aurais été reine-chamane Aux grands pouvoirs incontestés de la nature sur les hommes. Je chevaucherais un jaguar qui serait mon fidèle ami Avec qui nous deviserions de la couleur de l’avenir.
Le jour où les chats danseront debout sur leurs pattes de derrière, C’est qu’ils auront enfin vaincu leurs pauvres esclaves de maîtres. Le jour où les chats penseront entre les oreilles en arrière, Les souris seront convaincues qu’elles devront alors se soumettre.
Le jour où les chats seront noirs plutôt que l’ancien gris argile, C’est qu’ils croiront en Saint-Matou, le dieu des félins consacré. Les lions et tigres auront devoir d’aller prêcher son évangile Et les lynx, grâce à leurs atouts – belles oreilles – seront sacrés.
Le jour où les chats miauleront la nuit autour d’un feu de bois, Il n’y aura plus aucun humain pour maudire leurs chants liturgiques. Alors les oiseaux piailleront, pareils à de vieux rabat-joie, Et se goinfreront de cumin car les chats y sont allergiques.
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Celui qui cherche Dieu sur Terre devrait aller dans la forêt S’enivrer de sève des Vosges et s’immerger dans la nature. Ensuite s’allonger par terre et laisser le ciel phosphoré L’examiner d’un œil qui jauge et l’autre qui le portraiture.
Alors Van Gogh apparaîtra et Pissaro le bénira Avec Monet et Morisot, Renoir, Cézanne et Caillebotte. Et quant à Dieu, il paraîtra et son regard lui fournira La connexion par les réseaux impressionnistes qui le bottent.
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Comme je rêve plus de femmes que de la Mort dans son suaire, Je suis allé à la boutique des beaux rêves en Technicolor. Et j’ai pu voir la Mort infâme discuter dans ce sanctuaire Avec une pin-up gothique que j’n’avais pas vu jusqu’alors.
Alors je me suis incrusté au centre de leur conversation Et toutes les deux, assez sympas, m’ont invité à boire un pot. Puis après avoir dégusté une mort-subite à la pression, On est retourné de ce pas au Shop, les nerfs à fleur de peau.
J’ai choisi un rêve exotique sur les conseils de la pin-up Mais j’ai évité l’étalage des cauchemars « trompe-la-mort » Et cette nuit fut érotique ; j’ai rêvé d’elle en Penelope Et moi Ulysse en retour d’âge, sans doute, mais toujours matamore.
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Tant pis pour les vieilles badernes qui font l’amour « à la papa » Et place aux jeunes aventureux des nouvelles routes du tendre ! On passe à la phase moderne sans pilotage, pas à pas Mais avec moyens rigoureux et bien plus facile à comprendre.
Ici Cupidon est doté d’intelligence artificielle Non pas pour débusquer l’amour toujours dévolu à Vénus Mais avec flèches ravigotées à balistique logicielle Capable de faire de l’humour pour apporter plus de bonus.
Une fois le feu dérobé, l’intérêt est enthousiasmant Avec toutes les implications industrielles et domestiques Et Prométhée est absorbée par le pouvoir de l’élément Dont la première application fut sa coiffure floristique.
C’était un rêve évidemment car dès que la nuit fut tombée Prométhée s’endormit avec une allumette dans son plumard. Elle se réveilla ardemment lorsqu’elle sentit la flambée La tirer soudain du remake de Jeanne d’Arc, quel cauchemar !
Tableau d’Edith Lebeau sur https:www.edithlebeau.compaintings .
Quand j’entendis les voix violettes, je crus être devenu fou Mais le psychiatre, lui, inflexible, m’a dit : « vous vous compromettez ! » Pourtant la voix affriolette, elle, ne me disait pas « vous » Mais me tutoyait, impassible et comme si de rien n’était.
Elle m’a dit d’aller à la gare et de monter quand vient le train Car sinon le prochain ne passe que dans dix, vingt ou bien trente ans. Craignant que ma raison s’égare, j’y suis allé de bon entrain Et de peur que ça ne me dépasse, j’ai emporté ma brosse à dent.
Et me voici au pays mauve et ses femmes de même couleur Qui s’appellent Milka, Toblerone, Lindt, Sprüngli, Frey ou Cailler. Je vais les voir sur le mont chauve et j’en reviens plein de douleurs Car ce sont de fières luronnes qui ne font que me rouscailler.
Mais tout cela vient de leur patois qui confond violet et violer Ce qui entraîne quiproquos et toutes sortes de malentendus. Et j’ai beau chanter l’air pantois des yodels et des triolets, J’ai dans l’oreille tous les échos de leurs gifles en sous-entendu.
Voici venue la nuit d'encre où mon corps s'affine, Drapé dans le velours du ciel le plus profond. Sur ma robe d'azur, la lumière dessine Les astres et les lunes qui dansent tout en rond.
Je me tiens droite et seule sur la sombre colline, Le visage penché vers un rêve lointain. Mon regard est un puits d'eau calme et cristalline Où se mire l'espoir dans ce nouveau matin.
Je porte l'univers comme une seconde peau, Chaque broderie d'or est comme une promesse. Loin du tumulte vain, là-haut sur le plateau, Je garde le secret d’une étrange tendresse.
Vierge de tout regret, Étoile de ta vie, Je suis ce fin reflet que tu avais souhaité. Dans ce silence bleu où mon âme est ravie, Je t'accorde l’éclat d’un brin d'éternité.
« Dans le miroir du ciel où mon corps se dessine, Je sens ton souffle d’or sur ma peau de saphir. Si la Terre s’étonne et que la nuit s’incline, C’est que ton seul regard est mon plus beau désir.
Mon sourire timide est l’aveu de mon âme, Car sous mes voiles de feu, je reste ton miroir. Dans notre monde pur, où s’embrase la flamme, Tu es le seul soleil que je veux recevoir. »
Ainsi parlait l’Étoile à l’orée du printemps Et je restais collé à son scintillement. Combien il est cruel, l’amour intermittent Qui élève mon cœur au bord du firmament.
Quand le kimono rit sous cape, la poitrine joue à cache-cache Avec l’habit qui dissimule et révèle tout à la fois. Alors soudain un sein s’échappe et l’autre aussi rompt son attache Tandis que le corps se stimule par le tremblement de sa voix.
L’art de nouer son kimono relève donc de l’expertise Afin de maintenir l’ensemble tout en gardant l’aspect intime. Quant à porter un domino ouvert pour oser un striptease, C’est plus risqué car ça ressemble au sensuel le plus ultime.
D’abord stupeur et tremblements puis confidence et rougeoiement Toujours sous cape évidemment pour les tons chauds et si profonds ! Presque un murmure, tendrement échangé dans un tournoiement Des sens qui veulent avidement atteindre et crever le plafond.
Tableaux d’Eugène Begarat sur https: k00ls.overblog.com201402eug%C3%A8ne-begarat-1943-peintre-post-impressioniste.html .
Elle ne portait qu’une robe mais une robe couleur de temps Qui saluait tous les matins le soleil dès son arrivée. Et de peur qu’il ne se dérobe, elle sortait nue à cet instant Pour baigner ses cheveux châtains et son corps pour s’en raviver.
Ensuite en pleine création jusqu’à midi elle peignait À mains nue direct sur la toile, la robe servant de brouillon. Elle dévorait une collation et puis enfin se résignait À signer l’œuvre d’une étoile, d’une fleur ou d’un papillon.
De l’après-midi jusqu’au soir, elle court au milieu des couleurs Pour respirer l’inspiration et se nourrir d’innovations. Jusqu’à ce que vienne surseoir un crépuscule sans douleur Qui la ramène en relation avec ses vœux d’élévation.
Et c’est devant un feu de bois que la journée peut s’achever En goûtant jusqu’après minuit les dernières nouvelles de la Lune. Devant les flammes qui flamboient ses visions viennent parachever Ce qui l’attire toutes les nuits dans ses rêveries opportunes.
Fille de Zeus et de Léto et sœur jumelle d’Apollon, Artemis règne sur la chasse et sur la nature sauvage. Ça, nous l’avons su assez tôt mais aujourd’hui extrapolons Et allons plutôt dans l’espace observer de nouveaux présages.
Aujourd’hui, ce nom ambitieux envisage de peupler la Lune Et y envoyer des humains pour préparer d’autres voyages. Notamment les plus judicieux vers Mars, la planète opportune Et continuer le chemin vers de futurs embouteillages.
On installe sur le régolithe nos bases et nos télescopes, Cherchant dans l’éclat des étoiles l’espérance d’un nouveau départ. Mais l’homme emporte dans son orbite ses vieux démons et ses syncopes, Tissant sur la toile spatiale le bruit de ses propres avatars.
(Tableau de Jeffrey Catherine Jones sur https:www.sellmycomicart.comjeff-jones-art.html Le régolithe (ou regolith mais pas Lïlïth), c’est la couche de poussière, de roche cassée et de débris qui recouvre la roche solide de la Lune.)
Les bras m’en tombent, les jambes aussi, quand je regarde les infos Et que j’y vois les guerres immondes entre toujours les mêmes états. Yahvé, toujours pas dégrossi, qui prêche le vrai et le faux Allah qui cherche autour du monde à propager sa vendetta.
L’Angleterre toujours arrogante, l’Allemagne toujours aussi fière, La France qui remet à demain ce qu’elle pourrait faire aujourd’hui. La Turquie toujours provocante avec ses mille montgolfières Qui transportent autant d’êtres humains que le Bhoutan en a produit !
Et pendant que le sol s’effondre et que nos haines se répètent, Artemis cherche dans la Lune un sanctuaire au ciel serein. On veut coloniser les ombres, fuir les décombres des prophètes, Pour oublier que sur la dune, l’homme n’est qu’un grain souverain.
Point de sirène dans la Bible, pas même citées lors du déluge ; Dieu ne les aurait pas créées, Adam ne les aurait pas nommées. Nul ne les ayant prises pour cible, elles ont pu trouver refuge Dans l’eau qui les a agréées pour y répandre leur renommée.
Alors d’où viennent leur présence dans la mythologie notoire Qui détaille si bien leurs mœurs et leurs voix si enchanteresses ? Une entorse de complaisance à Dieu, Darwin et notre Histoire Mais dont circule la rumeur chez tous ceux que cela intéresse.
Notamment moi, évidemment, qui, dès les vendredis, les voue, Les portent aux nues et au pinacle, bref, qui les mets bien en valeur. Si je les aime avidement, c’est que les sirènes se dévouent Chaque nuit à faire un miracle en m’offrant un peu de chaleur.
Si la Mer Noire est moins salée que les mers consœurs et voisines, C’est pour faire fuir les requins qui préfèrent manger salé. Et les sirènes, au pis-aller, ont convenu d’une cuisine Qui privilégie les rouquins bien dodus et vite avalés.
L’eau est généralement trop froide pour la plupart des requins-blancs Qui ont besoin d’eaux bien plus chaudes pour conserver leurs membres actifs. Les sirènes ont donc la queue roide avec petits ailerons tremblants Et les mamelles bien rougeaudes grâce à un régime adaptif.
Si l’étroit détroit du Bosphore résiste comme un passage hostile Contre les coques et les carènes à cause des courants complexes, Il faut beaucoup de sémaphores rouquins avec bras érectiles ; Et ça, c’est bon pour la sirène mais pas pour les marins perplexes.
Pour juste un téton échappé Aphrodite se fait censurer… L’érotisme n’a pas de chance dans ce triste monde moderne. Il serait bon de rattraper avant les années tonsurées Quand on jouissait des agences de charme pour les vieilles badernes.
Mais l’ombre de Marthe Richard pénalise toujours en France Les « claques du côté des Halles » où l’on se retrouvait plombé. Mais ne soyons pas pleurnichard car sur internet à outrance Un sein ou un cul font scandale même s’ils sont peints par Courbet.
Tableau de Marita Zacharias sur https:www.posterlounge.chkuenstlermarita-zacharias .
Sous un ciel bleu mais sans soleil, ma maison d’une seule pièce Reçoit l’ombre des bleus de l’âme par l’arbre qui n’a pas de fruit. Une comparaison sans pareil avec ce que serait la vieillesse Si je n’avais connu ma femme et tout ce que nous avons construit.
Vivre libre et célibataire et pouvoir faire tout ce qu’on veut Enlève tout l’imprévisible et l’inattendu de la vie. Les petits bonheurs solitaires ont autant de poids qu’un cheveu Face à l’amour irrésistible qui laisse le cœur inassouvi.
Alors j’apprends à nourrir l’air, puisque l’amour me l’a appris, À faire de l’absence un défi et du manque ma plus humble force. L’arbre est stérile mais séculaire et chaque blessure a son prix Car dans son ombre il se confie même s’il n’en reste que l’écorce.
Quel sera le poids de mon âme face à mes illusions perdues ? Les remords seront-ils plus lourds quand ils seront devenus fantômes ? J’en doute et je soupçonne un blâme si je mourrais l’âme éperdue Envers un fantasme balourd dont elle garderait le symptôme.
Mais comment garder le cœur pur en le baignât d’informations Qui le rongent et lui font du mal par imbibition du malheur ? Surtout si la lésion suppure après une vaccination Par doses infinitésimales de petits ave sans valeur ?
Finalement j’ai confiance car à force de m’épancher À retranscrire tous mes doutes, ils finiront de harasser Par contagion, sans méfiance, tous ceux qui se croient retranchés Derrière leur foi sans qu’ils se doutent que moi, j’m’en suis débarrassé.
J’avais beau retourner le sable, il montait au lieu de descendre ! Sans doute un sablier chilien, argentin ou bien brésilien. La gravitation responsable du débit me laisse à entendre Qu’il s’agit d’un temps pascalien où tout au plus machiavélien…
C’est un sablier de Moebius comme le ruban éponyme Dont le futur et le passé se rejoignent aux extrémités. Mis à l’index et au médius pour dénonciation anonyme Car il aurait outrepassé le principe de causalité.
Je m’en sers comme pendulette afin de récupérer les heures, Celles passées à procrastiner et que j’aime prendre à revers. Depuis j’arrive sans calculette à soustraire aux jours de malheur, Celles qui sont prédestinées à toujours aller de travers.
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Parfois la barque pour Cythère embarque des catherinettes Qui ont l’air autant satisfaites que les couples qui ont traversé. Pourquoi donc ces célibataires ont-elles des mines choupinettes ? Sans doute parce qu’elles se sont faites à l’amour si controversé !
À bord, elles chantent des refrains qui feront danser la lumière, Leurs rires s’envolent dans l’azur, dissipant les brumes passagères. La mer les berce sans entrain mais sur ses vagues familières Et chacune, en secret, assure des rêveries aux mœurs légères.
Quand le vent s’engouffre dans les voiles, il emporte toutes leurs pensées Vers des îles où les jours de fête y sont plaisance et aventure. Car l’amour souvent se dévoile inattendu, récompensé Et sans déclencher de tempêtes quand on est de même nature.
L’amour est dans le pré, puis les prés sont fauchés ; L’amour est dans la paille, puis la paille est fanée ; L’amour est dans foin, puis le foin est hissé ; L’amour est dans la botte, puis la botte est stockée.
Ainsi l’agriculteur passe sa vie au soleil Tantôt avec la fée blonde comme les blés ; Tantôt la fée des vents qu’une brise balaye ; Ou celle qui se couche sur la motte assemblée.
Donnez-moi trente hectares, j’y sèmerai du blé Pour y faire l’amour avec la fée-printemps Et puis passer l’été avec la fée comblée Qui donnera en automne le fruit de ses vingt ans.
Quand l’amour tiraille le cœur, il n’y a pas que les papillons Qui grouille et s’envolent du ventre, il y a aussi canards et cygnes Et puis il y a l’oiseau moqueur, qui au début est tatillon, Mais qui plus tard vous déconcentre et vous fait oublier les consignes.
Et puis il y a toutes les roses dont les épines vous titillent Le cœur ainsi que la raison par l’ivresse des balancements Entre les périodes moroses et celles où la passion pétille, Enfin quelques fleurs de saison soumises à tout élancement.
Mais surtout il y a l’arôme de l’amour qui mûrit le cœur Et qui monte vite à la tête et sort par un regard mourant Qui fixe l’image de l’homme dans les souvenirs matraqueurs Qui tapent, cognent sous la tempête quand tout va à contre-courant.
Le premier papillon d’amour ne voit pas le jour dans le ventre Mais bien à l’intérieur du cœur d’où il accomplit sa nymphose. Au printemps, la saison glamour remet alors la balle au centre Par lépidoptères vainqueurs venus faire leurs métamorphoses.
Alors les larves par milliers attendent que l’amour les ponde Pour que toutes les chrysalides soient prêtes à s’envoler dare-dare Quand viendra le preux chevalier chanter ses louanges à la ronde Devant la belle Adélaïde qui s’entichera sans crier gare.
Et lorsque l’hiver reviendra griser notre côté du monde, Les papillons se tapiront dans le secret des corridors. Car leur amour se souviendra et deviendra larve féconde Pour renaître dans le cœur girond pour une nouvelle saison d’or.
Tableau de Marina Kitova sur http:marinakitova.art .
Quant aux géodes artificielles qui sont de loisirs créatifs, Utilisez une solution d’eau composée de poudre d’alun. Dans une coquille matricielle, d’œuf au principe opératif, Vous obtiendrez grosso-modo des cristaux blancs assez communs.
Très populaires en art moderne, il y a les résines époxy Qui sont moulées avec paillettes mêlées à des morceaux de verre. Pour imiter sous la lanterne un bloc issu des galaxies Dont les artistes font la cueillette les nuits où la Lune est vulvaire.
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Géode de feu, géode d’eau, géode de terre, géode d’air, À chaque géode, son élément, à chaque couleur sa colonie. Les rouges viennent du Colorado, les mordorés viennent de Madère, Les bleu-marine du Lac Léman et les vertes d’Amazonie.
Bénéfiques pour la santé mais pas de vertus magnétiques, Elles sont mandalas pour les corps, elles sont rosaces pour l’esprit. Et si jamais vous consentez à les trouver énergétiques, Portez-en une sur le cœur, croyez et vous serez surpris.
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Hors des géodes minérales, pareille à des veines de marbre, Avec un cercle par année, témoin de ce qu’il a vécu, Il en est d’autres végétales comme la tranche d’un tronc d’arbre Sur son faire-part suranné jusqu’à ce que l’homme l’ait vaincu.
Des végétales aux animales, les géodes deviennent plus vivantes ; Ce sont les veilleuses de la Terre qui la surveillent de l’intérieur. Par une vision minimale, vision interne et captivante Dont l’œil alerte et solitaire n’ignore rien de l’extérieur.
Au-delà, elles sont mutantes et vivent en d’autres dimensions ; L’œil toujours vif, toujours actif mais qui voit au-delà du temps. Hier, encore débutantes mais aujourd’hui en expansion, Dotées d’un cœur interactif qui bat en se répercutant.
Enfin, au-delà du vivant, il y a la géode des dieux ; Comme la Terre, notre planète, dont « Gaïa » est l’appellation. Tous ses cratères connivents et ses cataclysmes odieux Sont les passages des comètes traversant les constellations
À l’instar des glaces des pôles renfermant toute la mémoire De l’atmosphère de la Terre et la santé de la planète, Les géodes ont le monopole de contenir les idées noires Lorsque Gaïa, en solitaire, s’amuse à faire des devinettes.
Parfois j’y aperçois des arbres appartenant au Crétacé, Du temps où les grands dinosaures étaient les maîtres du terrain. Et je vois gravé dans le marbre des formes aux contours enlacés Remonter comme des trésors de leurs abîmes souterrains.
Parfois, deux dauphins amoureux, derniers vestiges des atlantes, Qui les avaient domestiqués pour les emmener à la pêche, Ont inscrit l’élan langoureux de leurs amours et leurs attentes Dans une emphase sophistiquée telle un yin et yang, tête-bêche.
Parfois une terre miniature comme une planète dans l’œuf Que Gaïa aurait avorté ou que l’empire aurait renié. Les géodes sont les signatures éparpillées, preuve par neuf, Pour témoigner et rapporter afin que vous vous souveniez.
J’aimerais échapper aux règles qu’ont fixées les hommes avant moi Et que j’accepte à ma naissance au nom d’un soi-disant respect. J’aimerais voler comme un aigle et vivre libre au fil des mois Sans avoir de reconnaissance envers ce vieux monde suspect.
Suspect de n’avoir résolu que guerres, défaites et victoires Sans chercher à communiquer afin d’organiser l’essor. On dit que l’humain évolue mais si j’en observe l’Histoire, Il n’est qu’un singe paniqué par la mort et son triste sort.
Alors je rêve que je plane, le rêve est une drogue douce Qui ne résout ni n’améliore à première vue nos affaires. Mais les Reflets Vers que je glane et que je sème sur le pouce, S’ils font sourire les seniors, je continuerai à en faire.
Est-ce que je suis au crépuscule de ma vie ou bien de la Terre ? Le contenu se sent petit autant que le contenant est grand. Entre chien et loup, tout bascule et c’est l’heure où les deux s’altèrent Un peu comme si, par empathie, pour l’un et l’autre, c’était flagrant.
Le vingtième siècle est dans la nuit et celui-ci, après l’aurore Fracassante atteindra midi si toutefois le soleil luit. Déjà le soir et je m’ennuie ; bien que j’écrive ou je pérore, Le temps, du lundi au samedi, ne laisse rien derrière lui…
…Sinon l’amour mais c’est la guerre qui plaît aux hommes comme à Dieu Qui les dresse au nom de la vie et sa sainte loi du plus fort Que l’on connaît depuis naguère et ses effets les plus odieux Sur le présent inassouvi de tuer l’autre pour son confort.
Quand Médusa, reine des mers, invita la Vouivre à sa table, Tous les serpents furent conviés couleuvres, vipères et aspics. Cuisine aux piments doux-amers et vin d’océan délectable. Fromages et fruits du vivier, enfin bref… un repas épique !
Médusa, ratte des grands fonds, vanta ses palais redoutables, Ses colonnes de sel figé, ses marins-pierres pétrifiés. La Vouivre, ratte des siphons, répliqua d’un ton discutable : « Chez moi, les morts sont mitigés, bien fol qui pourrait s’y fier ! »
« Viens donc régner dans mes abysses, c’est la carrière respectable ; Tu verras chaque navigateur finir par craindre mon regard… Viens-y boire autant que tu puisses, la vie y est moins profitable, Et les courants congélateurs conservent au frais les plus hagards ! »
Mais tandis qu’elles se disputaient quel destin serait plus enviable ; Mer ou étang, sel délétère, algues ou bien nénuphars livides ? Les serpents gourmands dégustaient les plats les plus inoubliables Tant et si bien qu’elles concoctèrent des mots crus mais le ventre vide.
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La lame du destin frôle cent fois le cœur et, quoiqu’il en retourne, Le prochain coup sera fatal ou fera plus de peur que de mal. L’esprit trop souvent se fourvoie, il ose tout mais la roue tourne Pour savoir si l’âme est vitale ou bien infinitésimale.
La mort met fin à ce dilemme et l’esprit divorce du corps ; Quant à savoir qui a la garde de l’âme… quelle est l’alternative ? Retour à l’éternel problème : « ai-je raison ou ai-je tort De miser sur la sauvegarde de ma source divine putative ? »
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Le pain de sucre tous les matins, du cent pour-cent Arabica, L’arôme unique de pamplemousse montant de Copacabana. Est-ce le paradis atteint aux accents des harmonicas, Bandonéons qui éclaboussent de samba et bossa nova ?
Les vagues caressent le sable sous la caresse de l’aurore ; Les corps s’éveillent et sont complices au rythme d’un soleil mutin. Au loin sourdent indéfinissables, rires et danses du folklore Tandis que les verres se remplissent du tout premier rhum du matin.
Les marchés débordent d’épices, poivres et piments aux couleurs vives ; La douceur se mêle au tumulte, la chaleur aux élans de joie. Les senteurs des fruits est propice à rêver au jour qui s’active ; Le carnaval est le seul culte dont ses adeptes ont fait le choix.
Fille de Vénus et de Neptune, elle eut une enfance agréable Jusqu’à la puberté récente où des révolutions sensibles Ont changé la masse opportune qui s’est révélée transmuable Pour la transformation naissante et de manière irréversible.
Lorsque les seins lourds ont atteint le seuil de la masse critique, Tous les poissons ont accouru pour en fêter l’événement. Et ce fut un nouveau matin en accord à l’effet quantique Où les étoiles ont concouru à annoncer l’avènement.
Elle, et tous les gens des étoiles se manifestent pour assister À l’événement imminent de l’équinoxe qui s’élabore. Et la Nature leur dévoile le suspens qui a résisté Jusqu’au moment proéminent où la planète collabore.
Au rythme du serpent, du serpent à sonnette Qui fait grincer les dents et fait peur aux enfants, Je pousserai ce soir tout seul la chansonnette La langue bien pendue et l’esprit triomphant.
Au rythme des crotales et boas constrictors, Avec les mains noueuses et les ongles crochus, Je chanterai ce soir de ma voix de ténor Le cerveau reptilien et la langue fourchue.
Jeune sorcière en herbe mais douée pour ses charmes, J’ai le corps habité non pas par Belzébuth Qui est Prince des Mouches mais par Lilith-en-armes La femelle insoumise que l’on traite de pute.
Au rythme du serpent qui rampe misérable J’ai le corps agité et l’esprit discourtois. J’enchanterai ce soir la Lune sous les érables Et j’attendrai mon maître qui n’est autre que toi !
En survolant les mois d’hiver – et les choux verts de préférence – La maraîchère voit l’ampleur de la récolte qui s’annonce. Les champs s’étendent par devers le large horizon à outrance Comme un vaste océan de pleurs et ses nombreux coups de semonce.
Un tsunami de chou frisé de surcroît est à redouter Raz-de-marée de brocolis et reflux de romanesco. Ce sont les légumes prisés pour l’amertume rajoutée Afin d’apporter par colis les choux chinois de Mexico.
La rose rouge, c’est du passé ; la rose bleue, c’est l’avenir ! Ce n’est pas moi qui vous le dis mais l’effet Doppler qui l’affirme. Le petit bouton ramassé n’aura plus le droit de venir Fleurir les filles le samedi, tous les dragueurs nous confirment.
Les roses bleues ont l’avantage de s’accorder aux bleus de l’âme Tandis que les rouges excitaient les cœurs romantiques affriolés. Et puis elles étaient d’un autre âge ! C’est le bleu qui est au programme ! Du moins c’est c’qu’il nécessitait jusqu’à l’arrivée du violet.